lundi, 14 décembre 2009

Chuchotements du jour, bonjour...

Ce qu'il y a de bien avec les Chuchotements des DNA, c'est qu'on lit souvent de drôle de choses le lundi matin à l'ouverture de son canard. Le MoDem y joue aujourd’hui encore de sa petite musique. Je plains les journalistes qui doivent suivre nos petites histoires, ils ne doivent plus y comprendre grand-chose. Notre partition relève davantage de la cacophonie que de la symphonie. Mais au moins, nos chroniqueurs trouvent toujours de quoi faire un petit papier ou filet. A défaut de prouver notre utilité politiquement, nous sommes utiles à la PQR alsacienne. Triste consolation cependant… Nous payons l’absence d’un véritable maître d’orchestre.

 

Aujourd’hui, nouvelle péripétie, on annonce l’existence d’un bug informatique au cours de la dernière consultation du Mouvement Démocrate concernant les Européennes. Magnifique ! Je suis des personnes qui ont voté contre le package qui nous était alors fourni pour l’ensemble des grandes régions. Que lis-je ce matin ? l’aveu de la présidente du MoDem 67 qui explique que lorsqu’on cliquait non, on votait oui ! C’est fort de café là ! j’ai potentiellement voté oui à l’insu de mon plein-gré ! Déjà que localement, la présidente du MoDem 67 a une conception bien personnelle de la tenue d’une élection ou d’une consultation, ici l’informatique s’en mêle alors que le national chapeaute… Où va t-on ?


On va nous demander de voter oui ou non à la validation du Tandem Wehrling / Ullrich-Mahlet pour la liste du MoDem en Alsace dans les prochains jours. Il y a de quoi s’interroger sur les résultats qui sortiront de ce mini référendum avec ce type d’informations. Mais est-ce réellement une consultation ? Quel nouveau bug allons nous avoir ? L’inversion des boutons? Oui pour non et non pour oui ? Pas sûr qu’en Alsace cela ne soit pas porteur pour le Tandem par contre, en tout cas dans le Bas-Rhin. On nous annonce l’utilisation d’une société indépendante, soit, mais chat échaudé craint l’eau froide.


Ce type de révélation jette la suspicion sur un scrutin par ailleurs discutable sur la forme. On propose au militant de valider un diktat national, pas de choisir celui ou celle qui incarne le mieux ses idées. Pilule amère à avaler pour quelqu’un d’attaché à une expression démocratique et pluraliste. A fortiori au sein d’un parti qui se revendique démocrate.

 

 

MoDem : non à la mascarade

 

A partir d'aujourd'hui et jusqu'à lundi prochain, les militants du MoDem Alsace sont consultés par internet sur le ticket Yann Wehrling / Odile Uhlrich-Mallet pour les régionales. Dans le Bas-Rhin, la fronde anti-Bayrou ne s'est pas calmée. Cette « mascarade de vote » rappelle furieusement à certains les européennes où le début de la liste était ficelé avant la consultation des militants. « Quand tu votes pour, ça enregistre un vote pour et quand tu votes contre, ben ça enregistre aussi un vote pour. Un bête bug informatique » avait alors répondu la présidente Anne Meunier à un militant ! Cette fois-ci, la majorité des Bas-Rhinois est bien décidée à imposer le rassemblement centriste au-delà du MoDem, seule chance de réaliser un score à deux chiffres au 1er tour. Le MoDem 68 semble en revanche épargné par les luttes internes. Sa présidente Odile Uhlrich-Mallet et son vice-président Hubert Ott sont revenus requinqués du congrès d'Arras. Ils répètent que le MoDem défendra « le pluralisme » et « la liberté de choix des électeurs » au 1er tour des régionales. S'il évoque des « contacts » informels avec Europe Écologie Alsace, Hubert Ott prévient que le MoDem n'est pas un « un parti de supplétifs ». Certains militants excluent une alliance avec l'UMP dont ils stigmatisent le « caporalisme ».

 

Édition du Lun 14 déc. 2009

 

 

mardi, 08 décembre 2009

MoDem 67 au détour d'un article sur le passage de N. SARKOZY en Alsace

 

Si je me réfère au nombre de Robespierre en herbe au sein du MoDem 67, je risque de faire connaissance avec les joies de la décolation avec la publication de ce post.  Nombre de mes collègues oranges confondent démocratie et absolutisme... Les édits de notre monarque national ne sont pas là pour aller dans un sens inverse. Une note mêlant UMP, Nicolas SARKOZY, Philippe RICHERT, régionales et MoDem 67… Une véritable hérésie ! Je pense que  s’il  est un crime de lèse-majesté par excellence au MoDem, c’est bien celui-là.


Ceci étant, je ne cite l’article que pour la mention surlignée. Ici au moins notre position est relayée dans un quotidien national ( Le Figaro en prime, mon cas s’aggrave ). La question de l’union avec l’UMP n’entre pas en ligne de compte, le Bureau a clairement affirmé son choix de l’indépendance de premier tour pour le MoDem.

 

Les choses ne sont pas aussi simples que ne le laisse entendre la journaliste. Ce n’est pas tant la personne de Yann WEHRLING qui est problématique que la symbolique qui se dégage de ce choix. Il y a un décalage complet entre ce que veulent imposer François BAYROU et Marielle DE SARNEZ en Alsace avec le terreau centriste local.

 

Cependant, si le but est de faire en sorte que le MoDem ne fasse pas 5%, alors j’applaudis des deux mains les diktats parisiens. On pourrait difficilement faire mieux.

 

Les instances locales ont une vision différente des choses et ont décidé de ne pas jouer les moutons de Panurge pour une fois. L’ouverture à l’ensemble des sensibilités du centrisme alsacien a été préféré à la chasse au Vert.

 

Au demeurant, l’écologiste votera écolo et certainement pas Yann WEHRLING, l’ancien Vert. Au passage, je remarque que le seul titre de noblesse de la tête de liste adoubée par François BAYROU, c’est ancien Vert… C'est tout ce que les journalistes trouvent à lui accoler. De même pour les réunions organisée par le Mouvement Démocrate national au vu de certaines invitations. Difficile de faire autrement pour un politique qui n’a jamais réussi à obtenir un mandat électoral. Et ce ne sera pas pour cette fois non plus selon moi.

 

Déplacement symbolique de Sarkozy en Alsace

Yolande Baldeweck - Correspondante à Mulhouse

Le sénateur Philippe Richert est tête de liste UMP en Alsace.
Le sénateur Philippe Richert est tête de liste UMP en Alsace. Crédits photo : AFP

Le chef de l'État se rendra mardi dans l'une des deux seules régions détenues par la droite.

«Déjà en 2004, ce n'était pas gagné d'avance !» Philippe Richert, premier questeur du Sénat, tête de liste UMP en Alsace, cherche à se rassurer. Mais surtout à mobiliser ses amis. Car la majorité du conseil régional se trouve dans une situation inédite. Après le décès d'Adrien Zeller, elle s'est choisi comme président André Reichardt, 60 ans, maire d'une ville de la banlieue de Strasbourg, plutôt discret jusque-là. Richert, 56 ans, qui n'était plus conseiller régional et avait quitté la présidence du conseil général du Bas-Rhin en 2008 pour «se consacrer au Sénat», était alors hors course. C'est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy effectuera une visite mardi en Alsace.

Reichardt s'est engagé à se ranger derrière Richert aux régionales. Et depuis trois mois, le nouveau président n'est pas resté inactif. Confronté à une dégradation économique, il a mis les bouchées doubles et lancé un plan agir pour l'emploi. «Chacun est à sa place. Philippe est tête de liste et moi je m'occupe du quotidien de mes concitoyens», assure-t-il, se refusant d'entendre ceux qui «voudraient les jouer l'un contre l'autre.»

 

Renouvellement laborieux

 

Richert n'a pas la tâche facile. La constitution de la liste s'avère compliquée, le renouvellement laborieux, même s'il annonce «entre 30 et 40 % de nouveaux». Il a dû faire face à la fronde des parlementaires haut-rhinois, relayée par la députée de Mulhouse, Arlette Grosskost, sa tête de liste dans le Haut-Rhin, lui reprochant de vouloir cumuler son mandat de sénateur et la présidence de l'exécutif régional. Pour couper court, il a annoncé vendredi qu'il quitterait le Sénat s'il est élu président et si la loi sur la réforme des collectivités est votée. Par ricochet, cela ferait le bonheur de Reichardt qui remplacerait Richert au Palais du Luxembourg. «Il faut foncer maintenant, aller à l'écoute des Alsaciens», s'impatiente le sénateur Hubert Haenel, persuadé que «Paris doit marquer de la considération à l'Alsace, par exemple en nommant un ministre plein».

S'il tarde à finaliser sa liste, c'est aussi parce que Richert attend d'y voir plus clair chez les centristes. À l'instar de Zeller, il se dit ouvert «aux centristes et aux défenseurs de l'environnement». Les premiers sont divisés entre le MoDem et Force centriste d'Alsace, la majorité des responsables du MoDem bas-rhinois refusant par ailleurs la stratégie de François Bayrou d'imposer l'ex-Verts Yann Wehrling comme tête de liste.

Les candidats d'Europe Écologie se sont eux accordés avec Antoine Waechter, sont en ordre de marche derrière Jacques Fernique (Verts), convaincus d'être en mesure de conquérir la région. Sans dire cependant comment Waechter, tenant de l'écologie indépendante, acceptera de négocier avec la gauche et avec le président de la communauté urbaine, Jacques Bigot (PS). Le maire d'Illkirch mise sur une liste rajeunie et très à gauche. Et pour séduire le monde rural où Richert est bien implanté, le PS table sur la présence, en seconde place, de Dominique Hoeffel, fille de l'ancien sénateur UMP Daniel Hoeffel.

Dans : Le Figaro

 

 

jeudi, 03 décembre 2009

MoDem 67 : motion votée par le Bureau le 02/12

 

 

Le bureau politique du Mouvement Démocrate du Bas Rhin, après avoir écouté le compte rendu des rencontres menées auprès des différentes composantes centristes alsaciennes et en présence de la totalité des membres de la Présidence collégiale  (les 4 vice-présidents et la présidente) et du délégué départemental et du secrétaire départemental :

Prend acte de la volonté de tous d'obtenir une liste de rassemblement centriste, seule capable de pérenniser notre présence politique dans la région.

Dit que cette liste devra être indépendante et défendre les valeurs centristes et que le Mouvement Démocrate doit en être un élément déterminant et moteur. Le bureau mandate l'équipe désignée au précédent bureau ( Ludmilla Hug Kalinkowa, Yveline Moeglen, denis Garcia et Julien Viel autour du Vice Président Jacques Bon) pour continuer les consultations en ce sens.

Dit qu'il ne peut accepter que la consultation des militants ne soit qu'une parodie de démocratie. Le corps électoral doit être connu, le scrutin public et des instances de contrôle instituées. Faute de quoi le bureau se désolidarisera de cette consultation. Le bureau fait confiance à François Bayrou pour comprendre sa position.

 

mercredi, 25 novembre 2009

MoDem : un Tandem pour l'Alsace

Cette fois c'est fait. Le Bureau exécutif du MoDem propose un Tandem pour l'Alsace, Yann WEHRLING / Odile UHLRICH-MALLET.

 

J'admire le procédé démocratique qui à conduit à ce choix au mépris d'une véritable consultation des adhérents alsaciens. Il est vrai, que les instances nationales connaissent plus finement le substrat politique d'une région que ces ressortissants...

 

Mais soyons rassurés, nous pourrons voter oui ou non au Tandem imposé.

 

Ce sera à chacun de prendre ses responsabilités désormais.

 

Article paru ce matin sur le site de l'Express :

 

 

Le MoDem commence à dévoiler ses têtes de liste pour les régionales

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 25/11/2009 à 08:18 - mis à jour le 25/11/2009 à 08:25

Parmi elles, l'ex ministre Azouz Begag,  et l'ancien leader des Verts, Yann Wehrling.

Le bureau exécutif du Mouvement démocrate a désigné mardi soir une dizaine de candidats pour conduire des listes MoDem aux prochaines élections régionales, dont l'ex-ministre Azouz Begag, tête de liste régionale en Rhône Alpes.

Dans ce choix, qui doit être encore validé par les militants, figurent l'ancien ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag, et l'ancien leader des Verts, Yann Wehrling, qui devrait conduire la liste en Alsace.

l4ex ministre Azouz Begag lors d'une conférence de presse à Lyon, le 15 mai 2007.

AFP/Archives/Philippe Merle

l4ex ministre Azouz Begag lors d'une conférence de presse à Lyon, le 15 mai 2007.

En Rhône-Alpes, M. Begag sera associé à la présidente du groupe MoDem du conseil régional, Fabienne Faure, tête de liste départementale dans l'Ain, a indiqué à l'AFP une source proche du MoDem.

En Alsace, Odile Ulrich, conseillère régionale, a été désignée tête de liste départementale dans le Haut-Rhin.

Le MoDem s'est engagé à respecter la parité homme-femme sur ses listes. Il compte également favoriser la venue aux affaires de personnalités nouvelles, parfois issue de la société civile.

"Dans toutes les régions, le renouvellement que je souhaite conduire est de porter aux responsabilités des gens qui sont arrivés à la politique par le mouvement démocrate, c'est à dire une génération réellement nouvelle et avec ces valeurs là qui ne sont pas les valeurs traditionnelles de la vie politique", a expliqué à l'AFP le président du MoDem, François Bayrou.

Symbole de cette nouvelle génération, le candidat pressenti pour conduire la liste en Ile-de-France, Alain Dolium, est un chef d'entreprise de 42 ans d'origine antillaise, adhérent du MoDem depuis deux ans, encore jamais élu.

"C'est quelqu'un qui a un parcours qui répond à la question de l'ascenseur social en panne. J'ai beaucoup aimé qu'il fasse ce parcours, dans le monde de l'entreprise, des technologies nouvelles, lui qui venait des cités", a dit M. Bayrou.

Parmi les autres candidatures retenues figurent celles du député Jean Lasalle en Aquitaine et du maire de Saint-Brieuc, Bruno Joncour, en Bretagne.

Ont également été désignés le maire d'Herouville-saint-Clair Rodolphe Thomas en Basse-Normandie, la conseillère régionale Danielle Jeanne en Haute-Normandie et la conseillère régionale France Mathieu en Picardie.

La sélection devrait se poursuivre la semaine prochaine.

Les têtes de liste régionales et départementales retenues seront soumis au vote des militants courant décembre, après le prochain congrès du MoDem prévu à Arras du 4 au 6 décembre.

 

mercredi, 18 novembre 2009

MoDem 67 : Communiqué de presse

 

Le Modem 67 vient de décider à la majorité de sa présidence collégiale et de son bureau politique de lancer une offre publique de dialogue à l'ensemble des forces centristes du Bas-Rhin pour créer les conditions d'un rassemblement autour d'un projet pour l'Alsace.

Pour conduire ces discussions il a été décidé de désigner autour du vice Président Jacques BON, une équipe composée de Ludmilla HUG-KALINKOVA, Yveline MOEGLEN, Denis GARCIA et Julien VIEL.

Cette orientation consiste à s'ouvrir à toutes les composantes centristes dont les valeurs sont enracinées en Alsace enrichies du nécessaire développement durable qui sous-tend toute action politique.

Bien évidemment, le bureau national et François Bayrou ont été saisis de cette initiative.

 

samedi, 03 octobre 2009

Après le Bureau interdépartemental du MoDem Alsace...

Au sortir de la réunion de la coordination des Bureaux des MoDem 67 et 68, je suis de plus en plus perplexe sur l'avenir du Mouvement Démocrate en Alsace.

La réunion régionale a eu pour mérite d'être moins animée que celle du seul modem bas-rhinois. Moins de hurlements, moins d'insultes. Mais un peu moins de monde également.

Il y a une très nette différence de mode de gouvernance entre le MoDem 67 et le MoDem 68. L'affaire de la conférence de presse au nom du MoDem Alsace sur le cas particulier de la centrale nucléaire de Fessenheim en est emblématique.

Dans le Haut-Rhin, la Présidente, Odile UHLRICH-MALLET, a consulté les instances et les militants avant  de déclarer qu'il fallait fermer Fessenheim. Dans notre département, c'est tout le contraire. Seul un petit cénacle a eu voix au chapitre. La présidence collégiale n'a même pas été informée. Ce point avait déjà été évoqué jeudi en bureau 67 et un vote «forcé»   avait dénoncé la méthode par 21 voix sur 29 (Anne MEUNIER,  à l'image d'un automate, se contentant de répéter qu'elle est présidente et qu'il n'y aura pas de vote).

Il est intéressant de noter que même le propre porte-parole d'Anne MEUNIER n'était pas dans la confidence sur cette prise de position engageant notre Mouvement.  Ceci démontre par ailleurs la totale inutilité de ce « représentant ».  Concernant Fessenheim, c'est  une problématique qui mérite le temps de la réflexion et non la précipitation. Ce n'est pas un sujet qui se discute entre trois copains, entre deux bières.

Le pseudo porte-parole se révolte tout de même un peu maintenant. C'est qu'il fallait d'abord obtenir le poste tant convoité avant que d'émettre un avis contradictoire. Belle preuve de courage ! La politique de la girouette comme boussole, voilà qui promet un bel avenir. Au fond, là j'ai un peu de compassion pour Anne Meunier, son dos prend de plus en plus des airs de famille avec l'oursin. Après tout, a quoi bon la reconnaissance envers ceux qui nous ont fait ? Il faut probablement rappeler qu'il ne suffit pas de se contempler dans un miroir pour devenir le Prince selon Machiavel. Au demeurant, si la mèche faisait le politique, il y a longtemps que les coiffeurs feraient la pluie et le beau temps dans cet univers. On en est loin.

On a en ce moment une belle démonstration de l'impossibilité de créer une dynamique d'équipe lorsque les seuls éléments constitutifs en sont l'addition des ambitions et le « tout sauf X ». La fidélité est une denrée rare dans le monde politique. C'est même un mot qui semble révulser de soit-disantes « étoiles montantes » de notre mouvement. Mais passons, il y a toujours un effet retours à ce genre d'attitude.

La leçon de jeudi soir n'a guère portée des fruits. La remise en cause semble être un concept incompréhensible pour l'un ou l'autre de nos dirigeants. Alors qu'une motion de défiance sur la politique menée par Anne Meunier a été votée par le bureau du Bas-Rhin (20 voix pour, 2 abstentions, 7 contre), cette dernière continue sur sa lancée, comme si de rien n'était. Se rêvant Grande Reine, elle n'arrive à comprendre qu'elle suit la voie d'une Marie de Médicis. L'exil n'est plus très loin, il lui suffira de franchir la frontière... Avec une fin peut-être plus heureuse au vu des offres...

Alors que même la présidente du Haut-Rhin et son délégué départemental sont favorables à une consultation des adhérents sur le choix de la tête de liste, la Tsarine Bas-Rhinoise et son Consort s'y opposent catégoriquement. Cette consultation a pour but de permettre aux adhérents de faire un choix, avant que les autorités parisiennes ne nous imposent de valider ou non le choix fait en haut-lieu. Nous sommes nombreux à penser que nous devons nous prendre en main localement et à ne pas vouloir attendre l'onction nationale.

Consulter les adhérents? Quelle idée ! c'est totalement impensable pour le Triumvirat Meunier-Juhl-Werling. Fort heureusement, tous ne rechignent pas à accorder un peu d'attention à l'expression militante. La coordination régionale a donc voté pour la mise en place de la consultation. Une trentaine de personnes étant favorable, on note deux abstentions et une membre s'y opposant. Évidemment, la présidente du Bas-Rhin, le Consort et deux ou trois affidés ont refusés de participer au vote. Nouveau désaveux au final pour Anne Meunier & Co. Nul doute qu'ils feront ce qu'il faut pour saborder cette opération de consultation.

Militants du Bas-Rhin, comprenez bien que votre avis importe peu pour notre direction. Celle-ci ne sait que se réfugier derrière le bouclier parisien pour masquer ses insuffisances.

Les choses sont encore un peu floues sur la question des candidats à la tête de liste régionale. Le délégué départemental du Haut-Rhin a réussi à pousser  à ce que les choses se décantent un peu. Odile UHLRICH-MALLET, se faisant cependant un peu prier, se dit candidate. Yveline MOEGLEN annonce sa probable candidature à ce rôle. Les seuls applaudissements de la soirée accompagne sa déclaration. Yann WERLING tergiverse et ne sait pas ce qu'il va faire. Pour lui, tout dépend du mode de désignation du leader régional. Nul doute qu'une nomination parisienne soit ici préférable à une consultation probablement perdue face aux adhérents.

Tout cela est bien compliqué. Nous sommes à quelques mois de l'échéance et nous nous débattons dans un marasme délétère. Alors que les centristes apparaissent de partout, il devient urgent de clarifier les choses et de nous structurer réellement. Attendons Paris, et fracassons nous.

Entre les centristes de l'UMP, le Nouveau Centre, ceux de Force centriste d'Alsace, voilà que les bruits de couloirs annoncent pour très prochainement la création d'un nouveau groupe Centriste au Conseil Général du Bas-Rhin. Ce dernier comprendrait : Andrée MUNCHENBACH, Denis LIEB, Thierry CARBIENER et Alice MOREL. La première est adhérente du MoDem, mais semble obstinément refuser à s'afficher comme telle.

Une chatte ne retrouverait pas ses petits dans ce qui prend peu à peu l'apparence d'un zoo.

vendredi, 02 octobre 2009

Impressions d'après Bureau MoDem 67

Impossible de définir réellement comment s'est déroulée la réunion de Bureau du MoDem 67 d'hier soir.

Une image sera plus explicite.

 

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Je ne pense pas qu'il y aura un banquet festif final pour ce qui nous concerne...

mercredi, 23 septembre 2009

Dernières Nouvelles d'Alsace du jour

 

MoDem

Une offre de dialogue, pas une offre d'alliance

Membre du bureau politique du MoDem 67 et conseiller départemental du mouvement, Arnaud Lehmann regrette que Marc Merger intervienne pour « encourager le dialogue avec l'UMP et rappeler au MoDem la tradition centriste alsacienne » (DNA du 8 septembre).
« Une mise au point et un rappel de la volonté d'indépendance du MoDem pour les futures échéances me paraît nécessaire, indique-t-il. La genèse du MoDem est issue du constat qu'il fallait un mouvement politique capable de transcender les clivages partisans. Il est ainsi naturel que le MoDem s'ouvre au dialogue avec l'ensemble des formations constituantes de l'axe républicain. Une offre de dialogue ne saurait cependant correspondre à une offre d'alliance. »
Arnaud Lehmann rappelle que le MoDem « a fait le choix de l'indépendance. Il est tout à fait évident que le MoDem a vocation à présenter une liste régionale autonome tant de l'UMP que du PS ou des Verts. »

 

jeudi, 03 septembre 2009

MoDem 67 : DNA du jour

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace du jour :

 

Règlements de compte au MoDem

Au MoDem, le combat se mène au couteau. La désignation lundi soir du porte-parole départemental a donné lieu à un psychodrame. Cédric Baillet, désormais titulaire du poste, calme le jeu. Il s'engage à poser la question de confiance dans six mois.

Fallait-il désigner ou au contraire fallait-il élire le porte-parole départemental du Mouvement Démocrate ? La question a été posée par certains militants lundi soir, lors du conseil départemental du Mouvement Démocrate du Bas-Rhin. La présidence collégiale du mouvement rassemblée autour d'Anne Meunier a privilégié la première option.
« Une élection à bulletin secret avait été prévue pour désigner le titulaire de cette fonction, s'étonne Arnaud Lehmann, membre du bureau politique du MoDem 67, conseiller départemental du MoDem 67. Le soir même, les membres de l'instance départementale ont eu la surprise de voir ce poste pourvu par désignation de la présidente du MoDem 67. »

« Les statuts, rien que les statuts »

« Alors même que le vote prévu a été réclamé par une partie de l'assemblée souveraine, la présidente et le nouveau porte-parole ont catégoriquement refusé la mise en place de cette procédure démocratique », appuie-t-il. Arnaud Lehmann dénonce vivement « cette pratique issue d'autres temps. Le MoDem ne se grandit pas de revenir sur le principe de la cooptation au mépris de l'expression démocratique. »
« Il est extrêmement difficile de mettre en place un parti dont les sensibilités sont aussi diverses et variées, reconnaît Jacques Bon, ancien conseiller municipal de Strasbourg, membre fondateur de l'UDF. Membre de cette présidence collégiale, lui-même a défendu devant ses pairs l'option de l'élection. En vain.
« Nous n'avons fait qu'appliquer les statuts et rien que les statuts, se défend Anne Meunier, la présidente départementale du MoDem. A trois contre un, les membres de la présidence collégiale ont décidé de confier la fonction de porte-parole à Cédric Baillet (lui-même membre de la présidence collégiale, ndlr). C'est cette décision qui a été présentée lundi soir aux membres du conseil départemental. Curieusement, ce sont les minoritaires qu'on entend le plus aujourd'hui... »
Bien décidée à ne pas se laisser entraîner sur ce terrain, Anne Meunier préfère se concentrer sur les prochaines échéances électorales. A savoir la désignation de la tête de liste et de son équipe pour les régionales de mars. Au niveau départemental, le cap est fixé : « Neuf groupes de travail ont été constitués lundi soir. Une commission d'investiture a également été mise en place, dont le travail sera de repérer et d'écouter les candidats. »
La présidente qui participe à partir de demain à l'université d'été du MoDem à La Grande Motte attend toutefois la feuille de route qui sera révélée dimanche.

Laisser du temps au temps

Résolu à assumer son nouveau poste de porte-parole départemental du MoDem, Cédric Baillet s'est engagé lundi soir à poser la question de confiance au conseil départemental dans six mois. Histoire de laisser du temps au temps et de ne pas interférer avec la préparation des élections du printemps prochain. Son leitmotiv : « Le MoDem doit être le plus vite possible en ordre de bataille pour mars. »

 

Dominique Duwig

 

 

J'assume la responsabilité d'avoir envoyé un communiqué dénonçant ce qui s'est passé lundi soir, informant par là-même les journalistes. Le mépris et la suffisance avec lequel ce parti est géré par un triumvirat autocrate n'est plus tolérable.

 

Il n'est plus possible de se faire entendre en interne dans ce parti. Une petite minorité se rêvant majorité truste ce mouvement dans ses seuls intérêts. Dont acte.

 

Peu me chaut que de revêtir le noir plumage du corbeau. A un moment donné, il faut faire fi des convenances partisanes et mettre les choses sur la table. A chacun ensuite d'en tirer les conclusions à sa manière. L'essentiel est que les différentes conceptions soient exposées et connues. Le temps des officines est révolu.

 

Mais les réponses données par les principaux mis en causes dans cet article démontrent selon moi qu'ils sont conscients de la fragilité de leurs positions. Je signale que je ne prétends pas faire autre chose que présenter ma propre vision en tant que membre des instances, pas celle du MoDem 67.

 

L'un des rôles de la présidence collégiale est de faire office de porte-parole. D'où vient donc cette nécessité de créer ex-nihilo un poste recentralisant cette fonction ? Pourquoi cette peur d'une élection ?

 

Notre représentante signale qu'un vote de la présidence collégiale s'est effectué à trois contre un. Peut-être aurait-il été bon de signaler que l'un des participants n'est autre que celui qui a été arbitrairement nommé comme porte-parole départemental. Juge et parti, tout est dit.

 

Minoritaire ? Je ne dis pas le contraire. Je ne suis pas mécontent que de ne pas être de cette majorité composite dont se revendique l'ancienne secrétaire départementale. Un peu étrange comme argumentaire tout de même. En effet, il n'y a pas dix jours que notre patronne départementale proposait officieusement une alliance à cette même minorité, sous prétexte qu'elle n'a plus de majorité...

 

Concernant le Désigné, un vote de confiance dans six mois ? Le timing proposé est intéressant. Le moment choisi pour poser la question de confiance permet bien des interrogations. C'est aujourd'hui qu'elle se pose, pas au moment des élections régionales. J'ai une réponse, elle consiste en « circulez, il n'y a rien à voir ! ».

 

Je prends acte du refus de mettre cette question aux voix et réaffirme que le récipiendaire de ce poste est illégitime à se revendiquer en tant que porte-parole. Sa voix ne portera aucunement l'ensemble du MoDem 67 et n'engagera nul autre que lui-même. J'oublie ceux qui veulent bien prêter appui à cette mascarade, cela va se soit. Mais sont-ils majoritaires ? Nous ne le saurons pas, il n'y a pas eu de scrutin permettant de le définir.

 

Dommage, un simple vote et l'acceptation de la pluralité au sein de notre mouvement auraient évité tout ceci. Que la « majorité » fasse avec son porte-parole. Elle sera la première à s'en mordre les doigts, on dote ce type de poste par des personnes de confiances dans ce type de contexte.

 

 

 

mardi, 01 septembre 2009

Conseil Départemental du MoDem 67 d'hier soir

J'ai assisté hier soir à un Conseil Départemental du Modem 67 tout à fait ubuesque. Un ordre du jour fort peu détaillé accompagné des  traditionnels points organisationnels. Sujets sur lesquelles il n'y  avait d'autres recommandations que de s'incliner devant sa sérénissime altesse, l'ancienne secrétaire départementale. Hormis quelques diktats émis d'un ton péremptoire, cette dernière n'a guère développé grand-chose des axes de son action et de sa vision sur les mois à venir.  Le néant faisant office de politique, voilà quelque chose de neuf... Peut-être faut-il être des cénacles ad-hoc pour en avoir la primeur ?

 

On a pourvu un poste de Porte-parole apparu ex-nihilo. Quand je dis "on", bien évidemment je me réfère à ceux dont la pensée et la réflexion vont mener notre mouvement au firmament. Les statuts prévoient juste que les membres de la présidence collégiale sont les portes-paroles du mouvement, pourquoi s'y tenir ? On arrive devant la porte de la salle avec l'idée que l'on est dans un parti démocratique, car après tout, un vote à bulletin secret est prévu. Que non, à peine celle-ci fermée et sans introduction l'on se voit asséner une nomination par le fait du prince (où de la princesse, ce qui devient monnaie courante au MoDem, au niveau national également...). L'on demande que le scrutin annoncé soit mis en oeuvre, mais non, pas question. Voyons ! La démocratie, quelle horreur ! Restons en à la cooptation. La tsarine édicte son oukase, le héraut, lui roule des yeux, une élection sans majorité sûre, c'est que ça peut se perdre ! Qu'à cela ne tienne, nommons à l'unanimité de nous même !

 

Cooptation tout aussi effarante que le candidat retenu. Nul ne doute un instant que le champion investi ne se sente inspiré par ce poste qu'en ce qu'il lui permettra d'avoir plus de valeur pour partir sous de meilleurs cieux. Un nouvel horizon avec une place qu'il rêve la plus éligible possible. Pour porter une parole, encore faut-il avoir un message et des idées. Ici, c'est accessoire. Ah trahison, que ne ferais t-on pour toi !

 

Vient une passe d'arme sur des questions de réorganisations des commissions et coordinations de travail. La principale intéressée se fendant de son traditionnel discours. Antiennes qu'elle nous récite depuis son arrivée parmi nous et qu'elle poursuivra une fois qu'elle aura pu justifier de son départ ailleurs. L'histoire est un éternel recommencement. A force que d'aller de ci et de là, il faut lui souhaiter que d'avoir une bonne boussole. L'on remarquera au passage que nous sommes donc plus d'un à ne pas avoir l'aumône d'une réponse présidentielle sur les questions dérangeantes. Chargée du programme n'ouvre pas mieux les portes closes à la diversité des expressions, les courriels demeurent à sens unique.

 

Il paraît que les commissions n'ont pas réalisé un travail assez concret et proche de l'Alsace. Aussi, l'on a réuni pendant l'été quelques personnes triées sur le volet pour y remédier. Pour ceux qui n'en étaient pas, je conseille l'achat d'une boule de cristal, il y aura davantage de chance d'être informé par cet objet que par les officiels du parti. Encore, ces derniers ne sont-ils pas tous des initiés. Pas d'inquiétude à avoir, il n'est pas nécessaire d'entrer en franc-maçonnerie ou à l'Opus Dei pour recevoir l'onction, c'est une initiation d'un autre type qui a court. Il faut juste avoir été déclaré apte à « bosser » par la juge suprême.

 

Suit un déchaînement contre un délégué départemental qui se retranche derrière des directives nationales. Un délégué foulé aux pieds par une présidente fort peu regardante sur la sensibilité de ces alliés. Mais ce dernier ne semble pas s'en formaliser.

 

Ah oui, n'oublions pas, le Consort est là pour pavoiser et défendre les diktats de sa protégée. A moins que cela ne soient les siens, l'on ne sait plus trop à la longue. Mon goût me porte davantage vers l' Ara Ararauna  pour exercer cet office.  Consort, une véritable lettre d'accréditation au sein d'un parti démocratique.

 

Une commission d'investiture est mise en place. En théorie, elle doit représenter l'ensemble des composantes du mouvement, l'on n'y retrouve que les proches de la majorité. Conjoint semble être un plus pour y figurer.  Nous devenons une vraie petite entreprise familiale. Il faut dire, l'on voit bien que tout ceci est artisanal est non pas issu des centres décisionnels d'entreprises en pointes dans leurs domaines. On ne sait plus trop quel est celui du MoDem 67, club de pêche ? de rencontres ? Mouvement politique ? Le doute est permis.

 

Pour en revenir au sujet, exit les autres tendances, il y a déjà bien assez à faire avec ceux de sa propre équipe qui ne pensent qu'à aller voir ailleurs. Le centrisme alsacien semble une véritable force d'attraction ces derniers temps. Je ne saurais trop recommander aux satellites que de faire attention, la place est chère de ce côté-là de la barrière. Il y reste au moins quelques élus et nos pauvres prétendants pleins de rêves n'ont que leurs titres modemiste à mettre dans le panier de la mariée. Autant de Narcisses au bord de la rive, y aura t-il un Terre-Neuve pour les sauver des flots? Pas sûr qu'il n'y en aient pas qui soient entrain de préparer le béton par contre...

 

Atterrés, les nouveaux venus se posent bien des questions.  Qu'ils soient rassurés, les anciens aussi.  On voit une génération de « cadres » qui tend à prendre son envol vers leur soleil. Car ce dernier ne peut être que le leur, foin des autres. Leur adage «  Tous contre un, chacun pour soi » fera office d'ailes de cire, l'on connaît la fin de l'histoire.

 

Il vaut mieux en rire que d'affronter la triste réalité. Le résultat lui sera à la hauteur de ce qui est. En attendant, une conclusion fait l'unanimité, nous avons plongé dans le ridicule.

 

 

 

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