mercredi, 07 mai 2008
Pour un gouvernance européenne de l'internet
Encore un domaine où l'Europe ne parle pas, à ce jour, d'une voix unique, pourtant je pense que c'est un domaine où la chose est possible :
La Cnil, le FDI, l'Afnic et l'Isoc appellent à une gouvernance européenne de l'internet
ZDNet.fr - Mardi 6 mai, 17h52
Réglementation
Les principaux organismes français encadrant le développement d'internet - la Cnil, le FDI, l'Afnic et l'Isoc France (*) - militent pour que l'Europe pèse d'avantage dans les réunions du Forum international sur la gouvernance de l'Internet (FGI).
Placées sous l'égide de l'Organisation des Nations unies (ONU), ces réunions ont lieu tous les ans et permettent aux acteurs du web de débattre avec des représentants d'États ou d'ONG de l'avenir du Net. La dernière édition s'est tenue à Rio de Janeiro fin 2007 et a notamment traité de la domination américaine dans la gestion des noms de domaine.
« Nous nous sommes rendus compte que les Européens n'étaient pas assez unis, que leurs interventions n'étaient pas assez structurées et cohérentes, face notamment aux États-Unis mieux organisés et donc mieux représentés », explique-t-on au Forum des droits sur l'internet.
Un FGI européen prêt d'ici à 2009, 2010
Les quatre organismes vont donc pousser l'idée de créer un FGI européen dont l'objectif sera de coordonner les interventions au prochain FGI mondial, qui se tiendra du 3 au 6 décembre prochain à Hyderabad (Inde).
« Si nous ne sommes pas prêts pour cette édition 2008, nous le serons pour 2009 ou 2010, qui seront encore plus importantes », poursuit-on au FDI. L'organisme est manifestement conscient des difficultés à structurer la participation européenne à ces colloques internationaux. Mais des organismes similaires basés en Italie, au Royaume-Uni et en Belgique seraient déjà partants pour créer une structure européene. En revanche, l'idée aurait obtenu un accueil plus mitigé en Allemagne.
La Cnil, le FDI, l'Afnic et l'Isoc France ont déjà défini quelques thèmes fédérateurs : la protection des données personnelles, celle des mineurs (lutte contre les contenus illicites) et l'accessibilité des services internet à toutes les populations (développement de contenus multilingues, éducation en milieu scolaire...).
(*) FDI pour Forum des droits sur l'internet ; - Cnil pour Commission nationale de l'informatique et des libertés ; - Afnic pour Association française pour le nommage internet en coopération ; - Isoc pour Internet Society France.
Pour en savoir plus : L'ONU s'accorde sur la protection de l'enfance sur internet Pas d’avancées concrètes au Forum mondial sur la gouvernance de l’internet Le rôle des Etats-Unis au coeur des débats du Forum mondial sur la gouvernance de l'internet
Christophe Guillemin, ZDNet France
13:42 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, europe, politique, CNIL
dimanche, 25 novembre 2007
Décidément les lignes bougent...
On arrive même à trouver Jean-Pierre Chevènement et Nicolas Dupont-Aignant tenir meeting commun!
L'ouverture se joue partout, bon sur le principe, ils n'ont pas tout à fait tort pour l'idée d'un référendum, faire adopter un texte sans passer par le vote citoyen, alors que le précédent a été rejeté... Je ne suis pas sûr que cela aide beaucoup à donner une image plus démocratique de l'U.E. Cela étant, je me doute bien de la réponse qui serait donnée à un nouveau référendum, ce serait à nouveau non.
Mais on ne peut maintenir ad vitam aeternam le fonctionnement actuel de l'U.E. alors la démocratie, pour une fois... Alors en ce qui me concerne, que Sarkozy fasse valider le nouveau texte comme il l'entend, par voie parlementaire donc.
Meeting commun de Chevènement et Dupont-Aignan contre le traité européen
PARIS (AFP) - Jean-Pierre Chevènement et le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan tiendront un meeting commun dimanche 2 décembre à Paris pour demander un référendum sur le nouveau traité européen, ont-ils annoncé vendredi.
Parmi les personnalités annoncées à cette réunion, figurent également la députée européenne PS Marie-Noëlle Lienemann, l'internaute Etienne Chouard, vedette de la campagne du "Non" à la Constitution européenne sur internet en 2005, ou Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de Gaulle et figure des milieux souverainistes.
Le président du groupe Indépendance et démocratie au Parlement européen, Jens-Peter Bonde, est également annoncé.
Le meeting est co-organisé par le Mouvement républicain et citoyen, le parti de Jean-Pierre Chevènement, et Debout la République, le petit parti de Nicolas Dupont-Aignan qui a désormais rompu tout lien avec l'UMP.
Dans un communiqué annonçant l'événement, M. Dupont-Aignan invite les "républicains des deux rives" (gauche et droite) à se manifester pour demander un référendum, reprenant ainsi une expression popularisée par Jean-Pierre Chevènement dans sa campagne présidentielle de 2002.
"Il ne s'agit pas de fusionner", mais "quand l'essentiel est en jeu, il faut travailler ensemble", a-t-il déclaré à l'AFP.
"Puisque la gauche caviar travaille avec la droite libérale" en faveur du traité, "je ne vois pas pourquoi les gaullistes ne travailleraient pas avec les républicains de gauche", a-t-il ajouté.
10:20 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, traité, MRC, chevènement, dupont-aignan, debout la République
jeudi, 02 août 2007
Exit le moteur de recherche européen Quaero
Cette fois plus de doute possible, Quaero (initiative de Jacques Chira) qui aurait dû être le moteur de recherche européen pour contrer Google ne sera pas européen. La commission autorise l'Allemagne a verser une importante subvention à son moteur de recherche (national) THESEUS.
Au fond, on se demande quel est l'avenir de l'Europe, on n'est même pas capable de créer des "solutions web" de manière commune. La diplomatie... n'en parlons pas, Sarkozy a réussi à démontrer la grande influence de la diplomatie européenne dans l'affaire des infirmières bulgares, là où l'Europe patinait grandement, un petit coup de Sarko et ça passe. Pour le moment il a réussi plusieurs coups importants, comme pour la question du traité européen et cette affaire des infirmières.
Si je n'apprécie guère Sarkozy, et n'ai pas caché quel était mon vote de second tour. Je dois avouer qu'on peut lui attribuer une bonne note jusqu'à maintenant. Et surtout, la meilleure note au niveau de la stratégie, le PS est en crise comme jamais, le centre est divisé et il faut bien l'avouer le MoDem dans un sale état, un Nouveau Centre avec des élus, mais pas vraiment de militants, une UMP sous contrôle total (avec deux têtes principales qui se neutralisent et empêcheront l'émergence d'un éventuel concurrent pour le grand manitou élyséen). Son second mandat est à mon avis assuré, à moins de grosses erreurs, mais je commence à douer qu'il en fasse. S'il y en a, se sera dû à un relâchement, au cours du second mandat...
Bref revenons à nos moutons, sur Quaero et Theseus, j'ai trouvé cet article, il date d'une dizaine de jours, mais n'y avais pas fait attention :
Moteurs de recherche : Quaero distancé par Theseus
22 juil. 2007 | 17:12 BST
En autorisant l'Allemagne à verser une importante subvention à son moteur de recherche, Bruxelles prend acte de l'échec d'une solution 100% européenne
L'offensive européenne contre Google semble définitivement avortée. Bruxelles vient en effet d'autoriser l'Allemagne à verser 120 millions d'euros à son projet de moteur de recherche national : Theseus.
Soutenu notamment par SAP et Siemens, Theseus "repose sur une étroite collaboration entre l'industrie et le monde scientifique, et met l'accent sur la participation des PME à un stade ultérieur. Il permettra de surmonter les problèmes de coordination et d'accroître l'efficacité de la recherche, du développement et de l'innovation.", souligne la Commission.
Derrière cette autorisation, la Commission européenne prend acte de l'échec de Quaero, qui initialementyy devait être LA solution européenne pour contrer Google.
Rappel des faits. Annoncé en avril 2005 par le Président Jacques Chirac, Quaero devait réunir Deutsche Telekom, France Télécom et Thomson, Bertin Technologies, Exalead, Jouve, LTU, des instituts de recherche (dont l'Inria, l'Inra, le CNRS, Clips/Mag, RWTH-AAchen et l'Université de Kalrsruhe), ainsi que des fournisseurs de contenus (dont l'INA et Studio Hambourg).
Les fondateurs visaient la sophistication technologique, histoire de faire mieux que Google, en s'appuyant sur des techniques avancées de transcription, d'indexation et de traduction automatique de documents audiovisuels multilingues, ainsi que de reconnaissance et d'indexation des images.
Mais très vite, des oppositions sont nées entre français et allemands. Les premiers privilégiant l'indexation audio et vidéo, les seconds optant pour l'analyse de texte (knowledge management).
Les partenaires allemands du projet, notamment Bertelsmann, SAP ou Deutsche Telekom quittent le navire.
En décembre 2006, le divorce franco-allemand est consommé. Quaero devient un projet 100% français piloté par Thomson et développé par Exalead, le champion tricolore de la recherche en ligne.
L'Allemagne décide donc de développer son propre moteur, Theseus. "Il y aura un projet français et un projet allemand et comme ils ne travaillent pas sur les mêmes domaines, ils ne sont pas rivaux mais complémentaires : cela fera deux programmes au lieu d'un", explique l'Agence de l'innovation industrielle qui tente de se consoler comme elle peut.
Quaero de son côté est toujours à la recherche d'un financement européen. Mais en attendant, Theseus prend de l'avance. Et l'idée d'un seul et unique moteur européen s'éloigne encore un peu plus. Bref, Google peut dormir tranquille, ce n'est pas du Vieux Contient que viendra la menace...
11:53 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : europe, google, sarkozy, internet, web
dimanche, 01 juillet 2007
La commission européenne lance EUTUBE sur Youtube
Je ne suis pas certain que la communication soit l'élément par lequel les instances européennes vont pouvoir revaloriser leur image, cela ne pourra que passer par un changement des modes de gouvernances et par une démocratisation du système, mais c'est amusant de les voir se mètrent à la "page", le contenu est à priori plutôt pour les anglophones et les germanophones, peu pour les Français :
Sur ZDNET.FR
La Commission européenne ouvre sa chaîne thématique sur YouTube
L'exécutif européen possède désormais sa chaîne thématique sur YouTube. La Commission de Bruxelles a passé un accord (non exclusif) avec la plate-forme de vidéo en ligne, afin de proposer EU Tube.
Cette chaîne dédiée «vise à présenter des manières nouvelles et novatrices d'informer les gens sur les activités de l'Union européenne, au moyen de clips vidéo illustrant les principaux problèmes auxquels sont confrontés les citoyens des 27 États membres», indique la Commission.
Pour l'instant, les utilisateurs peuvent regarder une cinquantaine de clips vidéo sur des thèmes aussi divers que «les premiers pas historiques de l'Union européenne dans l'après-guerre», ou «la nécessité actuelle de protéger l'environnement et de lutter contre le changement climatique».
Le contenu est essentiellement en anglais, avec une petite proportion de clips en allemand et en français. «D'autres langues suivront dès que possible», assure-t-on au sein de l'exécutif.
«Il est très important que la Commission utilise tous les moyens qui sont à sa disposition lorsqu'il s'agit de communiquer avec les citoyens européens. Nous ne pouvons ignorer l'évolution intervenue sur internet ces dernières années, en particulier la popularité des sites de partage de vidéos tels que YouTube», a déclaré Margot Wallström, vice-présidente de la Commission, chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de communication.
Par la rédaction, ZDNet France
15:05 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, internet, youtube, communication, medias, commission européenne
mercredi, 29 novembre 2006
Campagne européenne "Tous différents, tous égaux"
Le Conseil de l’Europe organise "une campagne européenne pour la diversité, les droits de l’Homme et la participation « tous différents, tous égaux »".
Le but de l’opération est de pousser les jeunes à construire une société démocratique qui intègre les principes de diversité et d’inclusion.
La campagne comprend des colloques, des conférences, des activités sportives et culturelles.
Chacun peut participer à cette campagne qui a pour objectif notamment de mettre en valeur les actions conduites pour et par les jeunes. Toute action de ce type peut obtenir le label « tous différents, tous égaux », ce qui constitue une reconnaissance sur la qualité du travail engagé.
Enfin bref, toutes les informations sont sur :
14:10 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, strasbourg, société, droits de l'homme
vendredi, 20 octobre 2006
Ca cogite chez certains...
Idée de « génie » d’un eurodéputé :
Lu dans Le Monde :
Un député européen propose de rétrograder les pays rejetant la Constitution.
Le député européen britannique (libéral démocrate) Andrew Duff a déclaré, mercredi 18 octobre que l’UE devrait rétrograder au rang de « membres associés » ceux de ses Etats qui rejettent le traité constitutionnel.
(AFP)
On aura tout vu. Le pompon c’est que ça vient d’un Britannique … Ils en sont où eux avec la Constitution ? avec l’Euro ?
Enfin il faut de tout pour faire un monde, et une Europe surtout.
Par contre si on adoptait cette idée, je serais intéressé de savoir ce que ferait la Turquie avec ce texte.
18:23 Publié dans Actualités , Constitution européenne , Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, eurodéputé, constitution, politique
lundi, 27 mars 2006
Les citoyens européens appelés à donner leur avis
La Commission européenne vient de lancer un site pour permettre aux citoyens européens de s’exprimer sur l’Europe qu’ils veulent.
3 grands thèmes ont été retenus:
- le développement économique et social de l'Europe
- la perception de l'Union européenne et de ses missions
- les frontières de l'Europe et son rôle dans le monde
À mon sens, ce premier pas vers le citoyen est un point positif. Ce genre d’initiative doit se développer. Et surtout ne pas s’arrêter à une consultation préalable a un sommet, puis plus rien...
Le seul moyen de rendre confiance en l’Europe est de permettre aux Européens de s’exprimer le plus largement possible, ce qui est devenu possible de nos jours grâce à internet.
Ensuite par contre il faudra tenir compte de ce qui est exprimé... et en ce sens le débat sur les frontières à donner à l’Europe va être des plus intéressants....
Je regrette cependant que l’on ait schématisé en 3 grands thèmes seulement, les questions étant relativement complexes. Notamment sur les questions environnementales, c’est une question qui ne peut plus être négligé, mais qui ici n’est pas évoquée.
16:54 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
mercredi, 07 décembre 2005
L'U.E. investit la Toile avec le .eu
C’est aujourd’hui qu’est lancé le nom de domaine comprenant l’extension en .eu . Les premiers jalons allant en ce sens ont été posés en 1999. Ce projet a pris un train de retard, mais a enfin vu le jour. Ce nouveau domaine est supposé apporter un « coup de pouce » au monde du commerce électronique de l’Union Européenne.
L’extension .eu s’adresse aux seuls ressortissants de l’Union Européenne, qu’il s’agisse de particuliers, organisations diverses, entreprises, ….
La Commission européenne a chargé l’EURid (organisation sans but lucratif) de gérer cette extension.
L’enregistrement des noms de domaines se fera en deux phases , avec l’application du principe « premier arrivé, premier servi ».
La première, la “Sunrise Period“, se décline elle-même en 2 étapes :
- Du 07 décembre 2005 au 06 février 2006 = le dépôt des noms est réservés aux détenteurs de marques déposées (sociétés européennes ou nationales), ainsi qu’aux organismes gouvernementaux.
- Du 07 février 2006 au 06 avril 2006 = artistes, sociétés, lieux, qui peuvent mettre en avant leurs droits d’antériorité sur un nom.
La seconde phase, le “Land-Rush“, débute le 07 avril 2006. Elle est ouverte à tous. C’est à partir de là que les particuliers pourront y accéder.
Durant la “Sunrise Period” , les frais d’enregistrement sont les suivants :
- 35 € pour une administration publique
- 45 € pour le détenteur d’une marque
- 85 € pour tout autre ayant droit
Il reste à voir si cette extension va réellement permettre une expression plus collective de l’Europe, ainsi qu’un rééquilibrage de la planète Internet. Quand on voit ce qui s’est récemment passé au sommet de Tunis , on ne peut que constater que cela ne permettra guère de se faire entendre dans les discussions avec l’ICANN (l’autorité de régulation de l’internet, aux mains des USA), contrairement aux espoirs de certains.
Pour ce qui est de la construction d’une identité européenne, ce ne peut être qu’un plus. Une goutte d’eau dans un océan en tumulte, mais toute avancée (aussi petite soit-elle) est bonne à prendre à l’heure actuelle.
12:05 Publié dans Actualités , Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
mardi, 06 décembre 2005
Budget proposé : l'U.E. au rabais
Les réactions ne se sont pas fait attendre quant à la proposition de budget qu’émet la présidence britannique de l’U.E. Le président de la Commission européenne lui-même monte au créneau, selon lui c’est « un budget pour une mini Europe, non pour l’Europe puissance dont on a besoin ». Les gouvernements français et portugais rejettent ce projet de budget. Quant à la Pologne, elle estime que cette proposition ne respecte pas le principe de solidarité.
Avec cette proposition, le budget de l’U.E pour la période 2007 – 2013 serait plafonné à 846,7 milliards d’euro, soit 1,03% de la richesse européenne. Le compromis mis au point sous la présidence luxembourgeoise était plus élevé de 24 milliards d’euro, c’est donc un net recul que l’on observe.
Les nouveaux Etats membres, bien que plus nécessiteux des fonds européens, se retrouvent à faire plus de sacrifices que les anciens membres.
Le rabais britannique, lui est maintenu à un niveau élevé grâce à un tour de passe-passe budgétaire. Ce « chèque » va même progresser de près de 40% d’ici à 2013. Son montant actuel s’élève à 4,7 milliards d’euro. Cyniquement, Londres a malgré tout accepté de faire un "geste" : la ristourne va augmenter moins que prévue !
Cependant les pays de l’Est semblent diviser sur cette question. Certains sont prêts à accepter de voir diminuer les sommes qui leur sont allouées dans l’espoir de toucher tout de même quelque chose.
L’Union européenne s’enlise. Elle est en difficulté avec une réforme institutionnelle bloquée suite au coup d’arrêt donné au projet de Constitution pour l’Europe (que la Commission et la présidence britannique se sont empressées d’enterrer après les refus de la France et des Pays-bas).
Le budget nécessaire a son fonctionnement est lui en gestation, mais son accouchement s’avère ardu et peu prometteur pour l’avenir.
Pour le moins la Grande-Bretagne pourra se féliciter de son bilan à la fin de son mandat, hostile a une Europe puissance, elle n’aura certainement pas favorisé sa construction. En proposant un budget au rabais, elle ne fait qu’envenimer la situation, mais conforte l’idée d’une Europe hypermarché, dénuée de tout projet politique.
Pour tout europhile, la question de la relance du processus européen, et notamment celle de son contenu, devient plus prégnante. Quel peut être le levier pour donner forme humaine à l’U.E., lorsque des Etats font ce qu’ils peuvent pour la mercantiliser ?
12:35 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
mercredi, 16 novembre 2005
Le drapeau européen a 50ans !
Le symbole le plus connu de l’Union Européenne fête ses 50 ans ce mois.
C’est l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui a choisi l’apparence du drapeau, le 25 octobre 1955. Choix complexe, un certain nombre de divergences étant apparues entre différents pays, entre autres sur le nombre d’étoiles à retenir. Le drapeau a été adopté un mois plus tard en Conseil de Ministres le 8 décembre 1955.
La mise en place de ce drapeau comme symbole de l’Union Européenne en tant que tel a été plus tardive. C’est à l’initiative du Parlement Européen, en 1983, qu’une proposition veut en faire l’étendard de la Communauté Européenne. La proposition sera adoptée au Conseil européen de juin 1985. Le drapeau sera introduit dans les institutions européennes à partir de 1986, après avoir reçu l’aval du Conseil de l’Europe (dans le cadre duquel le drapeau a été créé).
Les différents éléments composant le drapeau ont une signification symbolique. :
- le fond bleu-azur évoque le ciel
- les étoiles d’or forment un cercle pour symboliser l’union des peuples d’Europe
- le chiffre de 12 pour les étoiles représente la perfection. Ce nombre est fixé définitivement et n’a pas de rapport avec le nombre de pays membres de l’U.E.
Le Conseil de l’Europe s’est doté d’un nouveau logo depuis son 50° anniversaire (en 1999, la résolution du Comité des ministres de maintenir ce logo est intervenue en 2000). Il reprend le drapeau européen, en y ajoutant cependant un e doré en cursif. C’est un emblème distinctif spécifique au Conseil de l’Europe (qui n’est pas une institution de l’U.E.).
18:44 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
mercredi, 06 juillet 2005
Nouveau revers pour la Commission
Le Parlement européen vient de se prononcer pour le rejet de la directive sur la brevetabilité des logiciels. C'est avec une majorité écrasante que cette directive est enterrée = 648 voix contre 14.
Ce résultat est surtout dû au changement de position du groupe du PPE (les conservateurs ont changé d'avis dès mardi soir), évolution dû au fait des divisions de ce groupe sur ce dossier, aussi a-t-il préféré l'adoption d'une position commune de rejet de la directive plutôt que de prendre le risque de laisser passer des amendements défavorables aux grands industriels ( une majorité de 367 voix étant nécessaire pour faire passer un amendement). En l'occurrence il se serait agit des amendements Rocard, préconisés par le PSE et une partie des Verts.
La Commission et le Conseil des ministres n'avaient pas tenu compte de la première lecture faite par le Parlement, celle-ci restreignait le champs d'application de cette directive. Or en rejetant ce texte en deuxième lecture, et avec une telle majorité, le Parlement inflige un camouflet à ces derniers.
C'est au travers du commissaire aux affaires économiques, Joaquin Almunia, que la Commission a fait savoir qu'elle ne ferait pas de nouvelle proposition a moins que le Parlement ne lui demande.
La pérennité du logiciel libre est donc assurée. Ce que l'on peut constater au travers de cette décision, c'est que le Parlement européen prend de plus en plus de poids ce qui va dans le sens d'une démocratisation du projet européen.
14:00 Publié dans Europe , Logiciels Libres | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
samedi, 18 juin 2005
Fiasco au Conseil européen !
Le Conseil européen s’est achevé par un fiasco complet. Les divergences sur les questions budgétaires, ainsi que la problématique constitutionnelle, ont conduit plus que jamais les 25 Etats membres à se diviser.
La décision prise, en ce qui concerne la Constitution, est de reporter sine die la date butoir de ratification par les pays membres. Plusieurs de ces derniers en ont profité pour repousser leur référendum afin de couper court à la dynamique du non. Seulement, se pose alors la question de quand auront lieu ces référendums ?, si tant est qu’ils aient lieu. En effet, les problèmes socio-économiques qui ont conduit au rejet du traité par deux pays, qui poussent à la montée du non dans d’autre pays, ne seront pas résorbés de sitôt. La crise de confiance (en l’avenir, dans les politiques,…) est durablement installée en Europe, et les solutions pour en sortir, elles, ne fleurissent guères.
À rajouter à cela, les difficultés des Etats membres à s’entendre sur une vision commune de l’Europe, l’illustration la plus parlante en est la divergence franco-britannique, leurs deux conceptions de l’Europe n’étant peu, voire pas, conciliables.
Divergences qui viennent de conduire, dans une Europe déjà bien mal-en-point, à une crise supplémentaire. La question budgétaire s’achève sur un constat d’échec par la présidence luxembourgeoise, et ce malgré tout les efforts déployés par cette dernière.
Ni la France, ni les Britanniques n’ont voulu mettre de l’eau dans leur vin, chacun campant sur ses positions, l’un voulant défendre une ristourne anormale, l’autre une PAC qu’il faut réformer en profondeur. 40% du budget européen y étant consacré, pour une population concernée inférieure à 5% c’est énorme, s’il est compréhensible que l’on ne veuille pas léser les agriculteurs français (notamment), l’on ne peut en rester là, l’Europe doit avancer dans d’autres domaines, et ses moyens déjà limités ne doivent être ainsi entamé par un seul domaine. Cela étant, des décisions ont été prises à l’unanimité à un moment donné, et ce dans une perspective 2013, le temps pour repenser ce système, afin de l’optimiser, ne manque donc pas. La Grande-Bretagne n’avait pas à exiger une remise à plat complète, dans la mesure ou l’unanimité implique qu’elle avait elle-même acceptée les modalités de la PAC (même si très certainement a contrecœur). Pour ce qui est du rabais britannique, il serait temps que les Britanniques fassent un choix, ou ils sont dans l’Europe et suivent les règles communes, où ils trouvent une solution pour quitter l’Europe, au moins la Constitution leur aurait permis de le faire assez facilement. L’on ne peut prétendre faire partie d’un tout et n’en prendre que ce qui nous arrange.
La situation à été au point que des nouveaux Etats membres ont proposé de renoncer à une partie des aides financières qu’ils escomptaient, afin de tenter d’atténuer le conflit budgétaire. Les pays pauvres de l’Europe faisant des sacrifices pour que des pays plus riches se mettent d’accord… Proposition qui a poussé le Premier ministre luxembourgeois, en charge de la présidence semestrielle de l’U.E., M. Junker à dire « qu’il avait honte », honte d’entendre que ces pays étaient prêts à renoncer à leurs exigences financières.
Quoi qu’il en soit l’Europe est maintenant dans une situation de crise complète. Et ce n’est pas sous la présidente semestrielle qui va échoir a Tony blair le 1er juillet, que les choses vont s’arranger, bien au contraire.
La construction européenne, en dehors d’un vaste espace mercantile, n’est elle au final qu’une utopie destinée par la même à ne jamais voir le jour ?
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mercredi, 15 juin 2005
Une pause dans le processus de ratification ?
Tony Blair et José Barosso sont tous 2 en accord sur le fait qu’il faille faire une pause dans le processus de ratification de la Constitution. Une fois n’est pas coutume, mais je pense aussi que c’est nécessaire. En effet depuis le double non français et néerlandais, l’on ne peut que constater la montée du non dans d’autres pays. Le Premier ministre luxembourgeois a même mis en jeu son poste dans le cas de victoire du non. Le Danemark ne pense pas pouvoir organiser un referendum dans de telles conditions. La Grande-Bretagne a suspendu son referendum. L’opinion polonaise n’est pas particulièrement favorable à ce traité. Et ainsi de suite.
L’on constate bien que si en France le non n’a pas eu les effets cataclysmiques que certains prétendaient, il n’en demeure pas moins que l’on assiste un peu à un effet domino, et que le non se répand dans l’opinion publique européenne. Il est évident que dans ces conditions le nombre de 20 pays, ayant ratifié la Constitution, qui permettrait au Conseil européen de se saisir de la question des cas problématique ne pourrait être atteint.
Cependant, si un temps de réflexion est désormais nécessaire, l’on peut donner un peu l’impression de se moquer de l’opinion publique en repoussant sine die les referendums annoncés => elle veut voter non, donc on ne l’interroge pas. L’on revient malheureusement à l’un des problèmes qui fait que le non est en tête des sondages = l’Europe n’apparaît pas comme quelque chose de démocratique. Comme quelque chose où le citoyen n’aurait pas sa place, pas son mot à dire.
On est là dans une impasse, il est clair que nous sommes a un tournant du projet européen, et qu’il va falloir maintenant engager une véritable réflexion de fond, qu’elle soit économique, politique, démocratique,...
Mais à côté de cette réflexion, il faut aussi que le débat qui a été engagé sur l’Europe ne retombe pas, et qu’il se généralise à tout les Etats Membre, c’est là à mon sens le meilleur moyen de faire vivre l’Europe pour le citoyen. Il faut aussi sortir de ces images qui collent à l’Europe par manque d’informations, ce qui ne peut conduire qu’a peur et incompréhension.
Tous nous devons faire vivre le débat européen, mais il faut aussi que nos « élites dirigeantes » y mettent du leurs. Et quant aux orientations que ces dernières vont prendre, il va être nécessaire d’attendre le résultat du Conseil européen prochain, qui risque de déterminer beaucoup de chose, ou bien de maintenir le statu quo en regard des divergences qui se font jour, notamment sur la question budgétaire.
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vendredi, 03 juin 2005
L'élargissement en question
La Commission européenne met en garde la Bulgarie et la Roumanie ! Ces deux pays sont poussés à faire davantage d’efforts afin de satisfaire aux critères d’entrée dans l’Union européenne. Sans cela leur intégration pourrait se voir reculer d’un an en vertu de la clause de renvoi.
Le rejet de la Constitution européenne crée un climat qui rend l’élargissement plus ardu, il semble désormais que l’U.E. va devenir bien plus stricte en matière d’élargissement.
En effet, en dehors des problématiques sociales qui ont conduit au rejet du traité, que cela soit en France, aux Pays-Bas et peut être bientôt au Danemark, l’on a pu constater que la question de l’élargissement a été omniprésente sous une forme ou une autre.
Les souverainistes de tout bord l’ont bien compris, jouant sur cette question, quitte à empiéter sur la chasse gardée de l’extrême droite quand cela s’avérait nécessaire.
Quoi qu’il en soit cela est révélateur d’un problème inhérent à la construction européenne, nous en revenons toujours à la même interrogation : comment fonctionner ensemble, à 25 (voire 27) peuples ?
Cette campagne référendaire a démontré qu’à l’heure actuelle, c'est le repli sur soi qui prédomine. « L’autre » fait peur, et pas besoin qu’il soit bien loin pour cela.
Il semble donc évident que non seulement l’Europe politique soit en difficulté, mais aussi l’Europe des peuples.
Or nous élargissons (Bulgarie, Roumanie, … Turquie ???), nous tentons de donner une teneur politique au projet européen, mais qu’en est-il de l’Europe des peuples ?
Même si la Constitution est adoptée, comment unir les peuples européens alors que le voisin fait peur ? Or pourtant ce voisin est européen dans la plupart des cas, à l’instar du plombier polonais qui a été agité tel un « épouvantail » au cours de la campagne référendaire, de même que la Turquie (sans entrer dans la problématique turque, la Turquie n’étant pas européenne selon moi, mais ne devant pas être laissé pour compte, ceci pouvant se régler au travers d’un partenariat privilégié).
L’une des réponses peut effectivement passer par une attitude plus stricte en matière d’élargissement. Mais pourquoi pas aussi en envisageant d'y mettre le holà! 25-27, c’est déjà bien suffisant lorsque l’on ne s’entend pas les uns les autres, et en ce sens la crise irakienne à été des plus révélatrice quand à la possibilité de parler d’une seule voix, même si de manière assez générale l’opinion des Européens à été assez semblable. Commençons par rassurer le citoyen européen par rapport à son voisin avant de lui en coller d’autres.
L’un des prochains enjeux de la construction européenne est donc, en dehors de la mise en place d’un véritable projet politique, la création d’une Union des peuples qui composent l’U.E. actuelle (mais dans le respect de leur diversité, il ne s’agit pas d’uniformiser, la richesse européenne étant justement sa pluralité).
Nous sommes nombreux à nous dire européen, mais qu’entendons nous par là ? un peuple ? élément d’une entité géographique ? économique ? Avons-nous un sentiment réel d’appartenance à un regroupement d’êtres humains partageant un certain nombre de valeurs?
Cette européanité me semble parfois malheureusement bien éthérique.
Reportons donc l’élargissement à plus tard, l’Europe ne s’est pas construite en un jour (et elle est loin d’être achevée !), Rome non plus, prenons les années à venir pour approfondir et rendre effective à plus d’un titre cette Union, et ensuite nous verrons pour de nouveaux arrivants.
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