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vendredi, 12 juin 2009

Sur la réaction du délégué du Nouveau Centre 67

 

Dernières Nouvelles d'Alsace du jeudi 11/06 :

 

Bertrand Hirtz, délégué départemental 67 du Nouveau Centre, réagit aux commentaires du CIDEC, le Club initiative démocrate européenne et centriste (DNA d'hier).- « "Aujourd'hui, force est de constater que l'Alsace, cette terre du centrisme, est orpheline de cette famille de pensée..." analysait hier dans les DNA le CIDEC. Ils oublient un peu facilement que le Nouveau Centre existe avec un député et de nombreux élus qui relayent tous les jours les valeurs centristes en Alsace. Ce ne sont pas eux qui ont tracté et mouillé leurs belles chemises pendant les élections européennes pour défendre les valeurs du centrisme et de l'humanisme.
"Centrisme et humanisme ne sont pas de simples mots que peuvent s'approprier des politiciens transfuges en mal de carrière..." écrivait encore le CIDEC. Connaissant leurs importantes responsabilités au sein des instances régionales pour certains et il y a encore quelques mois au MoDem, cela doit correspondre à leur façon de penser la politique qui, effectivement, ne sont pas des valeurs centristes. »

 

Je n'avais pas trop prêté attention à cette réaction du représentant du Nouveau Centre du Bas-Rhin hier.

Il est intéressant de voir la fédération locale d'un parti national se positionner par rapport au communiqué d'une association naissante.

C'est une bonne chose pour le club que je préside. Cela démontre qu'il est tout à fait possible de provoquer des réactions et de faire bouger les choses.

Il est assez facile de répondre qu'il est logique de ne pas tracter pendant la campagne européenne pour un club qui se veut un rassemblement de personnes issues de diverses familles politiques. L'axe autour duquel nous travaillons est le centrisme, pas la promotion d'un parti politique ou d'un autre.

Il serait également bon que M. HIRTZ se renseigne un peu lorsqu'il décide d'attaquer dans la presse pour pouvoir enfin de nouveau une fois y lire son nom. Où a t'il trouvé que des gens parmi les membres du Conseil d'administration du CIDEC aient exercé des fonctions au sein des instances régionales ? Se trompe-t-il de cible ? Fait-il des amalgames ? Ou bien invente-t-il pour s'assurer une ligne dans le journal ? Il y a la quelque chose qui ne colle pas. Aucun d'entre nous n'a été membre des instances régionales. Il n'est guère responsable ni crédible de sa part que d'agir de la sorte.

Par ailleurs, personne ne cache que nous sommes un certain nombre à être membres du MoDem et à faire partie des instances départementales. Le nom même de notre association l'évoque. Nous sommes partis du constat qu'il y avait des centristes un peu partout et qu'il fallait une interface pour travailler ensemble sans que les questions d'investitures ne polluent le débat. Le CIDEC étant une association et non un parti politique, ce qui serait contraire à son objectif.

Quoi qu'il en soit, le CIDEC continuera sur sa lancée, si le Nouveau Centre 67 y voit une menace et s'agite, ce n'est que de peu d'importance pour nous.

 

jeudi, 11 juin 2009

D'une petite réunion entre amis triés sur le volet

Il parait qu'il y a une réunion du MoDem 67 ce soir en un lieu tenu secret.

Il parait qu'il faut montrer patte blanche pour avoir le droit d'y participer.

Il parait que me concernant, cela ne va pas, car "on ne veut pas voir les choses sur internet le lendemain".

Soit, mais j'ai quand même envie de faire un petit compte rendu de cette petite réunion, le voici :

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Au final, cela n'aura pas changé grand chose. C'est au contraire plus simple ainsi . Laissons phosphorer dans le vide...

 

 

21:07 Publié dans MoDem 67 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, alsace, bas-rhin, strasbourg | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 10 juin 2009

Réactions du CIDEC aux élections Européennes

Réactions du Club Initiative Démocrate Européenne et Centriste dans les DNA d'aujourd'hui :

 

Le Club initiative démocrate européenne et centriste (CIDEC) suite aux résultats de la campagne européenne en Alsace. - « L'abstention est la grande gagnante de ce scrutin. La nouvelle assemblée européenne doit en tenir compte et entreprendre un travail de fond pour se doter d'une réelle visibilité auprès du citoyen européen. Les euro-députés doivent s'impliquer davantage auprès de nos concitoyens et créer ce lien crucial qui fait aujourd'hui défaut. L'UMP se targue de sa victoire. Elle est à nuancer. Est-on victorieux quand près de 70% des électeurs se sont portés vers des courants d'opposition ?
Aujourd'hui, force est de constater que l'Alsace, cette terre du centrisme, est orpheline de cette famille de pensée. Ce centrisme, cet humanisme [...], n'a pas disparu pour autant. Une rénovation et une réappropriation de ces valeurs centristes et démocrates sont nécessaires. Les centristes et démocrates de tout bord doivent travailler de concert et se retrouver pour conduire notre Alsace vers les défis de l'avenir. Centrisme et humanisme ne sont pas de simples mots que peuvent s'approprier des politiciens transfuges en mal de carrière. Ces termes font sens, c'est autour d'eux que le rassemblement doit se faire. N'entrons pas dans les jeux politiciens de personnes et de places. Il faut rendre au centrisme sa place dans le paysage politique alsacien avec fidélité envers nos convictions. »

 

 

 

 

 

lundi, 08 juin 2009

MoDem 67 : Petites mixtures entre amis bien choisis...

 

Au sortir d'une élection mortifère pour notre mouvement politique, il paraît plus qu'évident que le rassemblement doit s'opérer.

Il est effarant de constater que certaines personnes décident de continuer à jouer solo envers et contre toutes attentes.

Il est inadmissible de voir l'ancienne secrétaire départementale du Bas-Rhin prendre des mesures avec une volonté manifeste de division et d'exclusion.

Le plus ahurissant est que l'on puisse penser que le mail que je vais diffuser plus bas, puisse ne pas être relayé auprès d'autres personnes que leurs destinataires principaux.

Pour ma part, j'acte qu'Anne MEUNIER a décidé plus que jamais de verrouiller et d'exclure dans un mouvement affaibli. Le fait de se référer à la majorité interne est symptomatique de cette volonté.

Elle ne prend même pas la peine d'en référer à la présidence collégiale ou au bureau. Une convocation comme celle qui va suivre est inacceptable.

 


Bonjour à tous,

Alors que nous tentons encore de convaincre les derniers hésitants, je tiens d'ores et déjà à remercier très chaleureusement tous les militants qui se sont investis dans cette campagne européenne difficile et en particulier ceux qui ont permis la belle réussite du meeting de jeudi. Grace aux efforts de chacun, les retours presse du meeting sont très positifs.

A la demande d'un certain nombre d'entre vous, et afin de dresser un 1er bilan de ces élections, mais également celui du fonctionnement de notre mouvement départemental et de préparer ainsi au mieux les prochaines échéances, je souhaite convier l'ensemble des adhérents actifs participant de la majorité départementale à un moment de bilans, d'échanges et de propositions.

Je vous propose donc de nous réunir le jeudi 11 juin à partir de 19h30. Merci de bien vouloir me confirmer ou non votre présence afin que je puisse définir le lieu le plus adéquat.

Et n'oubliez pas pour ceux qui le peuvent notre soirée de fin de campagne au Parlement Européen à partir de 20h30.

Amicalement
Anne

Résultats des élections européennes

 

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jeudi, 04 juin 2009

Lettre à ceux qui aiment l’Europe mais aussi à ceux qui ne l’aiment pas encore, par Nathalie Griesbeck

 

griesbeck-300x200.gifÊtes-vous de ceux qui n’iront pas élire nos députés européens dimanche prochain ? Il y a quelques années, un responsable de la majorité se félicitait d’un fort taux d’abstention : “Qui ne dit mot consent” se réjouissait-il ! Triste lecture d’une vie démocratique qui se délite, triste perception d’un silence des urnes de plus en plus assourdissant ! A mon sens, il n’y a rien de plus dangereux qu’un peuple qui déserte le chemin des urnes et des bureaux de vote…

Je n’imagine pas un instant que vous, vous ne vous exprimiez pas lors de ce scrutin majeur qui va permettre aux uns comme aux autres de témoigner leur adhésion à l’Idéal Européen, mais aussi d’exprimer leurs attentes vis-à-vis d’une Europe qui ne correspond pas encore à l’idée qu’ils s’en font et qui doit devenir enfin réalité.

Pour le Mouvement Démocrate, la campagne qui s’achève n’est pas une simple opportunité, bien au contraire : héritiers de Robert Schuman, nous portons l’Europe pour ainsi dire dans nos gènes. Voulue par ses fondateurs comme un pôle de stabilité après les conflits qui ont secoué et meurtri l’Europe, l’Union, face à la crise actuelle, a protégé et protège nos peuples grâce à sa solidité et à celle de l’euro. La Communauté du charbon et de l’acier, la politique agricole commune, la mise en circulation de l’euro : voilà trois réalisations majeures qui ont changé la vie des Européens. Trois concrétisations qui montrent bien que l’union fait la force tout comme c’est la force des projets communs qui fait l’Union Européenne. Si beaucoup a été fait, beaucoup reste encore à faire. Il est temps de mettre de nouveaux projets majeurs en chantier, en unissant imagination, détermination, audace et réalisme. Nous voulons une Europe plus unie, mieux coordonnée. Une Europe qui travaille fondamentalement à approfondir ses bases, et non pas à s’élargir. Une Europe plus exigeante qui allie progrès social et développement économique et écologique. Une Europe qui parle d’une seule voix sur la scène internationale. Une Europe qui respecte la diversité et les cultures de ses États membres.

Pendant cinq ans, je vous ai représentés au Parlement Européen pour défendre ces valeurs. Présente et assidue tant en session que dans les commissions, j’ai défendu cette idée et cet idéal de l’Europe. J’y ai mis beaucoup de cœur et, avec votre soutien, je continuerai à en mettre toujours davantage car, justement, l’ouvrage est loin d’être achevé. Avec Jean-François Kahn, nous formons une équipe qui se renforce mutuellement. Tout au long de ces derniers mois, avec nos colistiers, nous avons apporté un supplément d’âme, d’enthousiasme et de conviction à une campagne qui en manque cruellement. Passionnément européens, notre engagement est sans faille. Afin de redonner enfin force à l’essentiel : replacer l’Homme au cœur de l’action et tout particulièrement au cœur de l’action politique.

Vous savez que vous pouvez compter sur nous. Dimanche prochain, je compte sur vous.

Ensemble, agissons pour une Europe RENOUVELÉE, pour une Europe VOLONTÉ.

Bien à vous,

Nathalie Griesbeck
Le 1er juin 2009

François BAYROU en Alsace ce soir

François BAYROU sera aujourd'hui en Alsace pour clore la campagne européenne en compagnie de Jean-François KAHN et Nathalie GRIESBECK.

Seront également présentes : Odile UHLRICH-MALET ( conseillère régionale d'Alsace, Adjointe au Maire de Colmar) et Danièle MEYER (Conseillère régionale d'Alsace, Maire de Rhinau ).

à partir de 18h30,

Salle des Fêtes à SCHILTIGHEIM

 

 

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mercredi, 03 juin 2009

Compte-rendu visite Scy-Chazelles

 

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Article d'Antoine SPOHR sur la visite organisée par le CIDEC de la maison de Robert Schuman à Scy-Chazelles, près de Metz. Visite accompagnée d'une rencontre avec Nathalie GRIESBECK, Député Européen sortant.


http://cidec.hautetfort.com

mardi, 02 juin 2009

Tribune de Dominique de Villepin

 

Europe, l'avenir du monde, par Dominique de Villepin

LEMONDE.FR

La campagne européenne n'est pas à la hauteur des enjeux. Or le besoin d'Europe n'a jamais été aussi évident. Notre modèle social, si critiqué par le passé, permet d'amortir le choc de la récession mondiale et stabilise tant bien que mal les économies. Notre tradition de dialogue est légitimée par la multipolarité. Pourtant, jamais l'Europe n'a été autant en proie au doute.

L'Union européenne traverse sa crise la plus grave. L'illusion d'optique d'une stabilisation apparente, avec la possible ratification du traité de Lisbonne et le volontarisme de la présidence française, n'y change rien. Les Européens doutent de son efficacité parce qu'elle est divisée et corsetée de procédures complexes et opaques. Ils doutent de sa légitimité quand des approches techniciennes et souvent dogmatiques dominent au sein de ses institutions. Ils doutent même de son identité lorsqu'ils se tournent vers le passé pour y chercher des racines univoques ou des remparts naturels.

Les causes du blocage sont multiples. La première est une erreur d'appréciation historique. Avec la chute du mur de Berlin, les moteurs de la construction européenne se sont éteints mais on a feint de ne pas s'en apercevoir. L'adhésion des pays d'Europe de l'Est s'est nourrie de malentendus, devenus avec le temps des facteurs de division; la réunification allemande a déséquilibré l'ancienne Europe, fondée sur les prémisses d'une Allemagne rhénane et faible, sans en inventer une nouvelle; la fin de la menace soviétique n'a pas été exploitée pour refonder la relation transatlantique, ni repenser le lien avec la Russie.

L'Europe souffre également d'un déséquilibre structurel car ce déni de l'histoire a mené à des élargissements successifs et précipités au détriment de son approfondissement. La volonté d'affichage a livré les institutions à la loi du nombre. Or cette loi reflète la loi du marché car elle implique une gouvernance automatique et a minima. Elle consacre aussi la loi du plus fort dans la mesure où cette Europe tend d'autant plus à s'aligner sur la puissance américaine que ses divisions l'obligent à vivre au rythme chaotique des coalitions et des tractations entre Etats.
Enfin, il y a un basculement mondial. Les défis auxquels la construction européenne se trouve confrontée ont changé de nature. Essentiellement intérieurs du temps de la réconciliation, de la reconstruction et du marché unique, ils sont désormais surtout extérieurs. Or il faut prendre l'initiative pour peser sur une mondialisation qui recompose les puissances… mais ne les efface pas.

Nous vivons la fin d'un âge. Orpheline de son idéal, l'Europe doit être refondée, car elle reste une idée neuve. Quoi de plus nécessaire aujourd'hui que l'appui sur les piliers des pères fondateurs : l'apprentissage du partage du pouvoir, le principe de la solidarité entre riches et pauvres et le dépassement des intérêts nationaux dans l'élaboration d'un intérêt général continental? L'audace de la vision gaullienne lui a légué un autre héritage tout aussi actuel dans l'exigence de l'indépendance. L'Europe est l'avenir du monde.
Un sursaut est urgent car le monde ne nous attendra pas. Il faut renouer avec la fidélité à l'aventure européenne originale pour être pionniers dans la nouvelle mondialisation. Notre message et notre légitimité sont ces valeurs humanistes qui demeurent le ciment de l'Union et le socle de cette Europe-modèle.

La construction politique européenne est faite de volontarisme. Avant d'entériner tout nouvel élargissement, il faut consolider les fondations et retrouver l'effet d'entraînement d'un moteur. La France pourrait donner l'exemple avec l'Allemagne en mettant en œuvre, comme je l'ai proposé en 2003, une Union d'Etats assurant un rapprochement fiscal et social ainsi que la convergence concrète et durable de politiques nationales dans les domaines d'avenir : l'énergie, où la sécurité d'approvisionnement exige la mise en commun de nos besoins, l'environnement, l'éducation ou l'innovation. Les divergences croissantes font aujourd'hui du renouveau du couple franco-allemand une ardente nécessité.

En matière industrielle, Paris et Berlin devraient relancer de grands programmes industriels. Galileo, le futur GPS européen, doit être suivi d'autres programmes dans le domaine des infrastructures, des énergies renouvelables ou de l'aéronautique, pour faire face à la compétition économique mondiale.

Une telle initiative n'a de sens que si elle se veut souple et ouverte aux autres Etats désireux de s'y joindre pour avancer plus vite, tandis qu'un effort accru de solidarité envers l'Europe de l'Est doit en parallèle assurer la solidarité du centre et des périphéries. L'Europe, et plus particulièrement la France, incarne aussi un modèle social, un "capitalisme à visage humain" au point d'équilibre entre la liberté d'entreprendre et la justice sociale. Il exige aujourd'hui d'être renforcé, modernisé, diffusé à l'échelle du continent. Renouvelons en profondeur la logique des fonds structurels pour faire de l'Europe un acteur stratégique de la redistribution entre riches et pauvres, en faveur à la fois de secteurs industriels en difficulté et de populations fragiles, via un plan européen pour l'emploi des jeunes par exemple.

L'Europe-modèle, c'est enfin le dialogue et le rapprochement des cultures fondé sur la mobilité de la jeunesse et le respect de la diversité. Il serait souhaitable d'élargir les programmes Erasmus à l'enseignement professionnel et à la formation continue. Nous pouvons reprendre l'initiative en lançant de grands projets fédérateurs, précurseurs d'un gouvernement économique européen. Une Europe de la régulation permettrait de réfréner les dérives du marché avec la création d'une Autorité de contrôle des établissements financiers.

Une Europe de l'innovation donnerait naissance à un espace intégré de la recherche et de l'enseignement supérieur avec des universités européennes et une Agence de l'innovation articulée autour de grandes filières prioritaires.

Une Europe de la protection doit également émerger à travers la constitution de véritables services publics européens, une convergence des politiques sociales et la recherche de minima sociaux.

Le défi de cette Europe refondée est à l'horizon du monde. L'Europe-puissance peut être le fer de lance de la multipolarité. Son absence ouvre la voie à la "Chimérique", un duopole économique sino-américain où l'atelier du monde hyper-épargnant s'accorderait avec le consommateur hyper-endetté d'outre-Atlantique. Son silence encourage aussi les logiques de blocs, comme avec la Russie qui restaure son ancienne zone d'influence.

Dans ce monde dangereux, un pôle de puissance européen capable d'organiser un vaste espace de sécurité, de prospérité et de stabilité réunissant près d'un milliard de personnes s'avère indispensable avec l'émergence de l'Inde et de la Chine. Sans pour autant préjuger de l'issue des négociations d'adhésion, la Turquie aurait vocation à rejoindre, ainsi que la Russie et les pays du Maghreb, cette alliance paneuropéenne élargie où les bénéfices des politiques communes pourraient être partagés sans conduire à l'intégration politique, réservée au noyau dur que resterait l'Union.

L'Union pour la Méditerranée exprime, en dépit des blocages actuels, notre responsabilité particulière envers le Sud. Son approfondissement sera crucial pour la gestion des flux migratoires, la maîtrise du risque terroriste et l'approvisionnement énergétique.
L'histoire ne sera écrite en grand que par le partage de la paix et le dialogue des cultures. Avec la Russie, nous avons en commun un passé conjuguant le rêve de l'universel et le deuil des empires. Persister à lui tourner le dos revient à la précipiter vers ses démons nationalistes et la reconstitution d'un bloc rival à l'Est.

Pour devenir enfin une réalité, l'Europe ne peut se replier sur son aire. Elle a vocation à contribuer au règlement des crises comme médiatrice et comme actrice d'une nouvelle gouvernance mondiale. Elle peut promouvoir la stabilité financière, en assignant un rôle accru à l'euro face à la prééminence du dollar.

Elle a une chance de contribuer davantage à la paix en préservant son indépendance et en s'appuyant sur son exemplarité pour conjurer les logiques de force. Saisissant l'occasion historique de l'élection de Barack Obama, l'Europe doit conserver sa relation profonde avec les Etats-Unis, en valorisant les complémentarités d'action pour prévenir toute tentation unilatérale et en devenant une force de proposition sur les grands enjeux, le conflit israélo-palestinien, l'Afghanistan ou l'Iran.

Pour y parvenir, il faut inventer une sécurité européenne indépendante, grâce en particulier à un état-major autonome, une Agence de défense dédiée à des grands programmes européens et une force de projection rapide.

Elle serait légitime pour promouvoir l'équité d'une gouvernance mondiale refondée, par une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies et par une promotion des organisations régionales. A l'heure où l'Europe hésite entre repli et fuite en avant, son défi consiste à renouer avec sa vocation pionnière. Antidote à la mondialisation subie, l'Europe choisie doit trouver un second souffle pour construire un nouveau demi-siècle de progrès et de paix.

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