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mardi, 22 avril 2008
2012 déjà en préparation
Rapide état des lieux fait par Le Figaro :
Royal et Bayrou pensent déjà à 2012
L'ex-candidate PS prépare le congrès du Parti, le président duMoDem est de plus en plus seul.
Il y a un an, elle visait l'Élysée. Aujourd'hui, c'est le Parti socialiste. Partie très tôt à la conquête du poste de premier secrétaire, Ségolène Royal voit resurgir toutes les résistances qui s'étaient manifestées avant, pendant et après sa désignation comme candidate à la présidentielle de 2007. À en juger par le nombre de candidats à la succession de François Hollande, le réflexe «tout sauf Royal» a de beaux jours devant lui au PS.
Pour l'éviter, Royal applique la même stratégie : contourner l'appareil du parti par la base, en s'appuyant sur les militants. Avec les municipales et ses quelque 200 déplacements en France, elle a franchi une première étape en renouant le contact avec le terrain. Avec son questionnaire «participatif» envoyé aux adhérents du PS pour préparer le congrès, elle en a ouvert une deuxième. En évitant toutefois de remettre sur le tapis la question de l'alliance avec le MoDem, qu'elle avait une nouvelle fois prônée au soir du premier tour des municipales.
Mis à mal par son échec à la mairie de Pau, François Bayrou peine à faire vivre son MoDem. Le troisième homme de la présidentielle voit ses fidèles quitter un à un le navire en claquant la porte plus ou moins violemment. Les législatives et les municipales ont été des échecs, même si dans beaucoup de villes le MoDem était en position d'arbitre.
À l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen est sorti très affaibli de la présidentielle. Arrivé quatrième l'an dernier, le finaliste de 2002 n'a pas réussi à résister, comme il l'espérait, à l'OPA de Nicolas Sarkozy sur une partie de son électorat. Aujourd'hui, sa voix porte moins, même s'il continue à livrer des attaques régulières contre le président de la République.
À droite de l'UMP, Philippe de Villiers s'est replié sur son fief vendéen d'où il observe une période de silence. Réélu à la tête du conseil général, le président du Mouvement pour la France attend son heure pour reprendre la parole. Peut-être le 29 mai, à l'occasion des trois ans du non français au référendum sur la Constitution européenne.
À l'autre bout du spectre politique, la Ligue communiste révolutionnaire d'Olivier Besancenot affiche une santé éclatante. Profitant d'un PCF laissé moribond par Marie-George Buffet et d'une Lutte ouvrière d'Arlette Laguiller en bout de course, la LCR a doublé son nombre d'élus lors des municipales. Besancenot travaille actuellement à la création d'un parti anticapitaliste qui occuperait l'espace laissé vacant à l'extrême gauche par le PCF et le PS.
Du côté des Verts, Dominique Voynet a remporté une victoire éclatante à Montreuil, où elle a ravi au PCF la mairie qu'il détenait depuis plus de vingt ans. Mais, à peine était-elle élue que les Verts l'ont sommée, au nom de la règle du non-cumul des mandats, de choisir entre sa mairie et son poste de sénateur.
Quant à José Bové, il poursuit son combat anti-OGM. Frédéric Nihous a été élu au début de l'année président de Chasse Pêche Nature Traditions, et la lanterne rouge de la présidentielle, Gérard Schivardi, a été réélu maire de Mailhac et conseiller général de l'Aude.
08:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, 2012, bayrou, royal, modem, PS
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