dimanche, 03 août 2014

Résurrection d'un projet brumeux...

 

Et voilà que l’on veut nous ressortir de ses cendres encore fumantes le projet brumeux d'un Conseil d’Alsace pourtant démocratiquement rejeté. Une première fois de manière claire et nette par un non haut-rhinois, puis une seconde fois par un taux d’abstention record et quelque-peu politique. Mais l'abstention ne compte pas dans l'esprit de quelques-uns qui ne retiennent qu'un taux de réponse favorable global sur la région peut-être positif, mais qui ne fut pas victorieux pour autant du fait de règles clairement édictées à l'avance. Ce projet a été refusé par le citoyen. Si ce dernier en avait voulu, il se serait déplacé pour le soutenir dans l'urne.



En réponse à un manque de consultation démocratique dans la redéfinition des frontières de nos régions, voici que des élus alsaciens s’empressent de vouloir fouler aux pieds l’expression d’un choix pourtant issu du suffrage universel en ramenant d'outre-tombe un projet que je considère pour ma part comme archaïque. Dans le contexte actuel, l’Alsace est un territoire bien trop réduit pour maintenir ad vitam aeternam le statut quo. L'avenir ne passe pas par la création d'un minuscule duché d'Alsace.



Je ne suis décidément guère en phase avec une bonne partie élus alsaciens, fussent-ils membre du même parti politique que moi. Encore que ce dernier point reste sujet à réflexion pour ce qui me concerne. Les appareils partisans ont de moins en moins d’attrait pour moi mais c'est un tout autre sujet.



C’est une chose que les débats se portent sur les délimitations des nouvelles régions, mais de là à ce que le microcosme alsacien veuille remettre sur les rails le lilliputien duché d'Alsace, ce n’est pas acceptable ! J’y vois bien davantage la recherche du maintien d’une baronnie pour des élus et aspirants élus qui s’inquiètent de voir les voix de droite se diluer dans un ensemble plus vaste. Un nouveau territoire pouvant mettre à mal la prépondérance d’une famille politique sur un secteur lui étant traditionnellement favorable voilà de quoi en rebuter quelques-uns. Rien que pour cette raison, je serais tenté de dire oui au projet de réforme voulu par le gouvernement. Nous avons besoin de renouveau et un peu plus de concurrence permettra d’apporter un peu d’air frais dans notre vie politique locale.



On peut toujours discuter des délimitations de chaque région ( pour la notre avec la Lorraine, la Franche-Comté,...), chacune devant atteindre un certain poids démographique pour être réellement représentative selon moi, mais le débat de fond concerne en réalité les compétences et les moyens attribués aux nouvelles collectivités. Malheureusement des réactions identitaires à mon sens rétrogrades conduisent à faire l’impasse sur ces questions.

 

Je conçois que des alsaciens puissent revendiquer l'existence d'une spécificité culturelle même si personnellement je ne m’y retrouve pas. Et pourtant dans la théorie, j'en suis un depuis des générations mais c’est là une dimension à laquelle je dois bien admettre ne pas être sensible. Je ne vois pas en quoi le projet de fusion pourrait porter atteinte à un type d’identité qui ne peut exister que par ceux qui justement veulent bien la porter. On peut bien conserver à l'Alsace ses limites actuelles, si plus personne ne souhaite être reconnu comme tel d'ici quelques années, « l'alsacianité » n'en sera pas moins morte. Au demeurant, je doute que l’identité alsacienne soit si homogène que cela d’un bout à l’autre du territoire concerné…



J'ai voté contre le projet de Conseil d’Alsace principalement car cette réforme n’aurait été mise en place que pour un territoire donné. Ce projet me semblait ouvrir la voie pour un système dans lequel d’autres régions se seraient également mises à se concocter des institutions selon les désidératas des caciques locaux. Aujourd’hui le gouvernement socialiste lance une réforme à l’échelle nationale, je pense que c’est une bonne chose, sur le principe en tout cas. J'estime que les institutions doivent être identique sur l'ensemble du territoire français.



Je ne suis pas défenseur du maintien d’une région au nom d’une histoire aux accents plus mythologiques que réels. Je souhaite le rapprochement de l’Alsace avec la Lorraine et la Champagne. Cette fusion me semble assurer un territoire de taille correcte avec une masse d’habitants adéquate. Dans tous les cas, une Alsace certes toujours Alsace, mais isolée, repliée sur elle-même, c’est là une chose que je ne souhaite pas voir.




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dimanche, 11 mai 2014

Fin de week-end...

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21:18 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 17 avril 2014

Une nécessaire cohabitation à la CUS

La participation d’élus de tendances politiques considérées comme antagonistes au niveau de l’exécutif de la Communauté Urbaine de Strasbourg semble prêter à la polémique. Les ailes les plus marquées idéologiquement de gauche à droite élèvent des critiques au nom des identités partisanes. J’estime que l’élu à vocation à représenter l’ensemble des citoyens non pas exclusivement le militant d’un camp. Il est douteux par ailleurs que l’électorat de tel ou tel édile soit si figé que cela dans une famille politique donnée. Combien de citoyens, combien de militants ?

Je pense qu’aujourd’hui le système de désignation des élus communautaires invite à la composition. Il est impensable pour moi de voir exclure une part de nos concitoyens au prétexte d’un clivage partisan alors même que ces derniers ont effectué d’autres choix que les électeurs strasbourgeois. Il serait malsain que le parti socialiste strasbourgeois puisse monopoliser l’ensemble des places de l’exécutif communautaire alors même qu’une autre offre politique est majoritaire auprès des communes partenaires. Il en serait de même en sens inverse. L’exemple bordelais est à citer en la matière. En bonne intelligence, Alain Juppé a su composer une équipe pluraliste.

Le poids croissant des intercommunalités nécessite à mon sens d’ouvrir le débat sur leur mode de désignation. Le scrutin actuel indirect masquant une élection dans une autre n’est plus souhaitable.  Faut-il s’orienter vers un système à la proportionnelle avec des listes regroupant des représentants de l’ensemble des communes concernées ou assumer une territorialisation en  calquant le scrutin cantonal ? Je ne saurais le dire, chacun a ses avantages et ses désavantages. Je doute cependant que le Parlement se saisisse de cette question qui reste trop liée à celle du cumul des mandats avec en filigrane celle du cumul des fonctions qui lui est bien plus problématique.

Au demeurant, en intégrant davantage le processus de démocratie participative au sein du travail de cette collectivité, le clivage politique est-il une réelle nécessité dans le fonctionnement de ses instances ? La cogestion me semble préférable à un conflit de type guerre froide, tout local soit-il. Elle n’interdit pas le débat pour autant. Celui-ci doit concerner les élus mais également s’ouvrir au citoyen.

Les projets à gérer pour une collectivité territoriale nécessitent bien souvent davantage un esprit pragmatique qu’une vision orientée politiquement. C’est l’intérêt général qui doit primer, pour se faire, en l’état actuel, je pense que le choix fait d’une équipe composite pour oeuvrer à la C.U.S. va dans le bon sens. Il reste à voir sa pérennité dans la pratique, mais un pas en avant est réalisé.

 

17:11 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : strasbourg, politique, udi, cus | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 24 mars 2014

Blanc = ma couleur de second tour

Ne souhaitant pas voter contre d'anciens colistiers dans le cadre de l'union mais ne voulant pas donner ma voix à l'UMP, je voterais blanc au second tour.

 

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12:36 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook