« 2009-03 | Page d'accueil | 2009-05 »

mardi, 28 avril 2009

L'arroseur arrosé...

Sur Marianne en ligne :

Hadopi : l'UMP, parti pirate !

Pour avoir utilisé sans autorisation le titre Kids, du groupe new-yorkais MGMT, l'UMP a obtenu de ne payer «que» 30000€ de dédommagement, selon France Info. Alors que le parti majoritaire défend bec et ongles une loi anti-piratage jugée injuste, sa crédibilité sur la Hadopi en prend un coup !


Montage : SL

Montage : SL

Quelle idée d'accompagner l'entrée en scène de Jean-Pierre Raffarin à la Convention nationale de l'UMP du 24 janvier avec le dernier tube revival seventies du groupe MGMT sans autorisation ? Au delà de l'évidente faute de goût, l'idée n'était pas très maligne à la veille de la présentation d'un texte de lutte contre le piratage à l'Assemblée nationale !

Comme par un fait exprès, c'est la semaine où la loi Hadopi, rejetée une première fois, repasse au Parlement que la conclusion tombe : l'UMP devra s'acquitter de 30000€ de dommages et intérêts (plus 2500€ de frais d'avocats) auprès des membres de MGMT, comme nous le révèlent nos confrères de France Info.


Le clip de Kids, de MGMT, la chanson utilisée sans autorisation lors de la Convention nationale du 24 janvier de l'UMP

Un règlement à l'amiable qui a évité un procès au pénal pour contrefaçon — délit puni de 3 ans de prison et 300000€ d'amende. La somme n'a pas été encaissée par le groupe qui souhaite la verser à un organisme de protection du droit moral. Il faut dire qu'avec les universités d'été des partis politiques qui approchent, mieux vaut se prémunir contre les pirates !


Mardi 28 Avril 2009 - 11:29
Sylvain Lapoix

Comprenne qui pourra...

Il semble que les caïmans réapparaissent tout doucement à la surface et manœuvrent en coulisses... Régionales et cantonales font rêver de grands retours à quelques-uns.

 

Speckled-CaimenF1.jpg

 

lundi, 13 avril 2009

Café politique Euro-District

 

logo.jpg

 

Nous organisons un café politique sur le thème de l'Euro-District.

Les discussions seront animées par  :


Yveline MOEGLEN

« porte parole et présidente »  du « Bürger-Forum-Citoyen-Eurodistrict » pour la partie française


Il se tiendra :



jeudi 23 avril à 19h

au Café Leffe


10 place de la Gare
STRASBOURG

 

lundi, 06 avril 2009

D'OBAMA et de la Turquie


Il est quelque peu dérangeant de voir le président des Etats Unis s'exprimer sur qui devrait ou non entrer au sein de l'Union Européenne.  Evidement, on ne réagit que très peu sur ce qui constitue une véritable ingérence dans les affaires internes d'une Union politique qui ne serait acceptée pour aucun autre chef d'Etat.

Si l'Union Européenne souhaite se donner les moyens d'influer sur ces partenaires mondiaux et de créer une véritable force politique, elle ne doit pas apparaître comme étant soumises aux desideratas de partenaires extérieurs. Ce n'est pas le rôle du président des Etats Unis que de définir qui a ou non vocation à entrer au sein de l'U.E. Nul n'est habilité à nous tenir la main pour lui faire prendre celle d'un partenaire ne faisant pas montre d'un fort enthousiasme  dans le cas présent. Les avancées ne sont guères concluantes.

La Turquie n'a pas vocation à entrer dans l'Union Européenne. La voie du partenariat privilégié est la seule valable à mon sens. Non pas tant pour former un pseudo club « chrétien » ( ce type de contre-argument me hérisse, l'on essaye de mettre de côté des éléments géopolitiques et institutionnels pour résumer un refus à une forme de discrimination ) que par l'incapacité d'une Europe politique en panne à assimiler de nouveaux entrant, à fortiori un partenaire d'une telle ampleur. Les réflexes nationaux n'ont pas disparus, la crise nous a démontré la rapidité avec laquelle ils peuvent resurgir.

Il faut développer et dynamiser un partenariat pour renforcer le rôle stabilisateur de la Turquie au coeur d'un ensemble géographique sujet à divers conflits. Je ne crois pas que l'intégration au sein de l'Union Européenne renforcerait le poids de cette nation dans ce rôle. Au contraire, je tends à penser qu'elle passera aux yeux de ces voisins comme plongeant à bras ouvert dans ceux des occidentaux. C'est à un rôle de plate-forme à la croisée des civilisations (si j'ose employer ce terme...) qu'il convient d'aider ce pays à réaliser. Il ne s'agit pas de l'annexer au sein d'une Europe qui manifesterait par là davantage d'attachement à un esprit mercantiliste que politique. Jetons des passerelles, renforçons les coopérations, mais ne cédons pas à une vision purement économique.

Nos institutions ne sont pas à même de fonctionner efficacement à 27 Etats Membres. L'élargissement doit cesser jusqu'à ce que de nouvelles méthodes de gouvernance soient instaurées pour assurer une gestion au plus proche des intérêts des citoyens. Le désintérêt, voire la désaffection, de ces derniers à l'égard de l'idée européenne ne saurait être combattue en continuant comme nous le faisons à ce jour. Avant toute chose, il faut mettre en place des institutions démocratiques et efficientes. Une fois que nous saurons fonctionner à 27, la question de l'élargissement pourra être revue. Mais ce, à l'initiative des Européens, non pas du président des Etats Unis, tout Barrack OBAMA qu'il puisse être.

dimanche, 05 avril 2009

A propos de ce qui s'est passé sur Strasbourg

Les affrontements de ces derniers jours font remonter de bien sombres souvenirs. Strasbourg champ de batailles, Strasbourg barricadée, voire déchirée, il y a bien longtemps que l'on n'a vu cela. Si ce n'est à une guerre au sens traditionnel à laquelle notre ville a été confrontée, c'est à une version plus contemporaine au travers de la guérilla urbaine qui a dévastée certains secteurs de Strasbourg.

Le choix de ces secteurs pourtant déjà fragilisés constitue une véritable incurie des pouvoirs publics. Comment la zone du  Neuhof a-t-elle pu être choisie pour l'installation d'un campement dont il était évident qu'il attirerait des éléments perturbateurs ? Il était à prévoir que, quelles que puissent être les volontés des militants « anti-otans » pacifistes, ils n'auraient pas structurellement les moyens d'empêcher les actions de ceux qui n'avaient effectués le déplacement sans autres raisons que de « casser ».

La concertation entre les échelons internationaux, nationaux et locaux semble ne pas avoir été des plus efficaces. Au contraire, le niveau local, pourtant mieux à même de juger des problématiques sectorielles semble avoir été ignoré et mis devant un fait accompli.

Aujourd'hui, il n'est cependant pas temps de chercher les responsables d'une situation délétère. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités et mettre en place des solutions pour les victimes de ces derniers jours. Un plan de remise en état doit être lancé avec célérité. Les quartiers qui ont souffert ne doivent pas avoir l'impression d'être les éternels laissés pour compte.

Par ailleurs, ces événements ne doivent pas devenir l'alibi d'un combat politique partisan, mais bien au contraire la volonté d'affirmer à la fois une volonté de solidarité envers les victimes  et notre attachement aux valeurs républicaines qui fondent notre nation.

vendredi, 03 avril 2009

OTAN : Tribune de Dominique De Villepin

Texte paru dans Le Figaro et sur lequel je n'ai rien à rajouter.

 

Assumons notre devoir d'indépendance

Par Dominique de Villepin
02/04/2009

Alors que s'ouvre vendredi le sommet de l'Otan à Strasbourg, l'ancien premier ministre et ministre des Affaires étrangères avertit des risques que représente la décision française de réintégrer le commandement intégré de l'Alliance.

 

ÀStrasbourg et à Kehl, le soixantième anniversaire de l'Otan cache mal les doutes sur son avenir. Pourtant le président de la République a choisi de faire revenir notre pays dans le commandement intégré.

Il y a là une réelle rupture, alors que la France avait acquis une situation originale dans l'Otan, « un pied dedans, un pied dehors ». Ainsi depuis 1995, elle défendait ses intérêts et pesait sur la conduite des opérations, comme au Kosovo, tout en participant à trente-six des trente-huit comités et à toutes les missions.

Cette rupture est d'autant plus forte qu'elle tourne le dos à un héritage historique et à un consensus national. Est-elle opportune ?

Elle intervient à contretemps car, après la tentation unilatérale américaine, il s'agit aujourd'hui de construire un monde multipolaire pour faire face aux nombreux défis - prolifération nucléaire, terrorisme, crises régionales enlisées -, aggravés par la crise économique mondiale.

Elle est à contresens, car c'est l'Europe de la défense qui est notre avenir. C'est de l'affirmation d'une volonté européenne commune qu'ont résulté les avancées, de la déclaration de Saint-Malo en 1998 à la stratégie européenne de sécurité.

Elle est à contre-emploi, car il y a une originalité française qui s'enracine dans son histoire, dans sa présence outre-mer, dans son message universel. Elle nourrit sa vocation de trait d'union entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest, mettant sa voix au service du dialogue des cultures et de la paix.

En définitive, cette décision va à rebours de l'histoire, car l'Otan est la réponse d'hier, occidentale et militaire, aux défis de demain.

Cette réintégration n'est pas sans risques, chèque en blanc signé à une Otan en quête d'un rôle et d'une légitimité, tentée par la fuite en avant.

Elle est source de dangers, quand elle incarne une «famille occidentale » qui cristallise les rejets et réveille les logiques de blocs antagonistes, au risque de donner corps au «choc des civilisations».

Elle est source de blocages, quand elle bride les progrès d'une meilleure gouvernance en matière de sécurité. Substitut commode mais pernicieux, elle tend à empiéter sur de nombreux domaines comme la cybercriminalité, la sécurité des mers et la prolifération.

Elle est source de distorsions, quand elle prend l'allure d'une « ONU bis », sans limites et sans vision claire, ayant la tentation de s'étendre à toutes les démocraties du globe et de se voir déléguer la gestion des crises internationales.

Dès lors, cette décision doit être comprise comme un triple pari sur l'avenir.

Premier pari : la réintégration permettra de renforcer l'Europe de la défense. Mais certaines réticences britanniques, turques ou est-européennes, comme la lourdeur des procédures de non-dédoublement des opérations entre Otan et Union européenne la bloquent. Les occasions de mesurer les avancées possibles ne tarderont pas, qu'il s'agisse de l'État-major de planification, du développement de nos moyens d'intervention ou encore de l'Agence européenne de défense. Cela suppose aussi des efforts pour relever les crédits de défense.

Deuxième pari : la France sera à même de «codiriger» l'Otan. La tutelle américaine y reste lourde. Les postes attribués à la France, sans impact opérationnel réel, ne changent pas la donne.

Codiriger, c'est accepter d'être coresponsable de tous les choix, jusqu'à la logique de blocs et la militarisation du règlement des conflits, qui conduit à leur enlisement. En Afghanistan, nous devons tirer les leçons de l'Irak et faire prévaloir notre vision d'une solution politique.

Codiriger, c'est aussi peut-être lâcher la proie pour l'ombre. Ne bridons pas cette liberté d'action et de parole qui permettait à la France, en 2003, de poser la question de la légitimité de l'intervention en Irak et d'empêcher le vote d'une résolution aux Nations unies. Paradoxalement, la règle du consensus, si elle nous laisse libres quant aux modalités, tend à nous contraindre sur le fond.

Troisième pari : l'Otan sera capable de changer pour s'adapter à la multipolarité. En contrepoint d'une mécanique militaire lourde, la prééminence du dialogue politique doit être affirmée. L'Amérique de Barack Obama donne des signaux encourageants. Mais un vrai débat doit avoir lieu sur la modernisation de l'organisation, sur l'installation du bouclier antimissile ou sur l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie. L'Otan doit s'engager dans une logique de partenariats équilibrés.

Assumons notre devoir d'indépendance en nous tournant résolument vers l'avenir. Partout, l'initiative est nécessaire pour défendre notre vision, nos intérêts et faire entendre la voix de la France. Aussi, dès maintenant, il nous appartient de proposer aux États de l'Union une conférence pour la relance de la défense européenne. De même, le moment venu, il faudra refonder, dans la clarté et l'égalité, les relations transatlantiques. La France doit rester vigilante et exigeante, fidèle à ses valeurs et à son ambition.

jeudi, 02 avril 2009

Petite révolution au Sénat

 

Fronde du Sénat sur les stock-options

S.L. (lefigaro.fr) avec AFP
02/04/2009


Photo figaro.

Photo figaro.

Pour la première fois, sénateurs centristes et socialistes ont mis en minorité l'UMP et fait passer un amendement interdisant les stock-options et actions gratuites dans les entreprises aidées par l'Etat, contre l'avis du ministre du Budget.

Fronde au Sénat. La Haute Assemblée a défié le gouverment et voté en bloc, dans la nuit de mercredi à jeudi, en faveur d'un amendement interdisant stock-options et actions gratuites pour les patrons de sociétés aidées par l'Etat.

Ce texte, déposé par le sénateur nouveau centre de Mayenne et ancien ministre de l'Economie Jean Arthis, a été soutenu par trois groupes : l'union centriste (UC), l'opposition de gauche et le groupe des radicaux RDSE. Par 182 voix contre 155, l'UMP, qui appelait à voter contre, a été désavouée. C'est la première fois que le parti de la majorité est ainsi débordé par les autres forces qui composent le Sénat, à commencer par son allié centriste.

Proche du décret adopté lundi, l'amendement adopté par les sénateurs élargit son champ d'application. Alors que le texte du gouvernement est limité dans sa portée à moins d'une dizaine d'entreprises, essentiellement des banques et des constructeurs automobiles, l'amendement Arthuis élargit l'interdiction aux sous-traitant de cette dernière filière.

 

Le parlement plutôt que le gouvernement

Selon son rédacteur, Jean Arthuis, ce texte vise essentiellement à ce que «le parlement fixe la règle» par la loi plutôt que le gouvernement par décret. «Cet amendement a pour objet de veiller à ce que l'argent public, l'argent des contribuables ne puisse pas partir pour le financement de rémunérations abusives, de versement de bonus exceptionnels», explique encore le sénateur de Mayenne.

Pour Eric Woerth, présent au Sénat au moment du vote, le décret adopté lundi «dit ce que dit» cet amendement. «On perd un mois pour perdre un mois, c'est une situation inconfortable», a-t-il lancé aux sénateurs, sans être entendu.

Si le groupe PS a voté pour ce texte, ill en a néammoins souligné le caractère «très en retrait» par rapport à ses propres propositions. Tout en reconnaissant, par la voix de Nicole Bricq, que «la loi est essentielle dans cette affaire». Et la sénatrice d'expliquer le vote de son groupe en faveur de l'amendement par le fait qu'il «faut sauver l'honneur du parlement face à un exécutif qui s'asseoit» dessus.

 

Toutes les notes