samedi, 03 octobre 2009

Après le Bureau interdépartemental du MoDem Alsace...

Au sortir de la réunion de la coordination des Bureaux des MoDem 67 et 68, je suis de plus en plus perplexe sur l'avenir du Mouvement Démocrate en Alsace.

La réunion régionale a eu pour mérite d'être moins animée que celle du seul modem bas-rhinois. Moins de hurlements, moins d'insultes. Mais un peu moins de monde également.

Il y a une très nette différence de mode de gouvernance entre le MoDem 67 et le MoDem 68. L'affaire de la conférence de presse au nom du MoDem Alsace sur le cas particulier de la centrale nucléaire de Fessenheim en est emblématique.

Dans le Haut-Rhin, la Présidente, Odile UHLRICH-MALLET, a consulté les instances et les militants avant  de déclarer qu'il fallait fermer Fessenheim. Dans notre département, c'est tout le contraire. Seul un petit cénacle a eu voix au chapitre. La présidence collégiale n'a même pas été informée. Ce point avait déjà été évoqué jeudi en bureau 67 et un vote «forcé»   avait dénoncé la méthode par 21 voix sur 29 (Anne MEUNIER,  à l'image d'un automate, se contentant de répéter qu'elle est présidente et qu'il n'y aura pas de vote).

Il est intéressant de noter que même le propre porte-parole d'Anne MEUNIER n'était pas dans la confidence sur cette prise de position engageant notre Mouvement.  Ceci démontre par ailleurs la totale inutilité de ce « représentant ».  Concernant Fessenheim, c'est  une problématique qui mérite le temps de la réflexion et non la précipitation. Ce n'est pas un sujet qui se discute entre trois copains, entre deux bières.

Le pseudo porte-parole se révolte tout de même un peu maintenant. C'est qu'il fallait d'abord obtenir le poste tant convoité avant que d'émettre un avis contradictoire. Belle preuve de courage ! La politique de la girouette comme boussole, voilà qui promet un bel avenir. Au fond, là j'ai un peu de compassion pour Anne Meunier, son dos prend de plus en plus des airs de famille avec l'oursin. Après tout, a quoi bon la reconnaissance envers ceux qui nous ont fait ? Il faut probablement rappeler qu'il ne suffit pas de se contempler dans un miroir pour devenir le Prince selon Machiavel. Au demeurant, si la mèche faisait le politique, il y a longtemps que les coiffeurs feraient la pluie et le beau temps dans cet univers. On en est loin.

On a en ce moment une belle démonstration de l'impossibilité de créer une dynamique d'équipe lorsque les seuls éléments constitutifs en sont l'addition des ambitions et le « tout sauf X ». La fidélité est une denrée rare dans le monde politique. C'est même un mot qui semble révulser de soit-disantes « étoiles montantes » de notre mouvement. Mais passons, il y a toujours un effet retours à ce genre d'attitude.

La leçon de jeudi soir n'a guère portée des fruits. La remise en cause semble être un concept incompréhensible pour l'un ou l'autre de nos dirigeants. Alors qu'une motion de défiance sur la politique menée par Anne Meunier a été votée par le bureau du Bas-Rhin (20 voix pour, 2 abstentions, 7 contre), cette dernière continue sur sa lancée, comme si de rien n'était. Se rêvant Grande Reine, elle n'arrive à comprendre qu'elle suit la voie d'une Marie de Médicis. L'exil n'est plus très loin, il lui suffira de franchir la frontière... Avec une fin peut-être plus heureuse au vu des offres...

Alors que même la présidente du Haut-Rhin et son délégué départemental sont favorables à une consultation des adhérents sur le choix de la tête de liste, la Tsarine Bas-Rhinoise et son Consort s'y opposent catégoriquement. Cette consultation a pour but de permettre aux adhérents de faire un choix, avant que les autorités parisiennes ne nous imposent de valider ou non le choix fait en haut-lieu. Nous sommes nombreux à penser que nous devons nous prendre en main localement et à ne pas vouloir attendre l'onction nationale.

Consulter les adhérents? Quelle idée ! c'est totalement impensable pour le Triumvirat Meunier-Juhl-Werling. Fort heureusement, tous ne rechignent pas à accorder un peu d'attention à l'expression militante. La coordination régionale a donc voté pour la mise en place de la consultation. Une trentaine de personnes étant favorable, on note deux abstentions et une membre s'y opposant. Évidemment, la présidente du Bas-Rhin, le Consort et deux ou trois affidés ont refusés de participer au vote. Nouveau désaveux au final pour Anne Meunier & Co. Nul doute qu'ils feront ce qu'il faut pour saborder cette opération de consultation.

Militants du Bas-Rhin, comprenez bien que votre avis importe peu pour notre direction. Celle-ci ne sait que se réfugier derrière le bouclier parisien pour masquer ses insuffisances.

Les choses sont encore un peu floues sur la question des candidats à la tête de liste régionale. Le délégué départemental du Haut-Rhin a réussi à pousser  à ce que les choses se décantent un peu. Odile UHLRICH-MALLET, se faisant cependant un peu prier, se dit candidate. Yveline MOEGLEN annonce sa probable candidature à ce rôle. Les seuls applaudissements de la soirée accompagne sa déclaration. Yann WERLING tergiverse et ne sait pas ce qu'il va faire. Pour lui, tout dépend du mode de désignation du leader régional. Nul doute qu'une nomination parisienne soit ici préférable à une consultation probablement perdue face aux adhérents.

Tout cela est bien compliqué. Nous sommes à quelques mois de l'échéance et nous nous débattons dans un marasme délétère. Alors que les centristes apparaissent de partout, il devient urgent de clarifier les choses et de nous structurer réellement. Attendons Paris, et fracassons nous.

Entre les centristes de l'UMP, le Nouveau Centre, ceux de Force centriste d'Alsace, voilà que les bruits de couloirs annoncent pour très prochainement la création d'un nouveau groupe Centriste au Conseil Général du Bas-Rhin. Ce dernier comprendrait : Andrée MUNCHENBACH, Denis LIEB, Thierry CARBIENER et Alice MOREL. La première est adhérente du MoDem, mais semble obstinément refuser à s'afficher comme telle.

Une chatte ne retrouverait pas ses petits dans ce qui prend peu à peu l'apparence d'un zoo.

vendredi, 02 octobre 2009

Impressions d'après Bureau MoDem 67

Impossible de définir réellement comment s'est déroulée la réunion de Bureau du MoDem 67 d'hier soir.

Une image sera plus explicite.

 

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Je ne pense pas qu'il y aura un banquet festif final pour ce qui nous concerne...

mercredi, 23 septembre 2009

Dernières Nouvelles d'Alsace du jour

 

MoDem

Une offre de dialogue, pas une offre d'alliance

Membre du bureau politique du MoDem 67 et conseiller départemental du mouvement, Arnaud Lehmann regrette que Marc Merger intervienne pour « encourager le dialogue avec l'UMP et rappeler au MoDem la tradition centriste alsacienne » (DNA du 8 septembre).
« Une mise au point et un rappel de la volonté d'indépendance du MoDem pour les futures échéances me paraît nécessaire, indique-t-il. La genèse du MoDem est issue du constat qu'il fallait un mouvement politique capable de transcender les clivages partisans. Il est ainsi naturel que le MoDem s'ouvre au dialogue avec l'ensemble des formations constituantes de l'axe républicain. Une offre de dialogue ne saurait cependant correspondre à une offre d'alliance. »
Arnaud Lehmann rappelle que le MoDem « a fait le choix de l'indépendance. Il est tout à fait évident que le MoDem a vocation à présenter une liste régionale autonome tant de l'UMP que du PS ou des Verts. »

 

lundi, 21 septembre 2009

Clearstream, c'est parti

 

Le procès de l'affaire Clearstream s'ouvre dans un climat tendu

Reuters

Thierry Lévêque

 

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin et quatre autres suspects accusés d'un supposé complot contre Nicolas Sarkozy avant l'élection présidentielle de 2007 sont jugés à partir de ce lundi à Paris.



Le chef de l'Etat est partie civile dans ce procès de "l'affaire Clearstream", un fichier de comptes bancaires secrets au Luxembourg où son nom figure, une démarche critiquée car il a autorité indirecte sur une partie de la magistrature.

L'audience prévue au tribunal correctionnel jusqu'au 21 octobre va se dérouler dans un climat très tendu, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin s'étant lancé des piques par médias interposés ces dernières semaines.

Le président français a fustigé les "combines" imputées à son rival et l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a ironisé sur son esprit qualifié de "tordu". Dominique de Villepin a dit mercredi avoir été suivi par des policiers.

Le procès sera lourd d'enjeux politiques à droite. Dominique de Villepin se présente en challenger possible du président dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012.

S'il est reconnu coupable, il encourt jusqu'à cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende pour "complicité de dénonciation calomnieuse et d'usage de faux, recel d'abus de confiance et recel de vol".

DES DIZAINES DE PERQUISITIONS

L'enquête judiciaire a donné lieu à des dizaines de perquisitions de police en 2006, notamment aux ministères de la Défense et des Affaires étrangères, à Airbus, à EADS et au siège des services secrets.

Il s'agissait de savoir qui avait fabriqué et utilisé des listes de comptes bancaires de Clearstream, société financière du Luxembourg. Ces listes imputaient la détention d'argent sale à des centaines de personnes, dont Nicolas Sarkozy, identifié sous les noms Nagy et Bocsa, ses patronymes hongrois.

Remises au juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke entre mai et octobre 2004 sous forme d'envois anonymes, les listes, censées résoudre le mystère des pots-de-vin liés à une vente de frégates militaires à Taiwan en 1991, ont déclenché une enquête qui a montré fin 2005 qu'elles étaient fausses.

Les juges d'instruction Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont enquêté à leur tour et conclu que Dominique de Villepin était l'instigateur principal de la machination, destinée selon eux à éliminer Nicolas Sarkozy de la présidentielle de 2007.

Dominique de Villepin reconnaît avoir fait mener deux enquêtes extrajudiciaires sur les listes lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères puis de l'Intérieur. Mais il se dit de bonne foi et assure n'avoir jamais visé Nicolas Sarkozy.

LAHOUD, PERSONNAGE-CLÉ ?

Le parquet, après avoir refusé de poursuivre l'ancien Premier ministre pendant l'instruction, a finalement soutenu une thèse intermédiaire qui en fait un responsable "par abstention", ayant laissé le complot se dérouler sans en être l'instigateur.

L'enquête a établi que les fausses listes avaient été remises au juge Van Ruymbeke, sous forme de lettres anonymes, par Jean-Louis Gergorin, alors vice-président d'EADS.

A l'origine, ces faux avaient été fabriqués à partir de documents authentiques, obtenus chez Clearstream par un consultant, Florian Bourges, et un journaliste, Denis Robert, qui seront jugés pour des faits d'"abus de confiance et vol".

Tous deux ont admis avoir remis les vrais documents à l'homme-clé de l'affaire, Imad Lahoud, recruté à EADS par Jean- Louis Gergorin. Des expertises commandées par les juges l'ont désigné comme le falsificateur.

Imad Lahoud a livré de multiples versions de l'histoire, avant de finalement affirmer après la fin de l'enquête, fin 2008, dans une autre procédure, qu'il était bien l'auteur des faux et que Dominique de Villepin savait tout.

Jean-Louis Gergorin a aussi déclaré en fin d'enquête avoir agi à la demande de Dominique de Villepin.

Aux côtés de Nicolas Sarkozy seront représentées une quarantaine d'autres parties civiles, les principaux autres "calomniés" des listes, restés au second plan pendant l'enquête.

On y trouve notamment Dominique Strauss-Kahn, actuel patron du Fonds monétaire international, les anciens ministres socialistes Laurent Fabius et Jean-Pierre Chevènement, l'actuel ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, un de ses prédécesseurs Charles Pasqua, des policiers, des magistrats, des journalistes et des industriels.

Edité par Yves Clarisse