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lundi, 31 mars 2008

Règlements de comptes à l'UMP

L'UMP, "une armée mexicaine, sans véritable chef", dit Estrosi

 

Reuters

 

Reuters - Dimanche 30 mars, 09h15

PARIS (Reuters) - L'ancien secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer Christian Estrosi, élu ce mois-ci maire de Nice, s'en prend de nouveau à son parti, l'UMP, dans lequel il voit désormais "une armée mexicaine, sans véritable chef".

Dans une interview que publie Le Journal du dimanche, Estrosi, que l'on dit proche de Nicolas Sarkozy, estime que le parti au pouvoir s'articule autour d'un "organigramme, qui empile les fonctions et titres, et dont je ne connais toujours pas les règles de fonctionnement".

"Ces nombreuses nominations sont faites pour faire plaisir à tout le monde, mais outre que je ne fais pas partie des gens à qui il faut donner quelque chose pour qu'ils soient contents, l'UMP ressemble désormais à une armée mexicaine, sans véritable chef. Tout ce beau monde va se marcher sur les pieds".

Estrosi reproche à Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, de ne pas faire évoluer le parti après la défaite qu'il a subie aux municipales et cantonales de ce mois-ci.

"Patrick pouvait s'interroger sur son action. Sur ses résultats. Il n'a donné aucun signe qu'il allait changer de 'ligne'. En est-il seulement capable?", s'interroge-t-il.

"A force de devenir un machin snob, l'UMP n'est plus audible. Ses messages sont confus, brouillés", ajoute-t-il un peu plus loin dans l'interview.

Selon lui, "au lendemain de ces municipales, il fallait au parti majoritaire un électrochoc" qui lui a fait défaut.

Dans un entretien accordé au magazine L'Express paru jeudi, Estrosi critiquait déjà durement l'UMP et Devedjian.

"Nous ne faisons plus bouger aucune ligne, nous ne portons plus aucun message, nous n'apportons plus aucune proposition concrète", déplore-t-il dans les colonnes de L'Express.

Eric Faye

08:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, estrosi, devedjan

vendredi, 28 mars 2008

Mouvement en construction

Il semble que la question de la lisibilité du MoDem commence à être prise en compte par Bayrou, du moins reconnais t-il déjà cela du bout des lèvres.

Le problème de la construction du MoDem est que l'on a tenté de faire fonctionner comme un parti politique opérationnel avec un corpus idéologique déjà bien établi, alors même que tout est en gestation. Le plus grave étant que les sensibilités qui composent le mouvement n'ont toujours pas réussi à créer la synergie nécessaire à la mise en place d'un outil fonctionnel.

Ensuite les alliances de second tour à géométrie variable, je pense que c'est acceptable par l'électeur, mais à la condition que la couleur soit annoncée dès le premier tour sur chaque ville. Je suis persuadé que maintenir le doute éloigne des personnes qui sont tangents, mais qui ne veulent pas d'une alliance soit avec le PS soit avec l'UMP et qui votent directement pour le parti antagoniste plutôt que de tenter un ticket qui, s'il peut avoir l'air intéressant, parait trouble sur le positionnement.

Malgré la défaite des municipales, Bayrou s'attelle à la construction du MoDem

Par Pascale JUILLIARD AFP - Jeudi 27 mars, 16h03

PARIS (AFP) - Malgré sa défaite aux municipales et les critiques sur sa stratégie, François Bayrou, convaincu du besoin d'un centre "fort et indépendant" en France, s'attelle à la construction du Mouvement démocrate (MoDem).

Le président du parti lancé dans la foulée de la présidentielle et fondé en décembre 2007, a tracé mercredi soir, lors d'une réunion du bureau exécutif, la feuille de route pour les mois à venir : "Priorité au projet et à l'organisation".

La première réunion post-municipales du bureau (composé de 29 personnes), a été décrite comme "apaisée et constructive" par Corinne Lepage (Cap 21), membre fondateur, qui a souhaité "qu'on se mette à travailler sur le fond".

La défaite à Pau de M. Bayrou et les résultats décevants enregistrés dans de nombreuses villes, dont Paris, ont certes confirmé que ce scrutin a été "le plus dur" dans la courte existence du MoDem.

La cote de popularité de M. Bayrou (-9 points à 56% selon Ifop Paris-Match) s'en est d'ailleurs ressentie.

Mais le "troisième homme" de la présidentielle ne se laisse pas décourager : "La plus grande gloire de l'Homme n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois", relève-t-il, citant - en anglais - le philosophe américain Ralph Waldo Emerson.

Le leader centriste met l'accent sur le score moyen de 15,9% des 350 listes autonomes du MoDem, les 34 maires et "près de 1.100" conseillers municipaux élus dans les villes de plus de 10.000 habitants.

Il reconnaît toutefois "une difficulté de communication" sur les alliances au cas par cas conclus avec l'UMP et le PS - jugées "illisibles" au sein même du parti - et "une crispation sur le droite-gauche au second tour", qui ont compliqué la donne pour le parti centriste.

Aujourd'hui, "la question est : y a-t-il en France deux propositions politiques, celles de l'UMP et ses satellites, du PS et ses satellites, ou est-ce que le centre, capable d'alliances mais indépendant, constitue une alternative", a déclaré M. Bayrou à l'AFP mercredi soir à l'issue de la réunion.

Or, les membres du bureau exécutif ont relevé "l'impasse" que constituent les deux autres projets. Les "insatisfactions" suscitées par l'UMP et Nicolas Sarkozy vont s'aggraver avec "le malaise social et la probable crise économique", le PS "va rencontrer son heure de vérité", notamment lors de son prochain congrès, estime-t-il.

Dans ces conditions, pas question de baisser les bras, d'autant que le mode de scrutin sera plus favorable au MoDem aux européennes de 2009 (proportionnel), voire aux régionales de 2010 si la proposition de modification de François Fillon est acceptée.

Les élus MoDem aux municipales seront donc réunis le 26 avril à Paris, un conseil national le 14 mai validera un règlement intérieur pour les fédérations départementales, et des "représentants de l'exécutif" entameront un tour de France pour discuter des attentes.

Un exercice de mobilisation qui sera nécessaire, à en juger d'après les déceptions exprimées par nombre d'adhérents (environ 60.000 en décembre 2007) sur les blogs d'internautes.

Certains des 11 sénateurs membres du bureau exécutif sont également critiques : "Nous devons faire des propositions de modification de la ligne politique, pour ne pas laisser penser aux Français que nous sommes devenus tout d'un coup de centre-gauche, et que nous avons abandonné le centre-droit", souligne Philippe Nogrix, qui ne veut pas d'un centre "hémiplégique".

"Le centre c'est être social, européen et libéral modéré. Il faut garder cette trilogie", dit-il.


09:25 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, bayrou, municipales

mardi, 25 mars 2008

Petits jeux "entre amis"

    On peut dire que s'il y quelque chose qui peut satisfaire ceux qui n'ont pas ou plus d'avenir en politique, c'est la ruine d'un parti. Pour certains le champ de décombres est le meilleur moyen de se positionner et de se placer, quelques soient les échecs multiples auxquels ils ont pu être confronté. Profiter de la moindre faiblesse pour être, là où dans un parti fort l'on serait noyé dans la masse. L'opiniâtreté remplace la compétence... L'état du MoDem 67 avive quelques ambitions, oublieuses de ce qu'un parti non structuré correctement n'apporte rien à ses "détenteurs".
 
   L'on pourrait penser que ce serait le moment de tenter de créer quelque chose avec le MoDem 67, mais non les petits jeux de coulisses ont déjà commencés. On peut voir des personnes se revendiquer d'un conseil national élu dans des conditions obscures pour asseoir une forme de légitimité interne, alors mêmes qu'elles ont subies une lourde défaite à l'élection le mettant en place (là encore on voit que le fonctionnement politique est de faire perdre quelqu'un en faisant gagner quelqu'un d'autre, il n'y a pas de véritable adhésion au vainqueur, qui souvent n'est porté à une forme de victoire par des réseaux sur lesquels il n'a pas de véritable contrôle - un simple pantin parfois même -).

    De petits groupuscules s'agitent pour tenter d'empêcher la disparition de gens qui n'ont guère d'avenir politique (pour ne pas dire qu'à ce stade, ils sont grillés). Quelques uns se mêlant de ce qui ne les regardent pas puisque par choix ils ne sont pas ou plus au MoDem. Si autant d'énergie était dépensée pour la construction plutôt que pour l'acquisition de postes "pour pouvoir exister", on ne finirait pas avec des résultats électoraux aussi faibles que ceux que l'on a pu connaître.

    Entre des "jeunes" arrivistes prêt à tout pour exister et des "anciens" qui cherchent à continuer à exister après qu'ils se soient fait jeter dehors de partout et des fonctions qu'ils ont pu exercer, il y a de quoi assister à un beau feu d'artifice d'ambitions non compatibles, chacun voulant être roi à la place de l'autre. Je passe sur la tendance narcissique d'un certain nombre, ils risquent fort de s'y noyer en se coupant de tout les autres.

    Si l'on continue ainsi, on n'est pas prêt de ramener le centre à la vie en Alsace. En tout cas, cela ne se fera pas par ceux, jeunes et moins jeunes (s'il y a bien une chose qui me dérange dans l'existence de structures jeunes dans un mouvement politique, c'est qu'après comment définir le niveau plus global sans se mettre à parler de "vieux" pour rester dans le même type de classification lorsque l'on veut établir une différence, c'est un peu du n'importe quoi -surtout que suivant le parti, les limites d'âges varient-), qui jouent un jeu totalement personnel et parfois bien loin de leurs capacités de rassemblement. Lorsque l'on agit de manière irresponsable et clanique, on finit toujours par le payer à un moment ou un autre. Les victoires gagnées à la Pyrrhus sont fréquentes en politique.

    Une chose est sûre, on sent des échéances internes s'approcher... On pourra de nouveau sans doute voir quelques-uns (ou quelques unes, ne soyons pas macho) utiliser tout et n'importe quoi pour se maintenir à des places ou en obtenir des nouvelles. Et ce ne sont pas forcément ceux à qui l'on peut s'attendre à ce genre de jeux qui sont à la manoeuvre, je crois que certains vont découvrir qu'en politique, les "amitiés" bougent et que l'on peut se retrouver celui à évacuer du jour au lendemain si l'on vise un poste que d'autres convoitent. Il suffit qu'une seule personne se mette martel en tête et le tir est ouvert, même si c'est à tort. 

23:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, alsace, bas-rhin, strasbourg, centrisme

Juppé sur la situation au Tibet

Pour une fois je suis d'accord avec Alain Juppé lorsqu'il dit que : " Les "responsables occidentaux" demandent à la Chine de "tuer avec retenue" au Tibet ".

On est bien loin de la diplomatie axée sur les droits de l'homme promise par Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle. Si la Chine dispose d'un poids économique considérable, on ne peut pour autant baisser le pavillon sur ce type de question pour des raisons financières.

En ce qui concerne le boycott des de la cérémonie d'ouverture, pourquoi pas, mais je doute que cela change grand chose. L'argent continuera quand même de couler à flots même si les officiels boycottent l'ouverture. Le sport n'est qu'un alibi, seuls l'argent qui s’écoule autour de cette manifestation importe.

'Occident demande à Pékin de "tuer avec retenue" au Tibet, accuse Juppé

 

AFP - il y a 1 heure 24 minutes

PARIS (AFP) - Les "responsables occidentaux" demandent à la Chine de "tuer avec retenue" au Tibet, accuse l'ancien Premier ministre Alain Juppé, alors que le président Nicolas Sarkozy a appelé lundi Pékin à la "retenue" après les violences dans cette province.

"Le premier mouvement, devant la répression sanglante des manifestations au Tibet par les autorités chinoises, c'est tout naturellement la révolte et la condamnation", écrit l'ex-ministre des Affaires étrangères dans un message mis en ligne lundi soir sur son blog.

"Peut-on imaginer cas plus flagrant de violation des libertés fondamentales d'un peuple opprimé depuis des décennies?", lance-t-il.

"Et qu'entendons-nous dans la bouche des responsables occidentaux, politiques ou diplomates, de Washington ou New York à Bruxelles en passant par à peu près toutes les capitales européennes ? Un appel à 'la retenue'", poursuit-il. "En somme, nous demandons au pouvoir de Pékin de 'tuer avec retenue'!".

"Je suis ébranlé quand je vois l'allant que certains mettent aujourd'hui à pratiquer cette 'realpolitik' qu'ils fustigeaient tant hier. Il y a des grâces d'état. Des disgrâces aussi", souligne le maire de Bordeaux.

"Sans doute est-il facile de prononcer les paroles justes quand on n'a pas la charge des intérêts d'un peuple. Mais la Chine est si riche!", ajoute M. Juppé.

"Aurais-je cédé, moi aussi, au 'bon sens'? Je n'en sais rien. Il faut donc faire preuve d'humilité. Mais les Tibétains meurent", conclut-il.

Nicolas Sarkozy, qui avait prôné lors de la campagne présidentielle une diplomatie des "droits de l'Homme", s'est publiquement exprimé lundi sur le Tibet pour la première fois depuis le début, il y a dix jours, des incidents dans cette région, appelant son homologue chinois Hu Jintao à "la retenue et à la fin des violences par le dialogue".

15:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, juppé, tibet, chine, politique, sarkozy, blog

samedi, 22 mars 2008

Chronique à lire

Chronique parue dans Le Monde :

 

 

Les cent jours de Nicolas Sarkozy, par Patrick Jarreau


Quelle aventure ! Elle avait commencé, fin 2004, quand Nicolas Sarkozy s'était emparé de la présidence de l'UMP, qu'Alain Juppé avait dû abandonner après sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. Ce fut le départ d'une marche au pouvoir, certes pas sans embûches, mais couronnée par un succès éclatant, suivi de beaucoup d'éclats en tout genre. La défaite subie par la droite aux élections municipales et cantonales marque la fin de cette histoire.

 

De Brumaire à Fontainebleau en trois ans et demi ? Au moment où Dominique de Villepin vend (très bien) sa collection de livres et d'autographes napoléoniens, le rapprochement est tentant. Nicolas Sarkozy n'a pas abdiqué. Il ne s'est pas retiré au pavillon de la Lanterne, qui n'est pas l'île d'Elbe. Marie-Louise n'est pas repartie pour Vienne : elle publie un point de vue dans Le Monde. Mais il a à peu près cent jours, d'ici à la fin de la session parlementaire et la présidence française de l'Union européenne, pour reprendre la main.

Après dix mois de mandat, le président est regardé par tous, et d'abord par les siens, comme responsable des revers subis par son camp. La majorité partait avec un handicap, proportionnel à ses succès de 2001 et aux progrès de la gauche, dans les grandes villes, à la présidentielle. Le repli prévisible a été transformé en sévère correction par le mécontentement des uns, la déception des autres, aimantés par un seul homme, tournés vers une cible : le chef de l'Etat.

Les arguments de l'Elysée pour contrer cette interprétation tombent à l'eau. Les bons élèves, Luc Chatel et Laurent Wauquiez, récompensés pour avoir enlevé leurs villes à la gauche (Chaumont et Le Puy-en-Velay), sont d'autant plus méritants, en effet, qu'ils ont gagné bien que - et non pas parce que - ministres. Il n'est pas jusqu'à la réélection brillante d'Alain Juppé, à Bordeaux, qui n'apparaisse comme un désaveu implicite du président, accentué par la défaite de Xavier Darcos, décidément trop ministre, à Périgueux.

Il n'aurait plus manqué que la réussite de François Bayrou, à Pau, pour que l'infortune du président fût complète, vu l'acharnement maniaque qu'il a mis à provoquer l'échec du chef du MoDem. Au reste, Nicolas Sarkozy a évidemment raison d'être obsédé par le Béarnais, qui lui dispute ses électeurs conformément à ce que le centre a toujours été, en France comme ailleurs : une alternative au sein de la droite. De ce point de vue, les appels de Jean-Pierre Raffarin à une entente sont plus précieux que les sièges municipaux ou départementaux obtenus ou manqués ici ou là. Les militants bayrouistes sont utiles pour offrir à leur héros une caisse de résonance, mais son destin dépend uniquement de la possibilité qui lui sera donnée ou pas d'apparaître comme un recours, à droite, si celui qui la dirige aujourd'hui échoue.

A-t-il déjà échoué ? C'est la question qui rôde. La comparaison avec le premier mandat de Jacques Chirac trouve ici une justification apparente. Il y a treize ans, élu avec un programme de relance de l'économie par la dépense publique, le pourfendeur de la "fracture sociale" avait tourné casaque en moins de six mois et décrété la rigueur. La confiance était brisée. Les grèves de décembre 1995 ont creusé le fossé. Il lui a fallu ensuite cinq ans de cohabitation pour purger le passé et finir par se faire réélire, en 2002, dans les conditions que l'on sait.

Instruit par cette expérience, Nicolas Sarkozy jette l'anathème sur toute espèce de plan de rigueur, qui serait pour lui aussi un reniement. Si ses amis ne se trompent pas quand ils disent que les Français, dans leur majorité, attendent la mise en oeuvre du programme pour lequel ils ont voté en 2007, on assistera peut-être au sauvetage du réformateur par la réforme.

  Patrick Jarreau

 



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vendredi, 21 mars 2008

MoDem Strasbourg sur Facebook

Voici le lien vers le groupe du MoDem Strasbourg sur Facebook :

 

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MoDem Strasbourg 


 

13:52 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, Strasbourg, facebook

mercredi, 19 mars 2008

Prochaine réunion sections Strasbourg (1,2 et 3)

Chers amis du MoDem Strasbourg,

Les élections municipales et cantonales sont maintenant passées.

Notre parti y a connu des succès mais aussi des désillusions.

Il me semble absolument nécessaire que les adhérents de Strasbourg aient maintenant l'occasion de s'exprimer et de jeter les bases d'une reconstruction politique autour d'un MoDem apaisé.

Rassembler les démocrates, quelle que soit leur famille d'origine, est la condition sine qua non d'une existence sur Strasbourg.

Pour cela, Président de la 1ère circonscription, j'invite tous les adhérents à une rencontre :

 

Jeudi 27 mars 2008

A partir de 20h

Au Restaurant de la Victoire

(salle premier étage)

 

Notre ordre du jour sera :

  • analyse de la situation du MoDem à Strasbourg
  • base et principe d'une reconstruction

Cordialement,

Jacques BON

 

Contact et informations : Arnaud LEHMANN

13:10 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, strasbourg, bas-rhin, MoDem

mardi, 18 mars 2008

Orage en vue à l'UMP 67

69456de9925fe9694210a5d05ce78ee6.jpgL'on s'est trop moqué des débordements du MoDem local pour que je fasse l'impasse sur ce qui vient de se passer à l'UMP 67.

En effet, voir en direct le président de l'UMP départemental se mettre à assassiner le Tandem, alors même que les résultats définitifs ne sont pas encore proclamés est totalement déplacé.

Comment quelqu'un se voulant président d'un mouvement politique peut-il se permettre de taper de la sorte sur ces propres "ressortissants" ? c'est inouï!
L'on retrouve là Yves Bur dans toute sa splendeur. On peut difficilement l'accuser de "consensuallisme", bien au contraire.

Quand je lis plus tard dans le canard local qu'il dit que lui au moins est élu, je trouve cela encore plus déplorable. Être élu n'offre pas un blanc sein, surtout pas dans le comportement, nous ne sommes pas dans un système de la raison du plus fort, mais dans un espace républicain. Yves Bur est tout de même député et maire dans un secteur ou la droite n'a pas à s'inquiéter de trop concernant la gauche, ce qui permet au candidat de la droite d'être systématiquement élu au premier tour.

Il est toujours plus simple de lâcher son fiel, j'en sais quelque chose. L'on peut facilement se laisser emporter dans le monde politique. Cependant, le président de quelque mouvement politique qu'il soit, se doit de garder une certaine réserve vis-à-vis des siens. Là au contraire, c'était un peu une manière d'achever les blessés que l'on n'a pas osé affronter auparavant.

Les règlements de comptes se profilent dans l'horizon de l'UMP 67. Nul n'est épargné par ce type de choses... Dommage que l'on essaye toujours de profiter des situations de faiblesse des personnes pour tenter de les liquider plutôt que de les affronter de face dans un combat à la loyal avant.

Cela étant, Yves Bur s'est peut-être un peu précipité en s'attaquant au Tandem. S'il y en a bien un capable de se défendre et ayant tout autant un fort caractère c'est Robert Grossmann. Cela promet d'être intéressant dans les temps à venir.


21:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, Strasbourg, alsace, bas-rhin, MoDem, municipales

lundi, 17 mars 2008

Ambiance au MoDem...

La justice se mêle également de la vie des partis. Au vu de ce que j'ai pu lire sur les différents forums et blogs du MoDem, je ne suis pas tellement surpris que des actions en justices soient entreprises par des adhérents contre le MoDem. La glorification de statuts conduit à ce genre de choses, je ne suis pas certains que cela soit une bonne manière de régler des conflits, je tends à penser que c'est de la faiblesse que d'en passer par la justice en politique. Je viens de trouver ceci sur plusieurs sites, cela montre bien l'ambiance du parti (si tous les suspendus s'y mettent, les prochaines réunions du Modem se feront en palais de justice!) :

 

 

Plainte en référé avait été déposée contre la suspension de Sylvie ROBIN, Bruno ROUZADE et Olivier DEFOSSEZ par le Président du Comité de Conciliation et de Contrôle, les deux premiers pour avoir rallié la liste PS d’Alain ROUSSET et le troisième pour avoir oeuvré à ce ralliement.

Le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris s’est déclaré compétent pour statuer sur la requête de Monsieur Olivier DEFOSSEZ, Sylvie ROBIN et Bruno ROUZADE.

Leur suspension du MoDem pour leur soutien à la liste d’Alain ROUSSET a été jugée en ces termes :

« Constatons que les décisions, du 6 février 2008, du président de la commission nationale d’arbitrage et de contrôle suspendant du Mouvement Démocrate Monsieur Olivier DEFOSSEZ, Bruno ROUZADE et Sylvie ROBIN constituent, par les violations graves des statuts du Mouvement Démocrate qu’elles comportent, un trouble manifestement illicite ;

Ordonnons leur suspension ; constatons que cette mesure emporte restitution aux intéressés de leur qualité d’adhérents du Mouvement Démocrate ; Condamnons le Mouvement Démocrate à leur payer chacun la somme de 1.000 € au titre de l’article 700 du Code de procédure civil et les dépens ;

Fait à Paris le 5 mars 2008

Le Greffier : Stéphanie NABOT Le Président : L.M. RAINGEARD »

 



20:18 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, bayrou, justice

MoDem en difficulté

Je suis d'accord sur certains points, Bayrou va trop loin et n'a pour seul objectif que l'élection présidentielle de 2012, peu lui importe de faire vivre le mouvement. J'aurais préféré que le MoDem s'appuie davantage sur l'UDF (parti structuré depuis quelques temps déjà, et parti dont beaucoup oublient volontairement dont le candidat investi était François Bayrou aux présidentielles, le MoDem 'existant pas alors), là où je ne suis pas c'est dans le suivisme vers lequel tendent un certain nombre d'élus. Le MoDem n'incarne pas un rassemblement des sensibilités centristes à ce jour, c'est davantage un patchwork de déçus de la gauche, d'exclus de l'UMP qui se cherchent une place. Il faudra structurer ce mouvement afin qu'il devienne la véritable représentation de la pensée centriste et humaniste, avec les Démocrates de sensibilité souvent centre-gauche, mais il faut éviter un glissement total vers la pure opposition.

 

MoDem: le sénateur Arthuis souligne "l'échec de la stratégie d'autonomie"

PARIS (AFP) - Le sénateur Jean Arthuis, membre du bureau exécutif du Mouvement Démocrate, a jugé lundi que les municipales ont montré "l'échec de la stratégie d'autonomie" du MoDem, et réclamé une "réunion d'urgence" de ses instances dirigeantes et de celles de l'UDF, qu'il veut "faire revivre".

"On est dans une impasse stratégique", a estimé M. Arthuis, interrogé par l'AFP. "Le MoDem est complètement illisible dans cette élection. Dans ses alliances à la carte je n'ai pas trouvé de référence programmatique".

"Je n'imagine pas rester au sein du MoDem. Je suis frappé par l'inorganisation du mouvement, par une gouvernance insaisissable", a-t-il ajouté. Il a exprimé son souhait de "faire revivre l'UDF", estimant qu'il faut "sortir de ce kaléidoscope incompréhensible et illisible".

Le sénateur de Mayenne va donc demander au président du MoDem François Bayrou "de convoquer les instances dirigeantes d'urgence", celles du MoDem mais aussi celles de l'UDF qui selon les décisions du congrès de Villepinte (Seine-Saint-Denis) "existent toujours juridiquement".

Aux municipales, "les seules élections de membres du MoDem sont le fruit d'alliances avec des formations de droite", a-t-il fait valoir en citant les exemples de Mont-de-Marsan, Saint-Brieuc et Talence.

"Je veux que nous recréions la grande famille centriste telle que l'UDF en a été l'expression", a-t-il souhaité. "Je lance un appel à tous les centristes, ceux du Nouveau Centre et ceux qui ont milité antérieurement à l'UDF".

Par ailleurs, Thierry Cornillet, député européen du Mouvement démocrate (MoDem), a jugé lundi "suicidaire" la stratégie de François Bayrou, qui, selon lui, "sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle".

"La stratégie de François Bayrou est suicidaire : il sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle, et un parti qui n'a pas d'élus ne pèse pas dans la vie politique", a déclaré à l'AFP M. Cornillet, qui a annoncé dès dimanche soir son intention de créer un courant de centre droit au sein du MoDem.

Comme il l'avait déjà dit au congrès fondateur du Modem, en décembre 2007 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), M. Cornillet a réaffirmé que "la stratégie de Bayrou a fracassé le centre, parce que c'est une stratégie qui manque de lucidité et d'honnêteté". Selon lui, le "scrutin majoritaire à deux tours (...) oblige à admettre qu'on a besoin, quel que soit son score de premier tour, d'un allié de deuxième tour".

Et l'honnêteté "consiste à dire avant le premier tour avec qui on va être alliés, sinon ça devient de l'opportunisme" qui "détruit l'image et la crédibilité de notre formation", a-t-il ajouté. "Il y avait 118 députés quand François Bayrou est devenu président de l'UDF en 1998, il en reste trois", a-t-il déploré. "On a perdu la moitié de notre groupe sénatorial, on n'a quasiment plus d'élus de terrain".

C'est pourquoi M. Cornillet, ancien président du parti radical valoisien (1997-1999), tout en "restant au Modem", propose une "clarification de ligne politique" passant par "un partenariat pour les réformes avec la majorité présidentielle". "Je ne veux pas laisser le piètre successeur de l'UDF aux mains d'une direction nationale qui continue à aller dans le mur", a-t-il affirmé.

15:00 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, bayrou, UDF

jeudi, 13 mars 2008

Communiqué des 4 candidats strasbourgeois aux cantonales

Les Strasbourgeois ont exprimé dimanche dernier la volonté d’un profond changement. Ils ont sanctionné plus qu’un bilan ,ils ont sanctionné la façon de « gouverner » de la Municipalité sortante ainsi que le manque d’écoute.

Pourtant dans ce contexte local favorable au Mouvement Démocrate, ce dernier n’a pas atteint à Strasbourg le score auquel il aurait pu prétendre.

Quels enseignements tirons-nous ?

Qu’il fallait que la famille Démocrate soit rassemblée pour faire avancer ses idées. La tête de liste a choisi de cliver cette famille en refusant de faire la synthèse de la tradition humaniste, de la tradition sociale du centrisme et de la modernité des temps présents.

Qu’il fallait concevoir, mettre en mouvement et en synergie une liste municipale crédible, c’est à dire représentant la diversité de nos quartiers et composée de personnalités représentatives de la société civile.
La tête de liste a choisi d’écarter des compétences reconnues au profit d’amitiés parfois récentes, opportunistes ou éphémères.

Que le projet municipal se devait être un projet convaincant pour le Strasbourg Européen et post industriel de demain. La tête de liste a choisi de bâtir un programme qui soit une série de « mesurettes » simplistes ou démagogiques et irréalistes, en écartant entièrement le fruit du travail des groupes de réflexion qui l’entouraient initialement, comme celui des autres groupes de travail mis en place par l’UDF-Modem

Nous constatons que la tête de liste a démontré :

  • Son incapacité à tenir le leadership moral et intellectuel nécessaire pour piloter un projet politique.
  • Son manque de considération pour sa propre équipe et ses colistiers
  • Son manque de démocratie dans les processus de décision.
  • Son souhait de privilégier le culte de sa personnalité au détriment du mouvement politique (élément essentiel qui structure la vie publique en démocratie).

L’absence d’une analyse rigoureuse de la situation locale, l’absence d’un vrai projet politique répondant aux grands enjeux présents et futurs d’une grande cité, ont conduit à développer une somme de promesses et d’arguments démagogiques martelés par une campagne de publicité de type « grande distribution » très efficace pour vendre des téléphones portables mais si proche du populisme et de ses avatars.
C’est avec une grande tristesse que nous sommes amenés à cette conclusion pathétique pour les démocrates que nous sommes : la tête de liste nous a amenés tout au fond.

Mais seule cette lucidité sans fard permettra le rassemblement que nous appelons de nos vœux. Il faudra permettre à tous les militants Strasbourgeois du MoDem d’en débattre sereinement.

Nous prenons l’engagement de tout mettre en œuvre pour retrouver l’esprit collectif, de fédérer l’ensemble des sensibilités au service d’une grande ambition pour notre mouvement. Nous proposons de bannir toutes démarches individualistes, condition nécessaire pour retrouver le chemin du succès.

Dimanche, une alternance se dessine. Résultat d’une volonté des Strasbourgeois d’être écoutés, respectés et consultés. Le MoDem, par la voix de François BAYROU porte naturellement cette préoccupation.

Les valeurs du centre gauche et du centre droit, du courant démocrate, imprègnent notre Région ; elles continuent à se manifester dans les élections comme l’ont montré les scores réalisés par les candidats du Modem aux élections cantonales.

Nous nous fixons comme ardente obligation de reconstruire cette troisième voie désirée par nos concitoyens. Nous le ferons, dans la pluralité et sans exclusive, dans le respect de toutes les sensibilités qui aujourd’hui se retrouvent au sein du Mouvement Démocrate. Nous invitons particulièrement les colistiers de la liste municipale MoDem qui le souhaitent à s’impliquer et à partager le bilan de cette campagne, à préparer l’avenir au service de notre idéal commun.

Jacques BON - Ludmilla HUG-KALINKOVA - Marthe SCHWAB - Arnaud WEBER


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Le MoDem après le premier tour

La stratégie de Bayrou fait de plus en plus de vagues


Rodolphe Geisler
12/03/2008 | Mise à jour : 22:05
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François Bayrou La tactique du président du MoDem (ici en campagne mercredi à Pau), au nom de son «indépendance», est jugée sévèrement au niveau national, par la droite comme par la gauche.
François Bayrou La tactique du président du MoDem (ici en campagne mercredi à Pau), au nom de son «indépendance», est jugée sévèrement au niveau national, par la droite comme par la gauche. Crédits photo : AP

Le président du MoDem a désavoué l'alliance avec le Parti communiste à Aubagne.

Un nouveau parti, sans véritable leader, ne peut exister, expliquait en substance, il y a quelques semaines, François Bayrou. Mais en laissant chacun de ses candidats aux municipales décider de leur propre stratégie électorale pour le second tour, le président du Mouvement démocrate (MoDem), peut-être trop accaparé par sa propre campagne à Pau, n'a-t-il pas joué avec le feu ?

Mercredi matin, il a en tout cas été contraint de désavouer publiquement la fusion entre la liste d'un candidat de son parti, Jean-Marie Orihuel, et celle du maire communiste d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), Daniel Fontaine, en vue du second tour. Pour faire alliance, «il faut avoir un minimum de patrimoine, de repères communs» et «le Parti communiste, pour l'instant, n'entre pas dans ce patrimoine», a-t-il dit sur RTL, en assurant avoir «appris par la radio» cette alliance, «la seule (qu'il) n'accepte pas».

L'«affaire» d'Aubagne «a été une connerie», reconnaît, plus crûment, Bernard Lehideux, membre du bureau exécutif du MoDem et président du groupe centriste au conseil régional d'Ile-de-France. Mais, pour lui, elle n'est pas le fait d'un manque de leadership. «Le seul point de convergence entre tous nos candidats, c'est Bayrou. Il est évidemment le leader de notre parti. Il en a tracé la ligne et il n'est pas contesté», assène-t-il.

Selon lui, tout au plus s'agit-il d'une erreur d'appréciation du candidat du MoDem à Aubagne. «Être sur une liste, où figurent un ou deux communistes, derrière un socialiste, comme François Rebsamen à Dijon, ce n'est pas la même chose que de se ranger derrière un candidat communiste», observe-t-il.

Au-delà de ce cafouillage, la stratégie complexe du MoDem, avec des alliances à la carte, ne va pas sans créer des dissensions en interne, entre anciens UDF, plutôt centre droit, ex-Verts, férus d'autogestion, et nouveaux venus.

 

«Girouette opportuniste»

 

À Marseille, par exemple, où l'ancien secrétaire national des Verts, Jean-Luc Bennahmias, a signé au nom du MoDem un accord de second tour avec le socialiste Jean-Noël Guerini, les centristes se déchirent. Plusieurs dizaines d'entre eux se sont ainsi fendus d'une déclaration dans la presse locale, dans laquelle ils expliquent se désolidariser de l'accord de Bennahmias avec le PS. Selon eux, ce dernier aurait pris sa décision sans en référer à sa base.

À Lille ou Montpellier avec le PS, Toulouse ou Colombes avec l'UMP : la stratégie du MoDem est également jugée sévèrement au niveau national par la droite comme par la gauche. Après avoir l'une et l'autre tendu la main au MoDem, qui, au soir du premier tour s'est retrouvé en position de se maintenir dans 37 villes de plus de 30 000 habitants, droite et gauche tirent désormais à boulets rouges sur le troisième homme de la présidentielle (18,57 %). François Bayrou, lui, s'en tient à sa ligne : incarner la «résistance» à Nicolas Sarkozy, en lieu et place d'un PS «en crise». Sur 350 villes de plus de 10 000 habitants où le MoDem présentait des listes autonomes, le parti centriste souligne qu'il a obtenu une moyenne de voix de 15,83 % et 557 élus municipaux dès le premier tour.

«Alliances en fonction des intérêts», assène le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. «Girouette opportuniste», renchérit le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP). Ce à quoi Bernard Lehideux répond : «MM. Accoyer et Hollande ne veulent pas comprendre que le MoDem est libre. Et que, pour nous, ce qui compte, ce ne sont pas les étiquettes politiques mais la qualité des projets portés par les candidats que nous soutenons, qu'ils soient UMP ou PS.»

À l'opposé de l'UMP nationale, Alain Juppé a volé au secours de son ami béarnais : «Je souhaite le succès de François Bayrou à Pau et si j'étais électeur à Pau je voterais pour lui.»

11:55 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, bayrou

mardi, 11 mars 2008

" 24h contre la censure "

RSF appelle à manifester contre la censure sur internet les 12 et 13 mars

Après une première édition en 2006 qui avait rassemblé près de 40 000 internautes, Reporters sans frontières reprend le concept de cybermanifestation pour son opération « 24h contre la censure ». L'organisation appelle le public à venir protester sur son site du mercredi 12 mars 11 heures au jeudi 13 mars même heure, pour dénoncer la censure sur internet. Cette manifestation concordera avec la Journée internationale pour la liberté d'expression sur internet, qu'elle organise le 12 mars conjointement avec l'Unesco.

Sur le site de RSF, les internautes seront invités à créer un personnage virtuel, à choisir leur banderole et à prendre part à l'une des manifestations en ligne, qui auront lieu dans plusieurs pays : Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Vietnam. Pays que RSF qualifie « d'ennemis du Net ».

« Actuellement, 63 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d'expression sur le Web. La Chine reste la plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs », rappelle RSF.

la rédaction, ZDNet France

13:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, médias, web, internet, démocratie, liberté, blogs

lundi, 10 mars 2008

Strasbourg : Impressions d'après résultats

Si les résultats des élections cantonales et municipales sur Strasbourg ne sont pas fameux, l’on sait maintenant lequel des deux MoDem est le plus crédible.

L’ensemble des candidats aux cantonales ont réalisé des scores honorables au vu de la situation (11% pour Jacques Bon, 10% pour Marthe Schwab et Ludmilla Hug-Kalinkova et 8% pour la première candidature d’Arnaud Weber) . Tous sont au-dessus de la liste Cutajar, c’est significatif

Quand on passe son temps sur les marchés, ou autres opérations, à devoir se démarquer de la tête de liste pour le municipales, on ne peut mener une campagne gagnante. J’ai pu voir des gens refuser le tract quand ils ont remarqué le logo MoDem mais l’accepter dès que l’on disait que Jacques Bon avait officiellement demandé le retrait de l’investiture de Chantal Cutajar. Au passage, l’on voit là tout le soutien qu’avait Chantal Cutajar auprès des instances nationales, tous les candidats du MoDem aux cantonales étaient du deuxième MoDem, et malgré ce qu’a fait Jacques Bon, jamais on ne lui a retiré son investiture, il n’y a pas non plus eu la moindre «engueulade » en provenance du national.

Alors que l’on pouvait espérer 12% aux élections municipales, la liste Cutajar se retrouve à 5.7%, devancée par les Verts. Pour ce qui est des deux grands candidats, je ne m’attendais aucunement à un tel écart. Roland Ries avec près de 45% n’a besoin de personne au second tour pour l’emporter. A mon sens il fusionnera avec les Verts pour des questions nationales, mais je le vois mal faire l’erreur de tendre la main à la tête de liste du MoDem. Une femme qui passe son temps à être rejeté par son camp, après avoir été virée par l’UMP, la voilà désavouée par l’électorat centriste (et récemment également dans une élection interne au MoDem qui s’est déroulée après la primaire pour la désignation de la tête de liste). Je pense que le vote Cutajar est un vote anti-tandem, Roland Ries le récupèrera de toutes les manières. L’éventuel futur maire serait stupide de prendre dans son équipe quelqu’un d’aussi ingérable. Je ne vais pas jouer les hypocrites, au vu de la différence entre Ries et Keller et les réserves de voix en présence, je pense que Roland Ries va l’emporter.

La stratégie « d’assèchement » des Verts menée par Chantal Cutajar est un échec, tout ce qu’elle est parvenue à réaliser, c’est assécher le réservoir de voix centristes et ceci de manière dramatique pour les municipales. Une désertification que l’implication des candidats aux cantonales a pu légèrement endiguée. Le « deuxième MoDem » tel qu’il a pu être appelé dans les médias a donné électoralement la preuve de la justesse de ses positions.

Pourtant le vote centriste existe dans la région, quand je vois Roland Brendlé réélu conseiller général au premier tour, Pierre Marmillod arriver en tête sur son canton avec un peu plus de 30%, la liste du MoDem de Haguenau faisant un peu plus de 20% je me dis que le vote centriste est là.

Une chose est sûre, jamais l’UDF (ou le MoDem désormais) n’a fait de scores aussi mauvais sur Strasbourg que sous la houlette de Chantal Cutajar. En quelques mois, nous sommes passés grâce à elle d’un potentiel 12% à 5.7%, soit deux fois moins. C’est un échec sans précédent dont elle porte seule la responsabilité. Une grave erreur de casting a été faite et nous en subissons les conséquences.

C’est là la chance de toute cette affaire, en effet, le problème ne se situe pas tant sur le MoDem, que sur la tête de liste strasbourgeoise. C’est autour d’elle que ce sont cristallisés tous nos problèmes. Ainsi c’est une situation surmontable. Ce ne sera pas tâche aisé, mais avec de la volonté on peut déplacer des montagnes.

Il faudra désormais reconstruire le mouvement. Pour ce faire, il faudra à mon sens éviter les lissages et l’uniformisation. Pour moi les Démocrates et les centristes doivent se retrouver, chacun gardant sa spécificité. La diversité seule est gage de vigueur pour un mouvement. Le MoDem ne pourra avancer que s’il accepte le pluralisme en son sein, il n’y a pas juste les Démocrates d’un côté et les centristes de l’autre, créer une sorte de Courant Démocrates et Centristes seraient une bien meilleure chose que de se jeter l’anathème à la figure entre les nouveaux et les anciens.

Quoiqu’il en soit, s’il y en a qui souhaitent aller de l’avant, dans le Bas-Rhin nous avons un espace manifeste, sur Strasbourg tout est possible sur ce champs de ruine lorsque l’on observe les scores nettement supérieurs de tous les candidats aux cantonales.

En ce qui me concerne, je ne vais pas me laisser abattre par ces résultats, je pense qu’il faut bâtir, Démocrates et Centristes, de concert. Pour ce faire, il faudra se retrouver. S’il en est qui veulent aller en ce sens, je leur suggère de me contacter.

10:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, bas-rhin, strasbourg, municipales, cantonales, élections

mardi, 04 mars 2008

Réaction au communiqué de soutien d'Alain Levy en faveur de Jean Waline

Alain Levy vient d’apporter au nom du Nouveau Centre, son soutien à Jean Waline, candidat de l’UMP sur le canton de Strasbourg IV.

Nous voyons là reparaître le Nouveau Centre dans sa fonction de parti factice supplétif de l’UMP. Ainsi d’anciens candidats RPR, désormais soutenu par l’UMP se voit apposés un pseudo label centriste.

Avant de prendre des positions de soutien, le Nouveau Centre devrait entamer une réflexion sur son positionnement et sur son rôle réel.

Le Nouveau Centre est-il un parti politique ? Ou bien est-ce un alibi centriste pour une partie de l’UMP non issue du centrisme ? Une frange e droite qui cherche à capter un héritage humaniste dans des intentions électoralistes.

Une restructuration du courant centriste sera nécessaire après les échéances en cours. La famille centriste devra se retrouver, mais ceci ne pourra se faire sous l’égide du Nouveau Centre, mouvement virtuel et téléguidé.

Dans le cas de figure présent, la neutralité du Nouveau Centre aurait dû être de mise. Mais peut-être le sortant de droite s’inquiète-t-il de la montée de son challenger centriste ?

Pour rappel : j'ai été membre du bureau, chargé de communication, pour la section UDF-MoDem sous la présidence d’Alain Levy

22:28 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, MoDem, UDF, UMP, élections, cantonales

lundi, 03 mars 2008

Un coup à gauche, un coup à droite, tout pour être élue...

Là je me marre vraiment quand j'entends dire que la liste Cutajar tente un rapprochement avec le Tandem.

Comme quoi tout est possible en politique... bien sûr, à partir du moment où le seul objectif est d'être élu quoi qu'il arrive, quoi qu'il en coûte et quels que soient les retournements de vestes, tout peut arriver.

C'était prévisible, les signaux envoyés se multiplient, en effet après que la dame blanche se soit amusée à envoyer des emails à certains candidats UDF-MoDem leur expliquant que ce n'était pas normal, que l'UDF n'existe plus (en fait, l'UDF existe encore pour 3 ans au passage), voilà que son clip vidéo et sa profession de foi font tout d'un coup reparaître le logo honni par tant de modemistes. Pour le coup, ces derniers doivent en prendre un coup de voir leur égérie, Incarnation du MoDem, faire revenir ce sigle d'outre-tombe (décidément, on nage dans le mysticisme avec cette liste...).

S'y ajoute la sortie médiatique récente sur le fait qu'avec M. Fuchs sur sa liste, elle est capable de fusionner à gauche, comme à droite...

La fusion avec le PS semble des plus compromises, alors on revient au bercail... C’est à dire, l’UMP. Yann Werling et Yveline Moeglen doivent faire une drôle de tête s'ils sont au courant de ce qui se passe sous le coude (et pas qu'eux à mon avis...).

C'est beau la constance en politique...

Décidément, les Verts (les vrais) sont partis pour faire un bon score au premier tour des élections municipales, le MoDem va se retrouver à voter en masse pour eux (certains ne sachant trop qui voter au premier tour, d'autre simplement pour que les Verts puissent devancer la liste Cutajar). Et au fond, ce sera une bonne chose, s'il y en a qui mènent une bonne campagne depuis le début, avec un projet construit (que l'on soit d'accord ou non avec les propositions, c'est autre chose) c’est bien eux.

Une chose me frappe, si les "grandes" têtes de listes s'amusent à faucher la couleur orange et à la mettre partout, aucune ne veut de la tête de liste du MoDem. Ils doivent penser que celui qui l'aura sur sa liste au final, risque fort de perdre l'élection à cause de cela. Une partie de la gauche ne veux pas de Cutajar et pareil en face.

En fait, je fini par penser, que la liste Cutajar ne fusionnera avec personne au second tour des municipales. Ries n’a aucune raison de se créer des problèmes avec certains des siens ou les Verts, il récupère de toute manière l’électorat anti-tandem que constitue celui de Chantal Cutajar. Quand au Tandem, c’est pour la même raison qu’il n’y gagnera aucune voix et peut même en perdre.

12:55 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, strasbourg, municipales, 2008, MoDem, PS

Youtube en haute qualité


Astuce : testez les vidéos de YouTube en haute qualité

Par Marc Rees PCINpact - il y a 1 heure 22 minutes

Youtube teste actuellement une diffusion en haute résolution de ses contenus hébergés en son sein. Pour profiter de cette haute qualité : rien de plus simple. Il suffit de rajouter au bout de l’URL, « &fmt=6 » (sans les guillemets). La qualité en sera nettement améliorée.

Selon les mesures effectuées par Google Operating System, un blog dédié dans l’écosystème Google, la vidéo peut passer de 320x240 à 448x336 en 44100 Hz contre 22050 Hz. Meilleure image, meilleure qualité audio. Mais ce n’est pas tout : en ajoutant non pas &fmt=6 mais &fmt=18, les vidéos sont encodées en MP4 (H264 et AAC) et en 480x360.

 

 

Qualité normale à gauche, haute qualité à droite

 

Testez la haute qualité sous YouTube :

Version normale

Version moyenne qualité (&fmt=6)

Version haute qualité  (&fmt=18)

Un script pour Greasemonkey a été édité pour automatiser le basculement en "HD".

En novembre dernier, Steve Chen annonçait l’arrivée prochaine d’une version haute qualité de YouTube. Le site s’adaptera en fonction de la vitesse de réception du visiteur, afin de fournir en priorité un streaming de plus haute définition. Toute la difficulté actuelle est de résoudre le temps de latence avant le lancement de la vidéo. Selon les premiers tests, il n’y a pas d’augmentation significative. Selon Chen, le visiteur aura néanmoins toujours le choix entre le mode haute qualité ou le mode classique, peut-être dans les préférences de son compte. La date de lancement de ce YouTube de qualité n’est toujours pas annoncée.

11:47 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, google, youtube, web

samedi, 01 mars 2008

Cantonales / Canton Strasbourg 4, Quartier des Quinze

DNA du 01/03/08 :

 

Haro sur le sortant

Jean Waline, conseiller général depuis 1988, brigue-t-il son « mandat de trop » ? C'est ce que s'ingénient à vouloir démontrer ses challengers pour la cantonale de Strasbourg 4.

 

Le tribunal provisoire, source de va-et-vient incessants entre le centre et la place d'Islande génère, dans le canton, des problèmes de circulation et de stationnement. (Photo DNA - Bernard Meyer)

Jean Waline, investi par l'UMP, a failli se voir concurrencé dans son propre camp par un proche du maire Fabienne Keller et de son premier adjoint Robert Grossmann. Au final, le conseiller général sortant ne perdra, par rapport à 2001, que le soutien du centre. Jacques Bon, aujourd'hui MoDem, prend d'ailleurs grand soin de décliner le vieux sigle UDF dans ses tracts.


 Jacques Bon, tout comme Olivier Bitz, jeune cadre montant du PS, sont partis avec pour objectif de ringardiser l'« ancien ». Pour tous les deux, ce dernier pèche par absence de concertation avec ses administrés. Le candidat du MoDem comme celui du PS pensent que le quartier des Quinze n'accueille plus que du provisoire. Ainsi du tribunal en préfabriqué monté place d'Islande. Ainsi de l'Ecole européenne qui s'installera sur le terrain derrière l'Inspection académique.


 Suivis en cela par le Vert Laurent Fritz, les deux candidats regrettent que le lien social dans le quartier ne soit pas mieux structuré. Il faudrait, selon Laurent Fritz un collège ouvert sur le quartier. Une maison de quartier intergénérationnelle pour Olivier Bitz. Ce dernier voudrait qu'on prenne mieux en compte « les jeunes couples nouvellement installés, les personnes précaires », notamment dans les cités d'habitat social Rotterdam ou Blum.

« Porte-à-porte »

 Jacques Bon promeut l'idée d'une unité Alzheimer dans les locaux que la clinique de l'Orangerie pourrait libérer. Laurent Fritz veut favoriser une économie sociale et solidaire, où l'aide aux personnes devient aussi créatrice d'emplois.


 Dans ce contexte de projets foisonnants, Marie-Madeleine Heitz, pour Alsace d'Abord, s'en tiendra plutôt aux concepts du régionalisme et de la priorité nationale comme remèdes universels.


 Attention, tout de même, à ne pas vendre trop vite la peau d'un Waline. On peut critiquer son journal de campagne, qui fait un peu copié-collé de celui de 2001, on ne manquera pas d'y trouver le soutien du président du conseil général Philippe Richert, et la figure connue d'une ancienne présidente d'association, Michèle Heitz, comme suppléante.


 Jean Waline sait percevoir les lacunes réelles pour le quotidien des gens. L'amélioration de la desserte en bus du quartier est mise en valeur dans son programme. Et même des pistes cyclables en site propre. L'élu n'est pas non plus sourd aux problèmes des personnes qui vivent en habitat social, dont il prône la poursuite de la rénovation. « On dit que je ne suis pas en campagne alors que je fais du porte-à-porte tous les soirs depuis un mois ». L'expérience, quoi.

 

MSK

 

Repères

En 2001, le second tour avait ouvert la porte d'un troisième mandat à Jean Waline, sans étiquette investi par l'UDF et le RPR pour la bataille. Sa victoire sur Stéphane Fraize, ancien premier secrétaire fédéral du PS et qui représentait ce parti, a été assez nette. A 57,6% des voix exprimées contre 42,5, soit un écart d'un petit millier d'électeurs.
Au premier tour, le Vert Grégoire Bellanger était arrivé en troisième position avec 14,3% des voix.
En 2008, cinq candidats sont partants. Le sortant Jean Waline (investi par l'UMP), Olivier Bitz (PS), Laurent Fritz pour les Verts, Jacques Bon (MoDem) et Marie-Madeleine Heitz (sans étiquette pour les cantonales et Alsace d'Abord aux municipales).

18:40 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, cantonales, strasbourg, MoDem, UDF, UMP, PS