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lundi, 30 juillet 2007

Petit délire personnel

Les municipales commençants à se préparer (et oui, même en cette saison, certains magouillent dans leurs coins pensant que ça ne se sait pas...) chacun y va de ses propositions pour Strasbourg. Des plus réalistes aux plus loufoques. Sur les dernières, j'en ai une moi même.

La place Kléber passe son temps à être refaite à chaque mandature. Autant proposer tout de suite de nouveaux projets, n'ayant bien évidemment pas la folie des grandeurs je suggère la construction totalement irréaliste d'une ziggourat (je laisse imaginer en l'honneur de quelle divinité modemienne le temple sommital pourrait être consacré... On aura ainsi un lieu de culte dans le cas ou le MoDem se casse la figure, à défaut de parti, on pourra se recycler vu qu'on a déjà le gourou...).

Bien sûr, pas à l'ancienne, le modèle original issu de la Mésopotamie n'est guère transposable, le matériau utilisé n'étant plus très tendance (en dehors des problèmes techniques inhérents  nos latitudes) :

 

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Mais plutôt une version plus contemporaine, style le MI6 Building de Londres, édifié en 1987 et dessiné par Terry Farrel (vues des deux facades) : 


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Ou encore, The Ziggurat, construit en 1997, le bâtiment central du California Department of General Services à Sacramento :

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Plus sérieusement, s'il faut trouver des moyens de faire vivre des espaces publics, ce n'est pas simplement au travers d'une restructuration urbanistique que l'on va y parvenir.  

Ni en construisant des monuments de type Zénith dont la viabilité économique restera à vérifier. Je suis assez dubitatif sur ce point, l'infrastructure est présente, mais encore faudra-t-il attirer de quoi la remplir.

Si l'on veut faire vivre ce type de structures, il faudra développer une politique de dynamisation de la vie strasbourgeoise. Il faut faire sauter certains verrous. A ce jour, l'on a parfois l'impression que c'est à une ville dortoir que l'on a à faire. L'ouverture des commerces le dimanche, sous conditions, doit être envisagée. D'autres pistes sont à suivre, comme l'ouverture plus tardive de restaurants, bars,... (des détails, mais qui peuvent avoir leurs importance).

 

12:05 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, ziggourat

vendredi, 27 juillet 2007

Widget supplémentaire

Ajout d'un nouveau "bidule" dans la colonne de droite. Je trouve ça assez amusant pour le moment, mais ce n'est pas dit qu'il y reste longtemps.

Ce widget regroupe les flux RSS d'une centaine de militants, sympathisants du MoDem.

22:30 Publié dans Thèmes divers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : UDF, MoDem, internet, blogs, blog, web

jeudi, 26 juillet 2007

Ajout d'un widget

Je profite des quelques modifications que je mets en place dans la présentation pour rajouter un certain nombre de widgets.

En l'occurrence je viens d'en ajouter un en provenance du site  bnflower.com, il permet de diffuser les artistes indépendants dans le domaine musical.

Je reprends leur propre explication :


 

BnFlower , la communaute Web 2.0 qui aide les Musiciens Independants , la musique libre, le copyleft et les Creative Commons

 

15:50 Publié dans Thèmes divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web, web2.0;musique, widget, internet, blogs

Groupe de travail Communication

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Dans l'optique des élections municipales, l'UDF-MoDem met en place des groupes de travail pour préparer un projet pour la ville de Strasbourg.

  

J'ai en charge le groupe sur la communication. La thématique étant transversale aux questions de "démocratie participative" (terme à revoir selon moi...) et de culture, ces différents groupes seront liés.

 

Un Yahoo groupe a été mis en place, ceux qui désirent s'y inscrire et participer peuvent le faire par :

 

projet_communication-subscribe@yahoogroupes.fr

11:00 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, UDF 67, MoDem, MoDem 67, municipales, Strasbourg, alsace

dimanche, 15 juillet 2007

Municipales, ça commence à discuter sur les blogs

Je m'amuse assez de voir que les municipales commencent à alimenter les blogs, en plus de la presse quotidienne régionale. Dans deux cas trouvés, l'UDF-MoDem y est bien présent, comme quoi le mouvement occupe une place centrale. Reste à le concrétiser en choisissant une tête de liste crédible, quitte à prendre le risque de "fâcher" quelques-uns, mais en tout cas pas en prenant le plus petit dénominateur commun qui aurait vocation à "rassembler", ce en quoi je ne crois pas.

 

Deux notes pour commencer, on verra bien comment les choses vont suivre, entre les mails, les blogs et les communiqués de presse en tout genre cela va être folklorique.

18:04 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : UDF, MoDem, Strasbourg, alsace, blogs, politique, municipales

samedi, 14 juillet 2007

Vive l'UDF-MoDem Strasbourg !

Une chose est certaine, on s'ennuie rarement avec l'UDF-MoDem de Strasbourg. Il n'y a que là où l'on peut trouver des trucs de ce genre (D.N.A. d'aujourd'hui) :

 

Vite dit


La réponse de Chantal Cutajar à Pascale Jurdant-Pfeiffer

Chantal Cutajar (conseillère municipale UDF-MoDem d'opposition) n'a pas apprécié que Pascale Jurdant-Pfeiffer, conseillère générale (UDF) et adjointe au maire ne puisse envisager une présence sur la même liste qu'elle, au motif que « son corps de philosophie » soit « la haine et l'opposition ». Elle le fait vertement savoir dans une lettre ouverte rédigée hier. Le seul point d'accord entre les deux femmes semble bien être précisément l'« inconcevabilité » d'une apparition sur la même liste. « Nous ne partageons ni le projet ni les valeurs », argumente Mme Cutajar, qui reproche à Mme Jurdant-Pfeiffer d'avoir imputé son propre échec à l'élection législative dans la 2e circonscription à « la politique de François Bayrou ». Autre grief, l'utilisation du sigle UDF-MoDem dans un appel à voter « massivement » pour le candidat UMP, aujourd'hui député, Jean-Philippe Maurer. Par-dessus tout, Mme Cutajar rappelle que le MoDem « n'entend participer à aucune manoeuvre », ni « céder à aucun appel » venu de gauche ou de droite. Des différences notables en effet, qui traduisent toute la difficulté des centristes strasbourgeois à se rassembler...

 

On sent l'approche des municipales...

 

Par ailleurs on peut trouver des analyses très personnelles sur les résultats des élections présidentielles et législatives. Celle que Frédéric Le Jehan a envoyé à la moitié de la planète (en tout cas des centristes Strasbourgeois!) n'est pas piqué des vers, et pas vraiment majoritaire dans le mouvement. Pour autant, si je ne suis pas en accord avec son positionnement je lui laisse le mérite d'avoir toujours été présent au cours de la campagne présidentielle et législative. De plus il assume ces choix et propos, ce qui est une marque d'honnêteté et de courage au fond. On peut ne pas être en accord, tout en appréciant ce type d'attitude. Je m'étonne que l'on n'ait pas eu droit à une diffusion (par extraits) dans les D.N.A. cette fois.

L'analyse de Frédéric Le Jehan :

 

Chers amis centristes,
 
Permettez-moi de développer et de vous faire partager l'analyse que j'ai esquissée le lundi 25 juin devant le Conseil Départemental de l'UDF-MD (Union pour la Démocratie Française - Mouvement Démocrate). Elle porte à la fois sur les campagnes auxquelles nous venons de participer et sur celles qu'il nous faudra conduire prochainement.
 
 
Bilan des campagnes du printemps 2007
 
Au terme des deux grands scrutins nationaux que sont les élections présidentielle et législatives, les équilibres politiques se sont sensiblement modifiés. Derrière François Bayrou, nous avons mené une belle campagne, qui a permis à notre candidat de rassembler 18,6 % des suffrages exprimés, soit l'un des meilleurs résultats de l'UDF depuis sa création en 1978.
Les résultats locaux ont amplifié ce succès, puisque notre candidat à atteint globalement 21,4% en Alsace, 22,4 % dans le Bas-Rhin et 22,4 % à Strasbourg. Permettez-moi de noter d'ailleurs que les scores strasbourgeois sont meilleurs que ceux de la région, pourtant déjà très bons. A ceux qui nous pensaient incapables de maintenir une force politique centriste autonome, les électeurs ont opposé un démenti cinglant.
Le mérite en revient à notre candidat bien évidemment, et aussi à de nombreux élus, cadres, militants ou sympathisants qui se sont investis nationalement ou localement. Il convient à l'échelle de notre fédération de saluer notamment l'implication des responsables des jeunes et plus particulièrement celle de Gwenaël Juhl, d'Anne Meunier, de Cédric Baillet et de leurs amis, qui ont contribué à faire fonctionner tant bien que mal le siège bas-rhinois malgré les indisponibilités de nos dirigeants fédéraux.
 
Hélas, la suite fut moins favorable. Je regrette principalement l'apparition d'une nouvelle cassure au sein de l'UDF et l'affichage, que je ne saurai partager, durant l'entre deux tours de positions ouvertement hostiles à Nicolas Sarkozy, semblant marquer une préférence pour Ségolène Royal. Nous avons alors à la fois perdu l'unité et la dynamique qui avaient fait notre force nouvelle et désorienté bon nombre de nos électeurs, dont d'ailleurs certains qui nous étaient fidèles depuis de longues années. Mon propos n'est ni de jeter la pierre à notre candidat national, ni de dénoncer une quelconque trahison des parlementaires qui ont fait sa campagne. Je crois simplement que dans une séparation les torts sont souvent partagés, que cette rupture là n'était ni souhaitable ni inéluctable, que la division nous affaiblit globalement, et que rien n'empêchait l'UDF de continuer à rassembler des sortants ayant le soutien du nouveau président élu d'un côté comme d'autres candidats aux législatives adoptant une position de neutralité à son endroit d'un autre côté. Nous sommes co-responsables d'avoir manqué de souplesse et de cohésion. Il me semble important de reconnaître cette erreur.
 
La conséquence s'en est fait durement sentir lors des élections législatives où nos candidats n'ont recueilli qu'une part assez modeste des voix qui s'étaient portés sur François Bayrou. La perte d'une part substantielle de l'électorat de centre-droit au profit de l'UMP a porté préjudice à l'ensemble des candidats de l'UDF-MD. Cela est évident dans la campagne alsacienne, où partout les candidats soutenus par l'UMP s'imposèrent dès le premier tour alors que nulle part le vote pour Nicolas Sarkozy n'avait atteint les 50% des suffrages exprimés au 1er tour de l'élection présidentielle. Une part non négligeable des électeurs centristes fut perdue pour le scrutin législatif. Il nous faudra à l'avenir les regagner à notre cause. Nous avons aussi à cette occasion perdu notre groupe parlementaire à l'assemblée nationale. Tout ce qui pourra contribuer à rapprocher ou à réunir les deux fractions de ceux qui ont soutenu notre candidat à l'élection présidentielle me semble aller dans le bon sens, ne serait-ce que parce que nous aurons dans cinq ans aussi besoin du soutien de grands élus pour l'élection présidentielle suivante si on veut que cette fois François Bayrou soit au second tour.
 
Certes nous avons en Alsace réalisé de meilleurs résultats qu'à l'échelle de la France, mais tous nos candidats étaient en repli par rapport au 22 avril 2007. Permettez-moi de saluer les meilleurs résultats bas-rhinois obtenus par Claude Kern dans la circonscription d'Haguenau (19,2%), Thierry Carbiener dans celle de Saverne (14,6%) et Pascale Jurdant-Pfeiffer dans celle de Strasbourg Sud (13,7%). Notons que deux de nos jeunes, Cédric Baillet et Thomas Joerger, se sont malgré tout classés en seconde position devançant les candidats socialistes comme d'extrême-droite et apparaissant ainsi comme l'alternative la plus crédible aux députés UMP sortants reconduits dès les 10 juin. L'une des leçons de ce scrutin est aussi que nos candidats ont résisté le plus fortement là où ils étaient déjà électoralement implantés. Claude Kern, Maire de Gries, y a de fait atteint 65,8%: il s'était d'ailleurs déjà présenté à l'élection législative, sans soutien partisan, en 2002 et a globalement amélioré son résultat sur toute la circonscription; Danièle Meyer, Maire de Rhinau y a obtenu 41,7%; Pascale Jurdant-Pfeiffer a elle aussi amélioré dans son canton de Strasbourg-Neuhof le résultat de l'élection présidentielle: 21,3% (soit +2 pts de progression, contre -11 pts de baisse à l'échelle nationale des candidats UDF-MD par rapport à François Bayrou). Cela rappelle l'intérêt de garder dans nos rangs celles et ceux qui exercent des responsabilités électives, comme la nécessité de profiter des prochaines échéances pour multiplier les implantations locales durables de nos militants.

Plus généralement, je regrette pour ma part un défaut de gestion de notre fédération. Le bureau et le conseil départemental ne se sont plus réunis après l'automne dernier. Ni leurs membres, ni parfois même les élus locaux n'ont été associés à la désignation de certains candidats. Comment se dire "démocrate" si on accepte en interne un fonctionnement d'essence autocratique qui tous les mois bafoue à la les instances élues en notre sein et les élus du suffrage universel? Les dirigeants départementaux n'étaient pas franchement joignables et nombreux furent les militants qui, comme moi, apprirent leurs décisions dans la presse ou par le bouche à oreille. Dans la circonscription de Strasbourg nord - Schiltigheim, plusieurs de ceux qui avaient pris une part active à la campagne présidentielle ont déclaré rallier le Nouveau Centre, à la suite d'un parachutage malheureux, car non concerté. Le choix de la candidate de la circonscription de Strasbourg centre allait ouvertement à l'encontre du vote exprimé lors de l'élection de la présidence de section par les adhérents de notre mouvement, comme de l'engagement des élus municipaux de l'UDF. Dans ces deux dernières circonscriptions, on a d'ailleurs choisi de privilégier pour défendre les couleurs du Mouvement Démocrate d'anciens membres de l'UMP, au détriment de ceux qui étaient restés fidèles à l'UDF: c'est un comble. Enfin, l'annonce par voie exclusive de presse d'une série de suspensions (pour certaines totalement dépourvues de fondement) au sein de notre fédération quelques jours avant le premier tour n'a sans doute pas aidé nos candidats dans leurs différentes campagnes. De façon évidente d'ailleurs, les choix de nos dirigeants départementaux d'écarter, de suspendre, d'exclure ou d'interdire de réadhésion un nombre significatif de militants (Daniel Haessig, Alice Morel, Gérard Simmler, Anne Schumann, Hélène Hollederer, Bertrand Hirtz, Jean-Paul Léonhardt...sans même évoquer la dernière vague) ont été contreproductifs. Il est d'ailleurs prévisible que toute personne rejetée par son propre parti tendra plus naturellement à le critiquer qu'à le soutenir à l'avenir: nous n'avons pas besoin de cela. On ne construit pas une force de large rassemblement en éludant tout débat contradictoire, en évinçant ceux qui prônent d'autres tactiques ou en se réjouissant de l'expulsion durable d'anciens amis. Comment peut-on être crédible devant les électeurs dans un discours invitant à surmonter le clivage droite-gauche si en interne on ne parvient pas à garder des centristes dans nos rangs ou à accepter que certains de nos adhérents puissent se déclarer de "centre-droit" sans être qualifiés de traîtres? Comment peut-on prétendre rassembler au delà des partis si au sein du nôtre on ne respecte pas chaque sensibilité?
 
 
Perspectives pour 2008
 
Malgré le recul électoral subi aux législatives (en voix par rapport aux seules présidentielles, car il n'y a pas de recul dans les suffrages par rapport aux législatives de 2002, si ce n'est que nous avons perdu notre groupe à l'assemblée), notre famille politique centriste a vocation à se redresser. Tôt ou tard, nous pourrons retrouver des résultats au dessus de 10% ou de 15%. Mais ce rééquilibrage logique dépendra de plusieurs facteurs que nous ne maîtrisons pas: la popularité du président de la république, l'usure de ses gouvernements, la capacité du Parti Socialiste à se réformer ou des Verts à regagner l'électorat de centre gauche. En attendant, il nous faut jour notre rôle, rappeler nos propositions et nos valeurs, pointer les erreurs ou les insuffisances des politiques gouvernementales, telles que par exemple le report en 2012 de l'objectif d'assainissement des finances publiques qui contredit nos engagements européens.

L'année prochaine est celle des élections municipales et du renouvellement de la moitié des cantons. Elle ouvre à ce titre des opportunités de confortement d'implantation ou de ré-implantation pour notre mouvement. Il convient de ne pas gâcher cette opportunité. Je n'ai jamais cru aux vertus de la table rase ou de la chasse aux sorcières. Je reste convaincu qu'un ancrage politique local se forge dans la durée, comme dans le contact au quotidien avec les électeurs. Croire que l'on peut sortir un candidat du chapeau et le faire élire immédiatement sur un poste à grande responsabilité revient à croire en ses chances à la loterie. Rejeter ou écarter les quelques rares élus locaux qu'il nous reste encore équivaut à un travail de Pénélope détruisant le soir ce qui a patiemment été tissé dans la journée.
 
L'intérêt de notre mouvement sera bel et bien d'être présent dans le plus grand nombre de communes possible. Dans ces conditions il faut distinguer au moins deux cas de figure selon les communes. Celles où nous partons de rien de celles où il nous reste des élus en responsabilité.
  • Dans le premier cas de figure, de loin le plus simple, il nous faut bien évidemment soutenir, former et encourager tous ceux des nôtres qui souhaitent se faire élire. Les inviter à conduire, à former ou à susciter des listes de rassemblement (voire parfois à se présenter seuls s'il le faut dans les plus petites communes) aussi large que possible autour du centre là où nous en avons la force et la possibilité. Les aider à intégrer des équipes déjà constituées ou en voie de constitution notamment dans les communes de petite taille généralement moins politisées. Nous disposons dans le Bas-Rhin, tous ensemble, de suffisamment de contacts ou de réseaux pour placer ainsi dans des fonctions de conseiller voire d'adjoint bon nombre de nos militants résidant dans des communes de moyenne ou de petite taille, à condition bien sûr de se donner la peine de le faire. En l'entreprenant méthodiquement, pierre par pierre, village par village, nous y consacrerons certes du temps, mais c'est seulement de cette façon que nous pourrons pour la suite nous constituer un véritable vivier de candidats crédibles pour postuler à de plus importantes fonctions électives.
  • Dans le second cas de figure, il convient d'admettre que l'on ne peut balayer d'un revers de main tout ce qui existe et tout ce qui s'est fait au préalable. Il n'existe aucune bonne raison de ne pas tenter de reconduire les coalitions avec d'autres formations politiques là où elles existent dès lors que le premier magistrat se représente. Cela ne signifie pas que l'on doit dans ces cas là se laisser dominer ou se taire, mais cela suppose d'entreprendre en s'appuyant sur les élus qui participent à ces coalitions (et non en les attaquant systématiquement) des discussions visant à obtenir pour le mandat à venir une prise en compte de notre programme et de nos valeurs à la hauteur de nos ambitions, comme des responsabilités et des missions à la hauteur du talent de nos élus ou de nos militants. Ces négociations seront forcément rudes et délicates, mais ce n'est pas une raison pour les éluder. Bien sûr nous devons être prêt en cas d'échec non souhaitable desdites négociations à partir sous notre propre bannière. 
    • Le cas où certains de nos élus participent à une majorité municipale mais où le premier magistrat ne se représente pas doit nous inviter par contre à pousser l'un des nôtres à se proposer pour devenir le maire de ladite cité. Le cas se présentera de façon évidente à Schiltigheim, peut-être aussi à Haguenau et dans d'autres communes de taille moyenne.
    • Permettez-moi d'insister aussi plus précisément sur le cas de Strasbourg, que je sais passionnel. J'appartiens depuis 2001 avec plusieurs collègues de l'UDF à une majorité conduite par Fabienne Keller. Certes, cette dernière a durant l'automne 2002 fait le choix de rejoindre l'UMP et nous le regrettons vivement. Mais cela n'a pas mis fin au travail en commun et n'a pas entravé la réalisation d'un programme conforme à nos attentes et à celles de notre mouvement. Aujourd'hui de nombreux équipements sont déjà sortis de terre (Jardin et passerelle des Deux-Rives, l'Iceberg, la Cité de la Musique et de la Danse, le Musée historique réhabilité, le Parc de l'Etoile, les Archives municipales, la place de la Gare désormais arborée face à un pôle d'échange multimodal agrandi et réaménagé pour le TGV, ... comme une foule de sites scolaires ou socio-culturels réhabilités) ou seront mis en service dans les prochains mois (les extensions du réseau de tram qui en feront dès l'automne le plus étendu de France en desservant le Neudorf, le Neuhof, le quartier européen, l'entrée de la Robertsau, la Montagne Verte, Ostwald; le Zénith Europe, la Grande Bibliothèque sur la presqu'île André Malraux, la ZAC Etoile sur les fronts du Neudorf, les équipements liés à la rénovation urbaine au Neuhof, à Hautepierre, dans la Cité Nucléaire...). Ce bilan est aussi le nôtre, car nous n'avons cessé de travailler et d'agir au sein de cette majorité municipale. Nous n'avons pas à la renier: efforçons nous plutôt d'obtenir en son sein une représentation de notre mouvement aussi forte que possible, ce qui permettrait ainsi à certains de nos militants strasbourgeois les plus talentueux de se faire connaître et d'accéder à des responsabilités municipales. Mieux vaut préparer l'avenir qu'opter pour des choix nihilistes et destructeurs qui réduiraient, quel que soit d'ailleurs le résultat des urnes, la représentation centriste à au mieux (car on pourrait aussi être totalement évincés comme cela s'est produit dans certains conseils régionaux en France) à un ou deux conseillers d'opposition pour le plaisir d'un témoignage sans lendemain. Cela suppose néanmoins de désigner un chef de file crédible, pour entamer les négociations en vue de la reconduction dans des conditions acceptables pour notre mouvement de l'actuelle coalition majoritaire. Je veillerai personnellement à ce que l'un ou l'une des élus municipaux UDF-MD se présente au suffrage des adhérents centristes pour défendre cette démarche raisonnable et loyale.
Le cas des élections cantonales est encore différent. Sans pour autant être dans l'opposition au Président du Conseil Général, nos trop peu nombreux élus qui y siègent ne participent pas à son exécutif. Il convient absolument de les épauler et de renforcer notre groupe dans cette assemblée départementale. Nous devons être en mesure de présenter des candidats dans tous les cantons renouvelables, faute de quoi nous serons en situation de grande faiblesse pour négocier quoi que ce soit.
Une mention particulière doit être faite pour les jeunes candidats dépourvus de mandats électifs sur place que nous avons présenté aux législatives dans les circonscriptions de Molsheim, Wissembourg et Illkirch-Graffenstaden (dite Strasbourg-Campagne). Il faut absolument qu'ils capitalisent la récente notoriété acquise durant leurs campagnes législatives pour s'implanter durablement: la logique veut qu'ils se présentent aux suffrages dans l'un des cantons de leur circonscription, à bien choisir en fonction du contexte local. Je pense d'ailleurs que cela ne doit nullement les empêcher de briguer en parallèle un mandat municipal pour mettre de leur côté le maximum de chances de percer politiquement dans le secteur concerné.
Pour le reste, l'approche doit logiquement être différenciée selon le type de canton:
  • pour les cantons supra-communaux (la grande majorité) renouvelables, la seule question à se poser est celle de la possibilité ou non de rallier l'un ou l'autre sortant, "challenger" ou favori dans le cas d'une succession (puisqu'un certain nombre d'entre eux se disent centristes ou sans étiquette) à notre mouvement.
  • le seul canton à dimension communale, celui de Schiltigheim, n'est pas renouvelable en 2008
  • les cantons infra-communaux (5 cantons sur 10 sont renouvelables à Strasbourg) ont logiquement vocation à être abordés en cohérence avec la démarche fixant notre conduite municipale. 
Le double scrutin municipal et cantonal de mars 2008 représente pour l'UDF-MD de fait une occasion rare de consolider des implantations ou d'en créer de nouvelles: il s'agit là d'un tremplin inespéré pour les futurs scrutins régional d'abord, puis européen et nationaux intéressant notre formation politique. Ne manquons pas cette chance unique.
 
Recevez l'assurance de ma cordiale considération.
Amicalement,
                           Frédéric Le Jehan
                           Conseiller municipal et communautaire de Strasbourg 

 

16:55 Publié dans UDF | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, UDF 67, MoDem, MoDem 67, municipales, strasbourg

vendredi, 13 juillet 2007

Strasbourg 2013

Pour soutenir en ligne la candidature de Strasbourg comme capitale de la culture 2013 :

 

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18:17 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, capitale, culture, 2013

A propos des municipales

Les municipales sur Strasbourg sont en marche et la dernière réunion de section de Strasbourg 1 à droit à son compte-rendu dans les DNA :

 

P. Jurdant-Pfeiffer n'exclut pas d'être tête de liste UDF-MoDem

A Strasbourg, l'UDF-MoDem ressemble de plus en plus à une auberge espagnole. Chacun vient aux réunions de préparation des municipales avec sa petite contribution. Mais bien malin celui qui sait ce qu'il en sortira.


Imaginez Ludmilla Hug-Kalinkova (UDS, ancienne adjointe de Fabienne Keller), Chantal Cutajar (UDF-MoDem, ancienne adjointe également, évincée à l'automne 2002), Pascale Jurdant-Pfeiffer (UDF-MoDem, adjointe en charge du Neuhof), Frédéric Le Jehan (conseiller municipal UDF-MoDem fidèle au "tandem") assistant tous à la même réunion. C'était mardi soir à Strasbourg. Et ce n'était pas simple.


Marc Merger, qui a posé sa candidature pour conduire une liste centriste aux prochaines municipales à Strasbourg, et les tout jeunes adhérents du MoDem ont dû se demander où ils mettaient les pieds. Certains ont même fait entendre leur désarroi de vive voix.

Quasi-unanimité pour une liste UDF-MoDem

Ce soir-là, une chose a été quasi-unanimement admise: l'UDF, qui sera le MoDem à la rentrée, doit présenter une liste indépendante aux prochaines municipales, à Strasbourg. Seul Frédéric Le Jehan a défendu l'idée d'une liste commune avec l'UMP, dès le premier tour. Son propos n'a pas trouvé d'écho dans la salle.


Pour le reste, c'est la bouteille à l'encre. Jacques Bon, qui préside aujourd'hui la première circonscription UDF de Strasbourg, espère qu'un accord politique permettra d'éviter des primaires, la liste devant être prête pour la fin de l'année. Qui la conduira ?
Marc Merger n'est pas seul en lice. Chantal Cutajar veut être tête de liste, elle ne s'en cache pas. Ludmilla Hug-Kalinkova, qui « parle avec beaucoup de sympathie de Bayrou et du MoDem » (dixit Jacques Bon) voudra-t-elle associer son mouvement municipal à l'aventure et briguera-t-elle également la tête de liste ? « Pour l'instant je suis sympathisante, non adhérente. Ils m'ont écoutée, je les ai écoutés. Il s'agit de voir si nous partageons les mêmes valeurs », commente-t-elle.

« Je ne me place pas dans une logique d'attaque de l'équipe en place »

Il y a enfin l'adjointe au maire et conseillère générale UDF, Pascale Jurdant-Pfeiffer. « L'UDF-MoDem a fait un score tout à fait honorable aux législatives, à Strasbourg [13,6 % dans la 2e circonscription, 11,7 % dans la 1ere NDLR]. La constitution d'une liste UDF-MoDem au premier tour est donc dans la logique des choses. Elle relève d'un choix démocratique. Je serai donc sur la liste du MoDem. Mais si j'y suis favorable, je ne me place pas, par contre, dans une logique d'attaque de l'équipe en place (dont elle fait partie). Nous devons construire un projet, pas régler des comptes ». Envisage-t-elle d'être candidate pour conduire cette liste ? « Pourquoi pas ».


Pour Pascale Jurdant-Pfeiffer, la personne qui conduira cette équipe « devra garder le cap au centre, ne pas être un sous-marin de l'UMP ou un PS déguisé ». Se voit-elle sur une liste conduite par Chantal Cutajar ? « Je ne peux pas l'envisager, son corps de philosophie, c'est la haine et l'opposition ». Avec Marc Merger, l'adjointe est plus indulgente : « Il a plein de qualités, tout comme Bornia Tarall dont il a été le suppléant aux législatives ».

 

Christian Bach

Édition du Ven 13 juil. 2007

 

Pour ce qui me concerne, c'est l'une des trois femmes citées qui doit mener la liste UDF-MoDem. En premier lieu, Pascale Jurdant étant adjointe au maire et conseillère générale est la plus logique selon moi. Vient ensuite Ludmila Kalinkova. Je ne suis certainement pas un fan du tout de Chantal Cutajar, mais je trouve cette option plus crédible que celle Marc Merger au risque de surprendre plus d'une personne. A titre personnel, je ne retiens en aucun cas l'hypothèse Merger, dont je ne veux pas. Je ne me justifierais pas sur ce dernier point par contre.

Il est clair pour moi, que du choix de la tête de liste dépendra mon maintien dans le MoDem, il y a déjà quelques temps que je me pose des questions, si nationalement je n'ai aucun problème sur la ligne, localement je suis de plus en plus sur la distance. J'admets cependant que c'est plus sur des questions de personnes que pour toute autre chose. 

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mercredi, 11 juillet 2007

Des doryphores au Doryphore

Petite note que seuls les participants d'une certaine réunion de section comprendront, mais je ne peux résister.

 

Des termes comme doryphores ont pu voler, mais ce n'est pas forcément un qualificatif péjoratif.

 

Il y a certe la petite bébête :

 

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Mais aussi le Doryphore de Polyclète qui date de -440av JC, or la référence à la statuaire grecque est plutôt positive même pour ceux qui se trouvent affublés de ce genre de surnom, les voilà comparés à une oeuvre antique...

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lundi, 09 juillet 2007

Mise au point

eh bien la guerre pour l'investiture sur Strasbourg a commencé selon toute vraisemblance ! 

du moins pour la bataille  "emailique", c'est pas mal de se trouver mentionné et attaqué dans des emails, et qu'on l'apprend grâce à des forwardages

Si quelqu'un a quelque chose à dire sur moi, qu'il ait le courage de m'inclure dans sa mailing-liste, de toute façon ces emails finissent toujours  par m'être transféré. 

 


 

Bon sinon rappel :

demain, soit mardi 10, réunion de la section UDF-MoDem de Strasbourg I, au restaurant de la Bourse. Tous les adhérents et sympathisants sont les bienvenus.

 

 

17:30 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, UDF 67, MoDem, MoDem 67, Strasbourg, emails, alsace

lundi, 02 juillet 2007

Nouveau site internet pour la CTS

J'ai eu la surprise de trouver une nouvelle version du site internet de la CTS Strasbourg en allant chercher les horaires d'été des bus. Il y a un sacré progrès par rapport à l'ancien, déjà il n'y a plus flash (enfin à première vue peut-être que plus profondément...). C'est beaucoup plus agréable de chercher quelque chose dans le nouveau site!

Resterait par contre à développer le réseau le soir pour sortir de Strasbourg et aller dans la CUS ! enfin bon je ne suis plus tellement concerné par cela étant sur Strasbourg maintenant, mais sur le principe si l'on veut développer les transports en commun, il ne s'agit pas juste d'allonger les lignes de tram, il faut aussi offrir une offre en adéquation au niveau des horaires, or le réseau soir après 20h pour les bus sur la CUS et 1 heure pour les trams de nuit ne sont pas des plus intéressants et ne poussent pas à les  utiliser. Surtout si on n'est pas strasbourgeois.


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16:40 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, internet

Les fausses notes à l'UMP, Dati critique Devedjan...

Les choses vont aller en se compliquant à l'UMP, le grand amour et la grande union de façade vont bien finir par s'effilocher. Sur le Figaro.fr : 

Comparini: insulte "intolérable" (Dati)

La ministre de la Justice, Rachida Dati, estime que l'insulte faite à Anne-Marie Comparini, ancienne députée UDF du Rhône, par le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, est "intolérable".

(Avec AFP).
 

12:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Dati, gouvernement, politique, france, devedjan, comparini

dimanche, 01 juillet 2007

Message de François Bayrou :

Chers amis,

La phase électorale s’est achevée avec le deuxième tour des élections législatives. Il m’a paru nécessaire d’adresser à chacun d’entre vous une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d’élections législatives.

Le résultat obtenu au premier tour de l’élection présidentielle a été remarquable (avec près de 19% des voix, c’est un des meilleurs résultats de tous les temps pour notre famille politique au sens le plus large).

Ce résultat, c’est l’apparition d’un espace politique nouveau dans notre vie démocratique. Cet espace que j’appelle démocrate sera la clé de toute l’évolution ultérieure non seulement de la politique, mais de la société française. Pour la première fois, toutes les couches sociales, toutes les régions, spécialement les grandes villes, autrefois très éloignées de l’UDF, ont participé à cet immense espoir. Ma conviction est que cet espoir ne sera pas oublié dans les années qui viennent dès lors que les Français rechercheront des alternatives. En tout cas, cet espoir n’a de sens que s’il répond à une vision positive et constructive, une vision renouvelée, de l’avenir de la France et de l’Europe.

Malgré l’extrême difficulté du scrutin législatif, nos candidats, pour beaucoup jeunes et sans notoriété ont obtenu plus de 8% des voix en moyenne dans les circonscriptions où ils se présentaient. Vous connaissez les résultats : l’injustice de la loi électorale n’a laissé à l’UDF - Mouvement démocrate qu’une poignée d’élus. Ce mode de scrutin est dévastateur. Le journal Le Monde a calculé que sur la base des voix obtenues le 10 juin, au premier tour des législatives, un mode de scrutin proportionnel, à l’allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir.

Bien sûr, nous connaissions les contraintes de ce mode de scrutin, et je n’en ignorais aucune des difficultés.

Pourquoi alors n’avoir pas choisi d’entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ? Ou pourquoi, comme d’autres nous y poussaient n’avoir pas fait alliance avec le Parti socialiste ? Pourquoi être parti au combat sous nos propres couleurs, assumant tous les risques d’une telle élection ?

Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l’UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l’absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c’était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu’était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.

Si j’avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d’entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l’aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.

Si nous n’avions pas affirmé cette autonomie, pour toujours, en tout cas pour des décennies, à chaque élection, les électeurs de bonne foi se seraient détournés de nous, nous considérant comme sympathiques sans doute, mais voués à la soumission dans un camp ou dans un autre.

Cela nous a coûté. Une vingtaine de nos députés a rejoint la majorité pour assurer leur élection, même si deux d’entre eux n’ont pas pu être réélus. Nous avons été quatre à choisir de nous battre sous nos couleurs ; deux ont perdu, injustement et de peu : Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini. Je leur confierai des responsabilités dans notre famille politique et je ferai tout pour que soit corrigée l’injustice qui les a frappés.

Cette épreuve est difficile, sans doute. Mais elle était un passage obligé pour la naissance d’un courant politique nouveau.

Je considère que ce courant politique manque cruellement à la France et que c’est le moment de l’affirmer.

En effet, autour de nous l’offre politique est fixée. L’UMP est vouée à être l’exécutant de l’exécutif. Et le parti socialiste a choisi l’immobilisme, et ne peut d’ailleurs faire un autre choix avant longtemps, car ce choix suppose la fixation d’une ligne politique en même temps que la désignation (et l’acceptation) d’un leader. Visiblement, l’une et l’autre des deux décisions apparaissent aujourd’hui comme impossibles à prendre.

Cela nous donne la mesure de nos responsabilités.

Il nous revient d’être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C’est une immense ambition. Mais je ne la perdrai pas de vue dans les années qui viennent. Si nous accomplissons cette ambition, si nous travaillons dans cet esprit, alors les Français se tourneront vers nous lorsque sera venu le constat des désillusions d’un côté, des blocages insurmontables de l’autre.

Mais si nous sommes indépendants, nous ne jouerons pas la politique du pire.

Je veux vous dire quelle est ma vision et mon jugement sur le nouveau gouvernement et sur l’action de Nicolas Sarkozy comme président de la République.

Je pense que les premiers pas ont été habiles. La composition du gouvernement, reprenant le principe de l’ouverture que j’ai défendue pendant la campagne (y compris contre le candidat de l’UMP) a affiché un « générique » attrayant. La photo est bonne.

J’ai l’intention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d’avancer ou de marquer des points.

Deux points m’inquiètent : d’abord les finances publiques. Pour l’instant la communication du gouvernement est tout entière fondée sur des dépenses nouvelles. Soit des cadeaux fiscaux (droits de succession, heures supplémentaires, intérêts d’emprunts immobiliers) soit l’annonce d’augmentation massive des dépenses (hôpitaux, universités, recherche militaire, etc.). Ces dépenses doivent atteindre au moins 20 milliards d’euros, alors que le déficit si lourd du budget de l’État était déjà de 39 milliards. Si ces estimations sont exactes, l’aggravation du déficit serait de l’ordre de 50 % ! Peut-être ne nous a-t-on pas tout dit, puisque qu’il n’a pas été question d’économies pour cette année, mais en l’état actuel des choses, je considère que nous devons être inquiets de cette orientation.

De même, le choix du président de la République d’être lui-même en première ligne de toutes les décisions et de tous les contacts annoncés, de faire tout remonter jusqu’à lui, est un signe d’engagement et d’activité. Mais il n’y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions. Cette présidentialisation forcenée est sans aucun doute une question pour l’avenir. La France est un grand pays, très divers, complexe : il a besoin de partenariats, de décentralisation des décisions. Et toute concentration supplémentaire, qui peut paraître sympathique en termes de communication, est en fait un facteur de faiblesse pour l’avenir, du moins je le crains. Toute la tradition libérale et démocratique, tous les descendants de Montesquieu et de Tocqueville, ont dénoncé depuis deux siècles une pareille dérive.

Ce sont mes deux craintes principales à l’heure où j’écris ces lignes.

Les autres actions du gouvernement, nous les jugerons sur pièce.

L’accord européen trouvé à Bruxelles permet certes de trouver une « issue » à la crise. Mais comme l’ont noté Jean-Claude Junker, Romano Prodi, et d’autres dirigeants pro-européens, c’est au prix de bien des renoncements. Le but à atteindre était un traité simplifié, lisible par tous, compréhensible par les citoyens pour aller vers la transparence démocratique des institutions européennes. On aura un traité illisible, collection d’amendements aux traités européens antérieurs. Toute référence aux symboles de l’Europe a été gommée et supprimée : plus de préambule, plus de rappel des valeurs communes, plus de référence au drapeau, à l’hymne, à la devise, amoindrissement de la charte des droits fondamentaux. La mise en œuvre des règles nouvelles de droits de vote a été repoussée à 2014 (et même, en fait, à 2017). En attendant, on continuera avec le traité de Nice, ce qui est une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Plus mauvaise nouvelle encore, l’ambiance du sommet, où les eurosceptiques tenaient en fait le haut du pavé, et ont saisi toutes les occasions de faire reculer l’Europe.

Mais il est juste aussi de dire que des acquis importants ont été préservés (le président pour deux ans et demi, le haut-représentant pour la politique étrangère) ou ajoutés (l’affirmation de la solidarité européenne en matière énergétique).

Pour ceux d’entre nous qui ont promu l’idée d’une constitution pour l’Europe, c’est le constat d’une marche arrière. L’Europe de l’inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu’il sera établi à l’automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d’exprimer un jugement définitif sur l’issue de cette crise.

Le gouvernement a lancé une réforme de l’université, annonçant une « autonomie » des universités françaises. Le premier ministre, qui a exercé à d’autres époques les fonctions de ministre de l’enseignement supérieur et de ministre de l’éducation nationale, a même indiqué qu’il s’agissait de « la réforme la plus importante de la législature ».

S’il s’agit réellement d’une réforme importante, elle ne peut réussir que si la méthode suivie n’est pas celle du passage en force. Le passage en force, contrairement à ce qu’on dit souvent pendant les campagnes électorales, ne peut pas marcher pour des décisions importantes sur des sujets sensibles dans nos sociétés modernes.

Il y a beaucoup d’aspects de la vie des universités qui exigent une plus grande autonomie dans la gestion de tous les jours, dans l’administration, dans les décisions budgétaires, dans la recherche de financements. Mais la question du déclassement éventuel des petites universités est une grande question nationale : on ne peut pas la considérer comme secondaire. De même la question des moyens, qui est la question prioritaire de l’université française ne peut pas être négligée : elle est intimement liée à la situation actuelle de l’université. Enfin la question du recrutement des futurs universitaires est la question clé : une grande université, c’est une université où enseignent et recherchent les plus éminents.

Le simple énoncé de ces questions montre clairement qu’il s’agit d’une œuvre de longue haleine, qu’il serait dangereux et contre-productif de vouloir régler à la va-vite.

Le « paquet fiscal » qui additionne des cadeaux faits au contribuable sera soumis au parlement pendant cet été. Deux questions se posent, celle de l’efficacité et celle de la justice d’un tel dispositif. Pour la justice, on sait que ces libéralités s’adressent évidemment pour l’essentiel aux plus favorisés. Pour l’efficacité, je n’ai jamais cru qu’il suffisait de dépenser l’argent que l’on n’a pas pour « relancer » l’économie d’un pays, surtout en économie ouverte sur le monde… Si cela était vrai, d’autres que nous se seraient lancés dans une politique de cet ordre. Or personne au monde ne l’a fait sans dommage. Toujours les avantages fiscaux se sont accompagnés d’une politique de baisse des dépenses publiques et non pas d’augmentation de ces dépenses. Sur ce point, je vous promets la plus grande vigilance.

En tout état de cause, notre attitude sera ouverte, constructive, et rigoureuse.

Les premiers, nous avons deviné l’affaiblissement et l’effacement des repères habituels de la droite et de la gauche. La preuve : de nombreux socialistes siègent désormais au gouvernement de Nicolas Sarkozy, alors que ses soutiens et lui-même affirmaient pendant la campagne qu’un tel mélange serait « antidémocratique ».

Ce choc culturel ne fait que commencer.

Notre volonté, c’est de construire au centre de la vie politique française un mouvement démocrate pour la France.

Et la condition de ce projet, c’est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d’horizons différents. Ceux qui ont construit l’UDF et ceux qui viennent d’ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu’ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d’un idéal politique nouveau. Le projet du Mouvement démocrate, c’est de leur apprendre à vivre et travailler ensemble parce que la France aura besoin du projet qu’ils porteront. Qui ne voit qu’il y a dans ce nouvel espace la clé de l’avenir de la politique française, pourvu que son indépendance et sa liberté d’esprit ne soient pas un mot vide de sens !

C’est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu’on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu’ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l’autre, au fond, lui ressemble et que l’engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c’est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau ! Il faut donc que l’ouverture d’esprit, le partage des responsabilités, soient une réalité. Mais cela ne se fera pas au hasard : nous allons mettre en place des processus de décision, d’intégration, qui donneront des garanties à tout le monde, et que nous définirons ensemble.

Pour préparer tout cela, voilà quel est le calendrier que je propose, dans ses grandes lignes :

dès cette semaine, je commencerai une série de réunions avec les adhérents, de l’Udf et du MoDem, dans un certain nombre de grandes régions françaises. Vous trouverez ci-dessous le calendrier de ces rencontres qui auront lieu à huis clos, donc sans journalistes, mais dont le compte-rendu précis sera disponible sur notre site.

Le 12 juillet, avant le départ en vacances de la plupart d’entre vous, je réunirai un bureau politique de l’UDF.

À la sortie des vacances, vraisemblablement à la mi-septembre -13, 14, 15, 16 septembre- nous réunirons des Assises de la Démocratie, dont le but sera de réfléchir à ce que doit être un parti politique dans notre XXI° siècle (principes d’organisation, statuts, méthodes de travail).

Fin octobre ou début novembre, sera organisé notre congrès national.

Et tout cela s’accompagnera de la préparation partout en France des élections municipales, à propos desquelles je vous adresserai une note particulière dans les jours qui viennent.


Mais nous ne devons pas oublier que le plus important, c’est le projet. Le modèle de société français et européen, confronté à la mondialisation, est en panne de futur. Il est en panne de vision. Nous avons commencé à renouveler cette vision, mais cela ne suffit pas. Ma conviction la plus profonde est que seul le projet démocrate, parce que son but est non pas matérialiste mais civique, parce qu’il vise à la conscience et à la responsabilité de tous les citoyens, est à même de répondre aux questions de notre temps, qui touchent à la condition matérielle et morale des femmes et des hommes, des familles de notre temps. Ce projet, j’entends que nous le préparions de la manière la plus profonde et la plus ouverte, associant comme je l’ai promis milieux intellectuels et citoyens, à égalité de dignité et de responsabilité. Internet et réseaux citoyens joueront un grand rôle dans ce travail profond.

Je m’adresserai régulièrement à vous dans les semaines et les mois qui viennent.

Je vous assure de mon amitié.

François Bayrou

Calendrier des réunions avec les adhérents :

Mardi 3 Juin à Paris (19h)
Mercredi 4 juin à Lille (19h)
Jeudi 5 juin à Orléans (20h30)
Samedi 7 juin à Castanet-Tolosan (16h)
Lundi 9 juin à Lyon
Mardi 10 juin à Rennes
Mercredi 11 juin à Marseille

LA FRANCE DE TOUTES NOS FORCES

15:55 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, politique, MoDem

La commission européenne lance EUTUBE sur Youtube

Je ne suis pas certain que la communication soit l'élément par lequel les instances européennes vont pouvoir revaloriser leur image, cela ne pourra que passer par un changement des modes de gouvernances et par une démocratisation du système, mais c'est amusant de les voir se mètrent à la "page", le contenu est à priori plutôt pour les anglophones et les germanophones, peu pour les Français :

 

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Sur ZDNET.FR

 

La Commission européenne ouvre sa chaîne thématique sur YouTube

L'exécutif européen possède désormais sa chaîne thématique sur YouTube. La Commission de Bruxelles a passé un accord (non exclusif) avec la plate-forme de vidéo en ligne, afin de proposer EU Tube.

Cette chaîne dédiée «vise à présenter des manières nouvelles et novatrices d'informer les gens sur les activités de l'Union européenne, au moyen de clips vidéo illustrant les principaux problèmes auxquels sont confrontés les citoyens des 27 États membres», indique la Commission.

Pour l'instant, les utilisateurs peuvent regarder une cinquantaine de clips vidéo sur des thèmes aussi divers que «les premiers pas historiques de l'Union européenne dans l'après-guerre», ou «la nécessité actuelle de protéger l'environnement et de lutter contre le changement climatique».

Le contenu est essentiellement en anglais, avec une petite proportion de clips en allemand et en français. «D'autres langues suivront dès que possible», assure-t-on au sein de l'exécutif. 

«Il est très important que la Commission utilise tous les moyens qui sont à sa disposition lorsqu'il s'agit de communiquer avec les citoyens européens. Nous ne pouvons ignorer l'évolution intervenue sur internet ces dernières années, en particulier la popularité des sites de partage de vidéos tels que YouTube», a déclaré Margot Wallström, vice-présidente de la Commission, chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de communication.

Par la rédaction, ZDNet France

 

15:05 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, internet, youtube, communication, medias, commission européenne