lundi, 28 avril 2008
Petit récapitulatif sur l'origine des visiteurs de ce blog
Google Analytics semble n'analyser que partiellement mes stats ( différentes de celles de Blogspirit, ces dernières concordantes avec celles données par Blogitexpress, allez savoir pourquoi...) mais les données sont plutôt amusantes sur mars et avril.
Carte de France des visiteurs :

Top 10 des villes :
- Strasbourg
- Paris
- Lingolsheim
- Geispolsheim
- Selestat
- Neuilly-sur-Seine
- Schiltigheim
- La Wantzenau
- Montpellier
- Toulouse
Franchement, je suis surpris du nombre de connexions en provenance de Geispolsheim -en général plutôt dans les numéro 100, Google m'indique qu'il y a 289 villes d'accès -(par contre l'absence totale de Fegersheim ma commune d'origine depuis le début du monitoring par Analytics m'étonne aussi, peut être que certains lieux proches sont englobés). Toujours assez sectorisé (avec 6 villes bas-rhinoise sur 10, pas encore trop d'éparpillement vu que les mots clés peuvent mener de n'importe où). Et il y a quelques fidèles en plus, j'ai près de 500 visiteurs qui sont venus plus de 100 fois, il y en a qui sont venus plus de 201 fois! (Il y en a qui n'ont à priori rien d'autre à faire que de surveiller ce que je pourrais écrire, c'est la seule raison que j'y vois, ce n'est surement pas moi qui vais gagner un jour un Goncourt ou un Pulitzer ou autres... Je doute donc que ce soient des fans, comme quoi, on arrive facilement à occuper les gens...).
Pour les emplacements réseaux, c'est là que je m'amuse, il y en a un qui est en chute depuis quelques temps. J'avais régulièrement des visiteurs en provenance d'un endroit de Strasbourg qui vient de changer de propriétaire, là c'est maintenant un emplacement en voie de disparition. Comme quoi les changements de majorités peuvent avoir des effets collatéraux étonnants.
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Le consommateur, pas une priorité au fond
La « class action à la française » passe encore à la trappe
Par Philippe Crouzillacq, 01net.
Qui a peur du grand méchant consommateur ? Beaucoup de monde apparemment… Du moins si l'on en juge par les multiples retards dans la mise en œuvre d'un dispositif d'action en justice groupée, qui pourrait permettre à tout un chacun de faire valoir ses droits devant les tribunaux en se joignant à une procédure collective.
Sur ce sujet, le projet de loi sur la modernisation de l'économie, présenté ce lundi 28 avril en conseil des ministres, ne pipe mot. Trois ans après que Jacques Chirac a exprimé le vœu, en janvier 2005, d'introduire un système de class action différent de ce qui existe aux Etats-Unis, la France en reste au point mort.
Certains de nos voisins européens permettent déjà les actions de groupe : le Portugal, la Suède, la Norvège ou encore la Finlande. Pour l'association UFC-Que choisir, « la déception est à la hauteur de l'attente : immense ». La question de la transposition dans le droit français d'une telle posibilité, elle, a fait couler beaucoup d'encre et épuisé plusieurs groupes de travail.
Cette réforme, qui ravirait notamment des dizaines de milliers d'internautes victimes des pratiques déloyales de certains opérateurs télécoms et FAI, a bien failli être examinée par le Parlement en janvier 2007, avant d'être retirée in extremis de l'ordre du jour. Pendant la campagne plusieurs politiques, à commencer par Nicolas Sarkozy, s'étaient prononcés en faveur d'une telle mesure. Mais le statut de candidat permet semble-t-il des audaces devant qu'un président de la République est impuissant à assumer.
Une Arlésienne législative
En juillet 2007, toujours bercé peut-être par son état de grâce politique, Nicolas Sarkozy revendiquait encore « la création d'une action de groupe à la française »dans la lettre de mission adressée à Christine Lagarde, la ministre des Finances, et à Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de la Consommation.
En décembre dernier, ce dernier avait à plusieurs reprises affirmé qu'il soumettrait ses propositions sur l'action de groupe « au Parlement lors de l'examen du projet de loi sur la modernisation de l'économie », souligne UFC-Que choisir dans un communiqué. Aujourd'hui, on est dans le grand nulle part. Tout juste certains observateurs s'aventurent-ils à évoquer la présence de cette disposition dans le futur projet de loi sur la dépénalisation du droit des affaires.
Seul hic, la garde des Sceaux, Rachida Dati, y serait farouchement opposée, indique Cédric Musso, directeur adjoint des études et de la communication d'UFC-Que choisir. Qui ajoute que, en l'état, « il y a aujourd'hui clairement en France une prime à la violation de la loi ». Dans son rapport, rendu en début d'année, la commission Attali estimait que l'instauration d'un mécanisme de class action à la française permettrait de restaurer la confiance du consommateur dans l'économie. Il faut croire qu'il ne s'agit pas là d'une priorité du gouvernement.
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lundi, 21 avril 2008
Secrétaire d'Etat à l'économie numérique pas tout à fait connecté
On reconnaît là bien le génie français, le ministre en charge de l'économie numérique qui dit ne pas pouvoir accéder aux sites de partages vidéo à partir de son bureau pour des raisons de sécurités, j'imagine alors qu'il n'y a pas que les sites de partages vidéos qui sont dans ce cas... Autant ne pas lui donner de bureau s'il ne peut pas accéder en totalité à l'univers dont il est en charge. C'est déjà un secrétaire d'État sans parti fixe, comme beaucoup de gens de la Gauche Moderne à mon sens, autant en faire un " ministre itinérant ".
Au passage il est clair que le mouvement de Bockel ne va pas tarder à disparaître, les histoires d'ouvertures semblant se calmer. Ce parti n'avait pour seul but que de permettre de raccrocher à Nicolas Sarkozy des gens qui ne pouvaient faire le saut directement vers la droite. Un certain nombre de personnes de tout bords (MoDem également, qui ainsi pouvait se targuer de ne pas être sur une lise UMP, mais qui au final se sont quand même retrouvés sur des listes sarkozystes, hypocrisie quand tu nous tiens...) qui par ailleurs n'avaient aucune chance d'obtenir une investiture ou de figurer sur une liste municipale autrement. Par contre, je me demande si la Gauche Moderne n'est pas plus fidèle à Sarkozy que l'UMP aujourd'hui.
Eric Besson: «Je ne serai pas le ministre de la castration de l'Internet»
Pour sa première sortie officielle, chez Dailymotion, en tant que secrétaire d'Etat chargé de l'Economie numérique, Eric Besson a réagi à la proposition d'une «LCEN 2.0» formulée mardi par le député Jean Dionis du Séjour sur 20minutes.fr.
«Pour l'heure, changer la loi n'est pas dans les tuyaux. Il va d'abord falloir lire le rapport remis aujourd'hui par Jean Dionis du Séjour qui pointe des flous dans la loi qui ont abouti à des flous dans la jurisprudence. Mais une chose est sûre: je ne serai pas le ministre de la castration de l'Internet», a déclaré Eric Besson à 20minutes.fr., avant d'ajouter: «Où se situe le curseur entre la liberté totale et la régulation? Il nous faudra répondre à cette question».
Eric Besson veut faire de l'Internet une «liberté régulée»
Mardi, le député Jean Dionis du Séjour, rapporteur de la Loi de confiance pour l'économie numérique (LCEN) avait déclaré: «Il faut maintenant une loi pour le web 2.0. L’évolution de la loi est préférable à l’anarchie jurisprudentielle». Une référence au verdict surprenant de l'affaire Fuzz.
A la fin de sa visite, Eric Besson a plaisanté en confiant avoir ressenti un «coup de vieux» à la vue des jeunes salariés de Dailymotion, dont la moyenne d'âge ne dépasse pas 30 ans. Et pour maîtriser tous les enjeux du Web, il reconnaît qu'il lui faudra un peu de temps. Le rapport qu'il doit rendre d'ici le 31 juillet pour faire de la France une «grande nation numérique» est une tâche colossale, et ne pas pouvoir se connecter aux sites de partage de vidéos depuis son bureau de Matignon, où «l'accès est ultra sécurisé», ne lui facilitera pas le travail.
Il compte débattre des enjeux de sa mission lors des premières Assises du Numérique, qui devraient se tenir pendant plusieurs semaines à partir du 29 mai. Y seront abordées des questions comme: comment réduire la fracture numérique? Comment faire en sorte que le haut voire très haut débit soit accessible sur 100% du territoire français? Ou comment «rapprocher les mondes de l'audiovisuel et des télécoms», a glissé le secrétaire d'Etat...
V.G. (avec Alice Antheaume)
17:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, internet
mercredi, 09 avril 2008
Au moins une qui a un peu de cran
OGM: Kosciusko-Morizet dénonce le "concours de lâcheté" dans la majorité
PARIS - Nathalie Kosciusko-Morizet met les pieds dans le plat. Mise en cause par les députés UMP et désavouée par François Fillon, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie dénonce le "concours de lâcheté et d'inélégance" entre Jean-François Copé et Jean-Louis Borloo dans le débat à l'Assemblée nationale sur les OGM, dans des propos rapportés dans "Le Monde" daté de jeudi.
"J'en ai marre d'être confrontée à une armée de lâches", attaque "NKM".
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie appelle "chacun à prendre ses responsabilités". "Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum", accuse-t-elle.
Mme Kosciusko-Morizet reproche à M. Copé de "ne pas tenir le groupe" UMP, qu'il préside. "Si le travail de préparation préalable avait été fait dans le groupe, cela ne se serait pas produit. Ce n'est pas normal qu'il y ait eu si peu de députés de la majorité en séance", estime-t-elle.
Surtout, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie s'en prend nommément à son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo. "J'attends avec impatience qu'il vienne exprimer la 'parole unique' du gouvernement dans l'hémicycle. Quand il veut, il vient", dit-elle.
Exaspérés par le vote de plusieurs amendements reprenant les positions des anti-OGM, les députés UMP ont demandé mardi à François Fillon de recadrer la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, jugée trop proche des écologistes.
Les députés UMP n'ont pas supporté le vote dans la nuit de mercredi à jeudi d'un amendement du député communiste André Chassaigne qui réécrit l'article premier du texte afin de protéger les cultures traditionnelles.
Lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP, plusieurs voix se sont élevées, dont celle du président du groupe Jean-François Copé, pour critiquer l'attitude de Mme Kosciusko-Morizet, qui s'en était remise à la "sagesse" de l'Assemblée sur l'amendement Chassaigne. Selon les députés UMP, le Premier ministre s'est engagé à revenir sur cet amendement lors de la deuxième lecture du texte au Sénat.
Après 36 heures de débats houleux, les députés ont terminé dans la nuit de mardi à mercredi l'examen du projet de loi sur les OGM. Un vote solennel aura lieu ce mercredi après-midi. AP
13:27 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, environnement, UMP, gouvernement, OGM
lundi, 07 avril 2008
Vigilance demandée
Un prix Nobel de chimie lance une mise en garde sur le climat
Par Tom Brown Reuters - Dimanche 6 avril, 10h04
MIAMI (Reuters) - Mario Molina, lauréat du prix Nobel de chimie et l'un des premiers à avoir tiré la sonnette d'alarme sur le trou dans la couche d'ozone, a lancé samedi une mise en garde sur le réchauffement climatique, estimant qu'un réchauffement de la Terre dépassant 2,5°C aurait des "conséquences presque irréversibles".
"Il y a un changement et il ne fait aucun doute qu'il résulte des activités humaines", a déclaré ce chercheur mexicain qui a partagé un prix Nobel en 1995 pour des travaux sur les gaz CFC et la menace qu'ils représentent pour la couche d'ozone.
"Bien avant qu'on n'ait plus de pétrole, on n'aura plus d'atmosphère."
Lors d'un débat sur le changement climatique organisé à l'occasion de la réunion annuelle à Miami de la Banque de développement inter-américaine il a estimé que l'augmentation de l'intensité des ouragans était l'une des modifications les plus inquiétantes que les chercheurs aient reliées au réchauffement climatique observé ces 30 dernières années.
DES "POINTS DE BASCULEMENT" QU'IL NE FAUT PAS ATTEINDRE
Il n'a pas détaillé les effets à ce jour de la hausse de la température de la Terre, d'un peu moins d'1°C au cours du siècle passé. Mais il a déclaré que des "points de basculement" seraient atteints si les températures continuaient à augmenter, et notamment des changements ingérables de l'environnement de la Terre.
Molina a expliqué par la suite à Reuters qu'une grande incertitude planait sur le réchauffement que la planète peut encore supporter avant que la situation ne devienne critique.
"La température peut bien changer progressivement, la situation peut changer d'un seul coup, brutalement", a-t-il dit.
"Essayer de le maintenir (le réchauffement) sous la barre des deux degrés (Celsius) signifie que nous voulons limiter le changement à deux ou trois fois ce qui s'est déjà produit. Parce qu'un changement moindre est irréaliste, en raison de ce que nous avons déjà fait.
"L'idée consistant à contenir le changement climatique en-dessous de 2,5 (°C) vise précisément à réduire la possibilité d'atteindre ces points de basculement."
Il a estimé qu'un réchauffement dépassant ce seuil représenterait "un risque qui n'est pas acceptable pour la société".
Version française Natacha Crnjanski
08:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement
mardi, 25 mars 2008
Petits jeux "entre amis"
De petits groupuscules s'agitent pour tenter d'empêcher la disparition de gens qui n'ont guère d'avenir politique (pour ne pas dire qu'à ce stade, ils sont grillés). Quelques uns se mêlant de ce qui ne les regardent pas puisque par choix ils ne sont pas ou plus au MoDem. Si autant d'énergie était dépensée pour la construction plutôt que pour l'acquisition de postes "pour pouvoir exister", on ne finirait pas avec des résultats électoraux aussi faibles que ceux que l'on a pu connaître.
Entre des "jeunes" arrivistes prêt à tout pour exister et des "anciens" qui cherchent à continuer à exister après qu'ils se soient fait jeter dehors de partout et des fonctions qu'ils ont pu exercer, il y a de quoi assister à un beau feu d'artifice d'ambitions non compatibles, chacun voulant être roi à la place de l'autre. Je passe sur la tendance narcissique d'un certain nombre, ils risquent fort de s'y noyer en se coupant de tout les autres.
Si l'on continue ainsi, on n'est pas prêt de ramener le centre à la vie en Alsace. En tout cas, cela ne se fera pas par ceux, jeunes et moins jeunes (s'il y a bien une chose qui me dérange dans l'existence de structures jeunes dans un mouvement politique, c'est qu'après comment définir le niveau plus global sans se mettre à parler de "vieux" pour rester dans le même type de classification lorsque l'on veut établir une différence, c'est un peu du n'importe quoi -surtout que suivant le parti, les limites d'âges varient-), qui jouent un jeu totalement personnel et parfois bien loin de leurs capacités de rassemblement. Lorsque l'on agit de manière irresponsable et clanique, on finit toujours par le payer à un moment ou un autre. Les victoires gagnées à la Pyrrhus sont fréquentes en politique.
Une chose est sûre, on sent des échéances internes s'approcher... On pourra de nouveau sans doute voir quelques-uns (ou quelques unes, ne soyons pas macho) utiliser tout et n'importe quoi pour se maintenir à des places ou en obtenir des nouvelles. Et ce ne sont pas forcément ceux à qui l'on peut s'attendre à ce genre de jeux qui sont à la manoeuvre, je crois que certains vont découvrir qu'en politique, les "amitiés" bougent et que l'on peut se retrouver celui à évacuer du jour au lendemain si l'on vise un poste que d'autres convoitent. Il suffit qu'une seule personne se mette martel en tête et le tir est ouvert, même si c'est à tort.
23:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, alsace, bas-rhin, strasbourg, centrisme
Juppé sur la situation au Tibet
Pour une fois je suis d'accord avec Alain Juppé lorsqu'il dit que : " Les "responsables occidentaux" demandent à la Chine de "tuer avec retenue" au Tibet ".
On est bien loin de la diplomatie axée sur les droits de l'homme promise par Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle. Si la Chine dispose d'un poids économique considérable, on ne peut pour autant baisser le pavillon sur ce type de question pour des raisons financières.
En ce qui concerne le boycott des de la cérémonie d'ouverture, pourquoi pas, mais je doute que cela change grand chose. L'argent continuera quand même de couler à flots même si les officiels boycottent l'ouverture. Le sport n'est qu'un alibi, seuls l'argent qui s’écoule autour de cette manifestation importe.
'Occident demande à Pékin de "tuer avec retenue" au Tibet, accuse Juppé
AFP - il y a 1 heure 24 minutes
PARIS (AFP) - Les "responsables occidentaux" demandent à la Chine de "tuer avec retenue" au Tibet, accuse l'ancien Premier ministre Alain Juppé, alors que le président Nicolas Sarkozy a appelé lundi Pékin à la "retenue" après les violences dans cette province.
"Le premier mouvement, devant la répression sanglante des manifestations au Tibet par les autorités chinoises, c'est tout naturellement la révolte et la condamnation", écrit l'ex-ministre des Affaires étrangères dans un message mis en ligne lundi soir sur son blog.
"Peut-on imaginer cas plus flagrant de violation des libertés fondamentales d'un peuple opprimé depuis des décennies?", lance-t-il.
"Et qu'entendons-nous dans la bouche des responsables occidentaux, politiques ou diplomates, de Washington ou New York à Bruxelles en passant par à peu près toutes les capitales européennes ? Un appel à 'la retenue'", poursuit-il. "En somme, nous demandons au pouvoir de Pékin de 'tuer avec retenue'!".
"Je suis ébranlé quand je vois l'allant que certains mettent aujourd'hui à pratiquer cette 'realpolitik' qu'ils fustigeaient tant hier. Il y a des grâces d'état. Des disgrâces aussi", souligne le maire de Bordeaux.
"Sans doute est-il facile de prononcer les paroles justes quand on n'a pas la charge des intérêts d'un peuple. Mais la Chine est si riche!", ajoute M. Juppé.
"Aurais-je cédé, moi aussi, au 'bon sens'? Je n'en sais rien. Il faut donc faire preuve d'humilité. Mais les Tibétains meurent", conclut-il.
Nicolas Sarkozy, qui avait prôné lors de la campagne présidentielle une diplomatie des "droits de l'Homme", s'est publiquement exprimé lundi sur le Tibet pour la première fois depuis le début, il y a dix jours, des incidents dans cette région, appelant son homologue chinois Hu Jintao à "la retenue et à la fin des violences par le dialogue".
15:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, juppé, tibet, chine, politique, sarkozy, blog
mardi, 11 mars 2008
" 24h contre la censure "
RSF appelle à manifester contre la censure sur internet les 12 et 13 mars
Après une première édition en 2006 qui avait rassemblé près de 40 000 internautes, Reporters sans frontières reprend le concept de cybermanifestation pour son opération « 24h contre la censure ». L'organisation appelle le public à venir protester sur son site du mercredi 12 mars 11 heures au jeudi 13 mars même heure, pour dénoncer la censure sur internet. Cette manifestation concordera avec la Journée internationale pour la liberté d'expression sur internet, qu'elle organise le 12 mars conjointement avec l'Unesco.
Sur le site de RSF, les internautes seront invités à créer un personnage virtuel, à choisir leur banderole et à prendre part à l'une des manifestations en ligne, qui auront lieu dans plusieurs pays : Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Vietnam. Pays que RSF qualifie « d'ennemis du Net ».
« Actuellement, 63 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d'expression sur le Web. La Chine reste la plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs », rappelle RSF.
la rédaction, ZDNet France
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lundi, 25 février 2008
De Sarkozy sur le web
Les écarts de Nicolas Sarkozy font un tabac sur Internet
Par Christine Ollivier AP - Lundi 25 février, 16h03
PARIS - Accrochages virils, ou regards gourmands jetés sur un stylo vite empoché: les écarts de Nicolas Sarkozy font un tabac sur Internet. Depuis la campagne présidentielle, le chef de l'Etat a été plusieurs fois piégé par des caméras ou téléphones portables indiscrets, un phénomène auquel le personnel politique ne peut plus guère échapper.
"Les portables, les webcams sont partout et il faudra en tenir compte à l'avenir", constatait lundi le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé. Nicolas Sarkozy en a fait les frais samedi lors du salon de l'agriculture.
Le chef de l'Etat a lancé un "casse-toi alors, pauvre con", à un visiteur peu amène qui l'avait gratifié d'un "touche-moi pas, tu me salis". En plein milieu d'un bain de foule, l'altercation aurait dû passer inaperçue. Seulement voilà: une caméra a saisi la scène, qui s'est retrouvée sur le site internet du quotidien "Le Parisien". En quelques heures, la vidéo était vue par plusieurs centaines de milliers de personnes, puis reprise par les médias. La polémique était née.
Alors que l'opposition s'emparait du sujet, la majorité s'inquiétait d'un phénomène devenu fréquent depuis quelques mois.
"Est-ce que les nouveaux moyens de communication (...) dévoilent en réalité une face de l'action politique, de la lutte politique, du combat politique, qu'on ne voyait pas avant?", s'interrogeait lundi la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse.
Pour Jean-François Copé, "cette histoire a pris une ampleur anormale". "Je ne suis pas sûr que ce type de réaction ne soit pas arrivé à d'autres personnalités politiques, y compris peut-être (...) à d'autres présidents de la République". Mais "il y a un point sur lequel les choses ont changé: les portables, les webcams sont partout".
"C'est un dialogue privé, c'est un dialogue volé", a accusé quant à lui Jean-Pierre Raffarin, stigmatisant "une société médiatique qui donne aux images volées aujourd'hui une importance forte". "Laissons ça à ce que ça doit être, c'est-à-dire une conversation privée", a également souhaité le porte-parole de l'UMP Yves Jego.
Ce n'est pas la première fois qu'une vidéo de Nicolas Sarkozy trône au hit-parade des téléchargements sur Internet. Une des plus visionnées a été celle de son altercation au Guilvinec (Finistère) le 23 novembre dernier avec un pêcheur qui l'avait insulté: "C'est toi qui a dit ça? Ben descend un peu le dire! (...) Viens, viens!", s'énervait alors le chef de l'Etat sur des images saisies par une caméra de télé et par un téléphone portable.
Plus récemment, une vidéo diffusée sur Canal+ puis reprise en boucle sur le Web montrait Nicolas Sarkozy convoitant -et empochant- un stylo lors d'une cérémonie de signature d'accords en Roumanie.
Que le chef de l'Etat traite son porte-parole David Martinon d'"imbécile" en marge d'une interview télévisée et, là aussi, la scène échoue sur la Toile. Plus grave: les images montrant un président soit-disant ivre lors d'une conférence de presse au G8 d'Heiligendamm (Allemagne), qui continuent de circuler sur Internet malgré les démentis.
Si le phénomène est récent, le chef de l'Etat n'a été ni le premier ni le seul à en être victime. Récemment, la secrétaire d'Etat Rama Yade suscitait la polémique, après la diffusion sur le site du Parisien d'images d'une réunion publique où elle accusait la gauche de s'en prendre à elle "parce que je suis noire".
En février dernier, c'est Alain Duhamel qui en faisait les frais. Le journaliste a été suspendu des antennes de France-2 et de RTL pour avoir affiché en novembre 2006 son soutien au candidat UDF François Bayrou, lors d'une rencontre avec des étudiants de Sciences Po. Les propos auraient dû rester largement confidentiels, mais ils se sont retrouvés sur Internet.
En novembre 2006, Ségolène Royal a quant à elle été visée par une vidéo pirate enregistrée par un anonyme lors d'une réunion à Angers plusieurs mois plus tôt, dans laquelle elle proposait que les enseignants restent 35 heures au collège. Les images ont provoqué un tollé des enseignants... et coûté pas mal de voix à la candidate socialiste à la présidentielle. AP
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vendredi, 22 février 2008
Candidats aux élections cantonales sur Strasbourg
STRASBOURG 1-CENTRE
Christian Grosse, PCF, éducateur spécialisé, (Ariane Henry).
Marc Merger, UMP, 47 ans, prof. d'économie et de finances, (Axelle Benamran).
Herrade Nehlig, Verts, 51 ans, technicienne de recherche, (René Gerber).
Arnaud Weber, UDF-MoDem, 34 ans, chef d'entreprise, (Édith Peirotes-Bérail).
Robert Herrmann, PS, 52 ans, consultant, cgs, (Fabielle Angel).
Luc Bellanger, SE, 55 ans.
STRASBOURG 3-ESPLANADE
Xavier Codderens, FN, 44 ans, fonctionnaire, (Hélène Stickel).
Henri Dreyfus, PS, 60 ans, directeur recherche INSERM, cgs, (Michèle Seiler).
Patrick Beaufrère, PRG, 59 ans, ancien chef d'entreprise, (Fatima Wolff).
Ludmilla Hug-Kalinkova, UDF-MoDem, 56 ans, médecin, (Cédric Baillet).
Éric Schultz, Verts, 40 ans, sociologue, (Patricia Coulot).
Sébastien Waeles, SE.
Jean-Louis Kubiack, PCF, (Gisèle Moretti).
François Gabriel, UMP, 28 ans, conseiller en formation, (Catherine Zuber).
Alain Voelckel, SE, 74 ans.
STRASBOURG 4- QUARTIER DES XV
Jacques Bon, MoDem-UDF, 59 ans, directeur de société, (Esther Heinrich).
Laurent Fritz, Verts, 47 ans, enseignant en lycée prof., (Derya Topal).
Olivier Bitz, PS, 32 ans, directeur d'établissement pénitentiaire.
Jean Waline, UMP-MP, 74 ans, prof. de faculté en retraite, cgs, (Michèle Heitz).
Marie-Madeleine Heitz, SE, 72 ans.
STRASBOURG 5-ROBERTSAU
Yves Le Tallec, UMP, 70 ans, médecin, cgs, (Cathy Karli).
Christian Cotelle, FN, 58 ans, chef des ventes, (Viviane Weber).
Marthe Schwab, UDF-MoDem, 66 ans, (Renaud Weber).
Emmanuel Jacob, PS, 39 ans, responsable projets agence de comm, (Catherine Geng).
Mina Bezzari, Verts, 38 ans, médiatrice de quartier, (Jean-Marie Brom).
Anne Kling, SE, 59 ans, fonctionnaire internationale.
STRASBOURG 9-MONTAGNE VERTE
Jacques Barthel, Alternative libérale, 48 ans, garagiste, (Chantal Chast).
David Heller, FN, 29 ans, commercial, (Brigitte Tinot).
Manuel Santiago, Verts, 39 ans, responsable associatif, (Danièle Dapont).
Robert Spieler, SE, 56 ans.
Mohamed Latreche, parti des musulmans de France, 51 ans.
Henri Bretz, UMP, 54 ans, médecin, (Marie-Christine Molinet).
Armand Jung, PS, 57 ans, député, cgs, (Chantal Krafft).
08:06 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, cantonales
jeudi, 31 janvier 2008
Un édito intéressant
J'aime assez l'édito de l'Express de cette semaine, on y trouve mise en valeurs les problématiques financières sur lesquelles il faut garder un oeil. Je relève surtout le passage sur lequel il n'y pas de jeu sans règles, j'adhère tout à fait.

LEXPRESS.fr du 30/01/2008
Triste trader
Christophe Barbier
Poker menteur ou roulette russe, l'histoire finit mal quand on prend le capitalisme pour un casino
ouc émissaire ou chèvre de M. Seguin? Jérôme Kerviel, héros malheureux de l'affaire Société générale, boursicoteur englouti par ses agiotages, tient un peu des deux. Comme la Blanquette d'Alphonse Daudet, il voulut aller voir là-haut, sur les cimes des marchés financiers, si l'air était plus pur, et le loup spéculatif le mangea. Mais, tel l'animal porte-péchés de la Bible, il ploie sous un fardeau bien gros pour lui, où l'accusation s'alourdit du scepticisme collectif: comment un obscur courtier a-t-il pu flouer ainsi sa hiérarchie, et jongler d'une main avec les milliards en jouant de l'autre avec les allumettes? Ce nouveau «mécano de la Générale» est affublé d'une casquette trop grande. Plus Gribouille que Stavisky, Kerviel n'est pas à la hauteur de son ardoise. On attendait la splendeur des escrocs de haut vol, il a la fadeur des imprudents; et, en guise de casse du siècle, il confesse une boulette de comptable... avec beaucoup de zéros.
Ici, l'histoire devient plus intéressante que son personnage principal. Si l'impéritie cache des malversations, c'est un nouveau scandale, mais si elle n'est qu'un gigantesque court-circuit, c'est pire: un système à ce point vulnérable devrait empêcher de dormir tout usager de toute banque, des petits porteurs aux grands comptes! Quand un grain de sable grippe une mécanique de pointe, il ne faut pas déplorer la force du grain, mais dénoncer la faiblesse de la mécanique. Dans le capitalisme financier, où l'argent ne sert qu'à faire de l'argent, les profits colossaux chiffonnent l'éthique, mais les pertes abyssales, elles, soulèvent carrément le cœur. Il est temps d'en finir avec l'adoration d'un veau d'or qui a des pieds d'argile et avec l'opacité d'un système qui habille son incurie d'une idéologie dévoyée: le libéralisme n'est pas l'anomie, il n'y a pas de jeu sans règles. Puisque la main invisible sait très bien nous faire les poches, il faut lui apprendre les bonnes manières, même s'il n'est pas question de lui mettre des menottes.
L'actualité financière enseigne deux leçons convergentes. D'un côté, l'onde de choc des subprimes américaines, sorte d'escalier vers la récession, de krach par hoquets, montre que l'on ne peut mentir impunément sur la valeur des choses, maisons de cadres moyens ou produits intérieurs bruts. De l'autre, la tragi-comique mésaventure de la «SocGen» prouve que confondre placement et pari, c'est perdre toute raison. Bref, poker menteur ou roulette russe, l'histoire finit mal quand on prend le capitalisme pour un casino. Il revient aux politiques de mettre un peu d'ordre dans ce chaos. Tenu complètement à l'écart, par la banque elle-même et les autorités financières nationales, du sauve-qui-peut de la Société générale, le pouvoir est aujourd'hui humilié et impuissant. Saura-t-il réagir?
Avec ses bulles et ses bides, la finance contemporaine ressemble de plus en plus à la phynance du Père Ubu, à la fois magique et obscène. Les salles de marché, où s'agitent les clones fébriles de Jérôme Kerviel, ont «déréalisé» l'économie, transformée en jeu vidéo. Mais le problème avec le virtuel, c'est que le retour au réel fait toujours aussi mal.
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samedi, 26 janvier 2008
Tourisme spatial pour bientôt?
Trouvé sur le blog du Figaro :
11:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, technologie, espace
mardi, 01 janvier 2008
Nouvelle année 2008
Mes meilleurs voeux à toutes et à tous pour la nouvelle année qui commence.
00:26 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voeux, 2008
mercredi, 05 décembre 2007
Pourquoi JL Bourlange abandonne son mandat de député européen
Interview parue dans le Monde du 01 décembre :

Jean-Louis Bourlanges : "L'Europe fait semblant..."
ous abandonnez votre mandat de député après dix-huit années passées au Parlement européen. Pourquoi une telle décision alors que l'Europe semble remise sur les rails après l'adoption du traité de Lisbonne ?J'ai vécu au Parlement européen des moments très intenses. Nous avons eu le sentiment de contribuer à l'émergence d'un objet politique inédit, voire révolutionnaire. Un objet capable de permettre aux Etats nationaux constitutifs de l'Europe historique de répondre solidairement aux défis de la globalisation. Mais la phase historique qui va de la reconstitution du couple franco-allemand grâce à Valéry Giscard d'Estaing et à Helmut Schmidt jusqu'à la création de l'euro, dernière manifestation de la créativité franco-allemande, a pris fin quelque part entre la guerre d'Irak, l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie, les criailleries budgétaires et un élargissement bâclé. Aujourd'hui, l'Europe n'est plus en crise grâce au traité de Lisbonne. Elle a atteint un palier et elle continuera de fonctionner cahin-caha sans développement institutionnel et politique majeur pour au moins une quinzaine d'années. Elle va connaître ce que Keynes appelle un équilibre de sous-emploi. C'est faiblement exaltant.
Pourquoi ?
Parce que le nombre des membres, l'hétérogénéité des économies et des sociétés, le réveil des identitarismes et l'absence de menace extérieure forte et spécifique rendent extrêmement difficile tout progrès important. Le Parlement, comme d'ailleurs la Commission, a peu à peu cessé d'être le laboratoire d'une volonté commune pour devenir un simple lieu d'arbitrage entre intérêts nationaux, un double du Conseil. Du coup, il n'y a plus de moteur dans l'avion.
Pourtant, l'Europe a mis en commun son commerce, sa monnaie, son marché. N'est-elle pas devenue la puissance souhaitée par les Français et vous-même ?
La réponse est non. L'Union européenne a accompagné une évolution à mes yeux bienvenue vers plus de marché et plus de libéralisme. Mais la liberté des échanges et la concurrence non faussée, si utiles soient-elles, ne suffisent pas. Les politiques publiques, c'est autre chose !
Contrairement à une légende tenace, 90 % des politiques et 98 % des financements restent nationaux. Qu'il s'agisse de l'éducation et de la recherche, du droit du travail et de la protection sociale, de l'organisation administrative des territoires, de la justice et de la police, de la défense et de la politique étrangère et même, malgré Maastricht, des politiques budgétaires et fiscales, l'essentiel du pouvoir reste dans les Etats. Dans ces domaines, l'Europe fait semblant. Semblant d'être une solution aux yeux de ses promoteurs et, à l'inverse, d'être une menace aux yeux de ses adversaires qui lui attribuent abusivement la responsabilité de tous les bouleversements économiques, financiers, sociaux et culturels qui procèdent de la mondialisation.
Néanmoins, l'Europe s'est dotée d'institutions puissantes et sophistiquées...
C'est vrai. L'Union s'est dotée de tous les attributs d'une organisation fédérale démocratique : un gouvernement supranational, la Commission ; une chambre des Etats, le Conseil ; une assemblée supranationale élue au suffrage universel, le Parlement ; une cour de justice et une banque centrale. Il ne lui manque qu'une chose, les compétences correspondantes. Elle est donc surdimensionnée institutionnellement. Elle l'est d'autant plus que deux des principales compétences que lui ont concédées les Etats, la concurrence et la monnaie, sont dépolitisées. Assemblée politique d'une Union qui n'aime pas la politique, le Parlement européen, même s'il ne cesse de grignoter du pouvoir, fait trop souvent figure de porte-avions condamné à faire des ronds dans l'eau.
L'émergence de la Chine, de l'Inde, la menace énergétique et sur le climat ne vont-elles pas engendrer une volonté d'intégration plus forte ?
Dès lors que les Etats se sont arrangés pour garder dans leurs escarcelles l'essentiel des responsabilités politiques, ils ne peuvent envisager d'action commune que sous la forme d'une coopération classique entre gouvernements. Or celle-ci est incapable de donner naissance à des politiques traduisant une véritable ambition. Regardez le processus de Lisbonne en 2000 : on a défini des objectifs mirifiques qui devaient faire de l'Europe la puissance économique la plus compétitive du monde, et il n'en est pratiquement rien sorti puisque la réalisation de ces objectifs reposait exclusivement sur la capacité de chaque Etat à faire le travail chez lui. La valeur européenne ajoutée était quasiment nulle.
Au fond, la fin de l'intégration de l'Europe que vous décrivez est-elle si grave ? Comme le disent les Britanniques, elle a permis une modernisation économique et la paix. N'est-ce pas suffisant ?
Je ne crois pas. Ce que les Européens ne font pas pour eux-mêmes, personne ne le fera à leur place. Nous sommes, avec les Etats-Unis, les héritiers d'une civilisation et d'une culture originale et précieuse. Nous avons depuis un demi-siècle laissé les Américains défendre cet héritage commun. Aujourd'hui, les héritiers sont profondément divisés, incapables d'agir ici et incapables de réussir là-bas. L'Europe est wilsonienne, l'Amérique bismarckienne, et l'une comme l'autre sont tenues en échec. L'idée que cette double impotence puisse être sans conséquence pour l'avenir du monde en général, et occidental en particulier, suppose une bonne dose d'inconscience. Il est essentiel que les Américains prennent conscience des limites de la puissance étatique dans le monde postwestphalien qui est le nôtre et que, à l'inverse, les Européens renouent avec l'idée qu'il n'y a pas de politique qui vaille si elle n'est pas étayée par un rapport de forces durement établi et chèrement maintenu.
Certes, mais l'Europe garantit la paix, et les élargissements successifs ont été l'instrument d'une politique de puissance permettant de l'étendre...
Je suis de ceux qui pensent que ce n'est pas l'Europe qui a fait la paix, mais la paix qui a fait l'Europe. Je reconnais le caractère scandaleux du propos puisqu'il signifie, à rebours de ce que pensent les Français, que c'est la Pax Americana, la sécurité et la sérénité qu'elle a apportées aux Allemands, aux Français, aux Italiens et aux Bénéluxiens qui leur a permis de s'engager sans crainte sur la voie du rapprochement et de l'intégration. Aujourd'hui, l'Union européenne s'efforce de jouer vis-à-vis des peuples de sa périphérie le même rôle que les Etats-Unis vis-à-vis d'elle il y a un demi-siècle. Le problème, c'est qu'elle ne s'est pas donné les moyens de son ambition comme on l'a vu et comme on risque de le voir encore en Yougoslavie.
Cette paix intérieure garantie ne conduit-elle pas d'ailleurs à un émiettement des Etats, comme on le constate en Belgique, voire en Espagne avec la Catalogne, le Pays basque, etc. ?
Il est vrai que l'Union européenne apporte à des entités infra-étatiques la possibilité d'une sécession sans risque. Ce n'est toutefois pas l'explication principale de la fragmentation actuelle. C'est la crise des grands systèmes idéologiques et des solidarités qu'ils généraient qui favorise ce foisonnement identitariste. Au lieu d'opposer l'Etat national et l'Union européenne, on serait bien avisé d'observer que c'est le même mouvement de refus du partage nécessaire à toute vie collective organisée qui fracasse les Etats nationaux et paralyse l'Union européenne.
Comment jugez-vous l'action de Nicolas Sarkozy en Europe ?
Je suis partagé entre l'admiration et l'inquiétude. Admiration de voir l'efficacité et la rapidité avec lesquelles le président français a contribué à sortir l'Union de sa crise et à réinstaller la France au coeur de la construction européenne. Inquiétude en revanche devant la désinvolture avec laquelle on aborde les questions budgétaire et monétaire et celle du respect de nos engagements envers nos partenaires. Le paquet fiscal de l'été dernier est le péché originel de la politique européenne du nouveau président. L'Union n'est pas un prolongement du jardin à la française et il ne suffit pas à la France de dire ce qu'elle veut pour que ce soit la volonté de tous. Je ne voudrais pas qu'on se fasse trop d'illusions sur les possibilités réelles de la présidence française. Le président de l'Union n'est pas le cocher de l'Europe. Il en est tout au plus l'honnête courtier. Il a les bras chargés des enfants des autres et ses propres enfants ne verront le jour que longtemps après sa présidence. Comme disait Berlusconi lors de son étrange discours devant le Parlement européen : "Six mois, c'est vite passé." L'Union n'atteint à la décision qu'après une longue période d'infusion. L'étoile européenne de Nicolas Sarkozy se perdra s'il se refuse à jouer avec le temps.
Votre démission du Parlement suit de quelques mois votre rupture avec François Bayrou. Quel est le lien entre ces deux décisions ?
Je ne me reconnais dans aucun des partis en concurrence. Ma famille politique, "sociale, libérale et européenne", qui a fait pendant vingt ans jeu égal avec le parti chiraquien, gît désormais à terre, tronçonnée en trois morceaux inanimés : entre l'UMP, le MoDem et le Nouveau Centre, les enfants de l'UDF n'ont le choix qu'entre une reddition, une secte et un camp de réfugiés. François Bayrou n'est pas le responsable exclusif de cette situation mais il y a contribué. Il chérit sa solitude comme on courtise une voyageuse de nuit et voit dans son exil intérieur la préfiguration providentielle d'un destin hors du commun qui lui vaudra demain le règne, la puissance et la gloire. Etonnant, non ?
13:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, bourlanges, UDF
mardi, 04 décembre 2007
Et une assos centriste de plus
Décidément les partis centristes, les associations et les clubs centristes se multiplient. La population centriste va bientôt être majoritaire en France, sauf que, à l'image des groupes centristes de la municipalité strasbourgeoise, ils seront tous dans des structures différentes et en concurrences pour certaines.
Cavada crée une structure pour accueillir les militants du MoDem
AFP - il y a 25 minutes
PARIS (AFP) - Jean-Marie Cavada va créer la semaine prochaine "une structure pour accueillir les militants du MoDem" en déshérence, "qui s'appellera l'Alliance des citoyens pour la démocratie", a-t-il annoncé mardi.
Il s'agira non pas d'un parti mais "d'une structure, d'un cercle, d'une association", a précisé sur France 2 le député européen, qui a rompu avec le président du MoDem François Bayrou pour être tête de liste UMP aux municipales à Paris (XIIe).
Il s'agit de "contribuer d'une manière critique ou d'une manière positive à faire avancer la réforme", a dit M. Cavada. Il a accusé la direction du MoDem d'avoir "quitté les militants" et "la perspective électorale défendue" pendant la campagne présidentielle.
"Il faut s'interroger quand on voit des gens de stature, comme Pierre Méhaignerie, Jean-Louis Borloo", ou encore Hervé Morin et François Sauvadet, qui ont quitté le parti de François Bayrou et sont aujourd'hui "traités comme des traîtres". Selon lui, le problème du MoDem, c'est que "ses leaders ont des arrière-pensées" et traitent les militants "comme de la chair à canon". "Les militants, les élus sont méprisés d'une façon presque poujado-frontiste", a-t-il accusé.
Selon lui, François Bayrou n'a qu'une idée en tête, "atteindre 2012" pour être candidat à la présidentielle.
Pendant la campagne, François Bayrou était sur la ligne "ni droite, ni gauche" et "maintant il fait cap sur la gauche". "Il va essayer, sans le dire ouvertement, mais déjà les premiers pas sont franchis, de capter" le Parti socialiste, "pour essayer de faire ce que fit autrefois Mitterrand ou Walter Veltroni", le nouveau leader du centre-gauche italien, ajouté M. Cavada.
Jean-Marie Cavada, ex-MoDem, va créer une "structure" politique
PARIS (Reuters) - Jean-Marie Cavada annonce la création d'une "structure" politique pour "accueillir" les militants du MoDem désapprouvant les choix de François Bayrou.
L'Alliance des citoyens pour la démocratie ne sera pas un parti mais un "cercle, une association (...) pour étudier ce dont nous parlons et non pas parler sans savoir", a déclaré le dirigeant centriste sur France 2.
"Il faut contribuer d'une manière critique ou positive à faire avancer la réforme", a-t-il ajouté. "Je le dis aux militants du Modem pour qui je vais créer un structure pour les accueillir".
L'ancien animateur de télévision a annoncé la semaine dernière son intention de diriger la liste UMP lors des municipales dans le XIIe arrondissement, scellant la rupture avec François Bayrou. Il rivalise depuis de sévérité à l'égard du président-fondateur du MoDem, le parti centriste né des cendres de l'UDF.
"Il faut déciller les yeux des gens", a-t-il expliqué sur France 2, dénonçant la dérive "poujado-frontiste" des leaders du MoDem qui prennent les militants pour de la "chair à canon", faisant "la liste des déviationnistes" et n'ayant qu'un seul objectif, 2012 et la prochaine élection présidentielle.
"Est-ce que la direction du MoDem a quitté les militants? C'est mon sentiment", a fait valoir Jean-Marie Cavada.
Le positionnement "ni droite, ni gauche" de la campagne présidentielle de François Bayrou aurait dû se traduire par une entrée au gouvernement pour faire avancer la réforme, a-t-il estimé.
"La réalité maintenant, c'est qu'il fait cap sur la gauche et qu'il va essayer, sans le dire ouvertement mais les premiers pas sont franchis, capter le parti social-démocrate ou Parti socialiste", a-t-il ajouté.
Dans la mesure où en Alsace, sur Strasbourg notamment on à déjà rescussité le MRP et le CDS, on pourra toujours trouver un moyen de ramener à la vie l'UDF. D'ailleur, entre les MoDem débauchés, les UDF historiques, les personnes de la société civile, il n'y aura plus beaucoup de place pour les UMP sur la liste UMP du Tandem, les UMP laissés pour compte n'ont qu'a refonder le RPR.
Plus on est de fou...
09:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UDf, MoDem, politique, alsace, strasbourg, cavada, bayrou
vendredi, 30 novembre 2007
Vidéo montrant Ingrid Bétancourt vivante
14:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, international, bétancourt, colombie
lundi, 26 novembre 2007
Sur un commentaire du blog DNA
Je remets ici la version non-expurgée d'un commentaire lancé sur un coup de tête sur le blog des DNA, mais que je ne renie pas. Les DNA font leur boulot en coupent, mais je pense qu'il y a des moments où les choses relèvent du conflit de personne, et c'est bien là quelque chose que j'assume aussi. J'estime qu'il n'y a pas que la devanture et les soi-disantes déclarations d'intentions, il faut juger la personne qui prétend porter une investiture. Et toute les belles déclarations, les tribunes, ne changeront jamais ce qu'il y a derrière. Il peut y avoir une ou deux différences avec l'original, j'ai écrit directement et sans vraiment relire.
Il peut être imbécile d'écrire à la va vite et sur la colère, mais je commence à en avoir plus qu'assez de ces gens qui se la jouent "gentils", qu'X est une dame blanche pure et douce, alors que par derrière... Alors merde ! (ça devient une ritournelle cette phrase, mais le point d'absurdité a été dépassé depuis longtemps)
Oui, il est vrai que le cutajarland ne fait pas d’attaques personnelles voyons...
De tous les conflits que j’ai pu avoir depuis mon arrivée à l’UDF, avec les unionistes notamment, jamais la frontière rouge n’a été franchie de part ou d’autre. Ce n’est pas le cas partout...
Quelque soient les conflits que j'ai pu avoir depuis mon arrivée à 'UDF, avec les unionistes par exemple. Une seule personne s’est permise de [m’attaquer personnellement] ouvertement à l’UDF-MoDem, quelles que soient les divergences qui se soient produites. Une seule personne s'est permide de dire, texto, " Ce qui compte c'est que vous soyer hors jeu, X et toi êtes véritablement de la merde" Cette personne, c’est Mme Cutajar, et elle pourra difficilement dire le contraire vu le nombre de gens présents dans la salle, surtout que ce n’est pas passé inaperçu vu que j'ai "gueuler" sur le coup que ca ca relevait d la diffamation et que je pourrait entreprende une action. Mais je suis trop responsable pour encombrer davantage la justice, alors que ceux qui en ont vraiment besoin, doivent attendre parfois très longtemps. Je laisse le règne par menace judiciares à d'autres.
Je ferais l’impasse sur d’autres choses entendues de visu ou rapportées (le cutajarland ne me paraît pas si soudé que ça... mais certaines attitudes et manoeuvres déplaisent...). Surtout que si je faisais une liste, ce commentaire serait plutôt long. Mais au fond, ce n’est même pas de là que vient la rupture, la rupture avec Mme Cutajar est venue de certaines tentatives de manipulations. Jeu où il faut faire attention, je peux parfois jouer le jeu, mais il ne faut pas me prendre pour un crétin. Et surtout, c'est mal me connaitre de croire que l'on peut me faire trahir quelqu'un pour une carotte quelquonque.
Mais il est vrai, le cutajarland ne fait pas d’attaque de personnes, n’insulte personne, laisse tout le monde parler librement sans agiter de cloche pour couvrir la voix de ce qui ne lui plaise pas, ne porte pas d’accusation comme quoi X souhaite à tout prix faire gagner le tandem sans même savoir ce qu’il en est réellement (sachant que c’est surtout nationalement que la décision d’alliance au second tour se prendra, au jour d’aujourd’hui c’est une question prématurée, que le MoDem se présente d’abord avec son projet devant l’électeur !). Mais le cutajarland est un monde blanc et pur.
Si je soutiens Ludmilla Hug-Kalinkova, c’est qu’elle n’est jamais entrée dans ces guérillas, je doute que l’on puisse porter des attaques sur elle en ce sens. Et je souhaite qu’elle obtienne l’investiture car je la crois droite et honnête. Et surtout, élement fondamental, elle ne "tue" pas pour réussir à tout prix.
Au demeurant, à ce jour, elle n’a jamais attaqué, ou fait attaquer Mme Cutajar, tout le monde n’a pas cette décence. Les remises en causes sur les intentions, sur les manigances et magouilles qu’il pourrait soi-disant y avoir entre Mme Kalinkova et Mr Petitdemange, tout ceci vient d’un seul sens... Ces derniers ont choisi de ne pas s’abaisser à entrer dans ce type de jeu, et c’est tout à leur honneur.
Mais même s’il n’y avait pas cette option Kalinkova, que seule Mme Cutajar était en lice pour l’investiture, je ne me rangerais pas derrière Mme Cutajar. Ce n'est pas une question de positionnement politique, elle m'a prouvée, qu'humainement et moralement je ne peux en aucun cas la soutenir. On va dire qu’il s’agit d’une histoire de personne, mais c’est une chose que j’assume parfaitement.
Cela étant, si je voulais entrer vraiment dans le conflit de personnes, ce genre de commentaire serait soft par rapport à ce que je suis capable d'écrire et surtout de me mettre à balancer...
16:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, UDF, MoDem, Strasbourg, Alsace
vendredi, 23 novembre 2007
Bientôt nos vie à livre ouvert..
A titre personnel, je n'ai rien contre les réseaux sociaux tels Facebook, je les utilise. Mais j'estime qu'il y a une limite à ne pas franchir sur les informations à donner sur ce type de sites et encore plus dans la collecte d'information que font ces sites pour "nourrir" les profils, ainsi que les entreprises friandes de ce type de connaissances.
En dehors des questions de publicités ciblées, qui j'estime à titre personnel, constituent une utilisation abusive des informations contenues sur les profils, je trouve franchement anormal que l'on trouve des éléments comme les derniers achats que l'on a effectués. Bientôt nos cartes bancaires seront-elles aussi prise en compte et verrons-nous un étalage complet de nos dépenses? Finira-t-on par savoir qui boit un café, où et à quelle heure??
J'estime que les réseaux sociaux en ligne doivent fonctionner sur les informations qui sont directement données sur le site même par les internautes et qu'il n'a pas à chercher ailleurs comme dans le cas suivant. Lorsque l'on ouvre un profil sur ce type de médias, il en est de même pour les blogs, il faut être conscient de ce que les informations que l'on distille dessus peuvent circuler et être utilisés, pour autant, on ne peut pas accepter n'importe quoi.
Tant qu'à faire, pourquoi ne pas établir des partenariats avec les opérateurs téléphoniques et les FAI pour que nos conversations téléphoniques et nos émails soient directement partagés sur tout ce qui est social networking.
Si cela ne tenait qu'à moi, je ferais en sorte d'encadrer plus drastiquement les choses par une législation qui prendrait en compte les nouvelles technologies et les abus qui peuvent en découler. Il faudrait entreprendre une réflexion globale et assurer une plus grande protection des données personnelles, surtout de la collecte qu'il en est faite. Il faut garder à l'esprit que l'on est doit réfléchir à ce que l'on met en ligne, une fois sur le net, toute information, photographie, vidéo, peut être vu par n'importe qui, employeurs, collègues, familles, voisins,... La problématique, étant que le web est mondial, une mise à plat de ce type devrait se faire à cet échelon et ne pourrait être franco-française par exemple. L'Europe elle-même, si tant est qu'elle mène une réflexion de ce type, ne saurait être un cadre suffisant, tout au plus un élément initiateur
Ce qui m'inquiète dans tout cela, c'est que les gens finissent par s'y habituer et que le concept de vie privée finisse par en pâtir, après tout si sa vie est étalée sur le net, pourquoi en défendre les droits... Le problème est que l'on n'est pas toujours responsable de ce qu'on met sur le Net lorsque les fournisseurs d'un service lient des partenariats et mettent en place des conditions troubles de récoltes d'informations, il suffit de voir dans l'ar





