mercredi, 07 mai 2008
Indépendance du MoDem en danger
J'avais décidé de ne pas réagir à ce qu'on pouvait lire dans les DNA d'hier, je me contenterais de diffuser un communiqué de presse (qui ne passera pas, il serait trop long pour en tirer des extraits, c'est possible, mais à voir. En tout cas, c'est là que l'on voit l'avantage d'internet aujourd'hui, les médias ne sont plus seuls décideurs de ce qui peut être diffusé comme message ou non), et bien sûr l'article en question.
Dernière Nouvelles d'Alsace du 06/05 :
Sur le vif
Dans la compétition qui oppose l'inoxydable Robert Grossmann à Fabienne Keller pour le leadership de l'opposition au conseil municipal de Strasbourg, de nouvelles cartes sont abattues ce matin, à l'occasion d'un point presse. L'ancien maire va une nouvelle fois prendre acte de la scission au sein de l'Union pour Strasbourg, mouvement passé à la trappe, et annoncer la constitution d'un groupe de sensibilité centriste au conseil municipal. Groupe qu'elle présidera. On aura donc, d'un côté, les "Démocrates pour le progrès" de Robert Grossmann (six élus, dont Martine Calderoli-Lotz) et de l'autre, un groupe centriste composé de sept élus, dont deux élus se réclamant du MoDem, les seuls rescapés de la descente aux enfers du mouvement de Bayrou pendant la campagne des municipales...
Marc Merger (MoDem) choisit Fabienne KellerMarc Merger, qui a fait un score tout à fait honorable aux cantonales (33 % au premier tour dans le canton 1), et Bornia Tarall ont choisi de suivre Fabienne Keller, ancienne UDF passée en 2002 à l'UMP. « Cela s'est fait de façon tout à fait naturelle, nous partageons les mêmes valeurs », reconnaît M. Merger. Tous deux devraient retrouver leur place dans les rangs du MoDem, dont ils ont été suspendus avant les municipales. Et vont très certainement s'intéresser à la question du leadership au sein du mouvement centriste, à Strasbourg. Il y a une place à prendre et ils sont les seuls élus du conseil municipal à pouvoir se réclamer de cette étiquette. Jean-Claude Petitdemange, Ludmilla Hug-Kalinkova et Chantal Cutajar étant manifestement passés à autre chose, le MoDem est à Strasbourg plus orphelin que jamais.
Christian Bach
J'ajouterais juste, que je ne crois pas un instant que le fait d'être élus municipaux (d'oppositions)puisse octroyer un droit à prétendre au leadership du MoDem strasbourgeois.
J'estime que ce n'est pas une question de personnes qui se profile là, mais bel et bien une remise en cause de l'indépendance du MoDem. Si le Mouvement Démocrate connaît des difficultés, sa seule chance d'exister et de peser à terme, passera par sa liberté vis à vis des autres formations. Liberté qui ne veut pas dire pour autant érection un mur de Berlin ! le dialogue, à gauche comme à droite, doit être possible. A l'inverse, la soumission n'est pas acceptable.
Mes choix pour la municipale, en raison du contexte strasbourgeois du MoDem sont connus, pour autant je ne n'ai pas sauté le pas pour figurer sur une liste UMP. L'occasion était là. J'ai eu à choisir entre diriger la campagne d'un candidat MoDem aux cantonales et une place sur une liste UMP, j'ai choisi le Mouvement Démocrate.
Aujourd'hui, des alliances internes se font pour permettre à des forces externes d'avoir la main sur le MoDem 67. Si nous n'y prenons garde, l'inconscience et l'arrivisme forcené d'un petit nombre conduiront ce mouvement à l'échafaud.
Le problème Marc Merger, Bornia Taralll, n'est que la partie émergée de l'iceberg. D'autres sont aux manettes et sous des aspects inoffensifs, peuvent choisir la voie de la féodalité. Seules comptent les places qu'ils ne pourraient acquérir en d'autres circonstances, par manque de charisme, de crédibilité, pour eux, seuls l'alibi du MoDem de service peut leur permettre d'acquérir un jour un poste politique. Dommage que des jeunes préfèrent cette solution à celle du combat politique.
J'en arrêterais là pour le moment.
Ces derniers ont montré une volonté claire de surmonter leurs différences et une initiative a été prise pour élaborer ensemble une charte commune de rassemblement des sensibilités qui composent le mouvement localement.
Unanimement, les militants du MoDem ont tranchés pour se rassembler dans un parti indépendant et libre, au-delà des clivages droite/gauche et autour du projet de François Bayrou incarnant l’alternative au centre de la vie politique française.
Le Mouvement Démocrate n’a de sens que parce qu’il a choisi cette ligne de conduite. A Strasbourg, il a refusé l'hégémonie de l‘UMP et du Tandem du temps de sa toute puissance. La conception que nous avons de la démocratie et le peu de place accordée aux valeurs centristes dans les programmes présentés à l’UMP comme au Parti Socialiste nous ont conduit à mener une liste municipale autonome et à présenter des candidats sous notre étiquette aux cantonales.
Eux seuls peuvent se réclamer de la légitimité du Mouvement Démocrate.
Aujourd’hui nous voyons ressortir des eaux troubles de leurs ambitions ceux qui n’ont jamais agis qu’en fonction de leurs intérêts. Rejetés par l’opinion publique, écartés par leurs amis UMP, M. Merger et Mme Tarall se raccrochent désespérément à Fabienne Keller pour survivre… C’est pathétique.
Par contre, se présenter en tant que MoDem est mensonger. Ces comportements sont ceux qui poussent les citoyens à se détourner de la politique.
En aucun cas nous n’admettrons d’être les supplétifs de quiconque.
Je réunirai prochainement les militants pour qu’ils puissent s’exprimer sur leur volonté de créer un parti libre et indépendant.
Jacques BON,
Président de la section de Strasbourg du Mouvement Démocrate
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jeudi, 17 avril 2008
MoDem : Bayrou met les partisans de la renaissance de l'UDF en minorité
UDF: Bayrou met ses opposants en échec
PARIS - François Bayrou a mis en échec mercredi soir les partisans d'une renaissance de l'UDF lors d'une réunion du bureau de l'ancienne formation centriste.
"Nous avons décidé (...) que le Mouvement démocrate allait continuer à se développer", a déclaré le président du MoDem à l'issue de cette réunion de trois heures. "Il n'y aura pas de retour à l'UDF historique", a-t-il ajouté en se réjouissant de ce "premier élément de clarification".
Selon M. Bayrou, cette décision a été votée à une large majorité de 19 voix contre six.
Une majorité encore plus large s'est dégagée sur la question de l'attribution du financement public. Celui-ci "ira au MoDem", a assuré M. Bayrou. Une convention va "édicter les règles entre les deux entités", a ajouté le président du MoDem. Elle portera notamment sur l'entretien du siège, a-t-il expliqué sans plus de précision.
Les partisans de la renaissance de l'UDF ont reconnu avoir été mis en minorité lors de cette discussion "franche". Le bureau n'a "majoritairement" pas souhaité que l'UDF retrouve une expression politique, a convenu le sénateur Jean Arthuis.
La minorité va continuer à "s'exprimer", a ajouté le sénateur de la Mayenne, partisan d'"un centre indépendant et suffisamment fort pour nouer des alliances claires".
François Bayrou avait convoqué ce bureau, chargé de veiller au respect des intérêts matériels et moraux de l'UDF, mise en sommeil le 30 novembre dernier à la veille du congrès fondateur du MoDem, pour vider la querelle l'opposant aux partisans de la renaissance de l'UDF.
08:00 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, Bayrou
lundi, 14 avril 2008
Texte de la conférence de presse de F.Bayrou
Conférence de presse du 14 avril :
"Ce combat n'est pas seulement pour nous, c'est un combat pour le pluralisme en France..."

Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) :
Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.
Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.
Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.
Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.
Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…
Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.
Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.
Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.
Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.
Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.
Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.
Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...
Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.
Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.
Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.
De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.
Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme, au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.
Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.
Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.
Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :
Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.
Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.
Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.
C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.
C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.
Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.
Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.
En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.
Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.
La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .
Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.
C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.
J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.
Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.
Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.
Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.
Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."
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vendredi, 11 avril 2008
Le Monde publie une note destinée à l'Elysée sur la fragilisation du Centre
Là on voit bien que ce sont les intérêts personnels de chacun qui l'emporte sur les convictions, entre ceux qui veulent garder leurs places et ceux qui en veulent de nouvelles, il y a de quoi faire. Le pire c'est qu'au final, tous ces gens ne se rendent même pas compte qu'à force de fragiliser le mouvement centriste, il viendra un moment où ils ne seront plus utiles à la majorité et ne gagnerons ni ne conserverons plus grand-chose. Il y aura déjà bien assez de mal à retenir les chiens fous de la majorité pour s'embarrasser de la multitude de groupuscules centristes qui ne représenteront plus rien.
L'intégralité de la note de l'Elysée pour fragiliser le MoDem
1) Plusieurs mouvements récents dans la famille centriste sont à noter.
Votre proposition à Michel Mercier pour appartenir officiellement à la majorité présidentielle a sans doute été un déclencheur puisque le président du groupe UC du Sénat ne s'en est pas caché.
Les ministres centristes (Hervé Morin, Valérie Létard, André Santini – Christian Blanc se tient à l'écart) ont alors redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre. Le petit groupe prêt à le faire atteindrait aujourd'hui le tiers de l'effectif.
Depuis le lendemain des élections municipales, Michel Mercier a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations-suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem.
Jean Arthuis, dans une interview au Journal du dimanche, est venu s'aligner pratiquement mot pour mot sur la position de Michel Mercier.
Thierry Cornillet, député européen centriste, que vous avez reçu, a de son côté publié un manifeste pour le Centre qui constitue à la fois une proposition et une analyse pertinente de la situation : le Nouveau Centre ne recrutera pas plus, par contre il est possible de retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou.
Dans le même temps, de nombreux élus dans le Grand Ouest, maires de petites villes (Douarnenez, Concarneau, Landerneau, Quimperlé) ne s'affilient pas au Nouveau Centre mais se réclament de l'Union centriste. Pierre Méhaignerie, comme il vous l'a d'ailleurs dit, les encourage dans ce sens. S'ils ne veulent pas venir à l'UMP, il préfère qu'ils n'aillent pas non plus au Nouveau Centre.
2) Derrière ces mouvements variés, plusieurs constantes peuvent nous permettre de continuer à compter sur l'ensemble de la famille centriste pour la recherche d'une majorité au Sénat et d'une majorité au Congrès.
Michel Mercier souhaite sincèrement être ministre et reste très intéressé par la possibilité pour un parlementaire de retrouver son siège directement, comme l'avant-projet de loi constitutionnelle le prévoit.
Jean Arthuis veut conserver la présidence de la commission des finances en septembre prochain.
Pierre Méhaignerie veut rester la référence centriste au sein de l'UMP.
Enfin, il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez, sans pour autant apporter tout cela au Nouveau Centre.
En conclusion, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le Nouveau Centre et le MoDem.
3) Il est clair que, depuis plusieurs semaines, cette analyse a été faite par Jean-Louis Borloo et son secrétaire général, Laurent Hénart. Le ministre d'Etat multiplie les entretiens et les déjeuners avec l'ensemble de cette mouvance et tente, en vain jusque-là, de la fédérer à son profit.
Dans ce contexte, la réunion que vous présidez [mercredi 9 avril] avec la majorité présidentielle n'en est que plus opportune.
11:57 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, bayrou, centrisme, UDF, nouveau centre, UMP
mardi, 08 avril 2008
MoDem Strasbourg, prochaine réunion
Notre réunion des militants du MoDem Strasbourg a montré une claire volonté de surmonter les différences qui ont pu nous diviser.
Le constat a été unanime pour rassembler au-delà des clivages droite- gauche des personnes qui proviennent d’horizons divers mais qui toutes, autour du projet de François Bayrou portent des valeurs humanistes et européennes.
Nous avons décidé de, concrètement, créer, ensemble, un courant politique lisible à Strasbourg. Pour ce faire nous avons arrêté un programme d’action.
1. Il nous est apparu nécessaire d’analyser les raisons de nos résultats électoraux bien loin de nos attentes.
2. Afin de préparer les prochaines échéances nous avons convenu de mettre en place des commissions programmatique plus spécialement tournées vers les rapports Strasbourg Europe, Alsace Europe et les besoins qui s’expriment fortement au sein de la population alsacienne.
3. Mettre en place un schéma d’organisation du parti à Strasbourg qui puisse être accepté par chacune de nos sensibilités et qui ait pour objectif d’éviter tout nouveau déchirement interne.
Je prends contact avec les candidats aux élections cantonales et à l’élection municipale, je vous rendrai compte de leurs réactions.
Je vous propose de vous rencontrer :
au restaurant de la Victoire à Strasbourg.
(salle au premier étage)
Afin d’être le plus efficace possible je vous demande de bien vouloir me faire part par mail de vos suggestions sur les points à l’ordre du jour et sur votre volonté de rassembler notre famille, avec ou sans conditions…Nous verrons alors si nous sommes capables ou non de nous unir ou plutôt si nous le voulons.
Je suis persuadé que membre d’une famille qui nous tient à cœur nous saurons faire les concessions nécessaires à l’organisation locale d’un parti qui existe toujours très fort chez beaucoup d'électeurs
Jacques BON
13:00 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, strasbourg, alsace, bas-rhin
lundi, 07 avril 2008
MoDem à reculons? Ce serait une erreur
Je ne crois pas que l'on puisse m'accuser d'être d'un enthousiasme sans borne sur la manière dont le MoDem a été constitué, pour autant, je crois que la résurrection d'une UDF à côté du MoDem serait une erreur. Nous ne ferions que diviser davantage le centre. Une UDF en tant que courant (à côté d'un Cap 21 et d'un MoDem direct) dans une structure fédérale, oui, en concurrence avec le MoDem, non. Il ne faut pas nier les diverses sensibilités qui composent ce mouvement, c'est-à-dire les Démocrates ET les centristes. Pour exister ces tendances doivent pouvoir s'exprimer au sein d'un même mouvement, voire se peser. Les choses ne sont pas ainsi, soit, ce n'est pas une raison pour retourner en arrière.
Un certain nombre de personnes veulent revenir au schéma classique UDF-RPR ou UDF-UMP, avec une soumission aveugle aux diktats d'une droite "décomplexée". Par opposition, certains modemistes veulent nous amarer davantage vers le PS, ce qui revient au même. C'est une chose à laquelle je suis opposé.
Le mouvement démocrate est dans une situation difficile, mais si nous continuons à créer X partis entre le PS et l'UMP, nous ne ferons que renforcer la bipolarisation d'un système qui en est déjà par trop imprégné. Ceux qui pensent être plus audible en multipliant les structures dites centristes, ne font que se diluer eux-même davantage.
Par contre, je suis intimement convaincu, que seule l'articulation et la co-existence entre Centristes et Démocrates permettra au MoDem d'exister, ce n'est que dans la diversité que l'on créera une troisième voie forte. Ne cédons pas à la tendance à créer une UMP du centre où tous se mêlent pour qu' au final, plus personne ne se reconnaisse vraiment dans ce parti.
Il faudra également penser à renouer le contact avec les centristes de tout bord, n'érigeons pas un mur de Berlin. Cependant, le MoDem décidera pour le MoDem, c'est un point non négociable.
François Bayrou assure qu'il ne reviendra pas en arrière
Reuters - Dimanche 6 avril, 19h50
PARIS (Reuters) - "Je ne reviendrai en rien en arrière" et "je ne céderai rien", a prévenu dimanche François Bayrou à l'adresse notamment de Jean Arthuis, qui entend "faire revivre l'UDF".
"Je ne reviendrai en rien en arrière. Je ne céderai rien. Ceci est l'engagement de ma vie. C'est l'attente de millions de Français", a déclaré le président du Mouvement Démocrate (MoDem) dans le cadre du "Grand Rendez-Vous" Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien-Aujourd'hui.
"Si je renonçais à ce grand engagement devant les Français que j'ai porté à l'élection présidentielle, alors, pour des décennies, il n'y aurait plus que deux propositions politiques en France, l'UMP d'un côté, le PS de l'autre", a-t-il expliqué.
"J'ai beaucoup aimé cette famille, mais l'UDF a trouvé son terme quand, en 2002, les 9/10e de ses élus sont partis avec Jacques Chirac pour faire l'UMP. Ce jour-là, on a vu que cette UDF-là, ce n'était pas une famille politique de solidité, c'était une famille politique de ralliement", a dit François Bayrou.
Le sénateur de la Mayenne Jean Arthuis a annoncé dans Le Journal du Dimanche son départ du MoDem et affirme son intention de "faire revivre l'UDF".
"On ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n'est pas le Temple solaire", dit-il. "C'est une phrase que j'ai entendue mille fois à mon propos", a répliqué François Bayrou.
Pour Jean Arthuis, "l'UDF n'est pas morte". "Si nous ne pouvons retrouver notre liberté 'à l'amiable', nous étudierons les voies juridiques de le faire", prévient-il.
Sophie Louet
13:00 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, Bayrou, UDF
Sur le Tibet
Je trouve anormal que l'on soit entrain de faire profil bas sur ce qui se passe au Tibet. L'on parle de noblesse du sport... Il serait peut-être temps de le démontrer en faisant comprendre à la Chine qu'elle ne peut pas faire tout ce qu'elle veut comme si de rien n'étais. Ce qui retient toutes les grandes organisations et les politiques de vraiment monter au front, ce sont les questions économiques. En effet, combien de millions sont investis dans les activités sportives? Je ne parle pas que des structures d'accueil matérielles, mais le sponsoring, les droits télévisuels et tutti quanti.
Peut-on accepter que pour des raisons financières des vies soient mises en jeu? Le sort des Tibétains est-il moins important que le bon déroulement des jeux olympiques? Si oui, c'est que notre monde à une drôle de vision de la valeur de la vie humaine.
Un premier pas est-fait par des manifestations, certains envisagent de boycotter la cérémonie d'ouverture, mais cela ne pourra être suffisant. C'est une question qu'il faudra prendre à bras le corps et cesser de faire la politique de l'Autruche. Je suis un peu hésitant sur la phrase de F. Bayrou disant que ce type de manifestation est aussi efficace que le boycott de la cérémonie d'ouverture, je pense qu'il faut entreprendre différentes actions et que le tout est complémentaire.
Sur le fait que Nicolas Sarkozy devrait s'entretenir avec ses homologues européens concernant le boycott, je suis tout à fait d'accord. C'est une occasion pour l'Europe de montrer qu'elle est capable de s'exprimer d'une voix commune, si même sur la question des droits de l'Homme ce n'est pas possible, alors il n'y a plus grand chose à en attendre. Il ne faut rien s'interdire, dans un monde où l'argent est roi, le combat pour la dignité humaine doit-être livré.
Peut-être faudrait il trouver un moyen de mettre en place quelque chose de fortement symbolique sur Strasbourg. Entre le Conseil de l'Europe, le Palais des droits de l'Homme et le Parlement européen, il serait bon de montrer que notre ville peut-être un fer de lance dans la bataille des Droits de l'Homme.
François Bayrou appelle ses partisans à manifester sur le passage de la flamme olympique à Paris
AP - Dimanche 6 avril, 18h46
PARIS - Le président du MoDem François Bayrou a appelé dimanche ses partisans à manifester lundi sur le passage de la flamme olympique à Paris.
"Je souhaite qu'ils manifestent", a-t-il dit lors du "Grand rendez-vous" sur Europe-1 et TV5. "Marielle de Sarnez leur a envoyé un message pour qu'ils soient sous la tour Eiffel à 12h ou 12h30, et qu'ils disent simplement 'Tibet' (...) par leur T-shirt ou par leurs mots" et ce "de manière non violente mais ferme".
"Plus il y aura de Parisiens à dire 'Tibet' sur le passage de la flamme, mieux la France des droits de l'Homme relèvera la vocation qui est la sienne", a estimé M. Bayrou.
Le président du MoDem a dénoncé les mesures de sécurité prévues lundi autour de la flamme, qu'il a jugées "absolument astronomiques": "60 motards, je ne sais combien de gardes du corps, des hélicoptères, 100 joggeurs-policiers (...) tout ça ne me donne pas l'impression de la France qui se sent bien dans cet événement", a-t-il ironisé.
M. Bayrou s'est dit "absolument certain que les dirigeants chinois ne peuvent pas ignorer ce que disent les peuples démocratiques, les peuples européens au moment du passage de la flamme".
"Manifester au moment du passage de la flamme, c'est aussi efficace que la menace de boycott de la cérémonie" d'ouverture des Jeux olympiques, a-t-il estimé.
Le boycott de cette cérémonie par Nicolas Sarkozy, "ce serait un geste extrêmement fort", a-t-il jugé. Mais il a souhaité que le chef de l'Etat, qui sera à partir du 1er juillet président en exercice de l'Union européenne, "en parle avec ses homologues européens". AP
08:20 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, modem, bayrou, sarkozy, europe, tibet
vendredi, 04 avril 2008
Coup de gueule
Je sais, c'est une habitude...
Personnellement je ne pourrais que recommander aux MoDem bas-rhinois de faire bien attention à ce qu’il est en train de se passer en interne en préparation des échéances fédérales à venir.
A ce jour, une tentative d’OPA est tentée par un certain nombre de personnes proche de l’UMP sarkosyste, la personne menant bille en tête ayant été sur la liste officiellement soutenue est investie par Nicolas Sarkozy à Schiltigheim.
Si encore le discours était cohérent, mais non cette personne n’a pas hésité pendant des années à combattre le processus d’union au sein de l’UDF. Cependant, l’on peut constater comme les convictions s’envolent lorsque des places se font miroiter. Après s’être présentée aux élections législatives sur la circonscription de Strasbourg IV, Anne Meunier a tentée de s’imposer sur sa commune, Oberschaffolsheim. Ayant échoué dans ses tentatives de négociations avec le maire en place, ce qui est fort incompréhensible lorsque l’on sait que seule une place pour une personne était demandée… On la retrouve investie par le MoDem certes, mais présente sur la liste du candidat choisi est investi par Nicolas Sarkozy. MoDem, Nouvelle Gauche UMP Nouveau Centre…
Certains jeunes sont prêts à tous les revirements de postures pour se faire élire tout en se revendiquant des nouvelles méthodes politiques, on voit que sur ce dernier point il n’en est rien. L’hypocrisie est poussée a son paroxysme.. Pour le coup je suis tout à fait à l’aise pour dénoncer ceci, ayant pour ma part refusé de figurer sur la liste municipale UMP pour être directeur de campagne d’un candidat MoDem aux élections cantonales.
Ce qui m’amuse c’est que cette personne incite les différents protagonistes qui feront l’élection interne à ne rien faire, car il est trop tôt, il faut attendre. Mais ne qui ne se gène pas pour réunir la section de Strasbourg IV, alors qu’elle n’en est même plus membre, habitant désormais Schiltigheim. Se baladant de section en section. Une seule personne dispose officiellement du listing MoDem, au jour d’aujourd’hui ce listing est usé à des fins personnelles pour une candidature personnelle pour prendre le contrôle de la fédération MoDem. A propos des listings, je me souviens que lorsque je collaborais avec Anne Meunier, elle disait régulièrement que tant qu’elle aura la main sur ces fichiers, elle trouvera toujours une place quelque part. Tout est dit, au demeurant cela marche on dirait, par contre, je ne l’ai jamais entendu s’exprimer sur le fond des dossiers par exemple.
Ah si ! je me trompe, je l’ai vu s’exprimer au cours de la campagne législative sur une manifestation organisée par Alsace Nature au carrefour Fegersheim-Lipsheim, les différents candidats ayant eu un temps de parole, pour lancer des attaques personnelles sur le préfet d’alors qui avait sa carte à l’UMP…
J’ai travaillé longtemps avec Anne Meunier lorsque je suis arrivé à l’UDF. J’ai pu découvrir ce qu’il y avait derrière le visage. Lors des dernières échéances départementales, lorsqu’avec Jacques Bon nous avons constitué notre propre liste, je l’ai eu un jour au téléphone, me traitant de tous les noms, car soi disant je voulais le poste de secrétaire départemental et que cela lui était réservé. Bel exemple de démocratie interne, un je n’étais pas candidat, deux on ne peut se réserver une place avant d’être élu.
Dans le domaine double langage, on a la revendication du poste du secrétariat départemental, mais à côté, le bureau politique n’existerait plus. Or si le bureau n’existe plus, nous sommes dans le schéma ou seul le délégué départemental est dépositaire d’une fonction au sein du MoDem, ainsi, le secrétariat départemental émanant du bureau politique, n’est plus valide non plus. Mais peut-être y a t-il des exceptions pour certaines personnes, en l’occurrence une seule…
J’ai également pu faire les frais d’informations qui ont été utilisés contre moi par cette personne. J’ai pu aussi constater ce qu’elle a été capable de faire pour tenter de m’écarter et de certains mensonges prononcés devant témoins. J’en veux pour preuve la manière dont la nomination de personne en charge de l’animation des sections s’est faite précédemment, ni Jacques Bon président de la section, ni moi-même n’avons été consulté quant à ce qui concernait Strasbourg. La chose a été réalisée soit disant sous l’égide du délégué départemental qui une fois interrogé n’était au courant de rien… J’ai envoyé deux emails en une ou deux semaines à la secrétaire départementale, incendiaire certes, je n’ai jamais eu la moindre réponse pas même un va te faire foutre ce qui, à mon sens, aurait été la moindre des choses, je me contente de peu.
Là où je ris encore devant les incohérences de la " grande dame " qui fut l’élève de Chantal Cutajar (l’élève à totalement dépassée le maître, en tout points) c’est lorsque l’on me fait attaquer sur l’accusation de ce que je dis ou écrit trop ce que je pense, et qu’ensuite l’on essaye de monter un certain nombre de personnes contre moi sur le fait que je ne jouerais pas franc jeu. J’ai mon sale caractère, je l’assume, je défie qui que ce soit de m’accuser de ne pas jouer franc jeu et de ne pas annoncer la couleur ! S’il est bien une chose qui me pose souvent problème en politique, c’est bien justement de trop jouer franc jeu.
Par ailleurs l’on m’a également informé que certaines personnes (suivez mon regard…) s’amusent à m’accuser de fuite sur des informations dont j’apprends l’existence au moment ou l’on me rapporte que j’ai été mis en cause ( désolé, mais moi je n’ai pas de boules de cristal me permettant d’avoir accès a toutes les informations, et au moment de la chose –pendant les primaires MoDem en l’occurrence, j’ai été absent de Strasbourg en congé maladie pour prêt de deux mois où j’ai totalement déconnecté du MoDem ayant d’autres choses à régler à ce moment-là).
Un certain nombre de choses ont été entreprises par des gens de toutes tendances, je dis bien TOUTES, car nous sommes tous conscient que si nous n’y parvenons pas, nous n’arriverons jamais à rien en l’état où nous sommes. Anne Meunier a décidé unilatéralement de constituer sa propre liste et sa propre mouvance ( avec l’objectif clairement affiché d’éliminer Chantal Cutajar, Ludmilla Hug-Kalinkova, Jean-Claude Petitdemange, Jacques Bon et certains suspendus qui sont entrain de se faire manipuler, car la responsable de leur suspension n’est pas Chantal Cutajar au final, mais quelqu’un d’autre qui n’assume pas ces actes et les fait porter par une tierce personne, la chose étant facile dans le cas présent).
Aujourd’hui, Anne Meunier porte SEULE, et ce quoi qu’elle en dise, la responsabilité de la division à venir.
Je me fiche désormais de ce qu’elle va pouvoir raconter, je sais très bien qu’avec son image de gentille petite fille et l’image que me donne mon caractère je vais être en mauvaise posture. Tant pis, au moins, moi, je peux me regarder dans la glace le matin.
Et surtout, si tant est que j’ai toujours penché vers l’UMP, tout le monde le sait, j’ai toujours été clair dans mes choix, je n’ai pas voté Nicolas Sarkozy bien qu’étant davantage à droite. Je ne suis pas allé sur la liste municipale UMP quand l’occasion s’est présentée (une adjointe au maire m’en ayant déjà parlé et demandé d’y réfléchir en octobre, puis Fabienne Keller me téléphonant elle-même), je n’ai pas de leçon à recevoir de modemistes se la jouant pur et sur et qui courent soutenir Nicolas Sarkozy ou figurer sur des listes soutenues et investies par Nicolas Sarkozy. Une liste qui ne peut être taxée de centriste, en effet, les centristes locaux de l’UMP et autres ne soutenant même pas cette liste gauche moderne – UMP- MoDem, qui au final s’est fracassée quand on voit d’où elle est partie à la base…
A ce jour, je me fiche de la réaction d’hystérie que va provoquer cette note. Les réactions et les réponses vont fuser par téléphones, mails. Je vais m’en prendre plein la figure connaissant les méthodes utilisées, des choses vont être racontés. Peu m’importe, que chacun croit qui il veut. De toute façon avec le temps, le voile de la vérité se lève toujours et si je dois paraître le " méchant ", tant pis. Qu’on m’accuse de ce que l’on veut, ceux qui me connaissent savent ce qu’il en est, quant aux autres, je n’y peux rien.
Le pire c’est que si tout ceci m’énerve, cela me fait presque plus rire qu’autre chose tellement on atteint le ridicule.
Au moins là les choses sont claires, en ce qui me concerne je ne laisserais pas Anne Meunier jouer sa partition sans dire mon mot. Si c’est pour finir dans une UMP bis, autant adhérer directement à l’UMP. Car elle ne peut nier avoir voté Nicolas Sarkozy au deuxième tour, c’était un de ses thèmes pour se positionner à droite sur une circonscription de droite (où elle a été devancée malgré tout par le PS, et où elle n’a su s’imposer sur sa propre commune pour les municipales malgré un bon résultat sur ce village aux législatives), puis avoir rejoint la liste municipale de Nicolas Sarkozy sur Schilitgheim. Elle est aujourd’hui considérable comme la représentante de la sarkosie au MoDem Bas-Rhinois en fait, en aucun cas de François Bayrou. Sait-il seulement qu'il a donné une investiture pour une liste d'union avec la liste sarkozyste de Schiltigheim?
Et encore j’aurais pu faire plus long et ajouter d’autres choses, je n’exclu rien pour la suite. La ligne rouge a été allègrement franchie, je suis libéré de toute forme de réserve désormais. Ensuite croira qui voudra. En tout cas, maintenant il y aura des raisons à posteriori pour justifier certains comportements, mais ce n’est pas grave.
12:10 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, UMP, sarkozy, strasbourg, alsace, bas-rhin, politique
vendredi, 28 mars 2008
Mouvement en construction
Il semble que la question de la lisibilité du MoDem commence à être prise en compte par Bayrou, du moins reconnais t-il déjà cela du bout des lèvres.
Le problème de la construction du MoDem est que l'on a tenté de faire fonctionner comme un parti politique opérationnel avec un corpus idéologique déjà bien établi, alors même que tout est en gestation. Le plus grave étant que les sensibilités qui composent le mouvement n'ont toujours pas réussi à créer la synergie nécessaire à la mise en place d'un outil fonctionnel.
Ensuite les alliances de second tour à géométrie variable, je pense que c'est acceptable par l'électeur, mais à la condition que la couleur soit annoncée dès le premier tour sur chaque ville. Je suis persuadé que maintenir le doute éloigne des personnes qui sont tangents, mais qui ne veulent pas d'une alliance soit avec le PS soit avec l'UMP et qui votent directement pour le parti antagoniste plutôt que de tenter un ticket qui, s'il peut avoir l'air intéressant, parait trouble sur le positionnement.
Malgré la défaite des municipales, Bayrou s'attelle à la construction du MoDem
Par Pascale JUILLIARD AFP - Jeudi 27 mars, 16h03
PARIS (AFP) - Malgré sa défaite aux municipales et les critiques sur sa stratégie, François Bayrou, convaincu du besoin d'un centre "fort et indépendant" en France, s'attelle à la construction du Mouvement démocrate (MoDem).
Le président du parti lancé dans la foulée de la présidentielle et fondé en décembre 2007, a tracé mercredi soir, lors d'une réunion du bureau exécutif, la feuille de route pour les mois à venir : "Priorité au projet et à l'organisation".
La première réunion post-municipales du bureau (composé de 29 personnes), a été décrite comme "apaisée et constructive" par Corinne Lepage (Cap 21), membre fondateur, qui a souhaité "qu'on se mette à travailler sur le fond".
La défaite à Pau de M. Bayrou et les résultats décevants enregistrés dans de nombreuses villes, dont Paris, ont certes confirmé que ce scrutin a été "le plus dur" dans la courte existence du MoDem.
La cote de popularité de M. Bayrou (-9 points à 56% selon Ifop Paris-Match) s'en est d'ailleurs ressentie.
Mais le "troisième homme" de la présidentielle ne se laisse pas décourager : "La plus grande gloire de l'Homme n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois", relève-t-il, citant - en anglais - le philosophe américain Ralph Waldo Emerson.
Le leader centriste met l'accent sur le score moyen de 15,9% des 350 listes autonomes du MoDem, les 34 maires et "près de 1.100" conseillers municipaux élus dans les villes de plus de 10.000 habitants.
Il reconnaît toutefois "une difficulté de communication" sur les alliances au cas par cas conclus avec l'UMP et le PS - jugées "illisibles" au sein même du parti - et "une crispation sur le droite-gauche au second tour", qui ont compliqué la donne pour le parti centriste.
Aujourd'hui, "la question est : y a-t-il en France deux propositions politiques, celles de l'UMP et ses satellites, du PS et ses satellites, ou est-ce que le centre, capable d'alliances mais indépendant, constitue une alternative", a déclaré M. Bayrou à l'AFP mercredi soir à l'issue de la réunion.
Or, les membres du bureau exécutif ont relevé "l'impasse" que constituent les deux autres projets. Les "insatisfactions" suscitées par l'UMP et Nicolas Sarkozy vont s'aggraver avec "le malaise social et la probable crise économique", le PS "va rencontrer son heure de vérité", notamment lors de son prochain congrès, estime-t-il.
Dans ces conditions, pas question de baisser les bras, d'autant que le mode de scrutin sera plus favorable au MoDem aux européennes de 2009 (proportionnel), voire aux régionales de 2010 si la proposition de modification de François Fillon est acceptée.
Les élus MoDem aux municipales seront donc réunis le 26 avril à Paris, un conseil national le 14 mai validera un règlement intérieur pour les fédérations départementales, et des "représentants de l'exécutif" entameront un tour de France pour discuter des attentes.
Un exercice de mobilisation qui sera nécessaire, à en juger d'après les déceptions exprimées par nombre d'adhérents (environ 60.000 en décembre 2007) sur les blogs d'internautes.
Certains des 11 sénateurs membres du bureau exécutif sont également critiques : "Nous devons faire des propositions de modification de la ligne politique, pour ne pas laisser penser aux Français que nous sommes devenus tout d'un coup de centre-gauche, et que nous avons abandonné le centre-droit", souligne Philippe Nogrix, qui ne veut pas d'un centre "hémiplégique".
"Le centre c'est être social, européen et libéral modéré. Il faut garder cette trilogie", dit-il.
09:25 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, bayrou, municipales
vendredi, 21 mars 2008
MoDem Strasbourg sur Facebook
Voici le lien vers le groupe du MoDem Strasbourg sur Facebook :
13:52 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, Strasbourg, facebook
mercredi, 19 mars 2008
Prochaine réunion sections Strasbourg (1,2 et 3)
Chers amis du MoDem Strasbourg,
Les élections municipales et cantonales sont maintenant passées.
Notre parti y a connu des succès mais aussi des désillusions.
Il me semble absolument nécessaire que les adhérents de Strasbourg aient maintenant l'occasion de s'exprimer et de jeter les bases d'une reconstruction politique autour d'un MoDem apaisé.
Rassembler les démocrates, quelle que soit leur famille d'origine, est la condition sine qua non d'une existence sur Strasbourg.
Pour cela, Président de la 1ère circonscription, j'invite tous les adhérents à une rencontre :
Jeudi 27 mars 2008
A partir de 20h
Au Restaurant de la Victoire
(salle premier étage)
Notre ordre du jour sera :
- analyse de la situation du MoDem à Strasbourg
- base et principe d'une reconstruction
Cordialement,
Jacques BON
Contact et informations : Arnaud LEHMANN
13:10 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, strasbourg, bas-rhin, MoDem
lundi, 17 mars 2008
Ambiance au MoDem...
La justice se mêle également de la vie des partis. Au vu de ce que j'ai pu lire sur les différents forums et blogs du MoDem, je ne suis pas tellement surpris que des actions en justices soient entreprises par des adhérents contre le MoDem. La glorification de statuts conduit à ce genre de choses, je ne suis pas certains que cela soit une bonne manière de régler des conflits, je tends à penser que c'est de la faiblesse que d'en passer par la justice en politique. Je viens de trouver ceci sur plusieurs sites, cela montre bien l'ambiance du parti (si tous les suspendus s'y mettent, les prochaines réunions du Modem se feront en palais de justice!) :
Plainte en référé avait été déposée contre la suspension de Sylvie ROBIN, Bruno ROUZADE et Olivier DEFOSSEZ par le Président du Comité de Conciliation et de Contrôle, les deux premiers pour avoir rallié la liste PS d’Alain ROUSSET et le troisième pour avoir oeuvré à ce ralliement.
Le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris s’est déclaré compétent pour statuer sur la requête de Monsieur Olivier DEFOSSEZ, Sylvie ROBIN et Bruno ROUZADE.
Leur suspension du MoDem pour leur soutien à la liste d’Alain ROUSSET a été jugée en ces termes :
« Constatons que les décisions, du 6 février 2008, du président de la commission nationale d’arbitrage et de contrôle suspendant du Mouvement Démocrate Monsieur Olivier DEFOSSEZ, Bruno ROUZADE et Sylvie ROBIN constituent, par les violations graves des statuts du Mouvement Démocrate qu’elles comportent, un trouble manifestement illicite ;
Ordonnons leur suspension ; constatons que cette mesure emporte restitution aux intéressés de leur qualité d’adhérents du Mouvement Démocrate ; Condamnons le Mouvement Démocrate à leur payer chacun la somme de 1.000 € au titre de l’article 700 du Code de procédure civil et les dépens ;
Fait à Paris le 5 mars 2008
Le Greffier : Stéphanie NABOT Le Président : L.M. RAINGEARD »
20:18 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, bayrou, justice
MoDem en difficulté
Je suis d'accord sur certains points, Bayrou va trop loin et n'a pour seul objectif que l'élection présidentielle de 2012, peu lui importe de faire vivre le mouvement. J'aurais préféré que le MoDem s'appuie davantage sur l'UDF (parti structuré depuis quelques temps déjà, et parti dont beaucoup oublient volontairement dont le candidat investi était François Bayrou aux présidentielles, le MoDem 'existant pas alors), là où je ne suis pas c'est dans le suivisme vers lequel tendent un certain nombre d'élus. Le MoDem n'incarne pas un rassemblement des sensibilités centristes à ce jour, c'est davantage un patchwork de déçus de la gauche, d'exclus de l'UMP qui se cherchent une place. Il faudra structurer ce mouvement afin qu'il devienne la véritable représentation de la pensée centriste et humaniste, avec les Démocrates de sensibilité souvent centre-gauche, mais il faut éviter un glissement total vers la pure opposition.
MoDem: le sénateur Arthuis souligne "l'échec de la stratégie d'autonomie"
PARIS (AFP) - Le sénateur Jean Arthuis, membre du bureau exécutif du Mouvement Démocrate, a jugé lundi que les municipales ont montré "l'échec de la stratégie d'autonomie" du MoDem, et réclamé une "réunion d'urgence" de ses instances dirigeantes et de celles de l'UDF, qu'il veut "faire revivre".
"On est dans une impasse stratégique", a estimé M. Arthuis, interrogé par l'AFP. "Le MoDem est complètement illisible dans cette élection. Dans ses alliances à la carte je n'ai pas trouvé de référence programmatique".
"Je n'imagine pas rester au sein du MoDem. Je suis frappé par l'inorganisation du mouvement, par une gouvernance insaisissable", a-t-il ajouté. Il a exprimé son souhait de "faire revivre l'UDF", estimant qu'il faut "sortir de ce kaléidoscope incompréhensible et illisible".
Le sénateur de Mayenne va donc demander au président du MoDem François Bayrou "de convoquer les instances dirigeantes d'urgence", celles du MoDem mais aussi celles de l'UDF qui selon les décisions du congrès de Villepinte (Seine-Saint-Denis) "existent toujours juridiquement".
Aux municipales, "les seules élections de membres du MoDem sont le fruit d'alliances avec des formations de droite", a-t-il fait valoir en citant les exemples de Mont-de-Marsan, Saint-Brieuc et Talence.
"Je veux que nous recréions la grande famille centriste telle que l'UDF en a été l'expression", a-t-il souhaité. "Je lance un appel à tous les centristes, ceux du Nouveau Centre et ceux qui ont milité antérieurement à l'UDF".
Par ailleurs, Thierry Cornillet, député européen du Mouvement démocrate (MoDem), a jugé lundi "suicidaire" la stratégie de François Bayrou, qui, selon lui, "sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle".
"La stratégie de François Bayrou est suicidaire : il sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle, et un parti qui n'a pas d'élus ne pèse pas dans la vie politique", a déclaré à l'AFP M. Cornillet, qui a annoncé dès dimanche soir son intention de créer un courant de centre droit au sein du MoDem.
Comme il l'avait déjà dit au congrès fondateur du Modem, en décembre 2007 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), M. Cornillet a réaffirmé que "la stratégie de Bayrou a fracassé le centre, parce que c'est une stratégie qui manque de lucidité et d'honnêteté". Selon lui, le "scrutin majoritaire à deux tours (...) oblige à admettre qu'on a besoin, quel que soit son score de premier tour, d'un allié de deuxième tour".
Et l'honnêteté "consiste à dire avant le premier tour avec qui on va être alliés, sinon ça devient de l'opportunisme" qui "détruit l'image et la crédibilité de notre formation", a-t-il ajouté. "Il y avait 118 députés quand François Bayrou est devenu président de l'UDF en 1998, il en reste trois", a-t-il déploré. "On a perdu la moitié de notre groupe sénatorial, on n'a quasiment plus d'élus de terrain".
C'est pourquoi M. Cornillet, ancien président du parti radical valoisien (1997-1999), tout en "restant au Modem", propose une "clarification de ligne politique" passant par "un partenariat pour les réformes avec la majorité présidentielle". "Je ne veux pas laisser le piètre successeur de l'UDF aux mains d'une direction nationale qui continue à aller dans le mur", a-t-il affirmé.
15:00 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, bayrou, UDF
jeudi, 13 mars 2008
Communiqué des 4 candidats strasbourgeois aux cantonales
Les Strasbourgeois ont exprimé dimanche dernier la volonté d’un profond changement. Ils ont sanctionné plus qu’un bilan ,ils ont sanctionné la façon de « gouverner » de la Municipalité sortante ainsi que le manque d’écoute.
Pourtant dans ce contexte local favorable au Mouvement Démocrate, ce dernier n’a pas atteint à Strasbourg le score auquel il aurait pu prétendre.
Quels enseignements tirons-nous ?
Qu’il fallait que la famille Démocrate soit rassemblée pour faire avancer ses idées. La tête de liste a choisi de cliver cette famille en refusant de faire la synthèse de la tradition humaniste, de la tradition sociale du centrisme et de la modernité des temps présents.
Qu’il fallait concevoir, mettre en mouvement et en synergie une liste municipale crédible, c’est à dire représentant la diversité de nos quartiers et composée de personnalités représentatives de la société civile.
La tête de liste a choisi d’écarter des compétences reconnues au profit d’amitiés parfois récentes, opportunistes ou éphémères.
Que le projet municipal se devait être un projet convaincant pour le Strasbourg Européen et post industriel de demain. La tête de liste a choisi de bâtir un programme qui soit une série de « mesurettes » simplistes ou démagogiques et irréalistes, en écartant entièrement le fruit du travail des groupes de réflexion qui l’entouraient initialement, comme celui des autres groupes de travail mis en place par l’UDF-Modem
Nous constatons que la tête de liste a démontré :
- Son incapacité à tenir le leadership moral et intellectuel nécessaire pour piloter un projet politique.
- Son manque de considération pour sa propre équipe et ses colistiers
- Son manque de démocratie dans les processus de décision.
- Son souhait de privilégier le culte de sa personnalité au détriment du mouvement politique (élément essentiel qui structure la vie publique en démocratie).
L’absence d’une analyse rigoureuse de la situation locale, l’absence d’un vrai projet politique répondant aux grands enjeux présents et futurs d’une grande cité, ont conduit à développer une somme de promesses et d’arguments démagogiques martelés par une campagne de publicité de type « grande distribution » très efficace pour vendre des téléphones portables mais si proche du populisme et de ses avatars.
C’est avec une grande tristesse que nous sommes amenés à cette conclusion pathétique pour les démocrates que nous sommes : la tête de liste nous a amenés tout au fond.
Mais seule cette lucidité sans fard permettra le rassemblement que nous appelons de nos vœux. Il faudra permettre à tous les militants Strasbourgeois du MoDem d’en débattre sereinement.
Nous prenons l’engagement de tout mettre en œuvre pour retrouver l’esprit collectif, de fédérer l’ensemble des sensibilités au service d’une grande ambition pour notre mouvement. Nous proposons de bannir toutes démarches individualistes, condition nécessaire pour retrouver le chemin du succès.
Dimanche, une alternance se dessine. Résultat d’une volonté des Strasbourgeois d’être écoutés, respectés et consultés. Le MoDem, par la voix de François BAYROU porte naturellement cette préoccupation.
Les valeurs du centre gauche et du centre droit, du courant démocrate, imprègnent notre Région ; elles continuent à se manifester dans les élections comme l’ont montré les scores réalisés par les candidats du Modem aux élections cantonales.
Nous nous fixons comme ardente obligation de reconstruire cette troisième voie désirée par nos concitoyens. Nous le ferons, dans la pluralité et sans exclusive, dans le respect de toutes les sensibilités qui aujourd’hui se retrouvent au sein du Mouvement Démocrate. Nous invitons particulièrement les colistiers de la liste municipale MoDem qui le souhaitent à s’impliquer et à partager le bilan de cette campagne, à préparer l’avenir au service de notre idéal commun.
Jacques BON - Ludmilla HUG-KALINKOVA - Marthe SCHWAB - Arnaud WEBER
16:33 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, bas-rhin, strasbourg, <






