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lundi, 28 avril 2008

Petit récapitulatif sur l'origine des visiteurs de ce blog

Google Analytics semble n'analyser que partiellement mes stats ( différentes de celles de Blogspirit, ces dernières concordantes avec celles données par Blogitexpress, allez savoir pourquoi...) mais les données sont plutôt amusantes sur mars et avril.

Carte de France des visiteurs : 


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Top 10 des villes :

  1. Strasbourg
  2. Paris
  3. Lingolsheim
  4. Geispolsheim
  5. Selestat
  6. Neuilly-sur-Seine
  7. Schiltigheim
  8. La Wantzenau
  9. Montpellier
  10. Toulouse 

Franchement, je suis surpris du nombre de connexions en provenance de Geispolsheim -en général plutôt dans les numéro 100, Google m'indique qu'il y a 289 villes d'accès -(par contre l'absence totale de Fegersheim ma commune d'origine depuis le début du monitoring par Analytics m'étonne aussi, peut être que certains lieux proches sont englobés). Toujours assez sectorisé (avec 6 villes bas-rhinoise sur 10, pas encore trop d'éparpillement vu que les mots clés peuvent mener de n'importe où). Et il y a quelques fidèles en plus, j'ai près de 500 visiteurs qui sont venus plus de 100 fois, il y en a qui sont venus plus de 201 fois! (Il y en a qui n'ont à priori rien d'autre à faire que de surveiller ce que je pourrais écrire, c'est la seule raison que j'y vois, ce n'est surement  pas moi qui vais gagner un jour un Goncourt ou un Pulitzer ou autres... Je doute donc que ce soient des fans, comme quoi, on arrive facilement à occuper les gens...).

Pour les emplacements réseaux, c'est là que je m'amuse, il y en a un qui est en chute depuis quelques temps. J'avais régulièrement  des visiteurs en provenance d'un endroit de Strasbourg qui vient de changer de propriétaire, là c'est maintenant un emplacement en voie de disparition. Comme quoi les changements de majorités peuvent avoir des effets collatéraux étonnants.

 

21:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, internet, google

Le consommateur, pas une priorité au fond

La « class action à la française » passe encore à la trappe



01net.


Par Philippe Crouzillacq,  01net. 

Qui a peur du grand méchant consommateur ? Beaucoup de monde apparemment… Du moins si l'on en juge par les multiples retards dans la mise en œuvre d'un dispositif d'action en justice groupée, qui pourrait permettre à tout un chacun de faire valoir ses droits devant les tribunaux en se joignant à une procédure collective.

Sur ce sujet, le projet de loi sur la modernisation de l'économie, présenté ce lundi 28 avril en conseil des ministres, ne pipe mot. Trois ans après que Jacques Chirac a exprimé le vœu, en janvier 2005, d'introduire un système de class action différent de ce qui existe aux Etats-Unis, la France en reste au point mort.

Certains de nos voisins européens permettent déjà les actions de groupe : le Portugal, la Suède, la Norvège ou encore la Finlande. Pour l'association UFC-Que choisir, « la déception est à la hauteur de l'attente : immense ». La question de la transposition dans le droit français d'une telle posibilité, elle, a fait couler beaucoup d'encre et épuisé plusieurs groupes de travail.

Cette réforme, qui ravirait notamment des dizaines de milliers d'internautes victimes des pratiques déloyales de certains opérateurs télécoms et FAI, a bien failli être examinée par le Parlement en janvier 2007, avant d'être retirée in extremis de l'ordre du jour. Pendant la campagne plusieurs politiques, à commencer par Nicolas Sarkozy, s'étaient prononcés en faveur d'une telle mesure. Mais le statut de candidat permet semble-t-il des audaces devant qu'un président de la République est impuissant à assumer.

Une Arlésienne législative

En juillet 2007, toujours bercé peut-être par son état de grâce politique, Nicolas Sarkozy revendiquait encore « la création d'une action de groupe à la française »dans la lettre de mission adressée à Christine Lagarde, la ministre des Finances, et à Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de la Consommation.

En décembre dernier, ce dernier avait à plusieurs reprises affirmé qu'il soumettrait ses propositions sur l'action de groupe « au Parlement lors de l'examen du projet de loi sur la modernisation de l'économie », souligne UFC-Que choisir dans un communiqué. Aujourd'hui, on est dans le grand nulle part. Tout juste certains observateurs s'aventurent-ils à évoquer la présence de cette disposition dans le futur projet de loi sur la dépénalisation du droit des affaires.

Seul hic, la garde des Sceaux, Rachida Dati, y serait farouchement opposée, indique Cédric Musso, directeur adjoint des études et de la communication d'UFC-Que choisir. Qui ajoute que, en l'état, « il y a aujourd'hui clairement en France une prime à la violation de la loi ». Dans son rapport, rendu en début d'année, la commission Attali estimait que l'instauration d'un mécanisme de class action à la française permettrait de restaurer la confiance du consommateur dans l'économie. Il faut croire qu'il ne s'agit pas là d'une priorité du gouvernement.

 



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jeudi, 24 avril 2008

Sarkozy n'a pas la cote...

Sondage: De Gaulle plus populaire que Sarkozy


AP
  

AP - Mercredi 23 avril, 22h11

PARIS - Charles de Gaulle est le président de la République qui a le mieux représenté la France de son époque, selon un sondage CSA publié jeudi dans "Le Parisien" et "Aujourd'hui en France", qui classe Nicolas Sarkozy en dernière position de ce classement des chefs d'Etat. 

Ainsi, pour 88% des Français, Charles de Gaulle a plutôt bien représenté la France de son époque. Il devance François Mitterrand (74%), Georges Pompidou (69%), Jacques Chirac (66%), Valéry Giscard d'Estaing (56%) et Nicolas Sarkozy (40%).

- sondage réalisé par téléphone les 16 et 17 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 1.006 personnes, âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas. AP

08:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sondages, présidents, sarkozy, chirac, De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing

mercredi, 23 avril 2008

Comme quoi rien n'est jamais joué

En ce qui me concerne, je suis pour Hillary CLINTON pour les élections US donc ce genre de nouvelles me convient. Vu l'importance des USA, il est préférable que l'on ne retrouve pas n'importe qui à la tête de cette nation, on à déjà vu ce que cela peut donner avec un Georges Bush.

Présidentielle américaine: Hillary Clinton marque un point important en Pennsylvanie



Par Steve COLLINSON AFP - il y a 1 heure 29 minutes

PHILADELPHIE (AFP) - Hillary Clintona marqué un point important mardi dans son long combat contre Barack Obama pour l'investiture démocrate à la présidentielle américaine, en remportant la Pennsylvanie avant des batailles en mai dans l'Indiana et en Caroline du Nord.

"Aujourd'hui en Pennsylvanie, vous avez clairement fait entendre votre voix et grâce à vous, le vent tourne", a estimé à Philadelphie la sénatrice âgée de 60 ans. Selon des résultats portant sur 99% des bureaux de vote, Mme Clintonest créditée de 55% des voix contre 45% pour son rival Barack Obama.

Les experts avaient indiqué que la sénatrice de New York avait besoin de l'emporter avec au moins dix points d'avance pour être en mesure de rattraper son retard sur son rival."Nous avons remporté ce soir en Pennsylvanie une victoire spécialement importante. C'est un grand pas en avant qui va transformer le paysage de la course présidentielle", a estimé Hillary Clinton. "Nous affrontions un adversaire formidable qui a dépensé trois plus d'argent que nous, qui a dépensé comme jamais dans cet Etat avec l'espoir de nous mettre hors course. Mais le peuple de Pennsylvanie n'était pas de cet avis", a lancé Mme Clinton sous les vivats de ses partisans.

"J'aurais pu trébucher, mettre le genou à terre mais aussi longtemps que vous serez à mes côtés je resterai debout", a-t-elle ajouté. Certains de ses partisans avaient enfilé des gants de boxe en hommage à sa pugnacité.

Devant ses partisans, réunis à Evansville dans l'Indiana (nord), M. Obama, 46 ans, a salué la victoire de sa rivale avant de marquer nettement sa différence. "Nous pouvons être le parti qui dit qu'il n'y a pas de problème et accepte l'argent des lobbies de Washington, des lobbies des compagnies pétrolières, pharmaceutiques et des compagnies d'assurances", a déclaré le sénateur de l'Illinois (nord) avant d'ironiser: "On ne peut se prétendre le défenseur des travailleurs si on est financé par les lobbyistes qui étouffent leurs voix".

"Nous pouvons être un parti qui pense que la seule façon de paraître fort sur les questions de sécurité nationale est de parler, d'agir et de voter comme George W. Bush et John McCain", candidat du parti républicain à la présidentielle de novembre. "Nous pouvons utiliser la peur comme une tactique et la menace terroriste pour récupérer des voix", a-t-il dit en allusion à un récent clip de campagne de Mme Clinton où apparaissait Oussama ben Laden. "Nous pouvons être un parti qui dit ou fait tout pour gagner cette élection (...) ou nous pouvons être le parti qui ne se focalise pas uniquement sur comment gagner mais pourquoi", a-t-il ajouté.

Pour l'ex-Première dame, la primaire organisée mardi en Pennsylvanie pouvait se résumer à la formule: "ça passe ou ça casse". Mme Clinton était condamnée à remporter cette primaire pour conserver intactes ses ambitions présidentielles.

Le sénateur de l'Illinois restait sur une victoire acquise dans le Mississippi (sud) le 11 mars. Jusqu'à présent M. Obama a gagné dans plus d'Etats que sa rivale (28 contre 18 en tenant compte du Michigan et de la Floride à la validité contestée), compte le plus grand nombre de délégués (1.713 contre 1.586) et a engrangé le plus de voix. Il faut 2.025 délégués pour remporter l'investiture.

Mais l'équipe de Mme Clinton fait remarquer qu'elle a gagné dans les "grands" Etats comme New York et la Californie et dans nombre d'Etats-clefs dont la conquête est impérative pour qu'un démocrate gagne la Maison Blanche en novembre, comme l'Ohio ou la Floride. La Pennsylvanie que John Kerry avait gagné d'une courte tête en 2004 fait partie de ces Etats-clefs.

Quelque 158 délégués ont été attribués à la proportionnelle en Pennsylvanie.

Après cet Etat, neuf consultations sont encore programmées jusqu'au 3 juin. Les prochaines primaires auront lieu le 6 mai dans l'Indiana (nord) et la Caroline du Nord (sud-est).

12:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, clinton, USA

mardi, 22 avril 2008

2012 déjà en préparation

Rapide état des lieux fait par Le Figaro :

Royal et Bayrou pensent déjà à 2012

  


L'ex-candidate PS prépare le congrès du Parti, le président duMoDem est de plus en plus seul.

Il y a un an, elle visait l'Élysée. Aujourd'hui, c'est le Parti socia­liste. Partie très tôt à la conquête du poste de premier secrétaire, Ségolène Royal voit resurgir toutes les résistances qui s'étaient manifestées avant, pendant et après sa désignation comme candidate à la présidentielle de 2007. À en juger par le nombre de candidats à la succession de François Hollande, le réflexe «tout sauf Royal» a de beaux jours devant lui au PS.

Pour l'éviter, Royal applique la même stratégie : contourner l'appareil du parti par la base, en s'appuyant sur les militants. Avec les municipales et ses quelque 200 déplacements en France, elle a franchi une première étape en renouant le contact avec le terrain. Avec son questionnaire «participatif» envoyé aux adhérents du PS pour préparer le congrès, elle en a ouvert une deuxième. En évitant toutefois de remettre sur le tapis la question de l'alliance avec le MoDem, qu'elle avait une nouvelle fois prônée au soir du premier tour des municipales.

Mis à mal par son échec à la mairie de Pau, François Bayrou peine à faire vivre son MoDem. Le troisième homme de la présidentielle voit ses fidèles quitter un à un le navire en claquant la porte plus ou moins violemment. Les législatives et les municipales ont été des échecs, même si dans beaucoup de villes le MoDem était en position d'arbitre.

À l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen est sorti très affaibli de la présidentielle. Arrivé quatrième l'an dernier, le finaliste de 2002 n'a pas réussi à résister, comme il l'espérait, à l'OPA de Nicolas Sarkozy sur une partie de son électorat. Aujourd'hui, sa voix porte moins, même s'il continue à livrer des attaques régulières contre le président de la République.

À droite de l'UMP, Philippe de Villiers s'est replié sur son fief vendéen d'où il observe une période de silence. Réélu à la tête du conseil général, le président du Mouvement pour la France attend son heure pour reprendre la parole. Peut-être le 29 mai, à l'occasion des trois ans du non français au référendum sur la Constitution européenne.

À l'autre bout du spectre poli­tique, la Ligue communiste révolutionnaire d'Olivier Besancenot affiche une santé éclatante. Profitant d'un PCF laissé moribond par Marie-George Buffet et d'une Lutte ouvrière d'Arlette Laguiller en bout de course, la LCR a doublé son nombre d'élus lors des munici­pales. Besancenot travaille actuellement à la création d'un parti anticapitaliste qui occuperait l'espace laissé vacant à l'extrême gauche par le PCF et le PS.

Du côté des Verts, Dominique Voynet a remporté une victoire éclatante à Montreuil, où elle a ravi au PCF la mairie qu'il détenait depuis plus de vingt ans. Mais, à peine était-elle élue que les Verts l'ont sommée, au nom de la règle du non-cumul des mandats, de choisir entre sa mairie et son poste de sénateur.

Quant à José Bové, il poursuit son combat anti-OGM. Frédéric Nihous a été élu au début de l'année président de Chasse Pêche Nature Traditions, et la lanterne rouge de la présidentielle, Gérard Schivardi, a été réélu maire de Mailhac et conseiller général de l'Aude.

 

 

08:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, 2012, bayrou, royal, modem, PS

lundi, 21 avril 2008

Secrétaire d'Etat à l'économie numérique pas tout à fait connecté

On reconnaît là bien le génie français, le ministre en charge de l'économie numérique qui dit ne pas pouvoir accéder aux sites de partages vidéo à partir de son bureau pour des raisons de sécurités, j'imagine alors qu'il n'y a pas que les sites de partages vidéos qui sont dans ce cas... Autant ne pas lui donner de bureau s'il ne peut pas accéder en totalité à l'univers dont il est en charge. C'est déjà un secrétaire d'État sans parti fixe, comme beaucoup de gens de la Gauche Moderne à mon sens, autant en faire un " ministre itinérant ".

Au passage il est clair que le mouvement de Bockel ne va pas tarder à disparaître, les histoires d'ouvertures semblant se calmer. Ce parti n'avait pour seul but que de permettre de raccrocher à Nicolas Sarkozy des gens qui ne pouvaient faire le saut directement vers la droite. Un certain nombre de personnes de tout bords (MoDem également, qui ainsi pouvait se targuer de ne pas être sur une lise UMP, mais qui au final se sont quand même retrouvés sur des listes sarkozystes, hypocrisie quand tu nous tiens...) qui par ailleurs n'avaient aucune chance d'obtenir une investiture ou de figurer sur une liste municipale autrement. Par contre, je me demande si la Gauche Moderne n'est pas plus fidèle à Sarkozy que l'UMP aujourd'hui.

Eric Besson: «Je ne serai pas le ministre de la castration de l'Internet»

Pour sa première sortie officielle, chez Dailymotion, en tant que secrétaire d'Etat chargé de l'Economie numérique, Eric Besson a réagi à la proposition d'une «LCEN 2.0» formulée mardi par le député Jean Dionis du Séjour sur 20minutes.fr.

«Pour l'heure, changer la loi n'est pas dans les tuyaux. Il va d'abord falloir lire le rapport remis aujourd'hui par Jean Dionis du Séjour qui pointe des flous dans la loi qui ont abouti à des flous dans la jurisprudence. Mais une chose est sûre: je ne serai pas le ministre de la castration de l'Internet», a déclaré Eric Besson à 20minutes.fr., avant d'ajouter: «Où se situe le curseur entre la liberté totale et la régulation? Il nous faudra répondre à cette question».

Eric Besson veut faire de l'Internet une «liberté régulée»

Mardi, le député Jean Dionis du Séjour, rapporteur de la Loi de confiance pour l'économie numérique (LCEN) avait déclaré: «Il faut maintenant une loi pour le web 2.0. L’évolution de la loi est préférable à l’anarchie jurisprudentielle». Une référence au verdict surprenant de l'affaire Fuzz.

A la fin de sa visite, Eric Besson a plaisanté en confiant avoir ressenti un «coup de vieux» à la vue des jeunes salariés de Dailymotion, dont la moyenne d'âge ne dépasse pas 30 ans. Et pour maîtriser tous les enjeux du Web, il reconnaît qu'il lui faudra un peu de temps. Le rapport qu'il doit rendre d'ici le 31 juillet pour faire de la France une «grande nation numérique» est une tâche colossale, et ne pas pouvoir se connecter aux sites de partage de vidéos depuis son bureau de Matignon, où «l'accès est ultra sécurisé», ne lui facilitera pas le travail.

Il compte débattre des enjeux de sa mission lors des premières Assises du Numérique, qui devraient se tenir pendant plusieurs semaines à partir du 29 mai. Y seront abordées des questions comme: comment réduire la fracture numérique? Comment faire en sorte que le haut voire très haut débit soit accessible sur 100% du territoire français? Ou comment «rapprocher les mondes de l'audiovisuel et des télécoms», a glissé le secrétaire d'Etat...


V.G. (avec Alice Antheaume)

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jeudi, 17 avril 2008

UMP : Balkany et le cumul des mandats obligatoire

En ce qui me concerne je ne suis pas totalement hostile au cumul des mandats, suivant les types de mandats cumulés (président d'exécutif fort et parlementaire par exemple). C'est une question de choix, après tout, si l'électeur ne voulait vraiment pas du cumul des mandats, il peut très bien faire cesser ce genre de situation en utilisant son bulletin de vote. Il n'y a pas besoin d'une loi pour réguler la chose, on a ce qu'on vote, si on ne le fait pas de manière responsable, il ne faut pas venir se plaindre ensuite. Par contre, rendre obligatoire un mandat local pour être député comme le propose Balkany, c'est peut-être rendre officielle une situation de fait, mais c'est refuser au citoyen la possibilité de se doter  d'un élu à casquette unique à l'avenir. Pas de doute, s'il y a bien quelqu'un capable de sortir ce genre de choses, c'est bien un Balkany.

Balkany propose le cumul des mandats obligatoire

INTERVIEW - Le député-maire UMP de Levallois-Perret a déposé la semaine dernière à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à subordonner l'éligibilité des députés à l'exercice d'un mandat local.

La proposition de loi vient tout juste d'être déposée au bureau de l'Assemblée nationale. Elle est encore en attente de la cosignature éventuelle d'autres députés, mais on peut déjà deviner la polémique qu'elle ne manquera pas de déclencher sur le thème du cumul des mandats. Révélée par le blog d'Authueil, la proposition de Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, suggère de «subordonner l'éligibilité au mandat de député à l'exercice d'un mandat local en cours». Pour ce proche du chef de l'État, il s'agit, d'une part, de rendre officielle une réalité déjà largement répandue et, d'autre part, de permettre aux parlementaires de rester proches des préoccupations de leurs électeurs, à l'échelon local.

Lefigaro.fr. - Quelle est la philosophie de votre proposition de loi ?

Patrick Balkany. - Beaucoup de gens disent qu'il faut supprimer le cumul des mandats. Pour moi, c'est une erreur. Au contraire, pour être un bon parlementaire, il faut «avoir les pieds dans la glaise» et être au contact des électeurs et de leurs préoccupations. J'ai peur que si demain les parlementaires n'avaient plus de mandat local, ils passeraient leur temps à philosopher et à produire des textes ne correspondant pas aux besoins et aux réalités du terrain.

Être parlementaire, c'est le mandat le plus important dans la vie politique. Aussi il ne me semble pas anormal de commencer par être conseiller municipal ou conseiller général ou encore maire. Cumuler un mandat national avec un mandat local me paraît être tout à fait complémentaire.

N'est ce pas un frein à une plus grande représentativité de la population à l'Assemblée ?

Vous connaissez beaucoup d'élus qui n'ont jamais été élus local avant d'être député ? Ma proposition peut permettre de limiter les candidatures fantaisistes. La constitution des listes pour les municipales oblige un responsable à rassembler plusieurs noms derrière lui. Pour cela, il faut quelqu'un de sérieux, d'implanté. En revanche, les règles de présentation à la députation me paraissent trop faibles. Les candidatures se multiplient et cela n'apporte pas grand-chose à la démocratie. Cela incite même à l'abstention.

Vous croyez sérieusement que cette proposition a une chance d'être adoptée ?

Une proposition de loi c'est aussi fait pour ouvrir le débat …

Est-ce une manière de dire que votre proposition n'est pas certaine d'aboutir ?

Non. Je souhaite qu'elle aboutisse, pourquoi pas en étant reprise dans un projet de loi. Mais il faut en parler. Pourquoi n'entendrait-on que les partisans de l'abolition du cumul des mandats ?

Vous avez le soutien de l'UMP sur ce projet ?

Chaque parlementaire est libre de déposer une proposition de loi sans se référer à son parti. Mais certains se sont déjà prononcés en faveur de ma proposition.

DOCUMENT : La proposition de loi de Patrick Balkany

08:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, balkany, UMP, cumul, mandats

MoDem : Bayrou met les partisans de la renaissance de l'UDF en minorité

UDF: Bayrou met ses opposants en échec

AP

PARIS - François Bayrou a mis en échec mercredi soir les partisans d'une renaissance de l'UDF lors d'une réunion du bureau de l'ancienne formation centriste.

"Nous avons décidé (...) que le Mouvement démocrate allait continuer à se développer", a déclaré le président du MoDem à l'issue de cette réunion de trois heures. "Il n'y aura pas de retour à l'UDF historique", a-t-il ajouté en se réjouissant de ce "premier élément de clarification".

Selon M. Bayrou, cette décision a été votée à une large majorité de 19 voix contre six.

Une majorité encore plus large s'est dégagée sur la question de l'attribution du financement public. Celui-ci "ira au MoDem", a assuré M. Bayrou. Une convention va "édicter les règles entre les deux entités", a ajouté le président du MoDem. Elle portera notamment sur l'entretien du siège, a-t-il expliqué sans plus de précision.

Les partisans de la renaissance de l'UDF ont reconnu avoir été mis en minorité lors de cette discussion "franche". Le bureau n'a "majoritairement" pas souhaité que l'UDF retrouve une expression politique, a convenu le sénateur Jean Arthuis.

La minorité va continuer à "s'exprimer", a ajouté le sénateur de la Mayenne, partisan d'"un centre indépendant et suffisamment fort pour nouer des alliances claires".

François Bayrou avait convoqué ce bureau, chargé de veiller au respect des intérêts matériels et moraux de l'UDF, mise en sommeil le 30 novembre dernier à la veille du congrès fondateur du MoDem, pour vider la querelle l'opposant aux partisans de la renaissance de l'UDF.

Ces derniers ont lancé une pétition après l'échec du MoDem aux municipales pour faire revivre l'UDF. M. Bayrou, qui a dénoncé une manoeuvre téléguidée par l'Elysée pour l'éliminer, a annoncé lundi qu'il allait demander, avant l'été, aux quelque 60.000 adhérents de son parti de confirmer par un vote sa "ligne d'indépendance" par rapport à l'UMP et au PS. "Tous ceux qui veulent utiliser des interrogations pour faire une crise repartiront gros Jean comme devant", a-t-il prévenu mercredi soir.

 

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mercredi, 16 avril 2008

A l'UMP aussi on se tire dessus...

C'est réconfortant de voir que dans les autres partis politique on sait aussi s’entre-tuer, la différence c'est qu'il y a davantage de "personnalités" et que cela ne se résume pas juste à des combats de nains pour un sou. Nationalement et localement, on voit ce qui s'est passé entre Yves Bur et Robert Grossmann sur les municipales, Estrosi/Devedjan,...

Au MoDem, les conflits viennent plutôt de ce que personne n'existe réellement et que chacun veut tirer profit d'une situation délétère pour se "créer".

La situation du MoDem (surtout localement, mais qui se répercute nationalement, des élus seraient moins tentés d'aller sous d'autres cieux s'ils estimaient avoir un parti solide derrière eux) avantage un certain nombre de personnes qui disparaîtraient naturellement dans un parti solidement constitué (par leur absence de charisme, un fonctionnement clanique et sectaire, l'incapacité à voir à long terme, le double-triple voire quadriple jeu et ainsi de suite).

En ce qui concerne le niveau national, il n'y a plus grand monde alors c'est réglé. Ceux qui claquent la porte ne sont pas si connus que cela du grand public au fond. Des Arthuis et Cornillet voulant ressusciter l'UDF ont droit à une petite médiatisation car se rebellant contre le grand mamamouchi du MoDem. Mais qui autrement ne sont pas des personnalités de premier plan, ils tiennent à mon sens davantage de l'épiphénomène à ce jour.

Les baronnies sont en place à l'UMP et il suffit de se rattacher à une écurie, au MoDem, des seconds-couteaux s'érigent en pseudo potentats grâce à l'absence de véritables leaders locaux et se livrent une guerre pour quelques miettes. Là, on a droit à du Simplet contre Grincheux, c'est toute la différence d'avec l'UMP sur ce plan. Les conflits de ce côté de l’échiquier politique (même sur le plan local) sont d’un tout autre niveau que nos petits jeux modemistes.

Les critiques fusent au sein de l'UMP


Reuters
  

PARIS (Reuters) - Estimant que l'UMP s'est coupée de base, le maire de Nice, Christian Estrosi, réclame l'élection par les militants des dirigeants du parti majoritaire tandis que le député Georges Tron parle d'une "année de déception."

Dans un entretien au Figaro, mercredi, il dénonce l'actuelle organisation collégiale de l'UMP, comprenant un secrétaire général et un vice-président du conseil national en se demandant "d'où cette direction tire sa légitimité."

"Nous nous sommes progressivement coupés de notre base populaire. Nous devons engager un grand débat national dans le parti, suivi d'une consultation de tous les militants", déclare-t-il.

"La démocratie dans le parti doit être réhabilitée. C'est pour cette raison que j'appelle à une désignation par les militants de tous les responsables de l'UMP", ajoute Christian Estrosi, qui précise n'être "candidat à rien."

Prié de dire s'il vise l'actuel secrétaire général, Patrick Devedjian, le maire de Nice affirme qu'il ne s'agit pas d'une affaire d'homme.

Dans France soir, Georges Tron, député UMP de l'Essonne et proche de Dominique de Villepin, estime que la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy est une "année de déception."

"C'est une année de surprise et finalement de déception. Une année en tout cas difficile pour notre majorité", affirme-t-il.

Selon lui, les "couacs" survenus ces dernières semaines au sein de la majorité sont liés "à la méthode" du gouvernement qui n'écoute pas les députés comme il le devrait.

En outre, Georges Tron ne voit pas "rupture" avec le quinquennat de Jacques Chirac "hormis sans doute la façon de gouverner." "Aujourd'hui, une grande partie de la majorité s'interroge et fait part de ses inquiétudes", dit-il.

Gérard Bon

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lundi, 14 avril 2008

Quant on se retrouve caractérisé par un mot sur Facebook

Je découvre sur Facebook que l'on m'a attribué comme caractéristique le mot de malveillant (ou malfaisant, je ne sais plus trop quelle est la traduction principale). J'en suis tellement touché que j'ai validé la chose par une réponse positive. Il ne faut pas trop se prendre au sérieux dans un univers où tous les coups sont permis. On se fait assez facilement des ennemis lorsque l'on dit ce que l'on pense en politique. La bien-pensance et le consensualisme généralisés sont de rigueur. C'est au point que nombre de personnes qui se mêlent de politique, finissent par être interchangeables. Les différences sont gommées à un point consternant. J'en passe sur le fait qu'il n'y a que quelques individus qui pensent bien (du moins seraient habilités à définir ce qui est "bien penser" ou mal penser) et que tous les autres ont à être aux ordres de ces derniers. Passons encore sur l'obligation de la fermer sur ces véritables opinions, car dire ce que l'on pense, c'est être destructeur.

Je préfère me faire quelques ennemis que de me cacher derrière une image factice de gentil garçon bien avec tout le monde. Je n'ai pas l'envie de me créer un masque pou jouer par derrière à casser X ou Y pour des intérêts purement personnalistes. On enrobe ses intérêts d'un joli paquet cadeau, facilement acceptable par tous, mais le colis est bien souvent vide une fois ouvert.

Enfin bref, si dire les choses telles qu'on les perçoit (et je ne parle pas de vérités, mais de perceptions. Je n'ai pas pour ma part la prétention d'être seul détenteur de la vérité. Au passage, on pourrait presque ouvrir un débat sur cette notion, au fond -selon moi- il n'existe pas de vérité absolue, tout ce à quoi nous nous confrontons passe inéluctablement par des filtres cognitifs, émotionnels,... sur lesquels nous n'avons pas de prise. Des filtres qui influencent nécessairement notre conception des choses) c'est être malveillant, alors soit je l'accepte.

Evidement, il est tellement plus attirant d'entrer dans le moule formatant qui conduit à cette forme d'expression uniforme tant appréciée. Si mon seul objectif était de me placer, ce serait la voie que j'aurais pris comme tant d'autres dès le début. J'ai décidé de prendre un tout autre type de posture, j'en paierais sans doute le prix, tant pis je laisse l'arrivisme à d'autres.

J'ai choisi un registre qui peut énerver et faire grincer des dents (quand ce n'est pire), mais je suis intimement convaincu que le consensualisme et la bien-pensance conduisent à la stérilité. J'entends par là stérilité dans l'action et la concrétisation des idées. Les grandes théories peuvent éclore d'une forme de masturbation intellectuelle peut-être plaisante, mais elles ne vont guère plus loin que le bout de papier sur lequel on les inscrit. La politique, ce n'est pas de la philosophie, il faut avoir les idées, mais ensuite il faut pouvoir les appliquer (en dehors des questions d'être aux manettes pour pouvoir le faire, c'est encore un autre problème). Dans la course aux places et à l'image, on privilégie les longs et beaux discours qui s'inscrivent dans cette démarche uniformisante au détriment du reste. La plupart de ceux qui s'adonnent à ce type de sport sont incapables de les concrétiser par la suite, par manque de capacités organisationnelles. On peut ajouter que le vernis civilisationnel et parfois assez facile à gratter et qu'il n'y a pas grand-chose derrière la façade. Il n'est pas étonnant qu'au final les choses n'avancent pas, ceux qui sont en place n'étant pas à la bonne place.

Sur la question organisationnelle, au moins je n'ai pas à me cacher. Je sais me débrouiller. Je suis bien plus à l'aise dans l'action que dans la réflexion telle que l'on tente de l'imposer. C'est-à-dire celle où une ou deux personnes pensent pour tous les autres et édictent ce qui doit être dit et pensé en fonction de leurs seuls intérêts. Bien évidemment, toujours sous le couvert de l'intérêt collectif.

Si ne pas être malveillant en politique, c'est jouer le toutou obéissant de personnes qui ont une conception des plus étriqués de la liberté d'expression et de la manière dont doit être organisé et fonctionner un parti, alors je suis plutôt content que l'on me qualifie par le contraire. Pour construire et mettre en place les dynamiques et synergies nécessaires pour aller de l'avant, il faut permettre à la diversité de s'exprimer et d'agir. Heureusement, et peut-être au grand dam de quelques-uns, nous ne sommes pas dans une république bananière et tout est possible.



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Texte de la conférence de presse de F.Bayrou

Conférence de presse du 14 avril :

"Ce combat n'est pas seulement pour nous, c'est un combat pour le pluralisme en France..."


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Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) :

"Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.

Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».

La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.

Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.

Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.

Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.

Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…

Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.

Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.

Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.

Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.

Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.

Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.

Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...

Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays  moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.

Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.

Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.

De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.

Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme,  au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.

Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.

Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.

Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :

Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.

Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru,  tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.

Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.

C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique »  signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.

C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu  en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.

Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.

Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés  de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.

En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.

Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.

  La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .

Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.

C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.

J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.

Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.

Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.

Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.

Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."

19:55 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, politique

vendredi, 11 avril 2008

Le Monde publie une note destinée à l'Elysée sur la fragilisation du Centre

Là on voit bien que ce sont les intérêts personnels de chacun qui l'emporte sur les convictions, entre ceux qui veulent garder leurs places et ceux qui en veulent de nouvelles, il y a de quoi faire. Le pire c'est qu'au final, tous ces gens ne se rendent même pas compte qu'à force de fragiliser le mouvement centriste, il viendra un moment où ils ne seront plus utiles à la majorité et ne gagnerons ni ne conserverons plus grand-chose. Il y aura déjà bien assez de mal à retenir les chiens fous de la majorité pour s'embarrasser de la multitude de groupuscules centristes qui ne représenteront plus rien.

Le Monde

L'intégralité de la note de l'Elysée pour fragiliser le MoDem


11:57 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, bayrou, centrisme, UDF, nouveau centre, UMP

mercredi, 09 avril 2008

Au moins une qui a un peu de cran

OGM: Kosciusko-Morizet dénonce le "concours de lâcheté" dans la majorité

AP

PARIS - Nathalie Kosciusko-Morizet met les pieds dans le plat. Mise en cause par les députés UMP et désavouée par François Fillon, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie dénonce le "concours de lâcheté et d'inélégance" entre Jean-François Copé et Jean-Louis Borloo dans le débat à l'Assemblée nationale sur les OGM, dans des propos rapportés dans "Le Monde" daté de jeudi.

"J'en ai marre d'être confrontée à une armée de lâches", attaque "NKM".

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie appelle "chacun à prendre ses responsabilités". "Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum", accuse-t-elle.

Mme Kosciusko-Morizet reproche à M. Copé de "ne pas tenir le groupe" UMP, qu'il préside. "Si le travail de préparation préalable avait été fait dans le groupe, cela ne se serait pas produit. Ce n'est pas normal qu'il y ait eu si peu de députés de la majorité en séance", estime-t-elle.

Surtout, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie s'en prend nommément à son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo. "J'attends avec impatience qu'il vienne exprimer la 'parole unique' du gouvernement dans l'hémicycle. Quand il veut, il vient", dit-elle.

Exaspérés par le vote de plusieurs amendements reprenant les positions des anti-OGM, les députés UMP ont demandé mardi à François Fillon de recadrer la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, jugée trop proche des écologistes.

Les députés UMP n'ont pas supporté le vote dans la nuit de mercredi à jeudi d'un amendement du député communiste André Chassaigne qui réécrit l'article premier du texte afin de protéger les cultures traditionnelles.

Lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP, plusieurs voix se sont élevées, dont celle du président du groupe Jean-François Copé, pour critiquer l'attitude de Mme Kosciusko-Morizet, qui s'en était remise à la "sagesse" de l'Assemblée sur l'amendement Chassaigne. Selon les députés UMP, le Premier ministre s'est engagé à revenir sur cet amendement lors de la deuxième lecture du texte au Sénat.

Après 36 heures de débats houleux, les députés ont terminé dans la nuit de mardi à mercredi l'examen du projet de loi sur les OGM. Un vote solennel aura lieu ce mercredi après-midi. AP


13:27 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, environnement, UMP, gouvernement, OGM

mardi, 08 avril 2008

MoDem Strasbourg, prochaine réunion

Notre réunion des militants du MoDem Strasbourg a montré une claire volonté de surmonter les différences qui ont pu nous diviser.

Le constat a été unanime pour rassembler au-delà des clivages droite- gauche des personnes qui proviennent d’horizons divers mais qui toutes, autour du projet de François Bayrou portent des valeurs humanistes et européennes.

Nous avons décidé de, concrètement, créer, ensemble, un courant politique lisible à Strasbourg. Pour ce faire nous avons arrêté un programme d’action.

1. Il nous est apparu nécessaire d’analyser les raisons de nos résultats électoraux bien loin de nos attentes.

2. Afin de préparer les prochaines échéances nous avons convenu de mettre en place des commissions programmatique plus spécialement tournées vers les rapports Strasbourg Europe, Alsace Europe et les besoins qui s’expriment fortement au sein de la population alsacienne.

3. Mettre en place un schéma d’organisation du parti à Strasbourg qui puisse être accepté par chacune de nos sensibilités et qui ait pour objectif d’éviter tout nouveau déchirement interne.

Je prends contact avec les candidats aux élections cantonales et à l’élection municipale, je vous rendrai compte de leurs réactions.

Je vous propose de vous rencontrer :

Mercredi le 23 avril à 20H
au restaurant de la Victoire à Strasbourg.
(salle au premier étage)

Afin d’être le plus efficace possible je vous demande de bien vouloir me faire part par mail de vos suggestions sur les points à l’ordre du jour et sur votre volonté de rassembler notre famille, avec ou sans conditions…Nous verrons alors si nous sommes capables ou non de nous unir ou plutôt si nous le voulons.

Je suis persuadé que membre d’une famille qui nous tient à cœur nous saurons faire les concessions nécessaires à l’organisation locale d’un parti qui existe toujours très fort chez beaucoup d'électeurs

Jacques BON

13:00 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, strasbourg, alsace, bas-rhin

lundi, 07 avril 2008

MoDem à reculons? Ce serait une erreur

Je ne crois pas que l'on puisse m'accuser d'être d'un enthousiasme sans borne sur la manière dont le MoDem a été constitué, pour autant, je  crois que la résurrection d'une UDF à côté du MoDem serait une erreur. Nous ne ferions que diviser davantage le centre. Une UDF en tant que courant (à côté d'un Cap 21 et d'un MoDem direct) dans une structure fédérale, oui, en concurrence avec le MoDem, non. Il ne faut pas nier les diverses sensibilités qui composent ce mouvement, c'est-à-dire les Démocrates ET les centristes. Pour exister ces tendances doivent pouvoir s'exprimer au sein d'un même mouvement, voire se peser. Les choses ne sont pas ainsi, soit, ce n'est pas une raison pour retourner en arrière.

Un certain nombre de personnes veulent revenir au schéma classique UDF-RPR ou UDF-UMP, avec une soumission aveugle aux diktats d'une droite "décomplexée". Par opposition, certains modemistes veulent nous amarer davantage vers le PS, ce qui revient au même. C'est une chose à laquelle je suis opposé.

Le mouvement démocrate est dans une situation difficile, mais si nous continuons à créer X partis entre le PS et l'UMP, nous ne ferons que renforcer la bipolarisation d'un système qui en est déjà par trop imprégné. Ceux qui pensent être plus audible en multipliant les structures dites centristes, ne font que se diluer eux-même davantage.

Par contre, je suis intimement convaincu, que seule l'articulation et la co-existence entre Centristes et Démocrates permettra au MoDem d'exister, ce n'est que dans la diversité que l'on créera une troisième voie forte. Ne cédons pas à la tendance à créer une UMP du centre où tous se mêlent pour qu' au final, plus personne ne se reconnaisse vraiment dans ce parti.

Il faudra également penser à renouer le contact avec les centristes de tout bord, n'érigeons pas un mur de Berlin. Cependant, le MoDem décidera pour le MoDem, c'est un point non négociable.

François Bayrou assure qu'il ne reviendra pas en arrière

Reuters

Reuters - Dimanche 6 avril, 19h50

PARIS (Reuters) - "Je ne reviendrai en rien en arrière" et "je ne céderai rien", a prévenu dimanche François Bayrou à l'adresse notamment de Jean Arthuis, qui entend "faire revivre l'UDF".

"Je ne reviendrai en rien en arrière. Je ne céderai rien. Ceci est l'engagement de ma vie. C'est l'attente de millions de Français", a déclaré le président du Mouvement Démocrate (MoDem) dans le cadre du "Grand Rendez-Vous" Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien-Aujourd'hui.

"Si je renonçais à ce grand engagement devant les Français que j'ai porté à l'élection présidentielle, alors, pour des décennies, il n'y aurait plus que deux propositions politiques en France, l'UMP d'un côté, le PS de l'autre", a-t-il expliqué.

"J'ai beaucoup aimé cette famille, mais l'UDF a trouvé son terme quand, en 2002, les 9/10e de ses élus sont partis avec Jacques Chirac pour faire l'UMP. Ce jour-là, on a vu que cette UDF-là, ce n'était pas une famille politique de solidité, c'était une famille politique de ralliement", a dit François Bayrou.

Le sénateur de la Mayenne Jean Arthuis a annoncé dans Le Journal du Dimanche son départ du MoDem et affirme son intention de "faire revivre l'UDF".

"On ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n'est pas le Temple solaire", dit-il. "C'est une phrase que j'ai entendue mille fois à mon propos", a répliqué François Bayrou.

Pour Jean Arthuis, "l'UDF n'est pas morte". "Si nous ne pouvons retrouver notre liberté 'à l'amiable', nous étudierons les voies juridiques de le faire", prévient-il.

Sophie Louet

13:00 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, Bayrou, UDF

Vigilance demandée

Un prix Nobel de chimie lance une mise en garde sur le climat

Par Tom Brown Reuters - Dimanche 6 avril, 10h04

MIAMI (Reuters) - Mario Molina, lauréat du prix Nobel de chimie et l'un des premiers à avoir tiré la sonnette d'alarme sur le trou dans la couche d'ozone, a lancé samedi une mise en garde sur le réchauffement climatique, estimant qu'un réchauffement de la Terre dépassant 2,5°C aurait des "conséquences presque irréversibles".

"Il y a un changement et il ne fait aucun doute qu'il résulte des activités humaines", a déclaré ce chercheur mexicain qui a partagé un prix Nobel en 1995 pour des travaux sur les gaz CFC et la menace qu'ils représentent pour la couche d'ozone.

"Bien avant qu'on n'ait plus de pétrole, on n'aura plus d'atmosphère."

Lors d'un débat sur le changement climatique organisé à l'occasion de la réunion annuelle à Miami de la Banque de développement inter-américaine il a estimé que l'augmentation de l'intensité des ouragans était l'une des modifications les plus inquiétantes que les chercheurs aient reliées au réchauffement climatique observé ces 30 dernières années.

DES "POINTS DE BASCULEMENT" QU'IL NE FAUT PAS ATTEINDRE

Il n'a pas détaillé les effets à ce jour de la hausse de la température de la Terre, d'un peu moins d'1°C au cours du siècle passé. Mais il a déclaré que des "points de basculement" seraient atteints si les températures continuaient à augmenter, et notamment des changements ingérables de l'environnement de la Terre.

Molina a expli