jeudi, 08 mai 2008

Sarkozy se lâche

Recevant les députés UMP à l'Elysée, Sarkozy s'en prend à Chirac et à la presse

 

AFP


Par Frédéric DUMOULIN AFP - il y a 1 heure 53 minutes

PARIS (AFP) - Recevant mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, Nicolas Sarkozy les a appelés à "soutenir" ses réformes et à être "plus pugnaces" face à l'opposition tout en lançant une charge contre son prédécesseur Jacques Chirac et contre la presse.

De l'avis quasi général, le chef de l'Etat, qui a très longuement pris la parole, voulait avant tout recadrer sa majorité, jugée trop rétive à appuyer les réformes, notamment sur les institutions.

Selon l'Elysée, 262 députés de l'UMP, sur quelque 320, avaient répondu présents à cette cérémonie dans la salle des fêtes, suivie d'un buffet dans le jardin d'hiver et le parc. "Le message était très clair: je ferai la réforme, toute la réforme, tout de suite et en même temps. Pas question de changer de stratégie. J'ai besoin de votre plein soutien et de votre pugnacité face au PS", a résumé le député Benoist Apparu.

"On s'est pris une rincée. Il nous a reproché de ne pas être assez +pêchus+", a commenté un autre. "N'ayez pas peur d'être de droite! L'opinion est avec nous", a-t-il aussi lancé à Valérie Boyer qui regrettait que, sur des questions comme celle des sans-papiers, l'UMP "passe systématiquement pour les méchants".

Certains ont évoqué plus sobrement "un exercice de pédagogie". "C'était du bon Sarko. On en est à une soixantaine de réformes. Ca peut perturber, y compris dans nos propres rangs", est convenu Philippe Gosselin.

Beaucoup d'élus ont toutefois été étonnés, voire déconcertés, par la charge du chef de l'Etat contre son prédécesseur. Selon plusieurs participants, il a lâché pêle-mêle: "Chirac a mis 21 ans à se faire élire. Moi, je l'ai été du premier coup". "Il a fait une réforme et demie, son premier septennat s'est arrêté en décembre 1995 sur un recul sur la réforme des régimes spéciaux". "Moi, je n'ai pas l'obsession de durer et je mène tout de front", a lâché le chef de l'Etat en évoquant longuement sa prise du pouvoir en 2007 et en revenant sur l'affaire Clearstream.

Quant au général de Gaulle, "il n'a eu qu'une voix de majorité en 1967", a relevé M. Sarkozy.

Des attaques que certains ont minimisées: "tout le monde sait qu'il est comme ça", ont lancé des députés en souriant. "C'est Sarko. Tout le monde parle d'une annus horribilis pour lui. Il a voulu remettre ça en perspective dans l'Histoire", analyse Jean Leonetti.

D'autres ont peu goûté ces "piques". "Je l'ai trouvé plutôt bon sur le fond. Mais je vais lui offrir le bouquin de Finkielkraut +L'Ingratitude+. Il faut assumer notre héritage! Il a beaucoup d'atouts, il n'est pas obligé de dire du mal des autres", a jugé Hervé Mariton. "Il a été assez agressif", pour l'ancienne ministre Catherine Vautrin. "On ne va pas se raconter le film des élections pendant 15 ans! Ce qui importe, c'est ce qu'on fait maintenant!"

Le chef de l'Etat a accusé la presse de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices. Il a cité L'Express, Marianne, Le Parisien, l'AFP et le Journal du Dimanche, selon des participants.

"Il a fait une charge très importante contre la presse en disant que dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition", a relaté l'ex-ministre Marie-Anne Montchamp. "Son message, c'était en gros: +je ne suis pas aidé par la presse+. C'est classique en période de difficultés", selon un autre participant.

"Chirac et la presse en ont pris plein la gueule", résume le villepiniste Jean-Pierre Grand

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jeudi, 24 avril 2008

Sarkozy n'a pas la cote...

Sondage: De Gaulle plus populaire que Sarkozy


AP
  

AP - Mercredi 23 avril, 22h11

PARIS - Charles de Gaulle est le président de la République qui a le mieux représenté la France de son époque, selon un sondage CSA publié jeudi dans "Le Parisien" et "Aujourd'hui en France", qui classe Nicolas Sarkozy en dernière position de ce classement des chefs d'Etat. 

Ainsi, pour 88% des Français, Charles de Gaulle a plutôt bien représenté la France de son époque. Il devance François Mitterrand (74%), Georges Pompidou (69%), Jacques Chirac (66%), Valéry Giscard d'Estaing (56%) et Nicolas Sarkozy (40%).

- sondage réalisé par téléphone les 16 et 17 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 1.006 personnes, âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas. AP

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mercredi, 23 avril 2008

Comme quoi rien n'est jamais joué

En ce qui me concerne, je suis pour Hillary CLINTON pour les élections US donc ce genre de nouvelles me convient. Vu l'importance des USA, il est préférable que l'on ne retrouve pas n'importe qui à la tête de cette nation, on à déjà vu ce que cela peut donner avec un Georges Bush.

Présidentielle américaine: Hillary Clinton marque un point important en Pennsylvanie



Par Steve COLLINSON AFP - il y a 1 heure 29 minutes

PHILADELPHIE (AFP) - Hillary Clintona marqué un point important mardi dans son long combat contre Barack Obama pour l'investiture démocrate à la présidentielle américaine, en remportant la Pennsylvanie avant des batailles en mai dans l'Indiana et en Caroline du Nord.

"Aujourd'hui en Pennsylvanie, vous avez clairement fait entendre votre voix et grâce à vous, le vent tourne", a estimé à Philadelphie la sénatrice âgée de 60 ans. Selon des résultats portant sur 99% des bureaux de vote, Mme Clintonest créditée de 55% des voix contre 45% pour son rival Barack Obama.

Les experts avaient indiqué que la sénatrice de New York avait besoin de l'emporter avec au moins dix points d'avance pour être en mesure de rattraper son retard sur son rival."Nous avons remporté ce soir en Pennsylvanie une victoire spécialement importante. C'est un grand pas en avant qui va transformer le paysage de la course présidentielle", a estimé Hillary Clinton. "Nous affrontions un adversaire formidable qui a dépensé trois plus d'argent que nous, qui a dépensé comme jamais dans cet Etat avec l'espoir de nous mettre hors course. Mais le peuple de Pennsylvanie n'était pas de cet avis", a lancé Mme Clinton sous les vivats de ses partisans.

"J'aurais pu trébucher, mettre le genou à terre mais aussi longtemps que vous serez à mes côtés je resterai debout", a-t-elle ajouté. Certains de ses partisans avaient enfilé des gants de boxe en hommage à sa pugnacité.

Devant ses partisans, réunis à Evansville dans l'Indiana (nord), M. Obama, 46 ans, a salué la victoire de sa rivale avant de marquer nettement sa différence. "Nous pouvons être le parti qui dit qu'il n'y a pas de problème et accepte l'argent des lobbies de Washington, des lobbies des compagnies pétrolières, pharmaceutiques et des compagnies d'assurances", a déclaré le sénateur de l'Illinois (nord) avant d'ironiser: "On ne peut se prétendre le défenseur des travailleurs si on est financé par les lobbyistes qui étouffent leurs voix".

"Nous pouvons être un parti qui pense que la seule façon de paraître fort sur les questions de sécurité nationale est de parler, d'agir et de voter comme George W. Bush et John McCain", candidat du parti républicain à la présidentielle de novembre. "Nous pouvons utiliser la peur comme une tactique et la menace terroriste pour récupérer des voix", a-t-il dit en allusion à un récent clip de campagne de Mme Clinton où apparaissait Oussama ben Laden. "Nous pouvons être un parti qui dit ou fait tout pour gagner cette élection (...) ou nous pouvons être le parti qui ne se focalise pas uniquement sur comment gagner mais pourquoi", a-t-il ajouté.

Pour l'ex-Première dame, la primaire organisée mardi en Pennsylvanie pouvait se résumer à la formule: "ça passe ou ça casse". Mme Clinton était condamnée à remporter cette primaire pour conserver intactes ses ambitions présidentielles.

Le sénateur de l'Illinois restait sur une victoire acquise dans le Mississippi (sud) le 11 mars. Jusqu'à présent M. Obama a gagné dans plus d'Etats que sa rivale (28 contre 18 en tenant compte du Michigan et de la Floride à la validité contestée), compte le plus grand nombre de délégués (1.713 contre 1.586) et a engrangé le plus de voix. Il faut 2.025 délégués pour remporter l'investiture.

Mais l'équipe de Mme Clinton fait remarquer qu'elle a gagné dans les "grands" Etats comme New York et la Californie et dans nombre d'Etats-clefs dont la conquête est impérative pour qu'un démocrate gagne la Maison Blanche en novembre, comme l'Ohio ou la Floride. La Pennsylvanie que John Kerry avait gagné d'une courte tête en 2004 fait partie de ces Etats-clefs.

Quelque 158 délégués ont été attribués à la proportionnelle en Pennsylvanie.

Après cet Etat, neuf consultations sont encore programmées jusqu'au 3 juin. Les prochaines primaires auront lieu le 6 mai dans l'Indiana (nord) et la Caroline du Nord (sud-est).

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mardi, 22 avril 2008

2012 déjà en préparation

Rapide état des lieux fait par Le Figaro :

Royal et Bayrou pensent déjà à 2012

  


L'ex-candidate PS prépare le congrès du Parti, le président duMoDem est de plus en plus seul.

Il y a un an, elle visait l'Élysée. Aujourd'hui, c'est le Parti socia­liste. Partie très tôt à la conquête du poste de premier secrétaire, Ségolène Royal voit resurgir toutes les résistances qui s'étaient manifestées avant, pendant et après sa désignation comme candidate à la présidentielle de 2007. À en juger par le nombre de candidats à la succession de François Hollande, le réflexe «tout sauf Royal» a de beaux jours devant lui au PS.

Pour l'éviter, Royal applique la même stratégie : contourner l'appareil du parti par la base, en s'appuyant sur les militants. Avec les municipales et ses quelque 200 déplacements en France, elle a franchi une première étape en renouant le contact avec le terrain. Avec son questionnaire «participatif» envoyé aux adhérents du PS pour préparer le congrès, elle en a ouvert une deuxième. En évitant toutefois de remettre sur le tapis la question de l'alliance avec le MoDem, qu'elle avait une nouvelle fois prônée au soir du premier tour des municipales.

Mis à mal par son échec à la mairie de Pau, François Bayrou peine à faire vivre son MoDem. Le troisième homme de la présidentielle voit ses fidèles quitter un à un le navire en claquant la porte plus ou moins violemment. Les législatives et les municipales ont été des échecs, même si dans beaucoup de villes le MoDem était en position d'arbitre.

À l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen est sorti très affaibli de la présidentielle. Arrivé quatrième l'an dernier, le finaliste de 2002 n'a pas réussi à résister, comme il l'espérait, à l'OPA de Nicolas Sarkozy sur une partie de son électorat. Aujourd'hui, sa voix porte moins, même s'il continue à livrer des attaques régulières contre le président de la République.

À droite de l'UMP, Philippe de Villiers s'est replié sur son fief vendéen d'où il observe une période de silence. Réélu à la tête du conseil général, le président du Mouvement pour la France attend son heure pour reprendre la parole. Peut-être le 29 mai, à l'occasion des trois ans du non français au référendum sur la Constitution européenne.

À l'autre bout du spectre poli­tique, la Ligue communiste révolutionnaire d'Olivier Besancenot affiche une santé éclatante. Profitant d'un PCF laissé moribond par Marie-George Buffet et d'une Lutte ouvrière d'Arlette Laguiller en bout de course, la LCR a doublé son nombre d'élus lors des munici­pales. Besancenot travaille actuellement à la création d'un parti anticapitaliste qui occuperait l'espace laissé vacant à l'extrême gauche par le PCF et le PS.

Du côté des Verts, Dominique Voynet a remporté une victoire éclatante à Montreuil, où elle a ravi au PCF la mairie qu'il détenait depuis plus de vingt ans. Mais, à peine était-elle élue que les Verts l'ont sommée, au nom de la règle du non-cumul des mandats, de choisir entre sa mairie et son poste de sénateur.

Quant à José Bové, il poursuit son combat anti-OGM. Frédéric Nihous a été élu au début de l'année président de Chasse Pêche Nature Traditions, et la lanterne rouge de la présidentielle, Gérard Schivardi, a été réélu maire de Mailhac et conseiller général de l'Aude.

 

 

08:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, 2012, bayrou, royal, modem, PS

jeudi, 17 avril 2008

UMP : Balkany et le cumul des mandats obligatoire

En ce qui me concerne je ne suis pas totalement hostile au cumul des mandats, suivant les types de mandats cumulés (président d'exécutif fort et parlementaire par exemple). C'est une question de choix, après tout, si l'électeur ne voulait vraiment pas du cumul des mandats, il peut très bien faire cesser ce genre de situation en utilisant son bulletin de vote. Il n'y a pas besoin d'une loi pour réguler la chose, on a ce qu'on vote, si on ne le fait pas de manière responsable, il ne faut pas venir se plaindre ensuite. Par contre, rendre obligatoire un mandat local pour être député comme le propose Balkany, c'est peut-être rendre officielle une situation de fait, mais c'est refuser au citoyen la possibilité de se doter  d'un élu à casquette unique à l'avenir. Pas de doute, s'il y a bien quelqu'un capable de sortir ce genre de choses, c'est bien un Balkany.

Balkany propose le cumul des mandats obligatoire

INTERVIEW - Le député-maire UMP de Levallois-Perret a déposé la semaine dernière à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à subordonner l'éligibilité des députés à l'exercice d'un mandat local.

La proposition de loi vient tout juste d'être déposée au bureau de l'Assemblée nationale. Elle est encore en attente de la cosignature éventuelle d'autres députés, mais on peut déjà deviner la polémique qu'elle ne manquera pas de déclencher sur le thème du cumul des mandats. Révélée par le blog d'Authueil, la proposition de Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, suggère de «subordonner l'éligibilité au mandat de député à l'exercice d'un mandat local en cours». Pour ce proche du chef de l'État, il s'agit, d'une part, de rendre officielle une réalité déjà largement répandue et, d'autre part, de permettre aux parlementaires de rester proches des préoccupations de leurs électeurs, à l'échelon local.

Lefigaro.fr. - Quelle est la philosophie de votre proposition de loi ?

Patrick Balkany. - Beaucoup de gens disent qu'il faut supprimer le cumul des mandats. Pour moi, c'est une erreur. Au contraire, pour être un bon parlementaire, il faut «avoir les pieds dans la glaise» et être au contact des électeurs et de leurs préoccupations. J'ai peur que si demain les parlementaires n'avaient plus de mandat local, ils passeraient leur temps à philosopher et à produire des textes ne correspondant pas aux besoins et aux réalités du terrain.

Être parlementaire, c'est le mandat le plus important dans la vie politique. Aussi il ne me semble pas anormal de commencer par être conseiller municipal ou conseiller général ou encore maire. Cumuler un mandat national avec un mandat local me paraît être tout à fait complémentaire.

N'est ce pas un frein à une plus grande représentativité de la population à l'Assemblée ?

Vous connaissez beaucoup d'élus qui n'ont jamais été élus local avant d'être député ? Ma proposition peut permettre de limiter les candidatures fantaisistes. La constitution des listes pour les municipales oblige un responsable à rassembler plusieurs noms derrière lui. Pour cela, il faut quelqu'un de sérieux, d'implanté. En revanche, les règles de présentation à la députation me paraissent trop faibles. Les candidatures se multiplient et cela n'apporte pas grand-chose à la démocratie. Cela incite même à l'abstention.

Vous croyez sérieusement que cette proposition a une chance d'être adoptée ?

Une proposition de loi c'est aussi fait pour ouvrir le débat …

Est-ce une manière de dire que votre proposition n'est pas certaine d'aboutir ?

Non. Je souhaite qu'elle aboutisse, pourquoi pas en étant reprise dans un projet de loi. Mais il faut en parler. Pourquoi n'entendrait-on que les partisans de l'abolition du cumul des mandats ?

Vous avez le soutien de l'UMP sur ce projet ?

Chaque parlementaire est libre de déposer une proposition de loi sans se référer à son parti. Mais certains se sont déjà prononcés en faveur de ma proposition.

DOCUMENT : La proposition de loi de Patrick Balkany

08:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, balkany, UMP, cumul, mandats

mercredi, 16 avril 2008

A l'UMP aussi on se tire dessus...

C'est réconfortant de voir que dans les autres partis politique on sait aussi s’entre-tuer, la différence c'est qu'il y a davantage de "personnalités" et que cela ne se résume pas juste à des combats de nains pour un sou. Nationalement et localement, on voit ce qui s'est passé entre Yves Bur et Robert Grossmann sur les municipales, Estrosi/Devedjan,...

Au MoDem, les conflits viennent plutôt de ce que personne n'existe réellement et que chacun veut tirer profit d'une situation délétère pour se "créer".

La situation du MoDem (surtout localement, mais qui se répercute nationalement, des élus seraient moins tentés d'aller sous d'autres cieux s'ils estimaient avoir un parti solide derrière eux) avantage un certain nombre de personnes qui disparaîtraient naturellement dans un parti solidement constitué (par leur absence de charisme, un fonctionnement clanique et sectaire, l'incapacité à voir à long terme, le double-triple voire quadriple jeu et ainsi de suite).

En ce qui concerne le niveau national, il n'y a plus grand monde alors c'est réglé. Ceux qui claquent la porte ne sont pas si connus que cela du grand public au fond. Des Arthuis et Cornillet voulant ressusciter l'UDF ont droit à une petite médiatisation car se rebellant contre le grand mamamouchi du MoDem. Mais qui autrement ne sont pas des personnalités de premier plan, ils tiennent à mon sens davantage de l'épiphénomène à ce jour.

Les baronnies sont en place à l'UMP et il suffit de se rattacher à une écurie, au MoDem, des seconds-couteaux s'érigent en pseudo potentats grâce à l'absence de véritables leaders locaux et se livrent une guerre pour quelques miettes. Là, on a droit à du Simplet contre Grincheux, c'est toute la différence d'avec l'UMP sur ce plan. Les conflits de ce côté de l’échiquier politique (même sur le plan local) sont d’un tout autre niveau que nos petits jeux modemistes.

Les critiques fusent au sein de l'UMP


Reuters
  

PARIS (Reuters) - Estimant que l'UMP s'est coupée de base, le maire de Nice, Christian Estrosi, réclame l'élection par les militants des dirigeants du parti majoritaire tandis que le député Georges Tron parle d'une "année de déception."

Dans un entretien au Figaro, mercredi, il dénonce l'actuelle organisation collégiale de l'UMP, comprenant un secrétaire général et un vice-président du conseil national en se demandant "d'où cette direction tire sa légitimité."

"Nous nous sommes progressivement coupés de notre base populaire. Nous devons engager un grand débat national dans le parti, suivi d'une consultation de tous les militants", déclare-t-il.

"La démocratie dans le parti doit être réhabilitée. C'est pour cette raison que j'appelle à une désignation par les militants de tous les responsables de l'UMP", ajoute Christian Estrosi, qui précise n'être "candidat à rien."

Prié de dire s'il vise l'actuel secrétaire général, Patrick Devedjian, le maire de Nice affirme qu'il ne s'agit pas d'une affaire d'homme.

Dans France soir, Georges Tron, député UMP de l'Essonne et proche de Dominique de Villepin, estime que la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy est une "année de déception."

"C'est une année de surprise et finalement de déception. Une année en tout cas difficile pour notre majorité", affirme-t-il.

Selon lui, les "couacs" survenus ces dernières semaines au sein de la majorité sont liés "à la méthode" du gouvernement qui n'écoute pas les députés comme il le devrait.

En outre, Georges Tron ne voit pas "rupture" avec le quinquennat de Jacques Chirac "hormis sans doute la façon de gouverner." "Aujourd'hui, une grande partie de la majorité s'interroge et fait part de ses inquiétudes", dit-il.

Gérard Bon

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vendredi, 04 avril 2008

Sur l'OTAN

Il m'arrive quand même d'être d'accord avec ce qui est dit par le MoDem, ou François Bayrou en l'occurence, autant le signaler :

 

OTAN: la France est train de perdre son "indépendance" et sa "liberté de parole", selon Bayrou

 

AP - Jeudi 3 avril, 14h10

PARIS - Le président du MoDem François Bayrou a estimé jeudi que la France était "en train de perdre" son "indépendance et sa "liberté de parole" dans "l'élan" de Nicolas Sarkozy vers un "alignement" sur les Etats-Unis.

"La vocation de la France est d'être indocile. Cette indépendance, cette liberté-là, c'est quelque chose de précieux pour notre pays, qu'on est en train de perdre dans l'élan vers l'alignement que Nicolas Sarkozy incarne depuis longtemps", a-t-il dit sur France Culture après le discours du président à Bucarest au sommet de l'OTAN. Cet élan n'est "pas conforme à l'histoire, au génie de notre pays", ni "à la volonté des Français", a-t-il ajouté.

Pour le centriste, M. Sarkozy adresse des "signes" aux Etats-Unis "pour qu'on sache que la période pendant laquelle la France était indocile est derrière nous".

Rappelant que "le général de Gaulle avait pris la décision de quitter le commandement militaire intégré de l'OTAN" en 1966, François Bayrou a fait valoir que "la France a gagné, en 42 ans, une liberté de parole, qui nous a permis par exemple de dire non au moment de la guerre en Irak", un non qui n'aurait pas été possible si le pays avait "le même statut que tous les autres nations".

Saluant l'attitude de l'Allemagne, qui "manifeste beaucoup d'indépendance" et "beaucoup de force" par rapport à l'OTAN, il a jugé: "Nous faisons le choix inverse, en disant que ça allait nous permettre de bâtir une défense européenne. Je ne crois pas que ce soit le juste chemin". AP

 

08:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, Bayrou, Otan, actualité

lundi, 31 mars 2008

Règlements de comptes à l'UMP

L'UMP, "une armée mexicaine, sans véritable chef", dit Estrosi

 

Reuters

 

Reuters - Dimanche 30 mars, 09h15

PARIS (Reuters) - L'ancien secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer Christian Estrosi, élu ce mois-ci maire de Nice, s'en prend de nouveau à son parti, l'UMP, dans lequel il voit désormais "une armée mexicaine, sans véritable chef".

Dans une interview que publie Le Journal du dimanche, Estrosi, que l'on dit proche de Nicolas Sarkozy, estime que le parti au pouvoir s'articule autour d'un "organigramme, qui empile les fonctions et titres, et dont je ne connais toujours pas les règles de fonctionnement".

"Ces nombreuses nominations sont faites pour faire plaisir à tout le monde, mais outre que je ne fais pas partie des gens à qui il faut donner quelque chose pour qu'ils soient contents, l'UMP ressemble désormais à une armée mexicaine, sans véritable chef. Tout ce beau monde va se marcher sur les pieds".

Estrosi reproche à Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, de ne pas faire évoluer le parti après la défaite qu'il a subie aux municipales et cantonales de ce mois-ci.

"Patrick pouvait s'interroger sur son action. Sur ses résultats. Il n'a donné aucun signe qu'il allait changer de 'ligne'. En est-il seulement capable?", s'interroge-t-il.

"A force de devenir un machin snob, l'UMP n'est plus audible. Ses messages sont confus, brouillés", ajoute-t-il un peu plus loin dans l'interview.

Selon lui, "au lendemain de ces municipales, il fallait au parti majoritaire un électrochoc" qui lui a fait défaut.

Dans un entretien accordé au magazine L'Express paru jeudi, Estrosi critiquait déjà durement l'UMP et Devedjian.

"Nous ne faisons plus bouger aucune ligne, nous ne portons plus aucun message, nous n'apportons plus aucune proposition concrète", déplore-t-il dans les colonnes de L'Express.

Eric Faye

08:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, estrosi, devedjan

mardi, 18 mars 2008

Orage en vue à l'UMP 67

69456de9925fe9694210a5d05ce78ee6.jpgL'on s'est trop moqué des débordements du MoDem local pour que je fasse l'impasse sur ce qui vient de se passer à l'UMP 67.

En effet, voir en direct le président de l'UMP départemental se mettre à assassiner le Tandem, alors même que les résultats définitifs ne sont pas encore proclamés est totalement déplacé.

Comment quelqu'un se voulant président d'un mouvement politique peut-il se permettre de taper de la sorte sur ces propres "ressortissants" ? c'est inouï!
L'on retrouve là Yves Bur dans toute sa splendeur. On peut difficilement l'accuser de "consensuallisme", bien au contraire.

Quand je lis plus tard dans le canard local qu'il dit que lui au moins est élu, je trouve cela encore plus déplorable. Être élu n'offre pas un blanc sein, surtout pas dans le comportement, nous ne sommes pas dans un système de la raison du plus fort, mais dans un espace républicain. Yves Bur est tout de même député et maire dans un secteur ou la droite n'a pas à s'inquiéter de trop concernant la gauche, ce qui permet au candidat de la droite d'être systématiquement élu au premier tour.

Il est toujours plus simple de lâcher son fiel, j'en sais quelque chose. L'on peut facilement se laisser emporter dans le monde politique. Cependant, le président de quelque mouvement politique qu'il soit, se doit de garder une certaine réserve vis-à-vis des siens. Là au contraire, c'était un peu une manière d'achever les blessés que l'on n'a pas osé affronter auparavant.

Les règlements de comptes se profilent dans l'horizon de l'UMP 67. Nul n'est épargné par ce type de choses... Dommage que l'on essaye toujours de profiter des situations de faiblesse des personnes pour tenter de les liquider plutôt que de les affronter de face dans un combat à la loyal avant.

Cela étant, Yves Bur s'est peut-être un peu précipité en s'attaquant au Tandem. S'il y en a bien un capable de se défendre et ayant tout autant un fort caractère c'est Robert Grossmann. Cela promet d'être intéressant dans les temps à venir.


21:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, Strasbourg, alsace, bas-rhin, MoDem, municipales

lundi, 10 mars 2008

Strasbourg : Impressions d'après résultats

Si les résultats des élections cantonales et municipales sur Strasbourg ne sont pas fameux, l’on sait maintenant lequel des deux MoDem est le plus crédible.

L’ensemble des candidats aux cantonales ont réalisé des scores honorables au vu de la situation (11% pour Jacques Bon, 10% pour Marthe Schwab et Ludmilla Hug-Kalinkova et 8% pour la première candidature d’Arnaud Weber) . Tous sont au-dessus de la liste Cutajar, c’est significatif

Quand on passe son temps sur les marchés, ou autres opérations, à devoir se démarquer de la tête de liste pour le municipales, on ne peut mener une campagne gagnante. J’ai pu voir des gens refuser le tract quand ils ont remarqué le logo MoDem mais l’accepter dès que l’on disait que Jacques Bon avait officiellement demandé le retrait de l’investiture de Chantal Cutajar. Au passage, l’on voit là tout le soutien qu’avait Chantal Cutajar auprès des instances nationales, tous les candidats du MoDem aux cantonales étaient du deuxième MoDem, et malgré ce qu’a fait Jacques Bon, jamais on ne lui a retiré son investiture, il n’y a pas non plus eu la moindre «engueulade » en provenance du national.

Alors que l’on pouvait espérer 12% aux élections municipales, la liste Cutajar se retrouve à 5.7%, devancée par les Verts. Pour ce qui est des deux grands candidats, je ne m’attendais aucunement à un tel écart. Roland Ries avec près de 45% n’a besoin de personne au second tour pour l’emporter. A mon sens il fusionnera avec les Verts pour des questions nationales, mais je le vois mal faire l’erreur de tendre la main à la tête de liste du MoDem. Une femme qui passe son temps à être rejeté par son camp, après avoir été virée par l’UMP, la voilà désavouée par l’électorat centriste (et récemment également dans une élection interne au MoDem qui s’est déroulée après la primaire pour la désignation de la tête de liste). Je pense que le vote Cutajar est un vote anti-tandem, Roland Ries le récupèrera de toutes les manières. L’éventuel futur maire serait stupide de prendre dans son équipe quelqu’un d’aussi ingérable. Je ne vais pas jouer les hypocrites, au vu de la différence entre Ries et Keller et les réserves de voix en présence, je pense que Roland Ries va l’emporter.

La stratégie « d’assèchement » des Verts menée par Chantal Cutajar est un échec, tout ce qu’elle est parvenue à réaliser, c’est assécher le réservoir de voix centristes et ceci de manière dramatique pour les municipales. Une désertification que l’implication des candidats aux cantonales a pu légèrement endiguée. Le « deuxième MoDem » tel qu’il a pu être appelé dans les médias a donné électoralement la preuve de la justesse de ses positions.

Pourtant le vote centriste existe dans la région, quand je vois Roland Brendlé réélu conseiller général au premier tour, Pierre Marmillod arriver en tête sur son canton avec un peu plus de 30%, la liste du MoDem de Haguenau faisant un peu plus de 20% je me dis que le vote centriste est là.

Une chose est sûre, jamais l’UDF (ou le MoDem désormais) n’a fait de scores aussi mauvais sur Strasbourg que sous la houlette de Chantal Cutajar. En quelques mois, nous sommes passés grâce à elle d’un potentiel 12% à 5.7%, soit deux fois moins. C’est un échec sans précédent dont elle porte seule la responsabilité. Une grave erreur de casting a été faite et nous en subissons les conséquences.

C’est là la chance de toute cette affaire, en effet, le problème ne se situe pas tant sur le MoDem, que sur la tête de liste strasbourgeoise. C’est autour d’elle que ce sont cristallisés tous nos problèmes. Ainsi c’est une situation surmontable. Ce ne sera pas tâche aisé, mais avec de la volonté on peut déplacer des montagnes.

Il faudra désormais reconstruire le mouvement. Pour ce faire, il faudra à mon sens éviter les lissages et l’uniformisation. Pour moi les Démocrates et les centristes doivent se retrouver, chacun gardant sa spécificité. La diversité seule est gage de vigueur pour un mouvement. Le MoDem ne pourra avancer que s’il accepte le pluralisme en son sein, il n’y a pas juste les Démocrates d’un côté et les centristes de l’autre, créer une sorte de Courant Démocrates et Centristes seraient une bien meilleure chose que de se jeter l’anathème à la figure entre les nouveaux et les anciens.

Quoiqu’il en soit, s’il y en a qui souhaitent aller de l’avant, dans le Bas-Rhin nous avons un espace manifeste, sur Strasbourg tout est possible sur ce champs de ruine lorsque l’on observe les scores nettement supérieurs de tous les candidats aux cantonales.

En ce qui me concerne, je ne vais pas me laisser abattre par ces résultats, je pense qu’il faut bâtir, Démocrates et Centristes, de concert. Pour ce faire, il faudra se retrouver. S’il en est qui veulent aller en ce sens, je leur suggère de me contacter.

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mardi, 19 février 2008

Ries a d'autres préoccupations que Strasbourg

Je ne peux résister et vais suivre le mouvement en diffusant moi aussi la vidéo où Roland Ries laisse entendre qu'il a d'autres choses à faire que s'occuper de la ville de Strasbourg.

Il faut assumer, si l'on veut être sénateur à plein temps, on ne se présente pas aux municipales. Ou l'on fait attention à la manière dont on dit les choses... 

 

18:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Strasbourg, alsace, Keller, Ries, municipales

dimanche, 17 février 2008

Sur le fonctionnement interne des partis politiques

Ce qui me dérange le plus dans les partis politiques, au final ce sont les petits joueurs qui se cachent derrière de pseudos-postes ou derrière de soi-disantes références "intellectuelles supérieures". Seul celui capable de faire de longues phrases bordées de références, auraient les aptitudes à décider, même si toutes les décisions prises se sont toujours finalisées par des échecs. Si l'on n'est pas un "intellectuel" d'apparence (j'insiste sur apparence car le vernis gratté, il ne reste pas souvent grand-chose des airs...) on est censé n'être là que pour obéir au doigt et à l'oeil à ceux qui "savent", car eux ont le sens politique... Eux ont la vérité... Eux seuls ont le droit de dire et de faire, belle conception de la démocratie. Démocratie qu'ils sont les premiers à revendiquer, mais qu'ils sont également les premiers à baffouer une fois en place,s'érigeant en petits dictateurs.
 
Souvent ces gens érigent le clanisme et le sectarisme en mode de gouvernance. L'égocentrisme étant bien évidemment un trait marquant de ce type de personnages. L'on a aussi ceux qui n'existent que par le cirage de bottes des personnes en places, qui peuvent ainsi obtenir à un moment donné une place et s'y maintenir en écartant tous ceux qui ne sont pas au garde à vous.

L'on pourrait penser que les jeunes sont épargnés par ce type de méthodologies, force est de constater qu'il n'en est rien. Parfois certains ou certaines se revêtissent du masque du ou de la gentille par devant, mais n'hésitent aucunement à vous flinguer par derrière, n'hésitant pas à utiliser les parcours personnels et professionnels comme éléments de déstabilisation à défaut d'être capable de le faire par toute autre manière. La manipulation est également de mise, pour arriver à quelqu'un ou quelque chose, certains sont prêts à beaucoup de choses. Une fois arrivés à leurs fins et l'outil utilisé, on n'hésite pas à le jeter.

Il n'est pas étonnant que le citoyen lambda se détourne du politique, le temps ou ces choses pouvaient se faire en douce sans que rien ne se sache est révolu, tout fini par être connu, et lorsque l'on voit que souvent les jeunes qui arrivent ne font que se lancer dans le mimétisme des actes de leurs aînés, comment espérer changer les choses? En fait, dans un parti politique, il ne faut pas faire, il ne faut pas être, il faut être à la botte de ceux qui savent mieux, n'avoir aucun avis personnel, ne pas chercher à faire correctement les choses. Il faut se coucher et cirer les bottes de ceux en place...

Ce n'est et ne sera jamais ma conception des choses,  je pense que je vais devoir porter d'une manière ou d'une autre les choses pour faire bouger les lignes.

08:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, Strasbourg, Alsace, Bas-Rhin, démocratie

mercredi, 09 janvier 2008

Blogs et campagne

Les choses ne sont pas toujours claires concernant l'utilisation du web au cours des campagnes électorales, un certain nombre de choses sont à surveiller, ainsi concernant les blogs :

Le Monde :

 

Prudence conseillée aux candidats blogueurs



LEMONDE.FR | 08.01.08 | 19h12  •  Mis à jour le 08.01.08 | 19h23
 
 
A quelques semaines des municipales, un très grand nombre de candidats ont ouvert des blogs pour vanter leur programme et leur candidature. Outil récent dans la communication politique locale, le blog n'en est pas moins soumis aux réglementations sur les comptes de campagne. Et comme sur tout matériel de campagne, la publicité commerciale en est strictement bannie.

Or de nombreuses plate-formes de blogs, gratuites, imposent des bandeaux ou des liens publicitaires. Formellement interdit, explique la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). "Il faut payer son hébergement, et le déclarer dans ses comptes de campagne", explique la Commission, sous peine de se voir frapper d'invalidation des comptes de campagne (et donc de ne pas être remboursé de ses frais), voire d'inéligibilité pour la prochaine élection. "Seule est admise la pub pour l'hébergeur", précise le Forum des droits sur Internet, dont les recherches ont servi de base aux recommandations en termes de communication politique sur la Toile.

Autre interdiction : les candidats ne peuvent pas non plus tenir de blog sur des sites de médias en ligne. En juin 2007, lexpress.fr a dû fermer les blogs de trois candidats aux législatives. La présence de ces blogs est considérée comme un don de personne morale. Et peut coûter tout aussi cher au candidat : invalidation des comptes de campagne et inéligibilité. Même si le blog existait bien avant la campagne. Le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur, ancien maire d'Orléans et candidat dans cette ville, qui anime un blog sur Le Monde.fr depuis janvier 2006, a ainsi interrompu toute communication concernant la ville depuis décembre 2007, jusqu'aux élections municipales.

"Toute la jurisprudence est nouvelle, ce n'est pas complètement encadré", explique la CNCCFP, qui incite les candidats à la plus grande prudence. "Nous apprécierons chaque cas, suivant l'usage du blog dans la campagne, si le candidat a reçu des dons grâce au blog, par exemple, ou s'il est rédigé par ses soutiens", détaille la Commission. Pour permettre aux candidats de s'y retrouver, le Forum des droits sur Internet a publié en septembre 2007, avec le Courrier des maires, un document détaillant la manière de mener une campagne sur le Web.
 
Nabil Wakim
 

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mardi, 08 janvier 2008

Complexité du MoDem

Il n'y a pas de doute, il y a peu d'endroits où les choses soient simples au MoDem, sur 20minutes.fr :

 

Vers une liste MoDem canal «authentique» à Lyon

 

A deux mois des municipales, la situation se complique chez les centristes du MoDem. Une quinzaine d'adhérents du parti de François Bayrou ont annoncé hier qu'ils souhaitaient créer une liste «Mouvement démocrate authentique» pour les élections municipales à Lyon. Ils espèrent obtenir l'investiture officielle de leur parti face au candidat Christophe Geourjon.


En décembre dernier, le délégué départemental du MoDem, proche du patron de l'UDF-MoDem du Rhône Michel Mercier, avait été désigné tête de liste après le retrait de l'ancien ministre Azouz Begag de la primaire interne.

«Mais depuis, il n'a toujours ni équipe ni projets, déplore Eric Lafond, adhérent à l'initiative de cette nouvelle liste. Il défend une ligne d'alliance avec l'UMP pour obtenir quelques élus. Le MoDem est aujourd'hui pris en otage par des nostalgiques de l'ancienne UDF. Nous voulons faire vivre la ligne démocrate indépendante et être présents au second tour.» Les «authentiques» invitent les adhérents du MoDem à une grande réunion publique vendredi soir à l'Embarcadère (2e). Et tous les soirs de la semaine à des rencontres au café Ovale 203 (1er).


F. C.

 

20 Minutes, éditions du 08/01/2008 - 07h06
dernière mise à jour : 08/01/2008 - 08h59

 


12:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, Lyon, municipales, 2008

lundi, 07 janvier 2008

Le parti politique prime t-il sur la conception de la politique ?

La situation strasbourgeoise, pour ce qui me concerne, me fait me poser un certain nombre de questions sur la thématique du parti. Cependant, ces questions sont transposables à d'autres niveau que cette ville. Cela ne concerne même pas uniquement le MoDem.

Ces questions tournent autour du militantisme, de la raison de parti et de l'articulation avec l'action et l'idée politique. Je me rends de plus en plus compte qu'à partir du moment où l'on adhère à un parti politique, l'on tend de plus en plus à vous demander de ne porter plus que les décisions du parti, "l'honneur" du parti,  ce au détriment de ces choix personnels. La prise d'une carte partisane semble presque être la signature d'un contrat d'obéissance.

La question principale est la suivante : doit-on au nom du parti accepter tout et n'importe quoi? J'entends par là mettre ses idées et ses principes dans sa poche au nom d'une cohésion de façade. L'on parle de discipline de parti, c'est là que j'ai toujours bloqué avec les structures politiques.

L'on peut se sentir en accord avec les idées générales prônées, mais lorsque l'on est en face d'un cas de conscience, où humainement et moralement l'on ne peut suivre l'une des options choses, doit-on se la fermer et laisser faire?

Pour moi, l'action politique et l'idée politique doivent primer, le parti est une structure censée permettre la rencontre des personnes au travers de sensibilités approchante. Une machine destinée à la conquête du pouvoir pour être en mesure d'appliquer ces idées.

Mais l'action politique doit-elle se limiter à cela ? L'engagement politique est-il destiné à ne conduire qu'à porter la bonne parole du mouvement que l'on a rejoint?

Lorsque l'on adhère, ce n'est nullement à mon sens pour être un petit soldat, c'est pour faire avancer ses idées et ses projets. Si l'on doit tenir compte des avis de chacun, il ne serait pas acceptable de devenir des robots programmés à dire oui amen.

Encore plus lorsque des méthodes, des attitudes, des conceptions sont radicalement à l'opposé de ce que l'on estime être ce pour quoi l'on s'est engagé.

On me dit qu'il faut à tout pris se rassembler, qu'il faut que le parti passe et fasse un score. 

Moi je dis oui mais pour faire quoi au final à part se compromettre? permettre la mise en place de quelque chose qu'on serait le premier à combattre en d'autres circonstances? Que l'on ne vienne pas me parler de valeurs alors.

La politique est-ce uniquement sauver des postes et des places au détriment de la vision et d'une certaine conception sur la manière dont les choses doivent être gérées?

Je pense que ce genre d'acceptations du tout et n'importe quoi on conduit à la décridibilisation du politique et permis à des gens d'occuper des fonctions pour lesquelles il n'était absolument pas fait et conduit le pays à une situation catastrophique.

Je pense que si l'on s'engage dans la chose publique, l'on n'a pas de responsabilité envers le parti, la chose publique c'est prendre en compte l'ensemble de nos concitoyens tout en articulant ceci autour d'une intégrité personnelle. Si l'on n'est pas capable de se fixer une ligne claire de ce qui est acceptable ou non, comment peut-on dire que l'on porte quelque chose? La conciliation oui, la compromission non. Pourtant, il faut croire que l'adhésion à un parti implique que c'est le parti qui ensuite défini ce qu'on doit penser, faire, croire et qui l'on doit soutenir.

Beaucoup s'en accommodent, l'essentiel semble être d'obtenir des places et des postes. Le tout dans une vision à court terme selon moi. Je ne crois pas que de nos jours ces postures soient aisées à tenir et ensuite parlantes électoralemen. Car au final, c'est ce que la présidentielle m'a montré, les gens veulent un discours de vérité et en ont assez des compromissions. C'est pour cette raison que François Bayrou a pu monter tout d'un coup, que Nicolas Sarkozy l'a emporté, car si certaines de ses sorties étaient polémiques, elles avaient un air de vérité.

Maintenant, je peux me tromper, pour d'autres la raison de parti est essentielle, et serais assez curieux d'avoir d'autres avis (emails ou autre).


22:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, UDF, PS, UMP, partis, strasbourg

mardi, 18 décembre 2007

Rassemblement MoDem Strasbourg en cours

Le MoDem Strasbourg commence enfin à se rassembler, une main est tendue, à la dernière  protagoniste de faire son choix, c'est elle seule désormais qui décidera si le MoDem va s'unir derrière une seule candidature, ou si elle fait le choix de la division.

 

Vite dit


La campagne
interne du MoDem

Dans un communiqué, les cadres bas-rhinois du MoDem, Pierre Marmillod, délégué départemental, le président des jeunes Cédric Baillet, le trésorier Olivier Trauzola et la secrétaire fédérale Anne Meunier « appellent Chantal Cutajar à rejoindre la démarche de Jean-Claude Petitdemange et Ludmilla Hug-Kalinkova ». Ils soutiennent ainsi, implicitement, Jean-Claude Petitdemange.
Mercredi soir, à 19h 30,salle Mozart (rue du Miroir) les militants strasbourgeois du MoDem sont invités à participer à une primaire pour désigner leur tête de liste aux prochaines municipales, à Strasbourg. Deux candidats sont en lice, Chantal Cutajar et Jean-Claude Petitdemange.
François Bayrou sera présent à cette soirée qui débutera par une intervention des deux candidats suivie d'un débat, puis du vote.
Dans le cadre de cette campagne interne au MoDem strasbourgeois, Ludmilla Hug-Kalinkova et Jean-Claude Petitdemange tiennent une permanence ce mardi de 17 h à 20 h au restaurant de la Bourse, place de Lattre de Tassigny, à Strasbourg.

 

 



Je constate seulement que Mme Cutajar a décidée d'organiser une réunion et de réunir ses troupes au moment même où les groupes de travail officiels du MoDem se réunissent au centre Bernanos pour travailler sur le projet du MoDem pour Strasbourg. Attitude étrange pour quelqu'un se revendiquant comme étant le MoDem...

11:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, modem, UDF, municipales, petitdemange, kalinkova

lundi, 10 décembre 2007

Et un passage éclair au MoDem Strasbourg...

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Vu dans les DNA de ce jour :

 

 

 

HENNINGER

Adieu MoDem

Le conseiller municipal strasbourgeois Pierre Henninger, ex-président de « Désir d'avenir » pendant la campagne de Ségolène Royal, a quitté le PS cet été pour rejoindre le MoDem, convaincu par « l'humanisme » de François Bayrou. Il ne lui a fallu que quelques mois pour changer d'avis. Il quitte le MoDem parce que « la façon de fonctionner de Bayrou ne correspond pas à l'image donnée à l'extérieur ». Le comportement de ses relais strasbourgeois n'arrange rien. « Je ne regrette pas d'avoir quitté le PS, mais j'ai fait la connerie de rejoindre le MoDem trop rapidement », reconnaît Henninger.

 

En voilà un qui n'aura pas fait long feu au MoDem. Mais au fond, on peut comprendre vu le "bordel" interne.

Ce que je note, c'est que cela fait un membre de moins pour le groupe de Mme Cutajar au conseil municipal de Strasbourg. C'est désormais Ludmila Hug-Kalinkova qui a le plus grand groupe des trois prétendants. Pour quelqu'un qui n'a pas d'étiquette à ce jour alors que d'autres revendiquent leur étiquette MoDem et s'en font même l'incarnation...

 

09:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, Strasbourg, Cutajar, Kalinkova, Petitdemange, Bayrou

samedi, 08 décembre 2007

Sondage sur positionnement du MoDem

 Sur le site du Figaro

Pour l’opinion, le MoDem ne doit pas nouer d’alliances

 Olivier Pognon


07/12/2007 | Mise à jour : 19:21


Selon OpinionWay, 64 % des Français souhaitent que Bayrou ne s’allie ni avec le PS ni avec l’UMP.

 

François Bayrou pourra y voir une sorte de caution apportée à sa stratégie : une très large majorité des électeurs (64 %) souhaite que le MoDem ne s’allie ni avec l’UMP ni avec le PS. Selon un sondage OpinionWay pour le Figaro et LCI, l’opinion paraît en tout cas prendre en compte le positionnement du député des Pyrénées-Atlantiques qui a déclaré la semaine dernière ne se «reconnaître ni dans le projet de société de Nicolas Sarkozy, ni dans le projet politique du PS».

 

Le rendez-vous manqué

Il est tout de même intéressant de noter que ceux qui souhaitent une alliance sont nettement plus nombreux à la vouloir avec le PS (22 %) plutôt qu’avec l’UMP (13 %). Il apparaît d’ailleurs qu’un rapprochement avec le PS séduirait une majorité des électeurs de Ségolène Royal, alors que ceux de Nicolas Sarkozy repoussent largement une alliance du MoDem avec l’UMP.

Il est donc logique que la plupart (80 %) de ceux qui ont voté pour Royal au premier la croient sincère dans sa relation du rendez-vous manqué avec François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle. Sincérité à laquelle ne croient finalement qu’une petite majorité des sondés, les autres électeurs étant nettement plus réservés ou incrédules sur ce point. Et c’est à peu près dans la même proportion qu’ils croient à la sincérité de François Bayrou dans la présentation qu’il fait de ce rendez-vous.

Finalement, la révélation de cette offre faite par Royal à Bayrou, et du refus de celui-ci de laisser celle-là venir chez lui, entre les deux tours de la présidentielle, n’a pas d’impact sur ce que les gens pensent d’eux : respectivement 70 % et 71 % des sondés n’ont pas changé d’avis à leur sujet.

 

A voir, un parti a besoin d'élus, maintenant pour ce qui est des municipales, là où nous serons en possibilité de maintenir une liste au second tour et que les partenaires potentiels pour des alliances nous prennent pour des gogos à qui il ne faut refiler que quelques miettes, autant maintenir la liste et qui vivra verra.

09:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, bayrou, UMP, PS, sarkozy, royal

mardi, 27 novembre 2007

VGE Blog

En allant jeter un coup d'oeil sur le classement Wikio, j'ai découvert l'existence du blog de Valery Giscard-d'Estaing, vge-europe.eu, comme quoi tout le monde peut s'y mettre assez facilement. Ce n'est pas une question d'âge mais de volonté.

En faisant une recherche rapide, j'ai vu que 01.net en avait annoncé l'existence en juin dernier. Ce blog est tourné exclusivement vers la question européenne.

 

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15:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, blog, VGE

lundi, 26 novembre 2007

Jean-Marie Cavada vogue vers d'autres horizons

C'était plus que prévisible, j'aurais préféré me tromper sur ce coup-là. C'est un coup dur pour l'UDF-MoDem. Cela étant , il n'est pas possible de forcer quelqu'un à rester contre son gré, et sur certains points, le choix de Cavada est plus que compréhensible.

 

 

Cavada: «J’ai épuisé tous les recours de la loyauté avec Bayrou»

 

Propos recueillis par Judith Waintraub
25/11/2007 | Mise à jour : 21:27 |

 

Jean-Marie Cavada : « Si François Bayrou avait voulu que ses idées prévalent, iI aurait pu négocier une alliance de gouvernement sur la base d’un programme minimal. » (Le Figaro/Delort)

Jean-Marie Cavada : « Si François Bayrou avait voulu que ses idées prévalent, iI aurait pu négocier une alliance de gouvernement sur la base d’un programme minimal. » (Le Figaro/Delort)

   

Dans un entretien au Figaro, le député européen du MoDem explique pourquoi il va mener la liste UMP dans le XIIe arrondissement de Paris.

LE FIGARO. – L’UMP vous propose de conduire la liste de la majorité dans le XIIe arrondissement de Paris depuis juillet. Avez-vous pris votre décision définitive ?

Jean-Marie CAVADA. – Oui. J’ai accepté la proposition de l’UMP. En juillet, j’étais chargé d’organiser le forum des démocrates du MoDem, dont l’ambition me convenait. Je suis un homme de centre gauche, un enfant du Delors des années Chaban et du Rocard période Matignon. Pour moi, la France dans l’Europe est la seule réponse possible à la mondialisation, à condition de ne pas se crisper sur le passé. Il est clair que les pays qui s’adaptent résistent mieux à la mondialisation. Ceux qui se crispent souffrent beaucoup plus. Il faut rassembler les énergies nationales autour de réformes justes et aider à les négocier équitablement. François Bayrou l’a dit durant la campagne présidentielle, mais c’est Nicolas Sarkozy qui fait bouger la France. Il est allé chercher les meilleurs pour réussir les réformes que nous aurions dû faire il y a trente ans. Toutes les lignes politiques et syndicales bougent, jusqu’à la CGT. Et pendant qu’il agit, certains attendent son échec, tout en spéculant sur l’affaiblissement de la gauche pour la croquer. Moi, je ne veux pas bâtir une carrière politique sur les ruines de mon pays.

Le reproche vise-t-il François Bayrou ?

François Bayrou a un programme romantique, mais un tempérament qui lui fait refuser l’obstacle de la décision. S’il avait voulu que ses idées prévalent, iI aurait pu négocier une alliance de gouvernement sur la base d’un programme minimal : relance de l’Europe, revalorisation des bas salaires, priorité à l’éducation, la culture et la recherche, et introduction de la proportionnelle pour garantir un soutien plus large aux réformes. Il s’y est refusé.

Allez-vous rejoindre le Nouveau Centre ?

Non. J’ai voulu accompagner François Bayrou jusqu’aux limites de la loyauté, pour des raisons essentiellement humaines, et par fidélité aux militants. Lors de la création du MoDem, je pensais que les zones de faiblesse de cette formation pouvaient être corrigées collectivement, pas en catimini. Mais aujourd’hui, j’ai épuisé tous les recours de la loyauté. Je refuse que les militants de l’UDF-MoDem soient sacrifiés aux négociations municipales ou à l’échéance présidentielle de 2012. Le prochain du MoDem doit selon moi répondre à deux exigences : faire en sorte que l’arrivée des nouveaux adhérents ouvre enfin des débats collectifs et ne jette pas par-dessus bord les Européens que sont les UDF, et instaure enfin la démocratie interne.

Vous considérez-vous toujours comme un membre du MoDem ?

Oui. Je vais conduire une liste de candidats de rassemblement soutenue par l’UMP, mais aussi par des personnalités venues d’ailleurs. À ceux qui menacent de m’exclure, je rappelle que les adhérents et les sympathisants du MoDem parisien, notamment, demandent des primaires. Pourquoi des accords de premier tour avec la droite ou la gauche seraient-ils possibles à Bordeaux, à Saint-Brieuc, à Dijon ou à Pau, où François Bayrou lui-même est tête de liste, et pas à Paris ? Au temps de sa splendeur paisible, Bayrou disait que les municipales ne peuvent pas être assimilées à un scrutin national, ce qui permettait en effet de faire alliance avec les meilleurs. Je suis toujours sur cette position, à une condition : qu’on fasse tomber les masques. Les électeurs du MoDem doivent savoir pour qui ils voteront en réalité au deuxième tour si les candidats qui sont en tête de listes arrivent en troisième position. Seront-ils appelés à voter pour Bertrand Delanoë et l’union PS-Verts, ou pour les membres de la majorité et les quelques éléments de la gauche qui se rassemblent autour de Françoise de Panafieu ? J’appelle les militants du MoDem à réclamer cette clarification dès avant le premier tour. S’ils ne l’obtiennent pas, cela voudra dire que les candidats de leur parti se vendront au plus offrant. Ce sera de la politicaillerie.

Le MoDem affirme que c’est Nicolas Sarkozy qui vous a convaincu d’accepter la proposition de l’UMP, en vous promettant en contrepartie une place au gouvernement. Est-ce le cas ?

J’ai effectivement vu Nicolas Sarkozy le 9 novembre, mais il ne m’a pas promis de ministère ! Pour tout vous dire, il m’avait fait une proposition gouvernementale entre les deux tours de la présidentielle, et je l’avais déclinée. Je l’ai d’ailleurs dit à François Bayrou. Lors de mon dernier entretien avec le président de la Ré­publique, nous avons parlé d’Eu­rope. Je lui ai demandé que l’immigration fasse partie des priorités de la présidence française de l’Union, et il m’a répondu oui. Nous avons aussi évoqué les municipales. Il ne m’a pas fait de demande pressante, mais