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lundi, 08 décembre 2008

MoDem 67 : Conseil départemental et Convention

Ce que nous en retenons à Initiative Démocrate :

www.initiative-democrate.eu

samedi, 06 décembre 2008

Fillon relance le GCO

 

 

DNA de ce jour :

François Fillon relance le serpent de mer


Le projet de Grand contournement Ouest (GCO) de Strasbourg est relancé, a annoncé hier le Premier ministre. Le chantier ne devrait pas débuter avant 2010 pour une mise en service en 2013 ou 2014, sauf retard supplémentaire.


A l'occasion de l'inauguration du tronçon de l'autoroute A 41 entre Annecy et Genève, le Premier ministre François Fillon a annoncé hier que le Grand contournement Ouest de Strasbourg et deux autres projets autoroutiers vont être engagés « sans tarder », « pour plus de 800 millions d'euros de travaux ». Sont également concernées, l'A 63 (Bordeaux - Espagne) et l'A 150 (Rouen - Le Havre).
Le GCO, également appelé A 355, est un projet d'autoroute sous concession de 24 kilomètres à l'Ouest de l'agglomération strasbourgeoise, entre les échangeurs de Reichstett au Nord et Innenheim au Sud. Il comprend deux diffuseurs intermédiaires, l'un à hauteur de la RN 4 et l'autre entre Duppigheim et Ernolsheim-sur-Bruche.

Au moins un an de retard sur le dernier calendrier connu

Le projet a obtenu sa Déclaration d'utilité publique (DUP) en janvier dernier sur fond de très vifs débats entre partisans et opposants (lire ci-dessous). D'ailleurs la DUP fait l'objet de plusieurs recours en conseil d'Etat.
Le projet consiste à créer un contournement pour décongestionner l'A 35 surchargée au droit de Strasbourg. Les opposants estiment que le projet n'atteindra pas cet objectif.
Le GCO est une autoroute à péage sous concession, c'est-à-dire que l'investissement (355 millions d'euros valeur 2006) est réalisé en tout ou partie (notre encadré) par une société privée qui se rémunère par les péages. La procédure d'appel à candidatures avait été lancée mais laissée en suspens depuis le Grenelle de l'environnement.
Dans le cadre du plan de relance présenté par le président de la République jeudi, il est prévu que l'Etat ou la Caisse des dépôts et consignations puissent apporter une garantie sur la dette émise par les sociétés porteuses de grands projets, soit en matière de concession, soit en matière de partenariats publics privés (PPP).
Il est aussi prévu que des prêts soient accordés, soit aux sociétés soit aux collectivités locales qui versent des subventions d'investissement. Le GCO n'est pas mentionné mais il correspond au dispositif.
La DUP ayant été signée en janvier 2008, on peut considérer que ce projet, véritable serpent de mer bas-rhinois, relancé aujourd'hui seulement, a pris au moins un an de retard sur le dernier calendrier connu qui prévoyait un lancement du chantier en 2009 pour une mise en service « fin 2012 ».

 

Olivier Claudon

Édition du Sam 6 déc. 2008

 

jeudi, 04 décembre 2008

"Sondage" sur le travail du dimanche

49-3 sur l'audiovisuel ?

Avant l'élection présidentielle, du candidat Sarkozy :

"Quant à la procédure législative, et notamment l’article 49.3, je pense qu’une solution moderne et équilibrée serait d’en limiter l’usage à des circonstances exceptionnelles, voire de le supprimer, en échange d’une réforme des modalités d’examen des textes, qui privilégient actuellement le formalisme sur le fond et l’intérêt des débats."

Après l'élection, sous la présidence Sarkozy : ( figaro.fr )

Audiovisuel : le gouvernement menace de passer en force

Guillaume Perrault
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La gauche a demandé mercredi au premier ministre d'expliquer la méthode qu'il compte utiliser pour faire passer le texte.
La gauche a demandé mercredi au premier ministre d'expliquer la méthode qu'il compte utiliser pour faire passer le texte. Crédits photo : AFP

Face à l'obstruction de l'opposition, le gouvernement envisage d'utiliser le 49-3 ou le vote bloqué.

Le gouvernement utilisera-t-il l'artillerie lourde - vote bloqué ou recours au 49-3 - pour permettre l'adoption rapide de la réforme de l'audiovisuel public et son entrée en vigueur dès le 5 janvier comme prévu ? Confronté à l'obstruction de la gauche - qui s'ajoute aux critiques du Nouveau Centre et de plusieurs députés UMP -, le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a averti mercredi que le gouvernement allait répondre «dans les 48 heures qui viennent» à cette guérilla parlementaire livrée par l'opposition à l'Assemblée. La Constitution donne au gouvernement «un large choix» d'armes en pareil cas, a rappelé Roger Karoutchi dans les couloirs du Palais Bourbon. «La capacité de patience du gouvernement va se conjuguer avec sa capacité d'imagination», a-t-il ajouté.

 

Ministre très combative

«Vous êtes en train de préparer les esprits à un passage en force du gouvernement sur ce texte !», a aussitôt rétorqué dans l'Hémicycle le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault. Le député maire de Nantes a demandé à François Fillon - seul compétent pour recourir à l'article 49-3 qui permet de faire adopter un texte sans vote - de venir s'expliquer devant l'Assemblée. «Nous voulons faire durer les débats pour que l'opinion publique se mobilise davantage, pour que ce ne soit pas une affaire confidentielle, limitée au Parlement, avait auparavant lancé Jean-Marc Ayrault. Alors oui ! Nous assumons pleinement cette bataille législative et nous irons jusqu'au bout.»

Mercredi soir, après une semaine de débats, les députés n'avaient pas encore adopté l'article 6 du projet de loi, qui en compte 56. La ministre de la Culture et de la communication, Christine Albanel, s'est voulue très combative pour ne laisser aucun terrain à l'opposition. Elle a affirmé que l'obstruction de la gauche «met en péril la réforme de France Télévisions». Mais les ténors du Parti socialiste se disent au contraire convaincus qu'ils vont gagner la bataille de l'opinion. Et certains rêvent même à la répétition du scénario du CPE, voté au printemps 2006 et abrogé peu après sous la pression de la rue.

La gauche a donc utilisé mercredi tous les outils de la procédure - dépôt de centaines d'amendements, souvent identiques, de­mandes de rappels au règlement et de suspensions de séance - pour répéter à l'envi ses arguments et retarder l'avancée des débats. Les échanges ont même souvent été violents. «Que de­viendra ce quatrième pouvoir qu'on attribue aux médias si le secteur audiovisuel privé, déjà aux mains des maîtres de forges des temps modernes, qui vivent des commandes de l'État et dans l'intimité du pouvoir, est servi de la sorte ?», a lancé Patrick Bloche (PS, Paris). «Il semblerait, a répondu le ministre de la Culture et de la Communication, à croire les accusateurs du président de la République, que son seul souci serait d'enrichir tel ou tel groupe privé, d'exercer un pouvoir dictatorial sur les chaînes ou de s'occuper du club du Fouquet's ! Je ne peux qu'être choquée par ces propos.»

François Loncle (PS, Eure) s'est dit «très gêné que la directrice générale déléguée de France 24 soit l'épouse du ministre des affaires étrangères». Le député fabiusien a affirmé que des licenciements sont «intervenus pour raisons politiques à RFI et à France 24». La réplique n'a pas tardé. «Je crois que les femmes ont le droit aujourd'hui de faire des carrières indépendamment des responsabilités qu'exercent leurs maris», a rétorqué Christine Albanel.

Les échanges n'ont pas été plus sereins entre députés. «Nous avons besoin de médias indiscutables», a assuré Didier Mathus (PS, Saône-et-Loire). «Avec 80 % de journalistes de gauche ?», a aussitôt lancé Jean-Marc Roubaud (UMP, Gard), disant tout haut un argument souvent invoqué en privé par les députés de la majorité.

Pas besoin d'en dire plus...

mercredi, 03 décembre 2008

Sur l'ouverture dominicale des magasins

La question de l'ouverture dominicale des magasins semble perturber quelque peu le système marche-au-pas des députés UMP. Si la fronde n'est pas caractérisée par son nombre, on voit qu'il y a un petit souffle de liberté qui essaye de se faire jour au sein du parti majoritaire.

Sur le fond de la question je suis partagé. L'ouverture des commerces le dimanche n'est pas un sujet à prendre à la légère. Certains acquis doivent être défendus et commencer à tripatouiller les jours fériés, c'est entrouvrir une porte dont on ne sait exactement ce qu'il peut en sortir. Pour autant, je n'y suis pas fermement opposé, cette ouverture pourrait avoir des effets positifs. Je doute du nombre d'emplois qui en naîtraient réellement, c'est une option qu'il ne faut cependant pas négliger. Je n'ai pas trop approfondi la question, mais il me vient certaines réflexions à la volée en lisant certains articles.

Je suis hostile à l'ouverture dominicale des hypermarchés en tout cas, mais pas nécessairement à celle des petits commerces. Pourquoi ne pas limiter la mesure à ces derniers. Structurellement ils sont probablement plus défavorisés que les grandes surfaces par exemple, les coûts en personnels peuvent être un frein et l'on jouerait probablement plus sur les heures sup et RTT que sur la création d'emploi ( et en cela les hypers seront très bien s'adapter et ouvrir le dimanche tout en n'embauchant pas plus, quelques caisses en plus de fermées par ci et par là en semaine et ainsi de suite...).

Maintenant pourquoi ne pas coupler une ouverture pour les petits commerces avec une possibilité d'exonération totale des charges patronales sur l'emploi de personnels spécifiques à cette nouvelle journée de travail.

Ce personnel serait recruté parmi les étudiants et bénéficiaires de minima sociaux, tout en permettant que ces quatre journées de travail mensuel n'ampute pas les prestations fournies pour les derniers. Il est quelque peu ahurissant de voir que l'on est davantage sanctionné en essayant de travailler un peu qu'en restant tranquillement chez soi à ne rien faire (ce qui ne veut pas dire que tout le monde abuse du système, une majorité paye pour une minorité fraudeuse, encore quelque chose qui fonctionne à l'envers).

J'ai pu constater les effets pervers du système alors que j'étais rmiste et pigiste (donc considéré comme travailleur indépendant), ce qui est loin d'assurer un salaire. Je me dit qu'on marche sur la tête quand j'entends qu'une connaissance bénéficiant du chômage, mais ayant réussi à se trouver un mi-temps se voit amputée du treizième mois donné par l'entreprise par une retenue sur ses prestations de chômage. Il semble que le treizième mois grâce au travail soit pénalisant. On pousse le français à une mentalité d'assisté et on l'écrase quand il essaye de sortir de sa situation. Particulièrement lorsque l'on est entre deux eaux, avec un petit boulot, mais si ce n'est du temps plein et à plus ou moins long terme, on n'est plus dans les bonnes cases. Système binaire ou les choses doivent être noires ou blanches, surtout pas grises.

Il faut davantage de souplesse pour encourager le pouvoir d'achat et suivre l'évolution des modes de vie, mais sans pour autant sacrifier certains acquis. Le travail du dimanche est un sujet complexe qui ne doit pas faire l'objet de mesures législatives à la va vite, c'est un sujet qui devrait faire l'objet d'un débat national, pas juste l'objet de discussions entre le gouvernement et sa majorité quelque peu réfractaire sur ce point.

Appel de la Colline pour une presse libre et indépendante

A signer ici

 

APPEL DE LA COLLINE, le 24 novembre 2008

Mediapart et Reporters sans frontières

 

La liberté de la presse n'est pas un privilège des journalistes, mais un droit des citoyens.

Le droit à l'information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu'à la diversité des opinions est une liberté fondamentale de tout être humain.

Sans information libre sur la réalité, ambitieuse dans ses moyens et pluraliste dans ses fins, il ne saurait y avoir d'authentique délibération démocratique.

Régime de tous les citoyens, sans privilège de naissance, de diplôme ou de fortune, une véritable démocratie suppose que tous soient pareillement informés pour être libres dans leurs choix et autonomes dans leurs décisions.

 

De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l'ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

Leur première obligation est à l'égard de la vérité des faits.

Leur première discipline est la recherche d'informations vérifiées, sourcées et contextualisées.

Leur première loyauté est envers les citoyens et prime toute autre responsabilité, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

 

Défendre et promouvoir cet idéal suppose l'indépendance, la transparence et le pluralisme.

 

L'indépendance, c'est-à-dire:

- le respect général du droit moral des journalistes sur leur travail, afin de garantir que l'information ne soit pas réduite à une marchandise;

- le refus impératif du mélange des intérêts industriels et médiatiques, afin de garantir que les opérateurs économiques n'aient pas d'autre objectif que l'information;

- la préservation absolue de l'intégrité du service public de l'audiovisuel, afin de garantir que ni ses informations ni ses programmes ne soient contrôlés par le pouvoir exécutif.

 

La transparence, c'est-à-dire:

- un véritable accès, rapide et facile, à toutes les sources documentaires d'intérêt public pour la vie démocratique et le sort des citoyens, à l'image du Freedom of Information Act en vigueur aux Etats-Unis depuis 1967;

- une large protection des sources des journalistes, assurant le droit des citoyens à les alerter et à les informer, inspirée de l'excellente loi belge en vigueur depuis 2005;

- une publicité étendue sur tous les actes du pouvoir exécutif ayant une incidence directe sur notre vie publique, de façon à permettre l'interpellation libre et le questionnement contradictoire des gouvernants par les journalistes.

 

Le pluralisme, c'est-à-dire:

- une concentration limitée et régulée, de façon à éviter tout monopole de fait ou tout abus de position dominante;

- une égalité de traitement de la presse numérique et de la presse imprimée, de façon à éviter toute discrimination stigmatisante d'Internet;

- une reconnaissance à part entière de la place des lecteurs en tant que commentateurs, contributeurs et blogeurs, de façon à accroître la diffusion et le partage démocratiques des informations et des opinions.

 

Toute voie qui s'éloignerait de ces principes serait une régression.

lundi, 01 décembre 2008

Une cellule de coordination blog au MoDem 67

J'ai reçu hier soir un email invitant les blogueurs du Mouvement Démocrate 67 à se retrouver pour mettre en place une coordination qui viserait à assurer une cohérence  dans le message de nos blogs, ceci pour promouvoir le MoDem. Au retour de Nantes, avec une liaison par la navette CTS entre l'aéroport et Strasbourg (qui m'a permis de poireauter une bonne demi-heure) c'est le genre de choses qui m'énervent.

J'estime que les blogs sont des espaces personnels et qu'ils ne doivent en aucun cas être instrumentalisé de la sorte par un appareil politique quel qu'il soit. Mon bloc note en ligne est un site Arnaud Lehmann avec du MoDem dedans par la force des choses étant adhérent de ce mouvement. Il ne s'agit en aucun cas d'un blog MoDem en tant que tel.

Si une réflexion et une action sur le monde du web doivent être entamées, les blogs personnels ne sauraient entrer dans le champ d'application d'une structure (commission, groupe informel...) d'un parti politique. Le blog est un moyen d'expression strictement personnel selon moi (ce qui me rend hostile au concept de journalisme citoyen que tendent à promouvoir certains blogueurs au passage). En tout cas, pour mon carnet web, je revendique le droit à la subjectivité.

Par ailleurs, ayant pu constater au cours des élections internes et d'une négociation non aboutie les préalables et l'avis d'une candidate à la présidence désormais en place, sur les blogs et la liberté d'expression, je ne saurais adhérer à ce qui pourrait à terme évoluer en une sorte de "pölit-burö". Ceci pourrait advenir sans même qu'il n'y ait une volonté qu'il en soit ainsi par les évolutions naturelles et les influences modératrices qui se mettront forcément en place. Les blogueurs s'inhiberons les uns les autres s'ils décident d'une ligne de conduite commune à ne pas franchir. De plus, je ne doute pas un instant que les choses seront orientées dans "le bon sens" par l'équipe en place.

Si les blogueurs du MoDem 67 souhaitent se regrouper et former ce type de structure d'orientation du contenu des blogs, grand bien leurs fassent c'est leur choix. L'intention de bas n'est pas mauvaise, dans le contexte actuel sur les questions de libre expression, les développements peuvent le devenir.

Le mien est tout autre, je n'accepterais aucune tutelle sur ce que je considère comme l'un des fondamentaux de notre République, la liberté d'expression.

Je refuse donc d'être associé à cette démarche de "coordination".

 

 

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