jeudi, 08 mai 2008

Sarkozy se lâche

Recevant les députés UMP à l'Elysée, Sarkozy s'en prend à Chirac et à la presse

 

AFP


Par Frédéric DUMOULIN AFP - il y a 1 heure 53 minutes

PARIS (AFP) - Recevant mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, Nicolas Sarkozy les a appelés à "soutenir" ses réformes et à être "plus pugnaces" face à l'opposition tout en lançant une charge contre son prédécesseur Jacques Chirac et contre la presse.

De l'avis quasi général, le chef de l'Etat, qui a très longuement pris la parole, voulait avant tout recadrer sa majorité, jugée trop rétive à appuyer les réformes, notamment sur les institutions.

Selon l'Elysée, 262 députés de l'UMP, sur quelque 320, avaient répondu présents à cette cérémonie dans la salle des fêtes, suivie d'un buffet dans le jardin d'hiver et le parc. "Le message était très clair: je ferai la réforme, toute la réforme, tout de suite et en même temps. Pas question de changer de stratégie. J'ai besoin de votre plein soutien et de votre pugnacité face au PS", a résumé le député Benoist Apparu.

"On s'est pris une rincée. Il nous a reproché de ne pas être assez +pêchus+", a commenté un autre. "N'ayez pas peur d'être de droite! L'opinion est avec nous", a-t-il aussi lancé à Valérie Boyer qui regrettait que, sur des questions comme celle des sans-papiers, l'UMP "passe systématiquement pour les méchants".

Certains ont évoqué plus sobrement "un exercice de pédagogie". "C'était du bon Sarko. On en est à une soixantaine de réformes. Ca peut perturber, y compris dans nos propres rangs", est convenu Philippe Gosselin.

Beaucoup d'élus ont toutefois été étonnés, voire déconcertés, par la charge du chef de l'Etat contre son prédécesseur. Selon plusieurs participants, il a lâché pêle-mêle: "Chirac a mis 21 ans à se faire élire. Moi, je l'ai été du premier coup". "Il a fait une réforme et demie, son premier septennat s'est arrêté en décembre 1995 sur un recul sur la réforme des régimes spéciaux". "Moi, je n'ai pas l'obsession de durer et je mène tout de front", a lâché le chef de l'Etat en évoquant longuement sa prise du pouvoir en 2007 et en revenant sur l'affaire Clearstream.

Quant au général de Gaulle, "il n'a eu qu'une voix de majorité en 1967", a relevé M. Sarkozy.

Des attaques que certains ont minimisées: "tout le monde sait qu'il est comme ça", ont lancé des députés en souriant. "C'est Sarko. Tout le monde parle d'une annus horribilis pour lui. Il a voulu remettre ça en perspective dans l'Histoire", analyse Jean Leonetti.

D'autres ont peu goûté ces "piques". "Je l'ai trouvé plutôt bon sur le fond. Mais je vais lui offrir le bouquin de Finkielkraut +L'Ingratitude+. Il faut assumer notre héritage! Il a beaucoup d'atouts, il n'est pas obligé de dire du mal des autres", a jugé Hervé Mariton. "Il a été assez agressif", pour l'ancienne ministre Catherine Vautrin. "On ne va pas se raconter le film des élections pendant 15 ans! Ce qui importe, c'est ce qu'on fait maintenant!"

Le chef de l'Etat a accusé la presse de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices. Il a cité L'Express, Marianne, Le Parisien, l'AFP et le Journal du Dimanche, selon des participants.

"Il a fait une charge très importante contre la presse en disant que dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition", a relaté l'ex-ministre Marie-Anne Montchamp. "Son message, c'était en gros: +je ne suis pas aidé par la presse+. C'est classique en période de difficultés", selon un autre participant.

"Chirac et la presse en ont pris plein la gueule", résume le villepiniste Jean-Pierre Grand

11:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, UMP, gouvernement, chirac, médias

mercredi, 07 mai 2008

Indépendance du MoDem en danger

J'avais décidé de ne pas réagir à ce qu'on pouvait lire dans les DNA d'hier, je me contenterais de diffuser un communiqué de presse (qui ne passera pas, il serait trop long pour en tirer des extraits, c'est possible, mais à voir. En tout cas, c'est là que l'on voit l'avantage d'internet aujourd'hui, les médias ne sont plus seuls décideurs de ce qui peut être diffusé comme message ou non), et bien sûr l'article en question.

 

Dernière Nouvelles d'Alsace du 06/05 :

 

Sur le vif

Dans la compétition qui oppose l'inoxydable Robert Grossmann à Fabienne Keller pour le leadership de l'opposition au conseil municipal de Strasbourg, de nouvelles cartes sont abattues ce matin, à l'occasion d'un point presse. L'ancien maire va une nouvelle fois prendre acte de la scission au sein de l'Union pour Strasbourg, mouvement passé à la trappe, et annoncer la constitution d'un groupe de sensibilité centriste au conseil municipal. Groupe qu'elle présidera. On aura donc, d'un côté, les "Démocrates pour le progrès" de Robert Grossmann (six élus, dont Martine Calderoli-Lotz) et de l'autre, un groupe centriste composé de sept élus, dont deux élus se réclamant du MoDem, les seuls rescapés de la descente aux enfers du mouvement de Bayrou pendant la campagne des municipales...

Marc Merger (MoDem) choisit Fabienne Keller

Marc Merger, qui a fait un score tout à fait honorable aux cantonales (33 % au premier tour dans le canton 1), et Bornia Tarall ont choisi de suivre Fabienne Keller, ancienne UDF passée en 2002 à l'UMP. « Cela s'est fait de façon tout à fait naturelle, nous partageons les mêmes valeurs », reconnaît M. Merger. Tous deux devraient retrouver leur place dans les rangs du MoDem, dont ils ont été suspendus avant les municipales. Et vont très certainement s'intéresser à la question du leadership au sein du mouvement centriste, à Strasbourg. Il y a une place à prendre et ils sont les seuls élus du conseil municipal à pouvoir se réclamer de cette étiquette. Jean-Claude Petitdemange, Ludmilla Hug-Kalinkova et Chantal Cutajar étant manifestement passés à autre chose, le MoDem est à Strasbourg plus orphelin que jamais.

Christian Bach

 

 

J'ajouterais juste, que je ne crois pas un instant que le fait d'être élus municipaux (d'oppositions)puisse octroyer un droit à prétendre au leadership du MoDem strasbourgeois.

J'estime que ce n'est pas une question de personnes qui se profile là, mais bel et bien une remise en cause de l'indépendance du MoDem. Si le Mouvement Démocrate connaît des difficultés, sa seule chance d'exister et de peser à terme, passera par sa liberté vis à vis des autres formations. Liberté qui ne veut pas dire pour autant érection un mur de Berlin ! le dialogue, à gauche comme à droite, doit être possible. A l'inverse, la soumission n'est pas acceptable.

Mes choix pour la municipale, en raison du contexte strasbourgeois du MoDem sont connus, pour autant je ne n'ai pas sauté le pas pour figurer sur une liste UMP. L'occasion était là. J'ai eu à choisir entre diriger la campagne d'un candidat MoDem aux cantonales et une place sur une liste UMP, j'ai choisi le Mouvement Démocrate.  

Aujourd'hui, des alliances internes se font pour permettre à des forces externes d'avoir la main sur le MoDem 67. Si nous n'y prenons garde, l'inconscience et l'arrivisme forcené d'un petit nombre conduiront ce mouvement à l'échafaud.

Le problème Marc Merger, Bornia Taralll, n'est que la partie émergée de l'iceberg. D'autres sont aux manettes et sous des aspects inoffensifs, peuvent choisir la voie de la féodalité. Seules comptent les places qu'ils ne pourraient acquérir en d'autres circonstances, par manque de charisme, de crédibilité, pour eux, seuls l'alibi du MoDem de service peut leur permettre d'acquérir un jour un poste politique. Dommage que des jeunes préfèrent cette solution à celle du combat politique.

J'en arrêterais là pour le moment.

 

 

Le Mouvement Démocrate strasbourgeois, contrairement à ce que certains ont pu espérer, n’a pas été éradiqué et loin s’en faut. Le résultat des élections cantonales le montre à l’évidence. En mars, puis en avril, ses militants strasbourgeois se sont réunis, à chaque fois une centaine d’entre eux ont répondu présents.


Ces derniers ont montré une volonté claire de surmonter leurs différences et une initiative a été prise pour élaborer ensemble une charte commune de rassemblement  des sensibilités qui composent le mouvement localement.


Unanimement, les militants du MoDem ont tranchés pour se rassembler dans un parti indépendant et libre, au-delà des clivages droite/gauche et autour du projet de François Bayrou incarnant l’alternative au centre de la vie politique française.


Le Mouvement Démocrate n’a de sens que parce qu’il a choisi cette ligne de conduite. A Strasbourg, il a refusé l'hégémonie de l‘UMP et du Tandem du temps de sa toute puissance. La conception que nous avons de la démocratie et le peu de place accordée aux valeurs centristes dans les programmes présentés à l’UMP comme au Parti Socialiste nous ont conduit à mener une liste municipale autonome et à présenter des candidats sous notre étiquette aux cantonales.


Eux seuls peuvent se réclamer de la légitimité du Mouvement Démocrate.


Aujourd’hui nous voyons ressortir des eaux troubles de leurs ambitions ceux qui n’ont jamais agis qu’en fonction de leurs intérêts. Rejetés par l’opinion publique, écartés par leurs amis UMP, M. Merger et Mme Tarall se raccrochent désespérément à Fabienne Keller pour survivre… C’est pathétique.

Par contre, se présenter en tant que MoDem est mensonger. Ces comportements sont ceux qui poussent les citoyens à se détourner de la politique.


En aucun cas nous n’admettrons d’être les supplétifs de quiconque.


Je réunirai prochainement les militants pour qu’ils puissent s’exprimer sur leur volonté de créer un parti libre et indépendant.





Jacques BON,
Président de la section de Strasbourg du Mouvement Démocrate

 

21:10 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, MoDem, Strasbourg, alsace, bas-rhin

Pour un gouvernance européenne de l'internet

Encore un domaine où l'Europe ne parle pas, à ce jour, d'une voix unique, pourtant je pense que c'est un domaine où la chose est possible :

 

La Cnil, le FDI, l'Afnic et l'Isoc appellent à une gouvernance européenne de l'internet

ZDNet.fr

 

ZDNet.fr - Mardi 6 mai, 17h52

Réglementation

Les principaux organismes français encadrant le développement d'internet - la Cnil, le FDI, l'Afnic et l'Isoc France (*) - militent pour que l'Europe pèse d'avantage dans les réunions du Forum international sur la gouvernance de l'Internet (FGI).

Placées sous l'égide de l'Organisation des Nations unies (ONU), ces réunions ont lieu tous les ans et permettent aux acteurs du web de débattre avec des représentants d'États ou d'ONG de l'avenir du Net. La dernière édition s'est tenue à Rio de Janeiro fin 2007 et a notamment traité de la domination américaine dans la gestion des noms de domaine.

« Nous nous sommes rendus compte que les Européens n'étaient pas assez unis, que leurs interventions n'étaient pas assez structurées et cohérentes, face notamment aux États-Unis mieux organisés et donc mieux représentés », explique-t-on au Forum des droits sur l'internet.

Un FGI européen prêt d'ici à 2009, 2010

Les quatre organismes vont donc pousser l'idée de créer un FGI européen dont l'objectif sera de coordonner les interventions au prochain FGI mondial, qui se tiendra du 3 au 6 décembre prochain à Hyderabad (Inde).

« Si nous ne sommes pas prêts pour cette édition 2008, nous le serons pour 2009 ou 2010, qui seront encore plus importantes », poursuit-on au FDI. L'organisme est manifestement conscient des difficultés à structurer la participation européenne à ces colloques internationaux. Mais des organismes similaires basés en Italie, au Royaume-Uni et en Belgique seraient déjà partants pour créer une structure européene. En revanche, l'idée aurait obtenu un accueil plus mitigé en Allemagne.

La Cnil, le FDI, l'Afnic et l'Isoc France ont déjà défini quelques thèmes fédérateurs : la protection des données personnelles, celle des mineurs (lutte contre les contenus illicites) et l'accessibilité des services internet à toutes les populations (développement de contenus multilingues, éducation en milieu scolaire...).

(*) FDI pour Forum des droits sur l'internet ; - Cnil pour Commission nationale de l'informatique et des libertés ; - Afnic pour Association française pour le nommage internet en coopération ; - Isoc pour Internet Society France.

Pour en savoir plus : L'ONU s'accorde sur la protection de l'enfance sur internet Pas d’avancées concrètes au Forum mondial sur la gouvernance de l’internet Le rôle des Etats-Unis au coeur des débats du Forum mondial sur la gouvernance de l'internet

Christophe Guillemin, ZDNet France


13:42 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, europe, politique, CNIL

lundi, 28 avril 2008

Petit récapitulatif sur l'origine des visiteurs de ce blog

Google Analytics semble n'analyser que partiellement mes stats ( différentes de celles de Blogspirit, ces dernières concordantes avec celles données par Blogitexpress, allez savoir pourquoi...) mais les données sont plutôt amusantes sur mars et avril.

Carte de France des visiteurs : 


333fff012819623a2e9eebafbab359ea.png
 
 
   

Top 10 des villes :

  1. Strasbourg
  2. Paris
  3. Lingolsheim
  4. Geispolsheim
  5. Selestat
  6. Neuilly-sur-Seine
  7. Schiltigheim
  8. La Wantzenau
  9. Montpellier
  10. Toulouse 

Franchement, je suis surpris du nombre de connexions en provenance de Geispolsheim -en général plutôt dans les numéro 100, Google m'indique qu'il y a 289 villes d'accès -(par contre l'absence totale de Fegersheim ma commune d'origine depuis le début du monitoring par Analytics m'étonne aussi, peut être que certains lieux proches sont englobés). Toujours assez sectorisé (avec 6 villes bas-rhinoise sur 10, pas encore trop d'éparpillement vu que les mots clés peuvent mener de n'importe où). Et il y a quelques fidèles en plus, j'ai près de 500 visiteurs qui sont venus plus de 100 fois, il y en a qui sont venus plus de 201 fois! (Il y en a qui n'ont à priori rien d'autre à faire que de surveiller ce que je pourrais écrire, c'est la seule raison que j'y vois, ce n'est surement  pas moi qui vais gagner un jour un Goncourt ou un Pulitzer ou autres... Je doute donc que ce soient des fans, comme quoi, on arrive facilement à occuper les gens...).

Pour les emplacements réseaux, c'est là que je m'amuse, il y en a un qui est en chute depuis quelques temps. J'avais régulièrement  des visiteurs en provenance d'un endroit de Strasbourg qui vient de changer de propriétaire, là c'est maintenant un emplacement en voie de disparition. Comme quoi les changements de majorités peuvent avoir des effets collatéraux étonnants.

 

21:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, internet, google