vendredi, 26 janvier 2007
De plus en plus de journaux poussent Sarko à lacher le ministère de l'intérieur, et c'est tant mieux !
Vu sur Marianne.
Il semble que le maintien de sarko au ministère de l'intérieur soit de plus en plus critiqué par la presse :
De nombreux journaux appellent Nicolas Sarkozy à quitter l'Intérieur
26/01/2007 8:44
Le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle française, Nicolas Sarkozy, dans un train le menant à Saint-Quentin, le 25 janvier 2007
© AFP
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PARIS (AFP) - De nombreux journaux réclament vendredi dans leurs éditoriaux le départ du ministère de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy, mis en cause dans la polémique causée par l'enquête des Renseignements généraux sur Bruno Rebelle, membre de l'équipe de campagne de sa rivale Ségolène Royal.
"Cette affaire repose clairement la question du maintien de M. Sarkozy au ministère de l'Intérieur", affirme ainsi Le Monde.
"Pour devenir aussi +irréprochable+ que la démocratie qu'il prétend incarner et ne pas donner prise à des soupçons sans fin, M. Sarkozy devrait, dans son intérêt même, quitter rapidement son ministère", conclut le quotidien du soir.
Même son de cloche dans Libération. "Plus ses soupçons d'arrangements avec l'impartialité de l'Etat prendront corps, moins Nicolas Sarkozy convaincra qu'il prône une République +irréprochable+", estime Jean-Michel Thénard avant de trancher: "Pour couper court aux polémiques et montrer qu'il n'entend pas utiliser les moyens de l'Etat à des fins partisanes, Sarkozy n'a d'autre choix que de quitter ses fonctions".
"Les socialistes lui ont fait un cadeau empoisonné en appelant, hier, à son départ. Car, s'il part, cela sera désormais sous la pression et à leur demande. Une première erreur tactique ?", s'interroge-t-il, alors que Bruno Rebelle a décidé jeudi de porter plainte avec constitution de partie civile pour atteinte à l'intimité de la vie privée.
Le Midi libre est sur la même longueur d'onde : "L’indignation des dirigeants du PS contre Nicolas Sarkozy est à vrai dire de bonne guerre (...) Leur argument place Sarkozy sur la défensive", écrit Michel Richard.
"Ce n’est pas sans raison qu’une partie de son entourage préconisait son départ de Beauvau juste après l’annonce officielle de sa candidature", ajoute-t-il.
Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger appelle lui aussi à un changement dans la campagne : "Que Nicolas Sarkozy quitte la place Beauvau et que Ségolène Royal parle enfin politique, l'atmosphère changerait grandement", se prend à espérer l'éditorialiste.
L'Indépendant du Midi, par la plume de Bernard Revel, se montre sévère avec Nicolas Sarkozy : "Si l'affaire des RG fait apparaître un problème, c'est bien celui que pose la situation de Nicolas Sarkozy. Il serait temps que ce dernier décide d'en finir avec la confusion des genres".
"On l'accuse déjà d'utiliser les moyens de l'Etat pour faire campagne (...) En s'accrochant le plus longtemps possible à l'Intérieur, il garde un poste stratégique capital, certes. Mais ce faisant, il ne montre pas qu'il a changé", juge Bernard Revel.
"Cette affaire repose clairement la question du maintien de M. Sarkozy au ministère de l'Intérieur", affirme ainsi Le Monde.
"Pour devenir aussi +irréprochable+ que la démocratie qu'il prétend incarner et ne pas donner prise à des soupçons sans fin, M. Sarkozy devrait, dans son intérêt même, quitter rapidement son ministère", conclut le quotidien du soir.
Même son de cloche dans Libération. "Plus ses soupçons d'arrangements avec l'impartialité de l'Etat prendront corps, moins Nicolas Sarkozy convaincra qu'il prône une République +irréprochable+", estime Jean-Michel Thénard avant de trancher: "Pour couper court aux polémiques et montrer qu'il n'entend pas utiliser les moyens de l'Etat à des fins partisanes, Sarkozy n'a d'autre choix que de quitter ses fonctions".
"Les socialistes lui ont fait un cadeau empoisonné en appelant, hier, à son départ. Car, s'il part, cela sera désormais sous la pression et à leur demande. Une première erreur tactique ?", s'interroge-t-il, alors que Bruno Rebelle a décidé jeudi de porter plainte avec constitution de partie civile pour atteinte à l'intimité de la vie privée.
Le Midi libre est sur la même longueur d'onde : "L’indignation des dirigeants du PS contre Nicolas Sarkozy est à vrai dire de bonne guerre (...) Leur argument place Sarkozy sur la défensive", écrit Michel Richard.
"Ce n’est pas sans raison qu’une partie de son entourage préconisait son départ de Beauvau juste après l’annonce officielle de sa candidature", ajoute-t-il.
Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger appelle lui aussi à un changement dans la campagne : "Que Nicolas Sarkozy quitte la place Beauvau et que Ségolène Royal parle enfin politique, l'atmosphère changerait grandement", se prend à espérer l'éditorialiste.
L'Indépendant du Midi, par la plume de Bernard Revel, se montre sévère avec Nicolas Sarkozy : "Si l'affaire des RG fait apparaître un problème, c'est bien celui que pose la situation de Nicolas Sarkozy. Il serait temps que ce dernier décide d'en finir avec la confusion des genres".
"On l'accuse déjà d'utiliser les moyens de l'Etat pour faire campagne (...) En s'accrochant le plus longtemps possible à l'Intérieur, il garde un poste stratégique capital, certes. Mais ce faisant, il ne montre pas qu'il a changé", juge Bernard Revel.
Personnellement je pense depuis longtemps qu'il aurait dû démissionner. Je ne trouve pas normal qu'un ministre de l'intérieur, organisateur -et au fond garant de la régularité du scrutin présidentiel- puisse être candidat à l'élection présidentielle. Qu'il s'agisse de Sarkozy n'entre pas vraiment en ligne de compte, ce ministère en particulier devrait être davantage encadré. Je serais même favorable à ce que la loi interdise à un ministre de l'intérieur, en fonction ou ayant été en fonction dans les deux ans, n'ai pas le droit de se présenter à une échéance présidentielle.
Sarkozy lui cumule en prime avec la casquette de président d'un parti a vocation hégémonique (mais par contre qui n'a jamais remporté la moindre victoire, il n'existait pas réellement au moment des législatives, et ensuite régionales, européennes référendum.... il n'a jamais été dans le camp des vainqueurs) et candidat. Ce mélange des genres est déplorable dans une démocratie et contraire aux valeurs républicaines selon moi. On ne peut prôner une "République irréprochable" et se maintenir à tous les niveaux du pouvoir comme le fait Sarkozy. Je pense qu'il permet la naissance d'un doute sur la régularité du scrutin. Il suffit de se référer à l'histoire récente des fiches des RG sur l'entourage de Ségo. Peut-être que le ministre n'y est pour rien (faut voir, cela signifie alors qu'il ne sait pas ce qui se passe dans les services placés sous sa tutelle. En plus d'un bilan peu glorieux, quoi qu'il en dise...).
Je crains qu'un trop long maintien de Sarko au ministère de l'intérieur ne finisse par venir entacher de doute la régularité du scrutin. Vu la machinerie, avec des milliers de bureaux de vote, c'est peu probable (pour l'électronique, je suis moins catégorique, et si j'ai beau être assez favorable à tout ce qui relève de l'informatique, je suis opposé au vote électronique). Mais son obsession à rester coller à l'Intérieur n'est pas la meilleure manière de redorer le blason de la politique, bien au contraire.
10:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Politique, médias, présidentielles, 2007, Sarkozy, UMP, france |
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