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samedi, 28 juin 2008

Point de vue européen

Texte de Bronislaw GEREMEK paru dans le Monde daté du jour :

 

Europe, et si on changeait le contexte ?, par Bronislaw Geremek

LE MONDE | 27.06.08 | 13h05  •  Mis à jour le 27.06.08 | 13h05
 
Après le non irlandais au traité de Lisbonne, l'Union européenne a évité de prendre des décisions à la hâte. Mais il semble qu'il y ait déjà un plan : faire aboutir la ratification du traité de Lisbonne dans tous les pays qui ne l'ont pas fait et obtenir de la part de l'Irlande, isolée dans son refus, la répétition du référendum sur le même texte.

Le plan qui consiste à pousser l'Irlande à organiser un deuxième référendum a plusieurs précédents dans l'histoire de l'Union et n'est pas en contradiction avec les règles juridiques. Tout de même on ne peut pas nier que c'est un peu humiliant pour les Irlandais (oserait-on le demander aux Français ?) et que la culture démocratique des Européens en souffrirait aussi. Et imaginons ce que l'Europe ferait si des Irlandais s'obstinaient dans leur refus et répondaient non encore une fois ?

Il faut se rendre compte que les Européens du XXIe siècle craignent l'avenir et ne font pas confiance à l'Union européenne. Ils sont las de ses élargissements, ils la croient bien éloignée de leurs soucis quotidiens et inefficace pour relever les défis actuels. Les taux de croissance stagnants dans la plupart des pays membres de l'UE, ainsi que la cherté de la vie contribuent aussi à la morosité générale des Européens : c'est un facteur fondamental dans le climat psychologique européen.

Dans un tel climat, les grands projets visionnaires n'ont pas de chance de réussir. Le traité constitutionnel ainsi que le traité de Lisbonne étaient bien ce genre de projets visionnaires et supposaient un climat de confiance et de satisfaction à l'égard de l'UE. Il faut se rendre à l'évidence que ce n'est pas le cas aujourd'hui. La morosité psychologique est un obstacle de taille à des projets constitutionnels courageux.

Les historiens du constitutionnalisme savent bien que les Constitutions sont proclamées soit quand le peuple aspire à un tel acte (on parle d'un "moment constitutionnel"), soit par surprise. Les huit années passées ne coïncidaient pas avec un "moment constitutionnel" et toute tentative de prendre l'opinion publique par surprise n'aurait aucune chance. Les projets constitutionnels arrivaient au mauvais moment. Pour faire passer ces projets, il fallait expliquer aux Européens l'urgence des réformes constitutionnelles et c'était impossible sans que les Européens se réconcilient d'abord avec l'Europe. Cette "réconciliation" n'a pas eu lieu. Les derniers sondages d'opinion dans plusieurs pays de l'Union (y compris la France) ne sont pas réconfortants.

Que faire ?

Les trois mois d'école buissonnière que l'Union européenne s'est donnés servent l'idée de faire revoter les Irlandais. Est-ce vraiment la seule solution possible ? Et si l'on suivait le conseil de Jean Monnet en cherchant à "changer le contexte" et à formuler un autre plan ?

Il est indiscutable que les gouvernements nationaux doivent faire tout leur possible pour que le traité qu'ils ont déjà tous signé soit maintenant ratifié. Le Royaume-Uni a donné l'exemple et il faudrait que les sept autres pays fassent de même. Ils y sont obligés, la Convention de Vienne sur les traités le dit explicitement. C'est alors que le Conseil européen devra examiner la situation et décider de ce qu'il faut faire. Puisqu'une majorité de pays et de citoyens a approuvé le traité, le Conseil peut de manière tout à fait légitime procéder de concert avec la Commission européenne et le Parlement à la mise en oeuvre de tout ce qui n'exige pas d'amender les traités.

Le Conseil pourrait décider ainsi que le haut représentant pour la politique étrangère prend la présidence permanente du Conseil des affaires étrangères et qu'il se voit attribuer la responsabilité de la politique étrangère ainsi que la direction d'un "service d'action extérieure". Voilà le ministre des affaires étrangères - le nom de la fonction importe peu - dont l'Union a tellement besoin.

De même, rien n'empêche le Conseil européen de prendre la décision que ce soit le président de la Commission européenne qui préside les réunions du Conseil. Sans être le représentant officiel de l'UE à l'extérieur, il représenterait par la force des choses les institutions européennes.

Le Conseil européen pourrait proposer au Parlement de prendre la responsabilité du droit à l'initiative législative populaire (un million de signatures). De même, le Parlement européen pourrait lui-même prendre des mesures nécessaires pour renforcer la coopération avec les Parlements nationaux dans l'élaboration de la législation européenne. L'élargissement des droits et prérogatives du Parlement européen pourrait, par contre, se faire par des décisions (à l'unanimité) du Conseil.

Je ne donne que quelques exemples où il n'est pas nécessaire d'avoir recours à un nouveau traité. Mais il y a aussi des changements que l'on ne peut pas introduire sans un traité. Cela concerne en premier lieu le système du vote. Pour la santé de l'UE, il est urgent d'abandonner le principe de l'unanimité, dont le fonctionnement rappelle trop le liberum veto en Pologne, qui avait amené mon pays au désastre à la fin du XVIIIe siècle. Il est aussi nécessaire de remplacer le système du vote pondéré établi à Nice par un vote à double majorité (de pays et de citoyens).

Ce qui ne peut pas être réalisé à la base des traités existants peut être soumis à une consultation populaire à l'échelle de l'Union européenne, organisée le même jour dans tous ses pays membres. Une ou deux questions précises concernant le système de vote européen, une campagne d'information sur le sujet, un débat dans l'Europe entière sur le problème, et les Européens seraient appelés aux urnes (cela pourrait se faire en même temps que les prochaines élections au Parlement européen) : le Conseil et le Parlement sauraient quoi faire après une telle consultation.

L'Europe doit se doter d'une dimension politique, elle doit être capable de parler d'une seule voix, elle doit avoir la capacité de formuler et de réaliser des politiques de solidarité. Le traité donnerait cette possibilité et en même temps créerait un bond en avant spectaculaire. Les trois non consécutifs de la part de la France, des Pays-Bas et de l'Irlande exprimaient une mésentente entre les institutions européennes et les citoyens.

Dans les sociétés démocratiques, on n'a pas besoin que les institutions soient aimées, mais on a besoin qu'elles soient efficaces et légitimes et qu'elles suscitent la confiance. Soyons attentifs au message de Saint-Simon : "L'Europe unie doit être celle des citoyens." Pour répondre à la demande "faisons les Européens", il faut donner aux Européens l'occasion de "prendre la parole" comme le proposait Jacqueline de Romilly. Il ne faut pas craindre le peuple, il faut craindre le populisme, qui exploite l'absence du peuple sur la scène publique.

L'Europe est donc face à un choix important. Elle peut avoir recours aux sentiers battus, qui consistent à faire revoter ceux qui ont dit non. Et même si l'on y réussit, cela restera toujours une opération menée par les gouvernements nationaux, évitant de faire parler les citoyens européens. Ou bien, en utilisant les traités existants, l'Europe peut à la fois procéder aux réformes institutionnelles nécessaires et demander l'avis des citoyens européens. La première solution constitue la routine européenne, la seconde annonce une nouvelle étape de l'unité européenne.


Bronislaw Geremek est historien et député européen.

 


jeudi, 26 juin 2008

Réunion de section MoDem Strasbourg

Suite à un contre-temps de dernière minute, la réunion de section de Strasbourg, initialement prévue au restaurant de la Bourse à 20h se tiendra :

 

20h

au centre Bernanos,

30 rue du Maréchal Juin 

 

dimanche, 22 juin 2008

MoDem 67 : premières actions de campagne interne

aa2ffc73351749a5ac635cab540953d8.jpg Si certaines équipes ont déjà grandement lancé la campagne interne pour le MoDem 67, notre programme suivra progressivement son cours. Ainsi notre équipe va commencer à aller à la rencontre des militants sur le territoire départemental.

Ces rencontres seront l'occasion d'échanger sur la manière dont doit se constituer le mouvement et la vision de son rôle sur l'échiquier politique local et national.

La première série de ces réunions :

 

Mardi 1er juillet à 19h,

Café « le Cardinal »,

2 r Clés à SAVERNE

 

 

Mercredi 2 juillet, à 19h30,

restaurant « Au Cerf »,

5 pl Helmstetter à PFAFFENHOFFEN

 

 

(Une troisième dans la même période se tiendra sur le secteur d'ERSTEIN, la date précise n'est pas encore fixée cependant)

 

 

Ceux qui souhaitent s'investir pour le MoDem 67 peuvent évidemment prendre contact avec nous, rien n'est encore figé à ce jour et notre liste se veut ouverte à toutes les sensibilités composantes de notre mouvement.

 

C'est ensemble que nous mettrons en place une structure cohérente. C'est par le rassemblement de toutes nos forces vives que nous  ferons avancer notre mouvement sur la voie de l'indépendance.

 

C'est également par la mise en place de synergies avec l'ensemble de nos militants et sympathisants que nous pourrons procéder au maillage du territoire du Bas-Rhin et constituer les réseaux qui feront du Mouvement Démocrate 67, un parti incontournable.

 

Le Mouvement Démocrate se trouve à la croisée des chemins, il a besoin de chacun de ses adhérents et de ses composantes pour résister au bipartisme que l'on tente de nous imposer comme d'ors et déjà acquis.

jeudi, 12 juin 2008

Compte-rendu du Conseil National MoDem du 8 juin

Puisque les conseillers nationaux du MoDem du Bas-Rhin n'estiment pas nécessaire d'informer les adhérents sur les décisions prises au dernier Conseil National du Mouvement Démocrate, je vais faire un copier-coller (*) du compte rendu paru sur le site du Mouvement Démocrate :

 

Le Conseil national s'est réuni dimanche 8 juin à 15 heures à la Maison de la Chimie.

>> Conformément aux statuts, le conseil national s’est prononcé sur la stratégie à adopter pour les élections européennes de 2009. Le Mouvement Démocrate existe parce qu’il porte un projet de société différent des autres mouvements politiques. Cette originalité de notre projet, et en particulier du projet européen, justifie la présence de listes indépendantes aux élections européennes de 2009.

A l’unanimité, il a été décidé que le Mouvement démocrate présentera aux élections européennes de 2009 des listes autonomes pour un projet différent dans l’ensemble des circonscriptions.

>> Il a tout approuvé la création par le Président du Mouvement démocrate de 6 vice-présidences et de fonctions de secrétaires nationaux du Mouvement démocrate.

>> Le Conseil a ensuite procédé à l’élection des membres du Comité de conciliation et de contrôle. Il a été proposé l’élection d’un CCC jusqu’au 31 décembre 2008. Devant le nombre de candidatures reçues, a également été décidée l’audition de l’ensemble des candidats dans la perspective de l’élection du CCC compétent à partir du 1er janvier 2009.

 

- Sur proposition du Bureau exécutif, ont été élus membres du Comité de conciliation et de contrôle compétent jusqu’au 31 décembre 2008 : Philippe ARNAUD, Denis BADRE, Didier BARIANI, Fabienne FAURE, François FLORES, Olivier HENNO, Danielle JEANNE, François-Xavier de PERETTI et Claude RAMBAUD. Suppléants : Séverine de COMPREIGNAC, Kévin IZORCE, Agnès SINDOU-FAURIE.

>> Gilles ARTIGUES a été élu Médiateur des adhérents.

>> Le Conseil a ensuite procédé à l’audition des candidats au poste de secrétaire du Conseil national, puis à leur élection au scrutin secret.
Ont été proclamé élus : Céline ALLEAUME, Christophe MADROLLE et Edith GUCCINI.

>> Le Conseil national a ensuite établi un calendrier pour la consultation des adhérents décidée par François Bayrou. Les textes devront être établis avant le 20 juin, pour diffusion aux adhérents dans la semaine qui suit. Le vote devra avoir lieu avant le 10 juillet. Le Comité de conciliation et de contrôle publiera les résultats de la consultation.

- En application de l’article 17 du règlement intérieur, le Conseil national a voté les 2 résolutions suivantes :

Résolution 1

Le Conseil national, dans sa réunion du 8 juin 2008, fixe au samedi 27 septembre 2008 la date des élections dans chaque département pour :
    - la présidence départementale,
    - le conseil départemental,
    - la conférence nationale.
Le Conseil national confie au Comité de conciliation et de contrôle la coordination de ces élections.

Résolution 2

Le Conseil national, dans sa réunion du 8 juin 2008, fixe comme suit la procédure d’adoption des règlements intérieurs départementaux :
    - Les instances départementales provisoires adoptent le règlement intérieur départemental avant le 30 juin 2008 ;
    - Le règlement intérieur départemental est ensuite transmis au Comité de conciliation et de contrôle qui vérifie sa conformité au règlement intérieur national dans la semaine qui suit sa réception ;
    - Les instances départementales provisoires peuvent saisir pour avis le comité de conciliation et de contrôle préalablement à l’adoption du règlement intérieur départemental.

 



(*) Il paraît que c'est tout ce que je sais faire, alors ne décevons pas les gens... On sent que la campagne interne va être houleuse, seulement je serais curieux de voir quels sont ceux qui tiendront le mieux à la guerre des nerfs, entre le véritable stress de campagne et des coups de gueule "bordélisants", il y a une distance que tous ne peuvent tenir.

MoDem : prochaine réunion de section Strasbourg

Bonjour à toutes et à tous,

Avant les agitations électorales de la rentrée il nous a paru nécessaire de nous rencontrer.

Plus que jamais, nous avons tous besoin de sérénité et d’échanges. Nous aspirons à nous sentir réunis au sein d’une même famille de pensée.

Nous vous proposons ainsi de nous rencontrer le :

Jeudi 26 juin
A 20h au restaurant de la Bourse
A Strasbourg


Nous vous proposons l’ordre du jour suivant :

  1. Point sur les évolutions nationales du Mouvement Démocrates et échanges sur l’évolution de la politique française
  2. Analyse de la situation politique à Strasbourg et suggestions
  3. Proposition de la création d’un groupe de travail sur «  Strasbourg : un défi européen à relever »

Bien cordialement à tous,
Jacques BON

Contact et informations :
Arnaud LEHMANN
arnaud_lehmann @hotmail.fr



mercredi, 11 juin 2008

Pourquoi faire des élections internes? les élus se moquent royalement des militants...


C'est tout de même un comble. On nous a fait tout un pataquès sur l'élection des conseillers nationaux du MoDem et j'en passe sur les promesses de transparences et tutti quanti. Tout les candidats ont su manière ou d'une autre mis en avant leur volonté de travailler avec le militant, et surtout de le tenir informé de ce qui se passe.

Il est clair que les conseillers nationaux sont soit défaillant dans leur rôle de courroie entre le mouvement local et le mouvement national, ou alors qu'ils se fichent royalement des militants, après tout, du moment qu'on est élu...

J'ai fait un tour sur la blogosphère du Mouvement Démocrate et que vois-je? Il y a eu un Conseil National le 8 juin. Pas un seul des conseillers nationaux du département n'a pris la peine d'en informer les militants de la fédération. Je me demande comment on peut transmettre la parole des adhérents si on ne leur donne pas l'occasion d'être écoutés.

De plus, je découvre, trois jours après cette réunion nationale, que la date des élections pour la mise en place des instances départementales a été fixée au 27 septembre, qu'un règlement intérieur provisoire doit-être adopté avant le 30 juin au niveau local et transmis à un comité de contrôle. Peut-être certains se réservent t-il l'écriture de ce règlement à l'instar de la nomination des personnes membres de la commission de contrôle de l'élection fédérale... En tout cas, les militants n'ont pas été informés.

Je n'arrive pas à croire que des personnes et des velléités d'avancement au sein du parti, alors même qu'elles sont défaillantes dans les missions qui leur ont été confiés. J'aimerais même savoir si nos conseillers départementaux, notamment les deux têtes de listes de l'époque (Anne Meunier et Chantal Cutajar) ont au moins fait le déplacement.

Si tel n'est pas le cas, je ne saurais que trop les encourager à démissionner du poste de conseiller national où à se décider à s'investir dans le rôle pour lequel elles ont été élues plutôt que de manoeuvrer pour faire aboutir leurs ambitions personnelles.

On ne construit pas un mouvement de la sorte et j'espère que les échéances à venir permettront de donner une autre direction au mouvement pour notre fédération départementale. Mettons un terme à un fonctionnement de plus en plus clanique.

Les divergences au sein d'un même parti sont normales, pas la pensée unique. Et s'il est une chose qui ne peut être accepté, c'est le mépris du militant qui est affiché en ce moment par quelques uns. 

lundi, 09 juin 2008

François Bayrou pendant la convention MoDem sur l'Europe


dimanche, 08 juin 2008

François Bayrou sur le "désamour" d'Europe en France

Bayrou s'inquiète du "désamour" pour l'Europe


AFP

 

 

AFP - Dimanche 8 juin, 11h42

 

PARIS (AFP) - François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), s'est inquiété dimanche du "désamour" pour l'Europe, en ouvrant une convention organisée par son parti "un an jour pour jour" avant les élections européennes. 

"Nous avons aujourd'hui un grand souci" concernant l'Europe, a déclaré le leader centriste au début de cette convention à laquelle doivent notamment participer l'ancienne juge Eva Joly, conseiller spécial du gouvernement norvégien, l'historien Emmanuel Todd et Sandro Gozi, député du parti démocrate italien.

"En France, on a l'impression que le projet européen est devenu secondaire pour certains, mal vu par d'autres", et "un grand nombre de pays européens sont dans le même cas", a regretté M. Bayrou.

Il a évoqué à cet égard les incertitudes sur le résultat du prochain référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, aux dispositions techniques "assez justes mais sans inspiration".

"Il y a un désamour du projet européen, qui a besoin aujourd'hui d'être repensé, réinventé", a souligné le député des Pyrénées-Atlantiques en lançant la "première étape de la réflexion" au sein du MoDem.

Car "la réflexion d'une famille politique comme la nôtre, profondément attachée à l'Europe, est aujourd'hui cruciale", a-t-il affirmé.

Cette réflexion associera tous les adhérents du MoDem, mais "nous allons aussi nous tourner vers les Français, et multiplier les rencontres dans les départements et cantons", a ajouté la chef de file des députés européens du MoDem, Marielle de Sarnez.

vendredi, 06 juin 2008

Les risques du net...

Il faut être conscient de que ce que l'on n'a pas de contrôle sur le net sur ce qu'on écrit, surtout avec Google & Co :

Google échappe à la loi Informatique et libertés

 

Par La rédaction, 01net. 01net. - Mercredi 4 juin, 16h27

Qu'on se le tienne pour dit, il n'est guère facile d'effacer ses traces sur Internet. Le tribunal de grande instance de Paris a estimé que Google n'avait pas à effacer de ses serveurs les informations personnelles d'une internaute au motif que la loi française ne saurait s'appliquer à une société américaine.

Pour motiver sa demande, Bénédicte S. avait évoqué la loi Informatique et libertés de janvier 1978 dont l'article 7 stipule qu'un traitement de données à caractère personnel doit avoir reçu le consentement de la personne concernée (…). Un argument que n'a pas retenu le juge, comme le montre l'ordonnance du tribunal révelée par Legalis.net.

Internaute de la première heure, Bénédicte S. désirait faire supprimer des bases de données de Google, l'intégralité des messages qu'elle avait postées dans des groupes et forums de discussion en 1998 (sur le réseau de newsgroups Usenet). Le service Google groupes du moteur de recherche donne accès au travers d'une simple recherche, aux messages en question. Ces derniers contiennent des informations personnelles concernant l'utilisatrice comme son nom, son prénom, plusieurs de ses adresses e-mails. En outre, selon l'internaute « les messages encore accessibles, dévoilent des informations sur mes goûts, mes préoccupations, ma vie intime, mes interrogations en matière de santé et se rapportent par conséquent à ma vie privée ».

Or Bénédicte S. n'a jamais donné au moteur de recherche l'autorisation d'archiver sur « son service Google groupes des messages postés sur Usenet ». Il s'agirait donc, selon elle, d'une collecte déloyale de données par « un moteur de recherche très puissant et inexistant à l'époque ».

Serveurs américains, loi américaine

Le tribunal de grande instance de Paris a, quant à lui, retenu les arguments développés par Google pour sa défense. A savoir que les messages mis en cause sont archivés, envoyés et édités par la société américaine, dont les serveurs se trouvent en Californie. La loi française ne saurait s'appliquer dans ce cas. D'autant que, selon la justice, l'Etat américain possède en la matière une législation proche de celle de la France.

Enfin, le jugement note que la plaignante « dispose d'un service en ligne (…) lui permettant de supprimer les messages archivés et de demander de ne pas conserver les messages envoyés ».

Excepté qu'un internaute ne peut pas supprimer les posts contenant ses données personnelles quand il n'en est pas l'auteur. Dans les forums de discussion, lorsqu'un internaute répond à un message, tout l'historique de la conversation est réédité. Ainsi, les messages émis par Bénédicte S. sont repris dans des billets dont elle n'est pas à l'origine. La justice a reconnu qu'il « existait à ce sujet une difficulté sérieuse »... Sans pour autant proposer de solution

 

 


mardi, 03 juin 2008

MoDem 67 (encore...) : le mensonge devient axe de campagne

Quelqu'un m'a signalé une note apparue sur le blog tenu sporadiquement par Anne Meunier. Une vraie perle à lire.

Déjà voici le lien vers le blog en question. Je vais copier-coller la note de toute manière, c'est que la demoiselle serait capable de la modifier ou de la supprimer si elle venait à réaliser les énormités qu'elle nous sort la dedans. D'autant que l'on ne peut pas répondre à sa note par un commentaire, les commentaires sont fermés à l'heure où j’écris. Peur à juste raison de ce qui pourrait être écrit?

Quand je vois mademoiselle Meunier continuer à faire campagne en détournant les moyens de la fédération comme par cette proposition de mettre en place des commissions, je suis plus qu'estomaqué. N'y a t-il aucune limite à son manque de décence et de fair play? Un dictateur n'agirait pas autrement.

Elle parle de calomnies et autres attaques personnelles, il est vrai que la vérité dérange et que lorsque l'on n’a aucun moyen de contredire les faits l'on n'a pas d'autre choix que de faire passer cela dans la calomnie. Pourtant, elle-même est à la base de toutes les attaques venant en tout sens par son comportement et ses manoeuvres.

Je constate que la jeune femme en question n'hésite pas à rappeler les votes précédents des protagonistes en présence. Oui à un moment, j'ai annoncé voter pour Fabienne Keller aux élections municipales. Après élimination, ne pouvant voter ni pour Chantal Cutajar ni pour Roland Ries, j'ai fait un choix que j'assume.

Pour ma part je ne travaille pas à mettre notre mouvement sous la tutelle de partis extérieurs. De la part de quelqu'un ouvertement soutenu et travaillant avec Frédéric Le Jehan, qui lui était sur la liste de Fabienne Keller et à toujours soutenu le principe d'union. Ce qui n'enlève en rien que je laisse à Frédéric Le Jehan d'avoir toujours eu le courage de son positionnement, c'est quelque chose que je respecte. Je me vois contraint de le signaler pour bien mettre en évidence le jeu dangereux auquel se livre une jeune femme dénuée de ligne politique claire. Venant de quelqu'un qui a été officiellement présente sur une liste UMP, c'est une attaque grossière et plus que maladroite. Peut-être ses soutiens devraient-ils la rappeler à la raison et lui apprendre à réfléchir avant de se lancer dans des attaques sur des thématiques où elle-même est en très mauvaise posture, voire même la plus mauvaise posture. Quand au final, la tentative de désamorçage par une touche "humoristique", elle ne fait que démontrer l'incapacité à argumenter sur ces choix, cela n'illusionnera pas grand monde.

Mlle Meunier n'assume pas ses choix et tente de détourner l'attention vers les choix antérieurs des autres. J'ai voté Ségolène Royal au second tour des élections présidentielles, j’assume mon choix.  J'en avais fait part sur mon blog et cela a même atterri dans les DNA sur les réactions des bloggeurs locaux. Il était clairement écrit que je votais contre Nicolas Sarkozy. Elle seule a fait le choix de Nicolas Sarkozy en rejoignant la liste de Jean-Marie Kuttner à Schiltigheim. Elle seule s'est présentée à  une élection sur une liste que François Fillon est venue soutenir. Il est temps que quelqu'un de ses innombrables soutiens apprenne à Mlle Meunier a assumer ses choix. Lorsque l'on aspire à présider un mouvement politique départemental, l'on ne peut se comporter en irresponsable.

Mensonge ! Concernant Jacques Bon, je défie qui que ce soit d'en faire un supporter de Fabienne Keller ! Mlle Meunier se comporte en enfant capricieuse et immature, n'hésitant pas à user des mensonges les plus éhontés et les plus facilement démontables fort heureusement. Réaction de personne aux abois? Mais au travers des émails et coup de fil que je reçois, je me rends compte que l'image de gentille petite fille qu'elle a toujours voulu se donner est en train de s'effondrer. 

Mensonge ! Lorsque je reçois des coups de fil de militants contacté par Anne Meunier qui leur aurait dit que tous les jeunes la soutienne. En effet, des jeunes sont à ses côtés, ce n’est pas la majorité. Des jeunes sont à nos côtés, je ne suis pas forcément sur la même ligne que Nelly Margotton, Julien Viel, Guillaume Bechade et d'autres de la troisième liste, mais cela ne leur supprime pas le statut de jeunes pour autant ! Il semble que dans l'esprit de Mlle Meunier, si l’on n’est pas avec elle, l'on n'est plus jeunes! J’estime que les jeunes sont répartis à peu près par tiers aujourd’hui.

Que Mlle Meunier continue à accuser les autres de calomnies, personne n'est dupe de son petit jeu. De moins en moins de militants se laissent avoir par l'image qu'elle véhiculait jusqu'à ce jour.

Mais c’est moi le manipulateur, menteur paraît-il…(mais je ne suis pas le seul, tous ceux qui ne se couchent pas devant son altesse impériale le sont, de quelque tendance qu’ils soient…). Je laisse les militants et sympathisants en penser ce qu’ils veulent. Au moins, moi le matin je peux me regarder dans la glace. Je doute que tous en soient capables en ce moment.

Bref, je vous laisse lire le texte d'Anne Meunier dont le pathétique n'a d'égal que la démagogie :

De l'art d'être démocrate sans faire n'importe quoi

Actuellement, au sein du Mouvement Démocrate, peu de chose se passe et beaucoup de choses se disent. C’est malheureusement souvent ainsi lors des périodes pré-électorales. En effet, à la rentrée, notre mouvement départemental désignera ses représentants et il s’agit là d’une échéance extrêmement importante qui déterminera l’avenir du Mouvement Démocrate en Alsace.

Comme beaucoup le savent, je ne suis pas une communicante à tout crin et je préfère de loin travailler et avancer que de faire de l’agitation politico-médiatique. Cependant, devant la diffusion d’un certain nombre d’informations incomplètes, erronées, ridicules ou malveillantes, il me semble important de repréciser mon positionnement et mon ambition pour les prochains mois.

Tout d’abord, j’entends assurer jusqu’au bout la mission provisoire de gestion de l’information qui m’a été confié. Je continuerai donc de transmettre fidèlement les informations officielles de notre mouvement et de ne pas transmettre les informations partisanes des uns et des autres. Les intimidations, les menaces, les esclandres n’y changerons rien. Le moment venu, je transmettrai bien volontiers ce rôle à la commission électorale chargée de garantir la transparence de la campagne interne et de procéder à l’élection. Cette commission sera désignée par le bureau exécutif national dans les prochaines semaines.

Deuxièmement, j’entends profiter de ce temps d’attente pour construire un projet cohérent et ambitieux pour notre mouvement avec tous ceux qui le souhaitent. Dans ce cadre, plusieurs commissions de travail reflétant toute la diversité et la richesse (y compris géographique) de notre mouvement vont se constituer dans les prochaines semaines afin de réfléchir, non à une quelconque stratégie électoraliste, mais bien au fonctionnement futur de notre fédération sur tous les sujets importants.

Enfin, le moment venu, nous présenterons notre démarche aux adhérents de notre mouvement en présentant des listes porteuses d’un véritable projet politique. Ce projet permettra la constitution d’un mouvement démocrate fort, indépendant et pérenne. Le projet du MoDem se doit d’être fort et exigeant, il ne saurait reposer sur le psychodrame délirant de quelques égos. Face à la désinformation, au dénigrement et à la calomnie, nous répondrons par un projet, une équipe, une gouvernance équilibrée et démocratique.

 

PS : une petite nouveauté amusante en la matière, alors que des candidats notoirement conservateurs et ayant soutenu officiellement Fabienne KELLER aux municipales et Nicolas SARKOZY au deuxième tour des présidentielles tentent de renverser la vapeur en me faisant passer pour une redoutable sarkozyste, une nouvelle rumeur fait désormais état d’un passage au parti communiste ! Je précise donc à chacun avant que l’idée puise germer dans ces esprits créatifs que je n’ai pas de relations personnelles avec Vladimir Poutine, que je ne suis pas la nièce de JM Le Pen et que je ne suis pas l’initiatrice de la guerre en IRAK…

 


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