lundi, 14 décembre 2009
Un petit tour du côté du parc de l'Etoile
Là je risque d’en surprendre plus d’un, moi-même un peu, jusqu'à présent personne n’avait réussi à me faire tenir une banderole ! Mais tout évolue et change. J’ai participé à une manifestation organisée par Alsace Ecologie samedi matin pour la protection des arbres du Parc de l’Etoile. Manifestant et écologiste… Voilà là une situation pour le moins inédite pour moi et sur laquelle peu de mes amis écolos du MoDem auraient misés…
Mais je dois dire que l’idée de voir installer une foire Saint-Jean, un espace bétonné ou que sais-je encore ( les édiles de la majorité municipale ne me semblant guère s’accorder entre-eux sur cette question) ne me paraît pas une perspective des plus enthousiasmantes. Je me me suis joint à l’opération et ai signé la pétition. Il n’y a rien de plus déprimant qu’une ville ou le tout minéral l’emporte, Strasbourg a besoin de se développer pour tenir son rôle de Capitale Européenne, mais n’hypothéquons pas pour autant le cadre de vie de ses habitants. Une métropole digne de ce nom n’a pas besoin de faire disparaître tout ces espaces verts.
Mais je ne m’inquiète pas, à la lecture de certains noms de participants dans l’article des DNA ci-dessous, on ne m’accusera pas de basculer chez les Verts. S’il est une preuve que les questions environnementales sont transversales et ne sauraient être l’apanage des partis de gauches, on la trouve dans ce type d’évènements.
Alsace Ecologie veut sauver les 2 000 arbres
A l'appel de l'association Alsace Ecologie, une cinquantaine de personnes - dont quelques conseillers municipaux d'opposition -, ont manifesté hier matin leur refus de voir disparaître les arbres du parc de l'Etoile. Pour marquer le coup, ils ont planté un 2 001e arbre...

Une cinquantaine de personnes se sont mobilisées, hier matin, pour sauver les 2 000 arbres du parc de l'Etoile. (Photo DNA-Cédric Joubert)
Arborant quelques banderoles « Non à la destruction du parc de l'Etoile », la cinquantaine de personnes s'est retrouvée quelque peu dépeuplée, hier matin vers 10h30 face au centre administratif, au beau milieu de l'immense parc de l'Etoile - dont seul le ballet des bus déposant les touristes, parvenait à troubler la matinale quiétude
TAMBOURS DU BRONX ? - Et ce n'est pas l'ardeur - relative - des coups de bâton de l'un ou l'autre manifestant sur les trois barils de fuel - façon tambours du Bronx engourdis par la froidure - qui aura réussi à réchauffer l'atmosphère.
Emmitouflée car frigorifiée, comme son auditoire, la présidente d'Alsace Ecologie, porte-voix en main, a attaqué son discours : « Nous sommes ici aujourd'hui parce que nous voulons préserver et renforcer l'unique espace vert boisé de l'hyper-centre de Strasbourg », martèle Catherine Geiger, avant d'égrener les vertus de l'arbre en ville : production d'oxygène, réduction des gaz polluants dans l'air et filtrage des poussières fines. Mais aussi amélioration de la qualité des sols (diminution du ruissellement donc des risques d'inondation) et de la qualité de l'eau. Sans oublier la fixation du CO², le rôle de catalyseur sur le microclimat d'une ville, et le maintien de la biodiversité (insectes, oiseaux et petits mammifères).
« VASTE CIRQUE PERMANENT ! ». - Parmi les manifestants, le conseiller municipal Robert Grossmann a réitéré ses critiques sur la « démarche hypocrite » de la municipalité, qui « consiste à envoyer un fonctionnaire au front pour dire que tous les arbres sont morts », afin de « mettre en oeuvre un projet déjà formaté depuis des mois ». Et l'ancien président de la Cus de rappeler la nécessité d'« une expertise indépendante » pour diagnostiquer l'état de ces arbres.
« Le maire, qui avance masqué, a décidé tout seul qu'à la place de ces arbres, il y aurait un vaste cirque permanent, c'est scandaleux ! », s'est emporté, pour sa part, Anne Schumann - qui annonce que « la pétition » est en cours et que « les manifestations se poursuivront » contre « ce projet idiot ». Son collègue de l'opposition Jean-Emmanuel Robert, lui emboîtant le pas en déplorant « le grand gâchis écologique » annoncé : « Quand on veut tuer son chien, on l'accuse d'avoir la rage », a-t-il déclaré.
« FIER DE PLANTER DES ARBRES ». - Hugues Geiger, l'ex-adjoint au maire en charge de l'environnement - accusé récemment par l'adjoint à l'urbanisme Alain Jund (Verts) de se comporter avec cette manifestation comme un « pompier pyromane » -, a répliqué hier que « si planter des arbres, c'est être pyromane, je suis fier de l'être... Et je lui souhaite d'en planter autant ».
Pour le reste, Hugues Geiger indique qu'« en 2003-2004, lorsque la Sers (ndlr : sa présidente était le maire Fabienne Keller) a décidé de planter des arbres sur la ZAC Etoile », il n'a pu qu'« approuver cette démarche, sauf qu'il aurait fallu les desserrer... » Aujourd'hui, estime-t-il, si les arbres ont poussé comme des asperges, faute de place, « ces "sprinters" - comme les nomment les agents forestiers - vont s'ouvrir (s'ils sont desserrés, certains devront être taillés) et vont reprendre (si certains sont replantés) ».
De quoi semer le trouble un peu plus, entre spécialistes des questions arboricoles. Et entre élus, sur le devenir du parc de l'Etoile.
Philippe Dossmann
Et aurais-je voulu passer inaperçu que cela aurait été raté... Les joies de Facebook où je me retrouve grillé avec une petite photo sur la page de la manifestation... :
http://www.facebook.com/event.php?eid=377005185552&re...

Les mauvaises langues diront que j'ai pris l'une des seules banderoles où on ne lisait pas le mot écologie... Peut-être aurais-je dû m'essayer au tambour improvisé, ainsi j'aurais peut-être trouvé une nouvelle vocation musicale au passage.
17:14 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Chuchotements du jour, bonjour...
Ce qu'il y a de bien avec les Chuchotements des DNA, c'est qu'on lit souvent de drôle de choses le lundi matin à l'ouverture de son canard. Le MoDem y joue aujourd’hui encore de sa petite musique. Je plains les journalistes qui doivent suivre nos petites histoires, ils ne doivent plus y comprendre grand-chose. Notre partition relève davantage de la cacophonie que de la symphonie. Mais au moins, nos chroniqueurs trouvent toujours de quoi faire un petit papier ou filet. A défaut de prouver notre utilité politiquement, nous sommes utiles à la PQR alsacienne. Triste consolation cependant… Nous payons l’absence d’un véritable maître d’orchestre.
Aujourd’hui, nouvelle péripétie, on annonce l’existence d’un bug informatique au cours de la dernière consultation du Mouvement Démocrate concernant les Européennes. Magnifique ! Je suis des personnes qui ont voté contre le package qui nous était alors fourni pour l’ensemble des grandes régions. Que lis-je ce matin ? l’aveu de la présidente du MoDem 67 qui explique que lorsqu’on cliquait non, on votait oui ! C’est fort de café là ! j’ai potentiellement voté oui à l’insu de mon plein-gré ! Déjà que localement, la présidente du MoDem 67 a une conception bien personnelle de la tenue d’une élection ou d’une consultation, ici l’informatique s’en mêle alors que le national chapeaute… Où va t-on ?
On va nous demander de voter oui ou non à la validation du Tandem Wehrling / Ullrich-Mahlet pour la liste du MoDem en Alsace dans les prochains jours. Il y a de quoi s’interroger sur les résultats qui sortiront de ce mini référendum avec ce type d’informations. Mais est-ce réellement une consultation ? Quel nouveau bug allons nous avoir ? L’inversion des boutons? Oui pour non et non pour oui ? Pas sûr qu’en Alsace cela ne soit pas porteur pour le Tandem par contre, en tout cas dans le Bas-Rhin. On nous annonce l’utilisation d’une société indépendante, soit, mais chat échaudé craint l’eau froide.
Ce type de révélation jette la suspicion sur un scrutin par ailleurs discutable sur la forme. On propose au militant de valider un diktat national, pas de choisir celui ou celle qui incarne le mieux ses idées. Pilule amère à avaler pour quelqu’un d’attaché à une expression démocratique et pluraliste. A fortiori au sein d’un parti qui se revendique démocrate.
MoDem : non à la mascarade
A partir d'aujourd'hui et jusqu'à lundi prochain, les militants du MoDem Alsace sont consultés par internet sur le ticket Yann Wehrling / Odile Uhlrich-Mallet pour les régionales. Dans le Bas-Rhin, la fronde anti-Bayrou ne s'est pas calmée. Cette « mascarade de vote » rappelle furieusement à certains les européennes où le début de la liste était ficelé avant la consultation des militants. « Quand tu votes pour, ça enregistre un vote pour et quand tu votes contre, ben ça enregistre aussi un vote pour. Un bête bug informatique » avait alors répondu la présidente Anne Meunier à un militant ! Cette fois-ci, la majorité des Bas-Rhinois est bien décidée à imposer le rassemblement centriste au-delà du MoDem, seule chance de réaliser un score à deux chiffres au 1er tour. Le MoDem 68 semble en revanche épargné par les luttes internes. Sa présidente Odile Uhlrich-Mallet et son vice-président Hubert Ott sont revenus requinqués du congrès d'Arras. Ils répètent que le MoDem défendra « le pluralisme » et « la liberté de choix des électeurs » au 1er tour des régionales. S'il évoque des « contacts » informels avec Europe Écologie Alsace, Hubert Ott prévient que le MoDem n'est pas un « un parti de supplétifs ». Certains militants excluent une alliance avec l'UMP dont ils stigmatisent le « caporalisme ».
12:50 Publié dans MoDem 67 | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 08 décembre 2009
MoDem 67 au détour d'un article sur le passage de N. SARKOZY en Alsace
Si je me réfère au nombre de Robespierre en herbe au sein du MoDem 67, je risque de faire connaissance avec les joies de la décolation avec la publication de ce post. Nombre de mes collègues oranges confondent démocratie et absolutisme... Les édits de notre monarque national ne sont pas là pour aller dans un sens inverse. Une note mêlant UMP, Nicolas SARKOZY, Philippe RICHERT, régionales et MoDem 67… Une véritable hérésie ! Je pense que s’il est un crime de lèse-majesté par excellence au MoDem, c’est bien celui-là.
Ceci étant, je ne cite l’article que pour la mention surlignée. Ici au moins notre position est relayée dans un quotidien national ( Le Figaro en prime, mon cas s’aggrave ). La question de l’union avec l’UMP n’entre pas en ligne de compte, le Bureau a clairement affirmé son choix de l’indépendance de premier tour pour le MoDem.
Les choses ne sont pas aussi simples que ne le laisse entendre la journaliste. Ce n’est pas tant la personne de Yann WEHRLING qui est problématique que la symbolique qui se dégage de ce choix. Il y a un décalage complet entre ce que veulent imposer François BAYROU et Marielle DE SARNEZ en Alsace avec le terreau centriste local.
Cependant, si le but est de faire en sorte que le MoDem ne fasse pas 5%, alors j’applaudis des deux mains les diktats parisiens. On pourrait difficilement faire mieux.
Les instances locales ont une vision différente des choses et ont décidé de ne pas jouer les moutons de Panurge pour une fois. L’ouverture à l’ensemble des sensibilités du centrisme alsacien a été préféré à la chasse au Vert.
Au demeurant, l’écologiste votera écolo et certainement pas Yann WEHRLING, l’ancien Vert. Au passage, je remarque que le seul titre de noblesse de la tête de liste adoubée par François BAYROU, c’est ancien Vert… C'est tout ce que les journalistes trouvent à lui accoler. De même pour les réunions organisée par le Mouvement Démocrate national au vu de certaines invitations. Difficile de faire autrement pour un politique qui n’a jamais réussi à obtenir un mandat électoral. Et ce ne sera pas pour cette fois non plus selon moi.
Déplacement symbolique de Sarkozy en Alsace

Le sénateur Philippe Richert est tête de liste UMP en Alsace. Crédits photo : AFP
Le chef de l'État se rendra mardi dans l'une des deux seules régions détenues par la droite.
«Déjà en 2004, ce n'était pas gagné d'avance !» Philippe Richert, premier questeur du Sénat, tête de liste UMP en Alsace, cherche à se rassurer. Mais surtout à mobiliser ses amis. Car la majorité du conseil régional se trouve dans une situation inédite. Après le décès d'Adrien Zeller, elle s'est choisi comme président André Reichardt, 60 ans, maire d'une ville de la banlieue de Strasbourg, plutôt discret jusque-là. Richert, 56 ans, qui n'était plus conseiller régional et avait quitté la présidence du conseil général du Bas-Rhin en 2008 pour «se consacrer au Sénat», était alors hors course. C'est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy effectuera une visite mardi en Alsace.
Reichardt s'est engagé à se ranger derrière Richert aux régionales. Et depuis trois mois, le nouveau président n'est pas resté inactif. Confronté à une dégradation économique, il a mis les bouchées doubles et lancé un plan agir pour l'emploi. «Chacun est à sa place. Philippe est tête de liste et moi je m'occupe du quotidien de mes concitoyens», assure-t-il, se refusant d'entendre ceux qui «voudraient les jouer l'un contre l'autre.»
Renouvellement laborieux
Richert n'a pas la tâche facile. La constitution de la liste s'avère compliquée, le renouvellement laborieux, même s'il annonce «entre 30 et 40 % de nouveaux». Il a dû faire face à la fronde des parlementaires haut-rhinois, relayée par la députée de Mulhouse, Arlette Grosskost, sa tête de liste dans le Haut-Rhin, lui reprochant de vouloir cumuler son mandat de sénateur et la présidence de l'exécutif régional. Pour couper court, il a annoncé vendredi qu'il quitterait le Sénat s'il est élu président et si la loi sur la réforme des collectivités est votée. Par ricochet, cela ferait le bonheur de Reichardt qui remplacerait Richert au Palais du Luxembourg. «Il faut foncer maintenant, aller à l'écoute des Alsaciens», s'impatiente le sénateur Hubert Haenel, persuadé que «Paris doit marquer de la considération à l'Alsace, par exemple en nommant un ministre plein».
S'il tarde à finaliser sa liste, c'est aussi parce que Richert attend d'y voir plus clair chez les centristes. À l'instar de Zeller, il se dit ouvert «aux centristes et aux défenseurs de l'environnement». Les premiers sont divisés entre le MoDem et Force centriste d'Alsace, la majorité des responsables du MoDem bas-rhinois refusant par ailleurs la stratégie de François Bayrou d'imposer l'ex-Verts Yann Wehrling comme tête de liste.
Les candidats d'Europe Écologie se sont eux accordés avec Antoine Waechter, sont en ordre de marche derrière Jacques Fernique (Verts), convaincus d'être en mesure de conquérir la région. Sans dire cependant comment Waechter, tenant de l'écologie indépendante, acceptera de négocier avec la gauche et avec le président de la communauté urbaine, Jacques Bigot (PS). Le maire d'Illkirch mise sur une liste rajeunie et très à gauche. Et pour séduire le monde rural où Richert est bien implanté, le PS table sur la présence, en seconde place, de Dominique Hoeffel, fille de l'ancien sénateur UMP Daniel Hoeffel.
Dans : Le Figaro
12:00 Publié dans MoDem 67 | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 03 décembre 2009
MoDem 67 : motion votée par le Bureau le 02/12
Le bureau politique du Mouvement Démocrate du Bas Rhin, après avoir écouté le compte rendu des rencontres menées auprès des différentes composantes centristes alsaciennes et en présence de la totalité des membres de la Présidence collégiale (les 4 vice-présidents et la présidente) et du délégué départemental et du secrétaire départemental :
Prend acte de la volonté de tous d'obtenir une liste de rassemblement centriste, seule capable de pérenniser notre présence politique dans la région.
Dit que cette liste devra être indépendante et défendre les valeurs centristes et que le Mouvement Démocrate doit en être un élément déterminant et moteur. Le bureau mandate l'équipe désignée au précédent bureau ( Ludmilla Hug Kalinkowa, Yveline Moeglen, denis Garcia et Julien Viel autour du Vice Président Jacques Bon) pour continuer les consultations en ce sens.
Dit qu'il ne peut accepter que la consultation des militants ne soit qu'une parodie de démocratie. Le corps électoral doit être connu, le scrutin public et des instances de contrôle instituées. Faute de quoi le bureau se désolidarisera de cette consultation. Le bureau fait confiance à François Bayrou pour comprendre sa position.
16:55 Publié dans MoDem 67 | Lien permanent | Commentaires (51) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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