dimanche, 24 juin 2007

Test sur des méthodes de votes alternatives pour les présidentielles = résultats différents au final

9a se passe de commentaire, les problèmes de ce type d'expérimentation sont signalés.  Dans les DNA d'aujourd'hui:

 

Région
Élections / Expérimentation de votes alternatifs

Bayrou président au vote par note


Le 22 avril, 60% des personnes contactées se sont prêtées au jeu. (Photo Ouest France - Jean-Yves Desfoux)

Comment ça marche

Dans le vote par note, chaque candidat peut être gratifié d'un 0, d'un 1 ou d'un 2, le gagnant étant celui qui rassemble le plus grand nombre de points sur son nom, et ce en un tour.
Le vote par approbation, également à un tour, demande à l'électeur d'entourer d'un trait de stylo le ou les candidats qu'il approuve. Plusieurs choix « à égalité » sont donc acceptés, comme pour le vote par note, justifiant l'appellation de scrutin plurinominal pour les deux alternatives.

 

Une équipe d'universitaires a testé deux nouveaux modes de scrutin, le jour du premier tour de l'élection présidentielle. Les résultats de l'expérience, dont faisaient partie trois bureaux d'Illkirch-Graffenstaden, sont pour le moins surprenants.

Les chercheurs en sciences économiques de l'Université de Caen, du CNRS (*) et de l'Université Louis-Pasteur à Strasbourg, le pressentaient : « Il n'est pas impossible que les résultats obtenus lors d'une élection puissent varier selon le mode de scrutin », même si l'information est à nuancer, selon les mêmes interlocuteurs. De fait, en introduisant deux modes de scrutin différents dans six bureaux tests en France, l'équipe qui travaillait sous l'autorité du Centre d'analyse stratégique (CAS, dépendant du Premier ministre) a élu, fictivement, François Bayrou président de la République.

La revanche des petits

 Dans le rapport d'étape présenté sur le site du CAS, les responsables de l'étude rappellent qu'ils ont sollicité les électeurs à la sortie des urnes du premier tour de la présidentielle dans six bureaux de vote (à Louvigny, en Basse-Normandie, Cigné dans les Pays-de-la-Loire et à Illkirch-Graffenstaden). Et ce 22 avril, 60% des personnes contactées se sont prêtées volontiers au jeu.

 Elles ont rempli un bulletin de vote par note, puis un bulletin de vote par approbation. Le but recherché, dans ces deux alternatives, est de permettre au citoyen d'exprimer ses préférences dans une gamme de nuances qui n'existe pas aujourd'hui pour l'élection du président. L'expérimentation testait autant la faisabilité pratique des deux systèmes que l'impact sur le résultat lui-même... Qui n'est pas anodin.
 
 Dans les chiffres, sur l'échantillon complet des six bureaux, le vote par approbation donne le plus grand nombre de soutiens à François Bayrou avec près de 50% des bulletins exprimés. Nicolas Sarkozy se place à un peu plus de 45%, et Ségolène Royal à 43,5%. On notera non sans étonnement les scores très honorables d'Olivier Besancenot et Dominique Voynet, qui devancent, en quatrième et cinquième position, un Jean-Marie Le Pen à peine plus représentatif que José Bové.

Le Pen dans les
profondeurs du classement

 Les résultats pour le vote par note relèvent encore plus de la fiction, si on les observe depuis notre scrutin uninominal à deux tours. La place des petits candidats est encore accentuée. Outre Besancenot et Voynet, José Bové, Arlette Laguiller, Marie-George Buffet et Philippe de Villiers relèguent Le Pen dans les profondeurs du classement à 4,5% des scores... Quant à l'ordre d'arrivée des trois favoris, il reste le même que pour le vote par approbation, mais détache encore plus Bayrou de Sarkozy et Royal.

 Revenons sur terre. Les chercheurs font valoir, tout de même, un « biais de participation aux scrutins expérimentaux liés à la couleur politique des électeurs ». En français dans le texte, les volontaires pour le test sont plus hostiles à Sarkozy, et de loin, que la moyenne nationale. Pour tout dire, ils sont même fort probablement plutôt de gauche.
 
Reste à rendre hommage à une opération qui ajoute à la théorie, dans ce domaine, une expérimentation à grande échelle. Et nourrit la réflexion sur les modes de scrutin les mieux à même de servir la démocratie.

 

MSK

(*) Centre national de recherche scientifique.
Édition du Dim 24 juin 2007
 

 



09:06 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, bayrou, présidentielles, élections, votes

dimanche, 13 mai 2007

Ca n'aura pas duré longtemps...

et ça se passe de commentaire :

 

Reuters

Un article sur Cécilia Sarkozy aurait été censuré

 

dimanche 13 mai 2007, 15h18

UN ARTICLE SUR CÉCILIA SARKOZY AURAIT ÉTÉ CENSURÉ
agrandir la photo

PARIS (Reuters) - Un article du Journal du Dimanche révélant que Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté lors du second tour de la présidentielle aurait été censuré par l'actionnaire de l'hebdomadaire, le groupe Lagardère, selon une information parue sur le site internet Rue89.

"Selon nos informations, le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article racontant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour", lit-on sur ce site fondé par d'anciens journalistes de Libération.

Selon eux, leurs confrères du JDD auraient "découvert", en consultant le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy que l'épouse du candidat de l'UMP "n'avait pas voté".

Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire dominical, Jacques Espérandieu, a alors demandé à ses journalistes samedi, veille de la parution du journal, d'appeler Cécilia Sarkozy avant de publier l'information, indiquent les rédacteurs de Rue89.

Cécilia Sarkozy n'a pas voulu faire de commentaire, ajoute le site internet.

"A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus", affirme Rue89 qui cite notamment Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Franck Louvrier, son responsable de la communication.

"Finalement, Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l'article soit remis dans un tiroir", affirme Rue 89.

"L'article, illustré d'une photo de la liste d'émargement, mentionnait également de vifs échanges, dans la soirée (du 6 mai), au sein du couple", précise Rue89.

Le Journal du Dimanche n'était pas joignable dans l'immédiat.

 

22:30 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, 2007, politique, sarkozy, france, médias, presse

mercredi, 09 mai 2007

Ca se passe de commentaire :

Présidentielle 2007

Publié le 08 mai 2007 à 19h53

Berlusconi: 'Sarkozy m'a pris comme modèle'

L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi estime que le président élu français, Nicolas Sarkozy, l'a pris comme "modèle" en politique. "Sarkozy a vu en Berlusconi un modèle. Ses idées sont, comme par hasard, les mêmes que celles que j'ai soulignées dans mes discours", a dit M. Berlusconi, 70 ans.

(Avec AFP).
 

09:55 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, présidentielle, sarkozy, france, politique

jeudi, 03 mai 2007

Bayrou déclare au "Monde" qu'il ne votera pas Sarkozy

jeudi 3 mai 2007, 11h25

Reuters

 

 

Bayrou déclare au "Monde" qu'il ne votera pas Sarkozy


FRANÇOIS BAYROU DÉCLARE AU MONDE QU'IL NE VOTERA PAS POUR NICOLAS SARKOZY agrandir la photo

PARIS (Reuters) - François Bayrou a déclaré au journal Le Monde qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy dimanche, révèle jeudi le site internet du quotidien.

"Je ne voterai pas pour Sarkozy", a déclaré mercredi soir au quotidien le candidat centriste arrivé troisième au premier tour de la présidentielle, sans préciser s'il voterait blanc ou pour Ségolène Royal.

François Bayrou a également indiqué, précise le journal, qu'il ne ferait "probablement pas" de déclaration avant le second tour.

Le candidat de l'UDF, qui a obtenu 18,57 % des suffrages au premier tour de la présidentielle le 22 avril, s'était refusé, lors de sa conférence de presse du 25 avril, à donner toute consigne de vote à ses électeurs pour le second tour prévu le 6 mai.

 

13:02 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, UDF, UMP, PS, Sarkozy, Royal, Ségolène

vendredi, 27 avril 2007

Le débat Royal/Bayrou aura tout de même lieu

et ce malgré Sarko :

 samedi entre 11h et 12h30 sur BFM TV et RMC.

On aurait pu espérer autre chose, mais la France est un beau pays ou  la liberté d'expression et de presse existe toujours...

Je n'ose imaginer ce que ce sera si Sarko l'emporte ! Je ne peux que souhaiter sa défaite le 6 mai, le seul moyen selon moi de garantir nos valeurs républicaines.

Et je pense malgré tout que c'est possible même si difficile pour Royal. Sarkozy rallie certes quelques élus "centristes" sous son drapeau, mais ils ne sont pas représentatifs de l'électorat qui s'est porté sur Bayrou L'électorat de Le Pen pourrait vouloir faire payer à Sarkozy la cannibalisation du FN. Le pourcentage de De Villiers est insignifiant. Nicolas Sarkozy a, selon moi, d'ors et déjà presque fait le plein de voix. Royal peut récupérer les voix d'extrême gauche (bof, mais la fin justifie les moyens ici !) et une bonne part de l'électorat centriste, pour ceux qui ne voteront pas blanc. 

23:10 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, sarkozy, Royal, Ségolène, PS, UDF, UMP

jeudi, 26 avril 2007

Oui avec Sarkozy tout devient possible ! La preuve, de droite, je vais voter Ségolène Royal le 6 mai !

J'ai pour ma part fait mon choix en ce qui concerne le 6 mai. C'est un choix qui n'engage que moi. Il est difficile à digérer, mais les choses étant ce qu'elles sont, je ne peux faire autrement.

Je refuse de voter blanc dans la mesure où je considère que c'est laissé les autres choisir pour soi. Ce qui me force à choisir entre les deux candidats.

Je ne crois pas aux retombées économiques du programme de Mme Royal. Le programme de Nicolas Sarkozy me semble meilleur sur bon nombre de points (mais pas tous!). Le socialisme reste engoncé dans sa vision bien souvent archaïque de l'économie, même si certains de ses membres me semblent proches des idées de l'UDF sur le plan économique (DSK par exemple).

Pour autant, Nicolas Sarkozy va beaucoup trop loin. Ces dernières sorties sentent l'eugénisme à plein nez et me révulsent. Sa volonté de retoucher la loi de 1905 (guère mise en avant, mais je doute qu'elle soit abandonnée) me parait dangereuse. La discrimination positive et ainsi de suite.

La société vers laquelle Nicolas Sarkozy nous conduit et une société où l'argent règne en maître absolu. Je ne veux pas d'une société où seuls les plus forts pourront  "survivre" et trouver leurs places.

Sa pratique du pouvoir, autoritaire, montant des catégories de  populations les unes contre les autres, et j'en passe sur le système Hauts-de-Seine, ne me semblent pas de nature à garantir les valeurs républicaines et démocratiques qui sont les fondements de notre nation.

Sa vision des relations internationales, soumise aux Bush et Blair en tout genre m'inquiète

J'ai lu dans la presse que Silvio Berlusconi lui était favorable, c'est significatif du positionnement de Sarkozy pour moi.

Je pourrais étaler des pages, mais mon problème à droite est simple, c'est tout bonnement Nicolas Sarkozy. J'aurais voté, Chirac, Alliot-Marie, Villepin (avec un bof, mais je l'aurais voté), Juppé aussi -même si je ne le considère nullement comme le meilleur d'entre qui que ce soit !- voire même Debré! Mais Nicolas Sarkozy, c'est NON.

En bref, traditionnellement électeur de droite, je confirme qu'avec Nicolas Sarkozy tout devient possible, le 6 mai, à titre personnel bien évidemment, je glisserais  pour la première fois un bulletin de vote à gauche dans l'urne dont sortira le nouveau président de la République.

Le bulletin de vote Ségolène ROYAL que je glisserais est selon moi le seul moyen   de défendre mes valeurs républicaines, démocratiques et laïques. Pour autant ce n'est pas un vote d'adhésion, mais de résignation, l'excuse économique ne peut pas être l'excuse pour accepter le pire.

Au final, c'est sans aucun état d'âme que je souhaite aider à défaire Nicolas Sarkozy si cela est possible. J'admets que d'est un vote contre et non pas un vote pour un candidat, et je l'assume.

21:21 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, royal, ump, ps, présidentielle, bayrou

mercredi, 18 avril 2007

4 raisons de voter François Bayrou



4 raisons de voter François Bayrou
dimanche 22 avril



François Bayrou sera le président qui rassemble la France.




Il est le seul vote utile pour la France


François Bayrou est le seul candidat capable de faire gagner le modèle républicain, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Dans tous les cas de figure, il est le seul à gagner au second tour.



Il est indépendant du système

François Bayrou est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et partisans.C’est la garantie d’une présidence indépendante.

Il refuse de faire des fausses promesses

Malgré 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses et à distribuer les cadeaux.Il est le seul candidat qui a entièrement financé ses engagements par des économies correspondantes et qui s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le train de vie de l’État.C’est la garantie que les engagements pris seront tenus.



Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien

• 2 emplois nouveaux sans charges par entreprise.

• L’éducation comme priorité nationale avec des moyens garantis et des objectifs vérifiables.

• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.

• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.

• Un nouveau texte européen, qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.

• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.

• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.

• Une offre et une qualité de soins garanties à tous partout sur le territoire.

• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain.

Retrouvez l’intégralité du programme d’action de François Bayrou sur
www.bayrou.fr ou au 08 11 11 2007

le 22 avril, votez Bayrou


19:12 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : udf, bayrou, 2007, politique, présidentielles, france

mardi, 17 avril 2007

Bayrou à Bercy

François Bayrou, candidat à l élection présidentielle 2007
 

11:40 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, UDF, présidentielles, france, 2007, politique

vendredi, 13 avril 2007

Les lignes bougent

C'est avec ce genre de prise de position que l'on voit que Bayrou peut faire bouger les lignes, j'aurais voulu voir la tête de certains socialistes quand ils ont été mis au courant :

 

 

Point de vue

Royal-Bayrou, l'alliance nécessaire,

par Michel Rocard

LE MONDE | 13.04.07 | 11h26  •  Mis à jour le 13.04.07 | 11h56

Michel Rocard, le 5 avril 2007. | AFP/DAMIEN MEYER

AFP/DAMIEN MEYER
Michel Rocard, le 5 avril 2007.

 

Si Nicolas Sarkozy est élu dans quelques semaines, nous n'aurons aucune excuse. L'UMP gagnera les élections législatives qui suivront; et pendant cinq ans, la France va souffrir.

Tous les Français ne souffriront pas de la même façon : les plus riches vivront encore mieux. Les classes moyennes et les petits salariés vivront plus mal. Les exclus seront plus seuls que jamais.

Nous pouvons éviter ce gâchis social dont la majorité des Français ne veut pas. Comment? Simplement, en unissant nos forces avec ceux qui sont les plus proches de nous. Ceux qui pensent comme nous que le marché doit être régulé, que l'Etat doit défendre la solidarité, que l'égalité des chances doit être assurée pour tous et entre toutes les générations.

Socialiste et européen depuis toujours, j'affirme que sur les urgences d'aujourd'hui rien d'essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates-sociaux, c'est-à-dire les socialistes et les centristes. Sur l'emploi, sur le logement, sur la dette, sur l'éducation, sur l'Europe, nos priorités sont largement les leurs. Sur la société, sur la démocratie, sur les femmes, sur l'intégration, sur la nation, nous partageons les mêmes valeurs. Isolés, ni eux ni nous, n'avons aucune chance de battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen. Mais rassemblés avec les Verts, la gauche sociale-démocrate et le centre démocrate-social constituent une majorité dans le pays. Et dans deux semaines elle peut devenir la majorité réelle. C'est la chance de la France.

Il ne faut pas attendre l'après-second-tour pour créer la dynamique de l'alliance. Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d'autant mieux qu'ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d'espoir pour la France.

J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance. Qu'ils fassent confiance aux Français pour que les Français leur fassent confiance.

Je ne me prononce qu'au nom d'une seule ambition : l'amour de mon pays. L'envie que la France retrouve confiance en elle; que nos jeunes portent l'espoir d'une vie meilleure; que notre Etat se modernise dans le respect de chacun; et que triomphent nos idéaux démocratiques dans un monde en mouvement.

Pour la première fois depuis longtemps, j'atteste que ce chemin nous est ouvert. Nous pouvons déplacer les lignes politiques pour qu'elles soient fidèles à nos convictions. Nous pouvons faire repartir la France sur les rails du progrès économique, de la justice sociale, d'une démocratie impartiale et apaisée. Offrons ce choix aux Français et je suis sûr qu'ils l'approuveront.

Si nous ne saisissons pas cette chance, oui nous n'aurons aucune excuse…


Michel Rocard, premier ministre de 1988 à 1991, député européen

 

16:30 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, bayrou, PS, Royal, Ségolène, présidentielles, présidentielle

jeudi, 05 avril 2007

Pour un débat internet des candidats

Je suis pour ma part convaincu de la nécessité d'un débat entre les candidats. La multiplicité des candidats peut poser problème, il faut trouver des modalités permettant à chacun d'y trouver son compte. Candidats comme public, qui n'est pas forcément intéressés par les excès que peuvent engendrer les débats. Mais pour le moment le principe même d'un débat n'est pas acquis, Nicolas Sarkozy s'y opposant par exemple. Maintenant qu'aà cela ne tienne, si les onze autres sont d'accord, eh bien que M. Sarkozy assume ses choix, l'on peut se passer de lui.

 

Trouvé sur Agoravox :

 

Appel pour un débat entre candidats avant le premier tour des présidentielles

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, un fort intérêt pour la politique se mêle à une terrible impression de confusion, une très grande majorité des Français souhaite un débat du premier tour entre les candidats.

Nous, blogueurs et médias en ligne, réaffirmons notre volonté qu’un tel Grand Débat voit le jour. Le Web permettrait une interaction entre les candidats à la présidentielle et les internautes qu’aucun média ne peut actuellement proposer.

A ce jour, les différentes difficultés techniques et organisationnelles ont été levées :

  • plusieurs opérateurs nous ont confirmé leur disponibilité pour assurer la diffusion en direct sur Internet
  • plusieurs équipes sont disponibles pour filmer l’événement
  • plusieurs blogeurs et podcasteurs sont intéressés pour participer à l’émission
  • plusieurs médias en ligne déploient leurs efforts pour concrétiser cette émission

Les diverses solutions techniques ayant été trouvées, nous appelons aujourd’hui les candidats à participer à ce débat.

Parmi les premiers signataires de cet appel (liste non définitive) :

Pour signer cette pétition allez tout de suite sur http://debat.agoravox.fr

 

21:05 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, 2007, UDF, Bayrou, UMP, Sarkozy

mardi, 03 avril 2007

Veil pas très cohérente dans son soutien à Sarko

Finalement Simone Veil semble avoir quelque problème avec son champion. Le ministère de "l'immigration et de l'identité nationale" est une idée grave, mais Sarko ne fait pas de clin d'oeil à Le Pen... C'est très cohérent pour la présidente du comité de soutien de Sarkozy que de laisser passer ça dans la presse, autant ne rien dire, mais bon, il parait que c'est Bayrou qui n'est pas cohérent :

 

Sur le site du Figaro :

 

Publié le 02 avril 2007 à 16h32

Ministère de l'Identité nationale: "ambigu" (Veil)

L'ancienne ministre centriste Simone Veil, qui a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, a estimé dans une interview au mensuel Tribune Juive que son idée d'un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale" était "plus grave" qu'une "imprudence". Dans cette longue interview publiée dans le numéro d'avril, Mme Veil réaffirme qu'elle trouve "très ambiguë" l'idée d'un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale". Pour autant, elle considère M. Sarkozy comme "un homme d'ouverture" et ne voit "dans cette affaire aucun clin d'oeil à Le Pen". "

(Avec AFP).
 

 

11:30 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, sarkozy, présidentielles, 2007, politique

lundi, 02 avril 2007

Nouveau ralliement

Cette fois, c'est Antoine Waechter qui se rallie à la candidature Bayrou. Après Corinne Lepage, voilà un autre écologiste pour donner une caution environnementale à François Bayrou. Sur le site du MEI :

 

 

La solution Bayrou
  le 31 mars 2007

Notre avenir dépend de notre capacité à nous adapter aux défis cruciaux de ce siècle, parmi lesquels la déstabilisation du climat et la montée des conflits pour la maîtrise des ressources sont les dangers les plus immédiats.

 

Cette adaptation suppose une révision radicale de nos perspectives économiques, de nos logiques d'aménagement du territoire et de nos objectifs sur la scène internationale. Pour être acceptées, ces évolutions doivent s'accompagner d'un effort de cohésion sociale. Elles ne peuvent se décréter à partir de quelques palais parisiens. Ces dernières années ont fourni assez d'exemples de blocages liés à une gouvernance solitaire supportée par une majorité monolithique artificiellement créée par le scrutin majoritaire. Le PS et l'UMP se sont entendus, ces dernières années, pour accentuer le caractère bonapartiste d'un régime où l'exécutif et le législatif se confondent, où le citoyen n'est consulté que pour l'élection du monarque. Une conduite bloquée des affaires publiques ne nous permettra pas d'éviter le mur.

 

La réponse aux défis comporte quatre exigences :

 

·         l'émergence d'une gouvernance mondiale fondée sur le droit international : la France en a pris l'initiative : elle doit poursuivre dans cette voie sans ménager ses efforts ; dans ce contexte, l'aboutissement de la construction de l'Europe politique est une urgence ;

·         l'exemplarité, en disqualifiant culturellement la voiture individuelle et le transport aérien hexagonal au bénéfice du rail, en freinant l'étalement urbain, en protégeant les terres fertiles de l'urbanisation ;

·         la cohésion de la société française, un chantier où l'équité est plus importante que la course au pouvoir d'achat ;

·         la réforme des institutions pour que le pluralisme des assemblées élues devienne le gage de leur légitimité et pour que le citoyen puisse, par la voie référendaire, prendre l'initiative.

 

En 34 ans de vie politique, je n'ai jamais donné de consigne de vote. Pourtant, aujourd'hui, la gravité de la situation et surtout la première opportunité depuis un demi siècle de sortir du cadre droite gauche, me conduiront à voter François Bayrou le 22 avril. Il est sans doute le seul des trois présidentiables à pouvoir se libérer des contradictions partisanes pour réaliser l'ensemble de ces quatre chantiers.

 

Son élection créera, en effet, une formidable ouverture. Nous avons besoin de démocratiser la France pour construire le compromis social. Pour permettre l'émergence d'une alternative, nous avons besoin de sortir d'une alternance réduite à un changement d'équipe. Nous avons besoin d'un projet collectif qui soit autre chose qu'une flatterie de clientèles électorales. Nous devons sortir des querelles piégées où l'étiquetage (il est de droite, il est de gauche) tient lieu d'argument et interdit le déploiement de l'intelligence.

 



Antoine WAECHTER Président des Ecologistes -MEI

18:10 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Bayrou, présidentielles, 2007, politique

dimanche, 01 avril 2007

bon cette fois c'est sur! je suis de droite, du centre et de gauche!

J'ai fait le test du Monde sur les programmes des candidat, et voilà le résultat, quasi égalité pour Ségo-Sarko-Bayrou. Avec juste un point en moins pour Sarko. C'est assez amusant, une bonne partie du programme de Ségo me dérangeplus que celui de Sarko, à l'exception de certains points. Mais les divergences avec Sarko se font sur quelques sujets qui sont pour moi des motifs éliminatoires et qui font que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy quoiqu'il arrive.

Même si je tends davantage à droite, je n'ai aucune confiance en Sarko, et ses récentes sorties sur la direction de France3 qu'il faut virer, sur la malhonnêteté d'un reportage qui ne lui plaisait pas, le coup de fil à Rotschild pour un article de Libé déplaisant à Petit César,... me font craindre, entres autres choses, pour la liberté de la presse. Elle ne semble avoir le droit d'exister qu'en tant qu'outil dévoué à sa personne.

 

medium_candidats.png

 

20:41 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, bayrou, UMP, sarkozy, PS, Ségolène

lundi, 26 mars 2007

On a tous quelque chose en nous de...

medium_gal-177416.jpg

 

 

Un dessin de Franck Resplandy (© Marianne2007.info)

Vu sur Marianne 2007

20:50 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, UDF, présidentielles, 2007

dimanche, 25 mars 2007

Bayrou, clip du zenith

20:34 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, présidentielles, france, 2007, politique

samedi, 24 mars 2007

Article sur Marianne 2007

L'article suivant m'amuse assez. Il est vrai que le soutien de Chirac à Sarko est plutôt discutable : du bout des lèvres, n'hésitant pas il y a quelques temps à taper sur le libéralisme (dont Petit Cesar est l'un des plus dignes représentants), et sortant deux livres en rupture plus que marquée avec les propositions du "dauphin". 

 sur Mariane2007.info 

 

Faut-il en rire ?

Par Laurent Neumann, directeur de la rédaction de Marianne.



On pensera ce qu'on veut de Jacques Chirac, mais le bonhomme a de l'humour. Et du métier. La preuve : mercredi dernier, il annonce, du bout des lèvres, qu'il soutiendra Nicolas Sarkozy. Service minimum. Minimorum même. Moins d'une heure plus tard, tous les journalistes recevaient sur leur bureau deux ouvrages signés Chirac, Mon combat pour la France et Mon combat pour la paix, dont l'essentiel du contenu est en désaccord radical avec toutes les idées que défend Nicolas Sarkozy. Comme aurait dit le regretté Michel Audiard, « j'critique pas le côté farce, mais question fair play, y'aurait à redire ! ».

Autre moment de franche rigolade, l'autre matin sur une grande radio périphérique. L'éditorialiste de la station, sondages en main, explique que « la campagne de François Bayrou patine ». Quelques minutes plus tard, un invité dont le nom m'échappe, brise la glace, si l'on ose dire, et balance : « si d'un candidat qui passe de 6% à 21% dans les sondages l'on dit qu'il patine, alors c'est du patinage artistique » ! Bien vu. Bayrou, c'est du Brian Joubert pur jus. Champion du monde le Béarnais ! En quelques semaines, celui qui se pose en héraut du rassemblement a réussi le tour de force de rassembler tout le monde… contre lui. Sarko et Ségo même combat : tout sauf Bayrou !

En attendant, notre scénario du « mouchoir de poche » reste valide. Royal tient bon, malgré toutes les vacheries. Bayrou s'accroche. Sarkozy s'érode un peu. Le Pen grignote du terrain. Dans quelques jours, les « petits » candidats auront droit - enfin ! - à la télévision. Et là, de nouveau, tout est possible.

Vendredi 23 Mars 2007

 

 

13:31 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, 2007, politique, chirac, sarkozy, bayrou, udf

lundi, 19 mars 2007

Le Time s'intéresse aussi à Bayrou

S'il est bien un élément démontrant la réalité de l'ascension de Bayrou, c'est l'intérêt que lui porte les médias étrangers. J'ai trouvé par exemple cet article sur le site du Time, texte mentionné dans le Figaro. J'aime assez le titre "The Middle Man".

 

 

The Middle Man

Photograph for TIME by J.B. RUSSELL

François Bayrou insists he has nothing to prove. His life story suggests otherwise. The leader of the centrist Union for French Democracy (UDF) and for many years a minor presence in the rarefied world of French politics, Bayrou has emerged as a serious contender for the country's presidency. He has done so in spite of his homespun background. A smallholder's son from the Pyrenees, saddled with a stutter as a kid, he never rounded off his résumé at one of France's prestigious grandes écoles as many politicians do. Yet it's exactly Bayrou's ordinariness, his lack of privilege, that is attracting supporters — and driving the man. "I've always been sensitive to certain looks," he writes in his recent book. (Its title, Project of Hope, recalls the autobiographical musings of another mold-breaking presidential candidate on the other side of the Atlantic.) "I've always been able to detect condescension, that movement of the eyes that goes from top to bottom."

The French élite has been giving Bayrou that once-over for years, and never discerned much of a threat. They do now. Bayrou, 55, has jacked up his unlikely campaign for the French presidency into a real threat to the candidates who had until now been established front runners, conservative Nicolas Sarkozy of the Union for a Popular Movement (UMP) and Socialist Ségolène Royal. A recent poll put Bayrou and Royal in a dead heat for second place. If his rising trend continues, he could beat her in the first round of the elections on April 22. Only the top two finishers will qualify for the second round on May 6, where a few polls even suggest that Bayrou could win. Since the French Revolution, left and right have been locked in a power struggle. Now both are battling to head off a threat from a largely forgotten realm of French politics: the center.

Valéry Giscard d'Estaing achieved a rare victory from that middle ground in 1974. Now, once again, says Bayrou, "there are millions of French people who want out of the perpetual confrontation between the left and the right." The candidate is traveling through Normandy to a rally in Evreux. When he's not out campaigning, Bayrou likes to unwind driving one of his tractors. That machine would come in handy for uprooting the nation's two largest parties, which he compares to "big trees that have become rotten inside."

That's because the French political class is woefully out of touch with the populace, says Bayrou, adding that this malaise has seen French voters turf out the incumbents in every parliamentary election of the last 25 years. He lists further symptoms. Extreme-right candidate Jean-Marie Le Pen reached the second round of the 2002 presidential elections and is running strong now too. Jacques Chirac, the outgoing President, found common ground with his Socialist opponents to promote the proposed European constitution, which was nevertheless voted down in a May 2005 referendum by a huge majority. Strikes and riots regularly convulse France. For Bayrou, it's all proof that the nation's political leadership no longer bothers to listen to the people. "For a long time in France there's been an absence of real democracy," he says. "The system is locked down by an élite."

Increasingly, voters wonder if Bayrou may be the key. He promotes a fresh, coherent policy on Europe, pledges to end France's chronic indebtedness, and follows his instincts above ideologies. Despite service as Education Minister in the 1990s under two conservative-led governments, Bayrou's current platform is not so wildly different from Royal's, pledging more support for schools and more environmental responsibility. His opponents mistrust such pragmatism. "The French will figure out eventually that it's better to have a real left and a real right," says André Santini, who was suspended from Bayrou's UDF last month for backing Sarkozy.

Some voters are recoiling from Sarkozy's attempts to make capital out of tensions over immigration. The pugnacious politician recently called for a new "ministry of immigration and national identity." "You can't make national identity a political subject," says Bayrou. "It's very dangerous to suggest that the national identity is under threat." At the rally in Evreux, Bayrou wins cheers when he declares that the best approach to immigration would be a stronger development policy for Africa and "introducing morality into international trade." This strikes a chord with social worker Christine Levasseur, who once voted for the left but is disenchanted with Royal. "Everything about her campaign that was fresh has completely disappeared," she says. "We want to believe that Bayrou really is different."

There is one glaring difference Bayrou would quite like to downplay: even if he becomes President, his party is unlikely to secure a majority in the next Parliament, which will emerge at elections in June. His opponents predict Italian-style political confusion. Bayrou simply says he'll address that problem if and when it happens. Meanwhile, he's set about showing the snobs who looked down on him just who has the measure of the French electorate. "Millions of people in France feel the same look from those on top," he says. "They need to know that the people giving them those glances aren't the real voice of France." With Bayrou's campaign ascendant thanks to such populist talk, his rivals' glances are no longer snide, they're nervous.

Profile With reporting by Tala Skari/Paris

 

09:35 Publié dans Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, UDF, présidentielles, politique, France, medias, 2007