samedi, 27 octobre 2007

Comme quoi il y a de la place pour le Libre

Firefox dépasse un taux d'utilisation de 25% même en France maintenant, comme quoi Internet Explorer, et surtout Microsoft, n'est pas totalement incontournable, même s'il y a encore des progrès à faire.


Firefox utilisé pour 27,7 % des visites de sites web en Europe

ZD Net - Vendredi 26 octobre, 20h07

 

Firefox poursuit son ascension en Europe. Il a été utilisé pour réaliser 27,7 % des visites de sites web en septembre 2007, selon la société de statistiques Xiti (*), contre 21,4 % en septembre 2006. Une forte ascension sur un an même si, note Xiti, la croissance des visites se ralentit depuis l'été 2007 (voir graphique ci-dessous).

En France, la part de visites réalisées à l'aide du navigateur libre atteint les 25,2 %, en dessous de la moyenne européenne. Le premier utilisateur demeure la Finlande, avec 45,4 %, tandis que le Royaume-Uni est dernier avec 15,5 %.

Quant au principal concurrent, Internet Explorer, sa part de visites se maintient à 66,6 %.  

 

(*) Cette étude a été réalisée du 1er au 30 septembre 2007, sur un périmètre de 110 337 sites web audités par Xiti
 
la rédaction, ZDNet France 


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jeudi, 23 août 2007

Quelques logiciels libres que j'utilise

J'ai vu parfois des listes de lectures sur certains blogs. Non que je ne lise pas, certains par ailleurs serais surpris de ce qu'ils découvriraient dans une telle liste chez moi, les apparences peuvent être trompeuses..., mais je préfère faire une liste des logiciels libres que j'utilise régulièrement, au demeurant, je n'utilise quasiment plus que ceux-là, sans pour autant en être un aficionados et ce n'est pas demain que je vais passer à Linux par exemple. Certains n'existent que sur Mac.

 

Bureautique :

  •   Scribus ( outil de PAO, sorte de Quark Xpress)

 


Imagerie :

  •   Gimp (équivalent à Photoshop)
  •   Inkscape ( imagerie vectorielle, éditeur SVG)

 

Messageries instantanées :

  •   Amsn (clone de MSN) 
  •   Adium (multiprotocoles, Mac OS X)

 

Multimédias :

  •   Audacity (éditeur de son, fichiers .wav)
  •   VLC (lecteur video)

 


Navigateurs ( plus ou moins les mêmes à la base ici ):

 


Emails :

 

Gestion de sites :

  •   Mamp (serveur local, equivalent d'EasyPHP sous PC)
  •   Smultron (éditeur de texte, reconnais la plupart des langages de programmation -coloration syntaxique-, Mac)

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vendredi, 13 avril 2007

Réponses de F. Bayrou à candidats.fr

 

Déclaration d'utilisation de logiciels libres

 

François Bayrou a répondu aux questions du site candidats.fr sur la thématique du logiciel libre :

 

reponses-candidatsfr-francois-bayrou.pdf

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mercredi, 21 mars 2007

Chat sur le logiciel libre

Le site www.01net.com organise demain soir un chat sur le logiciel libre, avec notamment les questions relatives à DADVSI, et la position des candidats à l'élection présidentielle sur ce type de logiciels :

 
le jeudi 22 mars à 18h00

 

Quel est aujourd'hui le poids du logiciel libre, en France et en Europe ?
L'Administration et l'Etat doivent-ils montrer l'exemple en matière de logiciel libre ?
La France a-t-elle besoin d'un pôle de compétitivité pour le logiciel libre ?
La loi DADVSI menace-t-elle les intérêts du logiciel libre ?
Quelle est la position des candidats à la présidentielle sur le logiciel libre ?
Quel est le rôle de l'April ?


Frédéric Couchet et Christophe Espern, APRIL
Frédéric Couchet. Fondateur de l'April (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) et membre du conseil d'administration pendant presque 10 ans. Informaticien de formation, il a découvert le libre dès 1990 à l'université Paris 8. A travers l'April et la FSF France, dont il est le vice-président, Frédéric Couchet cherche à créer et à défendre un écosystème politique et juridique favorable au logiciel libre.
Christophe Espern a découvert le libre début 2000. Fin 2002, il a cofondé l'initiative EUCD.info et s'est investi pendant quatre ans pour sensibiliser le public et les pouvoirs publics sur les enjeux entourant la transposition de la directive EUCD. Il a adhéré en 2004 à l'April.

 

21:15 Publié dans Logiciels Libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : logiciels libres, présidentielles, DADVSI, france, 2007

mercredi, 31 janvier 2007

Un site pour interpeller les candidats au sujet du Logiciel Libre

Etant utilisateur du Logiciel Libre, j'aime assez l'initiative de l'APRIL qui vient d'ouvrir le site candidats.fr :

A propos

Le site Candidats.fr se veut un outil mis à la disposition de la communauté française du Logiciel Libre pour faire prendre conscience aux responsables politiques du nombre d'utilisateurs français de logiciels libres et de l'importance qu'ils attachent à l'avenir du Logiciel Libre.

Les utilisateurs de logiciels libres, particuliers et organisations, sont donc invités à signer la déclaration d'utilisation demandant à ce que les droits des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres soient pris en compte par le législateur, et que les pouvoirs publics encouragent l'utilisation, la production, et la diffusion de logiciels libres.

Le site Candidats.fr a également pour objectif de permettre à chacun d'avoir les élements de compréhension et de débat sur des problématiques parfois complexes et techniques, puis de faire son choix en conscience.


Dans le cadre de la campagne présidentielle 2007, un questionnaire accompagné d'argumentaires a ainsi été transmis aux candidats ainsi qu'une liste d'engagements portant sur des sujets comme la brevetabilité, l'interopérabilité, les mesures techniques, la vente liée, l'administration électronique ou encore l'informatique de confiance. Leurs réponses seront mis en ligne dès réception.

Une démarche similaire sera entreprise pour les législatives 2007, et les élections qui suivront.


Candidats.fr a été lancé le 30 janvier 2007 à l'initiative de l'APRIL qui dédie des ressources humaines et matérielles pour porter le projet. L'initiative Candidats.fr sera ainsi animée par Christophe Espern, chargé de mission à l'APRIL, Frédéric Couchet, délégué général de l'association et Jérémie Zimmermann, membre du conseil d'administration. Toutes les volontés sont cependant bienvenues.

Le questionnaire destiné aux candidats à la présidentielle a été notamment rédigé en collaboration avec la FFII France (partie Brevetabilité), l'initiative Racketiciel (partie Vente liée) et l'Association Enseignement Public & Informatique (partie Éducation). Le forum est hébergé et modéré par Framasoft. L'APRIL continuera à travailler en coopération avec d'autres structures pour l'élaboration des futurs documents destinés aux candidats.

 

medium_candidatsfr.jpg

 

 

 

15:55 Publié dans Logiciels Libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007, présidentielles, Logiciels Libres

lundi, 04 décembre 2006

Blog-conomie politique

J'ai trouvé l'article suivant sur NetEco, "bloggueur politique" j'ai tout bon donc pour le "patriotisme économique". Pour mon blog personnel, j'utilise l'hébergeur français Blogspirit, et pour le blog de la section de Strasbourg , j'ai pris Overblog - entreprise toulousaine -. C'est un peu un hasard, mais les offres me semblaient les meilleures par rapport à d'autres possibilités comme Blogger de Google par exemple. Et j'ai aussi pensé qu'en cas de problèmes, il serait plus facile de prendre contact avec les services d'une entreprise française.

 

Blogosphère : Le PS, l'UDF et l'UMP plébiscitent les technologies américaines

WordPress ou TypePad : les grands partis politiques français plébiscitent les technologies américaines de blogs suscitant le dépit des éditeurs français    

le 04/12/2006  à 16:56

Défenseurs de l'agriculture ou de l'industrie, les grands partis politiques français oublient par contre tout patriotisme économique dès lors qu'il s'agît de nouvelles technologies. Tandis que l'UMP se tourne massivement vers Typepad, la solution hébergée de Six Apart, l'UDF ou le Parti Socialiste optent pour le logiciel opensource WordPress, également conçu aux Etats-Unis.
"Nous ne voulions pas dépendre d'un fournisseur privé et nous avons étudié différentes solutions opensource. Ni Spip ni dotclear ne proposaient de plate-forme multi utilisateurs et nous nous sommes donc logiquement tournés vers WordPress" explique Julien Bezille, chef de projet internet au Parti Socialiste, qui revendique déjà plus de 600 blogs.

"L'UMP avait déjà son propre blog sous TypePad et nous avons simplement poursuivi notre partenariat avec Six Apart pour offrir des blogs à nos militants. Nous avons étudié d'autres plates-formes mais Typepad nous a semblé être la solution la plus complète" indique pour sa part Thierry Solère, en charge de l'internet à l'UMP, un parti revendiquant plus de 800 blogs de militants.

Interrogés sur ces choix technologiques mais également commerciaux, des éditeurs français font part de leur dépit. "Nous avons la chance d’avoir, en France, des sociétés très compétentes, innovantes et sources d’emplois. Cela est vrai aussi lorsqu’il s’agit d’internet. Il est regrettable de constater que nos organisations politiques préfèrent utiliser des produits américains souvent moins performants… " commente Frédéric Montagnon, directeur d'Overblog, une société basée à Toulouse.

"Les américains dominent sur le terrain marketing grâce à de nombreux évangélisateurs mais les Français rivalisent largement sur le terrain technologique aussi bien dans l'univers opensource que dans celui des services en ligne. Il est certainement du devoir des hommes politiques français de donner l'exemple en soutenant ces jeunes pousses" ajoute Sébastien Simoni, coFondateur de WebzineMaker, une autre société française basée quand à elle à Ajaccio en Corse.

Parmi les candidats aux élections présidentielles, Ségolène Royal a opté pour une optimisation du script opensource Phorum pour son blog Désir d'Avenir tandis que Nicolas Sarkozy, dont le blog ne devrait pas ouvrir avant le 15 janvier 2007, pourrait adopter TypePad. Paradoxalement, ce sont plutôt les petits candidats qui montrent l'exemple. Olivier Besancenot et Marie Georges Buffet ont choisi SPIP pour leur site de campagne, Jean-Pierre Chevènement a retenu Wmaker, Philippe de Villiers s'appuie sur Blogspirit tandis que Dominique Voynet, Nicolas Dupont Aignan ou Michelle Alliot Marie ont tous les trois choisi DotClear, une autre solution française opensource.

Souvent plus attentifs au statut d'une solution (opensource ou non) qu'à sa nationalité, les candidats pourront en tout cas méditer sur cette vieille formule : "nos emplettes font nos emplois" et s'interroger sur son application dans l'économie numérique.



Jérôme Bouteiller

20:10 Publié dans Actualités , Logiciels Libres , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog, économie, opensource, france

jeudi, 23 novembre 2006

Le libre entre à l'Assemblée

Un tout petit filet dans le Figaro, mais une bonne nouvelle pour le logiciel libre, même l’Assemblée s’y met. Mais en même temps ce n’est pas nouveau qu’on utilise le logiciel libre en « haut lieu », les sites du Premier Ministre, de la cour de cassation ou encore celui de la HALDE par exemples sont gérés avec le logiciel libre AGORA (basé sur SPIP).

ASSEMBLÉE. Les députés utiliseront des logiciels « libres » au Palais Bourbon à compter de la prochaine législature, ce qui permettra de réaliser de « substantielles économies » a-t-on annoncé hier à l’Assemblée.

Cela dit, n’est-ce pas à l’Assemblée qu’on a voté un truc très libertaire comme DADVSI ? J’admire la cohérence. À croire que nos parlementaires ne sont guère en phase avec autre chose que certains lobbys pour le vote des lois, dans la pratique ensuite... heureusement qu’il y a du personnel derrière...

Enfin l’essentiel c’est que de plus en plus de personnes s’y mettent.

10:56 Publié dans Logiciels Libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : logiciels libres, Assemblée, institutions, informatique

samedi, 28 octobre 2006

Firefox 2 est sorti

La nouvelle version de Firefox  a été mise en ligne il y a quelques jours :

 

medium_firefox-spread-btn-4.2.png

 

11:15 Publié dans Logiciels Libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : logiciels libres, firefox, internet, navigateur

lundi, 21 novembre 2005

Au sujet du projet de loi DADVSI

C'est à dire le projet de loi sur les Droits d’Auteur et Droits Voisins dans la Société de l’Information - n°1206

Consultable ici :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/031206.asp
Faisant suite a la directive européenne EUCD

L'EUCD et un certain nombre d'associations(voir plus bas) lancent un appel pour alerter les gens sur les problèmes que va engendrer ce projet de loi. Cette loi prévoit des éléments que la directive européenne ne demande pas, aussi les associations proposent notamment des amendements.

Je soutiens cette initiative, mais j'admet quelques nuances. Si ce projet a pour but de renforcer la protection des droits d’auteurs, ce qui en soi n’a rien de négatif, bien au contraire. Il contient cependant quelques dispositions qui sont dangereuses pour le libre choix, et entrouvre la boîte de Pandore.
En dehors des répercussions sur le monde du libre (logiciels, arts libres –musique par exemple- ,...), le consommateur risque a terme d’en subir les effets notamment financiers. La technologie ne cesse d’évoluer, mais rarement dans le sens d’une standardisation des formats, encourager le développement de formats propriétaires pourra conduire (en exagérant un peu, encore que... ) par exemple a ce que pour tel DVD, il nous faille un lecteur de telle marque car il sera le seul a pouvoir lire tel algorithme de compression.

Deux univers coexistent, pour ma part je ne pense pas qu’ils soient incompatibles, c’est une question de choix, ceux qui veulent protéger leurs réalisations doivent pouvoir le faire de manière optimale. Par contre les réglementations en vigueur ne doivent pas venir étrangler les tenants du libre. Il ne faut pas confondre le format libre avec le piratage.

Je relaye donc l’appel de l’EUCD (initiative de la Fondation pour le Logiciel libre : : FSF France) :




APPEL : DÉFENDONS NOS DROITS ET LIBERTÉS

L'URGENCE : décembre 2005

LES RISQUES : des restrictions abusives aux libertés publiques au profit exclusif de quelques monopoles économiques et financiers

LA MOBILISATION CITOYENNE : pour défendre la libre diffusion de l'information et de la connaissance, pour s'opposer au verrouillage généralisé de la culture et de la connaissance.

nov.05-le gouvernement français a déclaré l'urgence sur le projet de loi DADVSI (Droits d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information – n°1206), censé transposer la directive EUCD (European Union Copyright Directive – 2001/29CE).

Ce projet de loi doit être examiné en décembre 2005 par le Parlement au cours de deux séances de nuit rapprochées. Si ce projet est adopté en l'état, des conséquences sociales, économiques, stratégiques et démocratiques seraient majeures et irréversibles. Ces conséquences frapperont tout utilisateur de données numériques dans sa sphère privée, personnes physiques et morales (associations, sociétés, administrations).

Concrètement, le projet DADVSI verrouille juridiquement les dispositifs anti-copie sur tout support numérique :
  • ces dispositifs seront crées, déployés et contrôlés selon des critères arbitraires par les seuls industriels du disque, du film et du logiciel propriétaire,
  • ces dispositifs permettront de surveiller et contrôler les pratiques numériques de tout utilisateur,
  • ces dispositifs permettront d'interdire à distance tout accès aux oeuvres et toute utilisation des matériels numériques et électroniques,
  • toute personne contournant, de manière directe ou indirecte, un dispositif sera présumée coupable du délit de contrefaçon (3 ans de prison et 300.000 euros d'amende),
  • cette sanction s'appliquera à toute personne 'non autorisée' qui communiquera de manière directe ou indirecte sur les dispositifs anti-copie (analyses et études de sécurité informatique, promotion de logiciels libres, etc),
  • cette sanction s'appliquera au fait de développer, de présenter ou d'utiliser un logiciel libre ou un logiciel autre que celui choisi (et vendu) par l'éditeur.

L'urgence est réelle, le débat démocratique est confisqué, la manoeuvre ne doit rien au hasard, et toutes ces informations sont vérifiables.

EUCD.info surveille et dénonce cette situation depuis 2002.

La FSF france soutient activement cette initiative depuis 2002.

Plusieurs acteurs s'opposent à cette tentative de restriction abusive des libertés numériques au profit exclusif de quelques entreprises multinationales :

  • associations d'auteurs et d'utilisateurs de logiciels libres : AFUL, APRIL, ALDIL, FRAMASOFT ...
  • associations d'internautes : ODEBI
  • sociétés de gestion collective représentant 25.000 artistes : ADAMI, SPEDIDAM, SAIF ...
  • syndicats d'artistes : SAMUP, SNAP-CGT, SNEA-UNSA, SNM FO ...
  • associations de photographes : UPC ...
  • associations de musiciens spécialisés : MUSIQUE-LIBRE.org, UMJ, QWARTZ ...
  • associations de consommateurs : UFC,-que choisir, CLCV ...
  • associations de familles : UNAF ...
  • associations de bibliothécaires : AAF, ABF, ACIM, ADBDP, ADBGV, ADBS, ADBU, ADDMB, AIBM, FFCB ...
  • associations d'enseignants : Ligue de l'enseignement ...

Une action collective est nécessaire et urgente, dès aujourd'hui.

Tous les éléments de compréhension des enjeux sont réunis dans le dossier d'information : ce dossier existe en version synthétique de 20 pages et en version complète de 50 pages. Le dossier est imprimable en format A4 et en format A5 (mini-livre)

Les actions concrètes à entreprendre sont détaillées dans le dossier d'information :
  • s'informer, comprendre, expliquer les enjeux,
  • diffuser la lettre ouverte, les cartes postales, les tracts, le dossier,
  • relayer cet appel sur votre site/blog/irc,
  • participer aux actions virtuelles et réelles, en organiser d'autres,
  • contribuer à l'amélioration du dossier d'information : l'actualiser, le compléter d'analyses et decryptages, reprendre la mise en page et le graphisme ...
  • interpeler les politiques, les artistes, les personnes impliquées et concernées,
  • soutenir l'initiative, chacun selon ses moyens et ses compétences,
  • boycotter ces supports numériques, ces périphériques électroniques et ces logiciels qui amputent les libertés publiques en violant notre vie privée.

comprendre/agir : http://eucd.info
forum : http://forums.framasoft.org
contact : christophe espern - contact@eucd.info - +33 (0)6 03 60 05 20




Une pétition est en ligne sur le site de l’interassociation archivistes bibliothécaires documentalistes.

10:55 Publié dans Initiative citoyenne , Logiciels Libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique

mercredi, 06 juillet 2005

Nouveau revers pour la Commission

Le Parlement européen vient de se prononcer pour le rejet de la directive sur la brevetabilité des logiciels. C'est avec une majorité écrasante que cette directive est enterrée = 648 voix contre 14.
Ce résultat est surtout dû au changement de position du groupe du PPE (les conservateurs ont changé d'avis dès mardi soir), évolution dû au fait des divisions de ce groupe sur ce dossier, aussi a-t-il préféré l'adoption d'une position commune de rejet de la directive plutôt que de prendre le risque de laisser passer des amendements défavorables aux grands industriels ( une majorité de 367 voix étant nécessaire pour faire passer un amendement). En l'occurrence il se serait agit des amendements Rocard, préconisés par le PSE et une partie des Verts.
La Commission et le Conseil des ministres n'avaient pas tenu compte de la première lecture faite par le Parlement, celle-ci restreignait le champs d'application de cette directive. Or en rejetant ce texte en deuxième lecture, et avec une telle majorité, le Parlement inflige un camouflet à ces derniers.
C'est au travers du commissaire aux affaires économiques, Joaquin Almunia, que la Commission a fait savoir qu'elle ne ferait pas de nouvelle proposition a moins que le Parlement ne lui demande.
La pérennité du logiciel libre est donc assurée. Ce que l'on peut constater au travers de cette décision, c'est que le Parlement européen prend de plus en plus de poids ce qui va dans le sens d'une démocratisation du projet européen.

14:00 Publié dans Europe , Logiciels Libres | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe

mardi, 05 juillet 2005

Qu'est ce que le logiciel libre?

S'il est un domaine ou l'Europe n'est technologiquement pas en reste, c'est bien dans le monde du logiciel libre, où bidouilleurs et programmeurs en tout genre peuvent mettrent leur grain de sel, et souvent sans disposer de moyens financiers. On peut constater la vitalité de ces logiciels par leur grande présence dans le secteur des navigateurs internets.

Le logiciel libre est un programme dont on possède le code source (permettant ainsi à tout un chacun d'effectuer des modifications afin d'adapter à ses besoins et de personnaliser le logiciel), la licence s'y raccordant permet la libre diffusion de ce code.
Il faut cependant prendre note de ce que si dans la pratique un logiciel libre est toujours un Open Source, un logiciel Open Source lui n'est pas toujours libre. Il semble que dans la philosophie les tenants de l'Open Source aient une vision plus commerciale que celle des partisans du logiciel libre.


À la différence du logiciel propriétaire , les logiciels libres permettent plusieurs niveaux de liberté =

  • la possibilité de lancer le logiciel (seul niveau permis par le logiciel propriétaire)
  • l'accès au code source permet de modifier le programme pour l'adapter à ses besoins, le personnaliser.
  • à l'inverse de ce qui se passe dans l'univers du logiciel propriétaire, on peut partager le logiciel avec d'autres personnes, or ceci est assimilé à du piratage dans le cadre du logiciel propriétaire.
  • vient ensuite la possibilité de distribuer la version du programme que l'on a modifié, et d'en faire donc profiter tout le monde.

En général, ces logiciels sont développés sur un mode collaboratif, sous forme de communautés. Ces communautés ont l’avantage de permettre un certain suivi du logiciel, notamment au niveau de la gestion des bugs, le travail en commun (et cointinu) des différents contributeurs permet une forme de vérification constante du programme. Aussi les logiciels issus de ce type de développement sont bien souvent de qualité, contrairement à ce que l'on pourrait penser de prime abord. De surcroît, il s'agit de communautés des plus ouvertes et il n'est pas difficile, par exemple au travers des différents forums existants, de trouver une réponse à un problème qui pourrait survenir.
Les acteurs de ce type de développement sont divers, il peut s'agir de bénévoles qui s'adonnent à leur hobby, mais aussi de programmeurs rémunérés.
L'on a ainsi des fondations qui ont vu le jour pour promouvoir le logiciel libre, par exemple la FSF (free software fondation).

Mais logiciel libre ne rime pas forcément avec gratuité pour autant ( c'est en anglais avec le terme de “Free Software” que l'ambiguïté est la plus prononcée, ce qui a conduit la Commission européenne, lorsqu'elle s'est intéressé à ce dossier, à faire apparaître la terminologie de “Libre Software”).
Si de nombreux logiciels se trouvent gratuitement sur le web, des entreprises commercialisent des versions payantes, ou mettent en place des contrats d'installation et de maintenance de ces logiciels. Ce qui a permis l’apparition des SSLL (sociétés de services spécialisées dans le logiciel libre), cependant peu sont capables de sortir du lot, la majorité étant de petites structures (voire même très petites).
A noter que l'intervention du commercial dans le monde du logiciel libre ne conduit pas faire grimper les prix, l'un des buts du logiciel libre étant que le plus grand nombre puisse en profiter, et ce à peu de frais. Certains développeurs ne faisant pas payer leur logiciel, a l'instar du Projet Mozilla (mais qui accepte des dons au travers de la Fondation Mozilla).

Les licences des logiciels libres sont assez nombreuses, la plus connue étant la GPL (Licence publique générale). Cette dernière stipule que « les programmes libres sont la propriété de leurs auteurs et qu'ils peuvent êtres distribués sous forme de codes sources ». Cette licence permet à tout un chacun de faire commerce d'un logiciel libre (même avec des modifications), mais ainsi tout est fais de manière a ce que nul ne puisse verrouiller le programme à son seul profit. La GPL consiste donc une garantie pour que ces programmes restent toujours librement disponible, ainsi la viabilité du système est assurée.

Le logiciel libre est un vecteur d'évolutions technologiques, mais il permet aussi de contribuer à lutter contre la fracture numérique, et ce non seulement en Europe, mais aussi plus au sud, l'on peut aisément se rendre compte de l'atout que ce type de logiciels peut être pour des pays en voie de développement.

09:15 Publié dans Logiciels Libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

dimanche, 03 juillet 2005

Logiciels libres en danger

Un certain nombre d'associations en appellent aux députés européens afin qu'ils votent, lors de la séance du 6 juillet prochain, contrent le projet de directive sur la brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur.

On trouve dans au nombre de ces associations=

  • l'ADULLACT (Association des Développeurs et Utilisateurs du Logiciel Libre pour les Administrations et Collectivités Territoriales)
  • l'AFUL (Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des logiciels libres)
  • l'APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre)
  • la FSF France ( Free Software Foundation France)

Elles considèrent que cette directive est une machine de guerre à l'encontre du logiciel libre. L'instauration des brevets logiciels mettrait en danger l'indépendance technologique de l'Europe, et empecherait de surcroît le poursuite de la politique européenne de réduction de la fracture numérique.

Les associations recommandent donc aux euro-députés, l'adoption des amendements Buzek-Rocard-Duff, amendements issus du rapport Rocard qui va être soumis a lecture du Parlement européen.

Un certain nombre d'opérations sont mises en place sur le web pour soutenir cet appel à l'égard des euro-députés, ainsi un certain nombre de site web mettent en place une page d'accueil standardisé appelant à arrêter les brevets logiciels. Par exemple le site framasoft.

Il est à noter que le logiciel libre est en voie de progression, notamment au sein des administrations. En Norvège par exemple, le ministre en charge de la modernisation de l'Etat à récemment dit au cours d'une conférence de presse que « les formats propriétaires ne sont plus acceptables dans les communications avec l'administration ». La Norvège à lancé le projet « eNorge 2009 », il s'agit de faciliter, et ce au travers de web services, la communication entre l'administration du pays et les habitants. Or par une décision unique en Europe, l'administration norvégienne doit désormais préparer, pour 2006, un plan pour migrer vers les logiciels et formats libres (sous entendus = Open Office et le format OpenDocument).

L'un des éléments a prendre en compte et la présence des PME et TPE dans le monde du logiciel. Ces dernières n'auraient plus la capacité de lutter, si ces brevets sont mis en place, dans un secteur dominé par les grands, dans la mesure où chaque équation (entre autres exemples) pourrait être remise en cause par les juristes. Or il s'agit là d'un secteur disposant d'une rare capacité d'innovation et l'Europe aurait tout à gagner à laisser vivre ces petites structures.

Le phénomène du logiciel libre peut donc avoir un grand avenir si on ne vient pas lui mettre des bâtons dans les roues. Il est douteux de voir apparaître la naissance d'un groupe tel Microsoft en Europe, donc si nous voulons que la technologie dans ce domaine puisse évoluer aussi en Europe, il ne faut pas mettre des barrages tels ceux engendrés par la mise en place de cette directive sur la brevetabilité.

Des protections existent déjà par le biais du droit d'auteur notamment, il ne s'agit donc pas de permettre (en refusant la directive) un développement « sauvage » des logiciels en l'occurrence, mais de permettre que la technologie continue d'évoluer grâce à des projets ne disposant que de peu de moyens (mais où les capacités d'innovations ne font pas défaut pour autant).

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