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lundi, 14 avril 2008
Quant on se retrouve caractérisé par un mot sur Facebook
Je découvre sur Facebook que l'on m'a attribué comme caractéristique le mot de malveillant (ou malfaisant, je ne sais plus trop quelle est la traduction principale). J'en suis tellement touché que j'ai validé la chose par une réponse positive. Il ne faut pas trop se prendre au sérieux dans un univers où tous les coups sont permis. On se fait assez facilement des ennemis lorsque l'on dit ce que l'on pense en politique. La bien-pensance et le consensualisme généralisés sont de rigueur. C'est au point que nombre de personnes qui se mêlent de politique, finissent par être interchangeables. Les différences sont gommées à un point consternant. J'en passe sur le fait qu'il n'y a que quelques individus qui pensent bien (du moins seraient habilités à définir ce qui est "bien penser" ou mal penser) et que tous les autres ont à être aux ordres de ces derniers. Passons encore sur l'obligation de la fermer sur ces véritables opinions, car dire ce que l'on pense, c'est être destructeur.
Je préfère me faire quelques ennemis que de me cacher derrière une image factice de gentil garçon bien avec tout le monde. Je n'ai pas l'envie de me créer un masque pou jouer par derrière à casser X ou Y pour des intérêts purement personnalistes. On enrobe ses intérêts d'un joli paquet cadeau, facilement acceptable par tous, mais le colis est bien souvent vide une fois ouvert.
Enfin bref, si dire les choses telles qu'on les perçoit (et je ne parle pas de vérités, mais de perceptions. Je n'ai pas pour ma part la prétention d'être seul détenteur de la vérité. Au passage, on pourrait presque ouvrir un débat sur cette notion, au fond -selon moi- il n'existe pas de vérité absolue, tout ce à quoi nous nous confrontons passe inéluctablement par des filtres cognitifs, émotionnels,... sur lesquels nous n'avons pas de prise. Des filtres qui influencent nécessairement notre conception des choses) c'est être malveillant, alors soit je l'accepte.
Evidement, il est tellement plus attirant d'entrer dans le moule formatant qui conduit à cette forme d'expression uniforme tant appréciée. Si mon seul objectif était de me placer, ce serait la voie que j'aurais pris comme tant d'autres dès le début. J'ai décidé de prendre un tout autre type de posture, j'en paierais sans doute le prix, tant pis je laisse l'arrivisme à d'autres.
J'ai choisi un registre qui peut énerver et faire grincer des dents (quand ce n'est pire), mais je suis intimement convaincu que le consensualisme et la bien-pensance conduisent à la stérilité. J'entends par là stérilité dans l'action et la concrétisation des idées. Les grandes théories peuvent éclore d'une forme de masturbation intellectuelle peut-être plaisante, mais elles ne vont guère plus loin que le bout de papier sur lequel on les inscrit. La politique, ce n'est pas de la philosophie, il faut avoir les idées, mais ensuite il faut pouvoir les appliquer (en dehors des questions d'être aux manettes pour pouvoir le faire, c'est encore un autre problème). Dans la course aux places et à l'image, on privilégie les longs et beaux discours qui s'inscrivent dans cette démarche uniformisante au détriment du reste. La plupart de ceux qui s'adonnent à ce type de sport sont incapables de les concrétiser par la suite, par manque de capacités organisationnelles. On peut ajouter que le vernis civilisationnel et parfois assez facile à gratter et qu'il n'y a pas grand-chose derrière la façade. Il n'est pas étonnant qu'au final les choses n'avancent pas, ceux qui sont en place n'étant pas à la bonne place.
Sur la question organisationnelle, au moins je n'ai pas à me cacher. Je sais me débrouiller. Je suis bien plus à l'aise dans l'action que dans la réflexion telle que l'on tente de l'imposer. C'est-à-dire celle où une ou deux personnes pensent pour tous les autres et édictent ce qui doit être dit et pensé en fonction de leurs seuls intérêts. Bien évidemment, toujours sous le couvert de l'intérêt collectif.
Si ne pas être malveillant en politique, c'est jouer le toutou obéissant de personnes qui ont une conception des plus étriqués de la liberté d'expression et de la manière dont doit être organisé et fonctionner un parti, alors je suis plutôt content que l'on me qualifie par le contraire. Pour construire et mettre en place les dynamiques et synergies nécessaires pour aller de l'avant, il faut permettre à la diversité de s'exprimer et d'agir. Heureusement, et peut-être au grand dam de quelques-uns, nous ne sommes pas dans une république bananière et tout est possible.
Je préfère me faire quelques ennemis que de me cacher derrière une image factice de gentil garçon bien avec tout le monde. Je n'ai pas l'envie de me créer un masque pou jouer par derrière à casser X ou Y pour des intérêts purement personnalistes. On enrobe ses intérêts d'un joli paquet cadeau, facilement acceptable par tous, mais le colis est bien souvent vide une fois ouvert.
Enfin bref, si dire les choses telles qu'on les perçoit (et je ne parle pas de vérités, mais de perceptions. Je n'ai pas pour ma part la prétention d'être seul détenteur de la vérité. Au passage, on pourrait presque ouvrir un débat sur cette notion, au fond -selon moi- il n'existe pas de vérité absolue, tout ce à quoi nous nous confrontons passe inéluctablement par des filtres cognitifs, émotionnels,... sur lesquels nous n'avons pas de prise. Des filtres qui influencent nécessairement notre conception des choses) c'est être malveillant, alors soit je l'accepte.
Evidement, il est tellement plus attirant d'entrer dans le moule formatant qui conduit à cette forme d'expression uniforme tant appréciée. Si mon seul objectif était de me placer, ce serait la voie que j'aurais pris comme tant d'autres dès le début. J'ai décidé de prendre un tout autre type de posture, j'en paierais sans doute le prix, tant pis je laisse l'arrivisme à d'autres.
J'ai choisi un registre qui peut énerver et faire grincer des dents (quand ce n'est pire), mais je suis intimement convaincu que le consensualisme et la bien-pensance conduisent à la stérilité. J'entends par là stérilité dans l'action et la concrétisation des idées. Les grandes théories peuvent éclore d'une forme de masturbation intellectuelle peut-être plaisante, mais elles ne vont guère plus loin que le bout de papier sur lequel on les inscrit. La politique, ce n'est pas de la philosophie, il faut avoir les idées, mais ensuite il faut pouvoir les appliquer (en dehors des questions d'être aux manettes pour pouvoir le faire, c'est encore un autre problème). Dans la course aux places et à l'image, on privilégie les longs et beaux discours qui s'inscrivent dans cette démarche uniformisante au détriment du reste. La plupart de ceux qui s'adonnent à ce type de sport sont incapables de les concrétiser par la suite, par manque de capacités organisationnelles. On peut ajouter que le vernis civilisationnel et parfois assez facile à gratter et qu'il n'y a pas grand-chose derrière la façade. Il n'est pas étonnant qu'au final les choses n'avancent pas, ceux qui sont en place n'étant pas à la bonne place.
Sur la question organisationnelle, au moins je n'ai pas à me cacher. Je sais me débrouiller. Je suis bien plus à l'aise dans l'action que dans la réflexion telle que l'on tente de l'imposer. C'est-à-dire celle où une ou deux personnes pensent pour tous les autres et édictent ce qui doit être dit et pensé en fonction de leurs seuls intérêts. Bien évidemment, toujours sous le couvert de l'intérêt collectif.
Si ne pas être malveillant en politique, c'est jouer le toutou obéissant de personnes qui ont une conception des plus étriqués de la liberté d'expression et de la manière dont doit être organisé et fonctionner un parti, alors je suis plutôt content que l'on me qualifie par le contraire. Pour construire et mettre en place les dynamiques et synergies nécessaires pour aller de l'avant, il faut permettre à la diversité de s'exprimer et d'agir. Heureusement, et peut-être au grand dam de quelques-uns, nous ne sommes pas dans une république bananière et tout est possible.
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